A RHYNOCOTOMAR ET A TOCS LES OFFICIERS DU PALAIS
M. Cerveaux, en me faisant connaître le contenu de la deuxième lettre du roi, m*a appris la façon dont tu interprètes ses paroles. Mais, en autorisant le peuple à prendre des terres, moyennant, le versement de deux piastres, le roi n*a pas voulu dire que Ton pouvait prendre ces terres partout. Je te préviens que personne ne devra s'établir sans notre permission sur les terres dont M. Guinet et moi nous avons pris possession. C'est à moi d'indiquer les localités que Ton pourra occuper, si toutefois je le crois dans l'intérêt de M. Lambert. Tu dois bien comprendre que si chacun, malgache ou blanc, peut prendre, comme tu le dis, le terrain qu'il désire, les projets de M. Lambert, qui sont de créer plus tard des routes, des ponts, etc., pourront ne plus être réalisables; il est de toute justice que personne ne puisse venir s'établir sur les terres que le roi a concédées par une charte à M. Lambert. Je garde une copie du
présent.
Salut à tous, Signé : gcnst, Agent de M. Lambert.
Le lendemain il me répondit :