MOT, RADAMA H, ROI DE MADAGASCAR
A VOUÉMAU ET A niEGO-SLAUliZ. 4lt>
La deuxième lettre du roi ct:iit ainsi conçue :
J'ai décidé que quiconque est possesseur d'un terrain ou veut en prendre de nouveaux, devra te verser la somme de deux piastres par 33 mètres carrés de superficie. Tu auras donc h prendre les noms de tes administrés et à mesurer les terres qu'ils possèdent. Dès que j'aurai reçu h somme fixée, je renverrai leurs litres de possession qui doivent durer cinq ans, au bout desquels ils pourront être renouvelés^; autrement, au boat de ce temps, les terres m'appartiendront de nouveau.
Salut à tous,
MOI HADAMA ir, nO[ DE MADAGASCAR.
J'écrivis alors immédiatement au commandant ce qui suit :
Voliëraar, le 23 avril 1863. • A RHYKOCOTOMAtt ET A TOUS LES OFFICIERS DU PAÏAIS.
Ma maladie ne me permettant pas d'aller ra'entretenir avec toi, je viens ici te faire savoir que j'ai appris le contenu des lettres du roi. Dans h première qui a été lue en présence du peuple, il te dit que les agents de M. Lambert ont seuls le droit de récolter la gomme copale dans les forêts qu'ils ont exploitées. Ce n'est point du nouveau pour moi, car, dans différentes circonstances, je t'ai expliqué les droits que nous donne la charte concédée par le roi à M. Lambert. Plusieurs fois M. Guinet et moi, nous t'avons rappelé nos droits soit de vive voix, soit dans nos lettres, dont nous avons gardé des copies; mais tu n'as jamais voulu écouter nos représentations. Bien plus, tu as ordonné à tes sujets âgés de quinze ans jusqu'à soixante ans, d'aller chercher de la gomme copale; tu as aussi volé le produit de nos travaux pour en vendre une quantité considésirable aux Arabes. Ainsi, entends bien ceci : je demande, au nom de M. Lambert, que tu mettes à ma disposition des officiers pour aller saisir la gomme volée sur les propriétés de M. Lambert depuis le 14 mars jusqu'au jour où tu en défendras le pillage : sinon, je serai forcé de te considérer comme redevable a ini d'une somnife
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de 10,000 piastres à litre de dommages-intérêts. Je liens une copie
du présent.
Salut à tous,
Signé : gunst, Agent de M. Lambert,
Je lui écrivis en outre la seconde lettre que voici :
Vûhémar, 23 avril 1863.