AU DIRECTOIRE EXÉCUTIF
Recevez, sages Magistrats, Notre reconnaissant hommage.
Vous empêchez dans nos climats Les sanglants effets de leur rage.
Vos instants sont trop précieux Pour répondre à ces vils esclaves.
Parlez et ces audacieux
Descendront bientôt dans leurs caves.
Par un abonné au journal MerceMift- A Paris, rue du Véridique.
On lit en marge de cette pièce : «< Un certain Thomas Borgne a dit chei Ralzac qu'il en était l'auteur et qu'il s'en f . . . . Mais, quoique la pi<^ce soit mauvaise, elle n'est sûrement pas de lui. »
Nous. n'éprouvons aucune peine à nous associer à l'opinion littéraire de l'annotateur de cette pièce. Nous avons cru toutefois qu'il était bon de reproduire ce document malgré ses libertés de langage qui peignent les mœurs de l'époque.
d'exécrable mémoire, alors maire et chef des affamcurs de la commune de Sens. On connaît la main qui a livré Augior. Nous prouverons que les trente-deux victimes ne sont point l'ouvrage du club ni du comité de ladite commune, comme le prétendeni ces infômes scélérats.
(2) Camille.
2839. — Journal polUique et lUliraire du département de V Yonne ^ No XXV, 5 fruclidor an V (-2-2 août 1797). N^ XXVI (et dernier), 15 fructidor an Vcl*'' septembre 1797). De Timp. de Th. Tarbé, à Sens (P. 317-344).
Ce journal s'arrête Id et ne fut pas continué, par suite des événements du 18 fruclidor et de l'apposition des scellés sur les presses de Th. Tarbé, ainsi que nous le verrons plus loin.
N® XXV : Département de l'Yonne. Dénonciation adressée par Villetard, député par la Haute-Vienne en Tan ÎV, au directeur Rewbell. contre les autorités constituées et les citoyens du département de l'Yonne, et Réponse de la députation du département. (Cette pièce est fort intéressante ; elle contient des détails précieux sur l'état politique du département à cette époque, avec l'appréciation de la situation des deux partis aux prises). — Letti'fe de Sens sur la séance municipale tenue dans la salle du Club, le 30 thermidor. On peut juger de la passion et de la violence de cette correspondance par la tirade suivante contre le parti républicain : « Jusqu'à quand le peuple sera-t-il dupe de ces misérables charlatans? Ne voudra-til jamais jeter un regard attentif sur ce qu'ils sont et ce qu'ils ont été?
« De quel front cet homme qui ne s'est signalé au commencement de la Révolution que par le délire de sa haine contre les principes de la Liberté et les droits les plus incontestables du peuple, vient-il se donner pour l'ami par excellence de la République et du peuple.
« Par quel excès d'impudence ce lâche qui n'est connu que par la bassesse de son cœur et le scandale de sa fortune, vient-il prononcer les mots de bravoure, de délicatesse et d'honneur.
« Qui souffrira patiemment que des individus dégouttant du sang de leurs concitoyens osent prêter a leurs victimes des projets de meurtre et de désordre, et attribuer aux plus généreux adversaires de leurs crimes, les forfaits dont ils sont couverts? Citoyens, ouvrez les yeux... »
N" XX Vi : Extrait du Talmud de Babylone. (Article tournant en dérision Bcnoit'Lamothe et le culte théophilanthropique). — Les rédacteurs du Journal politique et littéraire à M. le président municipal de Sens. (\ propos du budget du canton). — Autre correspondance sur le môme sujet. — Ode sur la Paix, par le citoyen Froussard, professeur de Belles- Lettres à l'Kcole centrale de l'Yonne.
2860. — Échelle proportionnelle du papier-monnaie aux différentes époques de la Révolution, telle qu'elle a été rédigée et arrêtée par l'Administration eentrate du département de l'Yonne, le 14 thermidor dernier. A Sens, chez Alexandre, imp.
Ce tableau, dit l'Observateur du 5 fructidor, présente d'un seul coup d'œil les valeurs successives des assignats et mandats.
2861. — V Observateur du département de VYonne^ N'^ XXIV, du 5 fructidor an V (22 août 1797). N« XXV, du 15 fructidor an V. N« XXVI, du 25 fructidor an V (Il septembre 1797). P. 229-264. A Sens, chez Alexandre, imp., rue de la Convention.
No XXIV : Le président de rAdministralion municipale de Sens aux rédacteurs de V Observateur du département de r Yonne. (Protestation contre les imputations calomnieuses des contre-révolutionnaires et du Journal politique et littéraire). — Adresse des soldats de l'armés d'Ilalie, commandés par Joubert, à l'armée de l'intérieur. — Adresse des officiers et soldats de l'armée du Rhin et Moselle au Directoire exécutif de la République française. (Protestation de dévouement au Directoire).— Suite du petit mot du citoyen Régley à Monsieur Delaporte. (Article rappelant les antécédents révolutionnaires du citoyen Delaporte). — Avis intéressant : 1 Monsieur Laroche, directeur du Journal politique et littéraire du département de V Yonne^ vient d'être nommé conservateur des hypothèques au bureau do Sens ; on dit qu'il a reçu le diplôme suivant ces jours derniers, etc. » (Suit un soi-disant diplôme plein d'esprit et de méchanceté à l'égard du directeur du journal politique).
No XXV : Sens. Relation de la fête des vieillards célébrée le 10 fructidor. — Aux rédacteurs de l'Observateur, (Article rappelant que les royalistes, après le service en mémoire des condamnés, ont juré haine éternelle aux Jacobins et vengeance aux mânes des condamnés). - Autre article : « Républicains, reprenez courage, lisez les discoure de Lareveillère-Lépaux, président du Directoire exécutif, au ministre de la République cisalpine et au général BernadoUe. » (Suivent les discours).— Armée de Sambre-et-Meuse. Célébration de l'anniversaire du 10 août, au quartier-général, à Wetzlau, — Instruction publique. (Sur les succès de plusieurs jeunes gens do Sens et do Billy, leur professeur .
N° XXVI : Loi contenant les grandes mesures de salut public, résolues par le Conseil des Cinq-Cents, le 18 fj^uclidor an V et adoptées par le Conseil des Anciens, le 19 du même mois. (Parmi les noms des députés déportés, figure le nom de Paradis, député de l'Yonne). - Sur l'événement mémorable du 18 fructidor. (Compta-rendu du coup d'Ktal). — Administration centralo du département de l'Yonne. Extrait du procèsverbal de la séance du 21 fructidor. (Arrêté suspendant provisoii-ement do leurs fonctions les citoyens Vautier, Poussard, Roulage, Dudéseil et Ramponeau, membres actuels de l'Administration municipale du canton d'Auxerre et chargeant les administrateurs restant de procéder au remplacement provisoire des administrateurs suspendus, conformément à la loi du 30 messidor dernier). — Auxerre. « Le Directoire exécutif vient enfin de faire justice des administrateurs clichiens du département de l'Yonne. Ils sont remplacés par les citoyens Guichard, de Sens; Ménétrier, d'Auxerre ; Gaudet, de St-Fargeau ; Roileau, d'Avallon et Maiseau, de St-Florentin ; tous d'un patriotisme pur et éprouvé. On trouve encore dans ce numéro l'arrêté suivant par lequel nous terminerons cette revue bibliographique sénonaiso de l'an V.
Extrait des registres et délibérations de l'Administration municipaU
du canton de Sens.
Séance du 23 fructidor (9 septembre 1797), l'an V de la République française, une et indivisible, tenue par les citoyens Leroux, vice-président; Jossey, Perrin, Régley fils. Soûlas ei Luyt, administrateurs; lyaurf?^» commissaire du Directoii'e exécutif et Boulley^ secrétaire en chef.
DANS LE DÉPARTEMENT DE l'yONNE. 549
Un membre a dit : « Il appartient surtout à une Administration qui a constamment marché sur la ligne du vrai patriotisme de seconder de tous ses eflorts, dans ces moments difficiles, les vues et les mesures du Gouvernement. C'est particulièrement à l'audace effrénée de cette multitude de journaux vendus à Blamkenbourg et ù Clichy, qu'on doit l'extinction presque totale de l'esprit public et le progrès de la conspiration royale qui a failli dévorer la République. Le Corps législatif vient de frapper par la déportation ces vils artisans de la contre-révolution.
■ Par la loi du 15 fructidor, il a autorisé lu police à prohiber, pendant un an, les presses qui impriment les Journaux et autres feuilles périodiques, et, par cette mesure salutaire, il a arrêté les effets désastreux de cette licence impunie de la presse, qni amènerait infailliblement de nouveaux troubles et de nouveaux désordres ; si la rigueur de cette disposition doit recevoir ici son application, c'est surtout à l'égard de l'imprimerie du citoyen Tardé dont les presses ne gémissent que pour disséminer la calomnie et organiser la révolte contre le gouvernement et qu'on peut regarder comme un véritable atelier de contre-révolution.
a Employons le remède qui nous est offert par la loi et brisons entre les mains du royalisme cet instrument de désordre et d'anarchie.
« Je vous propose, à cet effet, de délibérer. Sur quoi, vu l'article XXXV de la loi du 19 fructidor présent mois, la matière mise en délibération, les opinions prises et le commissaire du Directoire exécutif entendu, l'Administration municipale du canton de Sens :
« Considérant que les presses du citoyen Tarbé sont particulièrement employées à l'impression do journaux et feuilles périodiques dirigés dans des principes diamétralement opposés à ceux du gouvernement républicain ;
« Que la feuille qui a pour titre : Affiches de Sens a commencé par être, dans cette commune, l'écho du royalisme et de la calomnie, qu'elle a fait place ensuite au Journal politique et littéraire du département de V Yonne digne de figurer à côté dos journaux proscrits par le Corps législatif. Que ce journal qui, depuis son établissement, n'a cessé de prêcher les principes du royalisme le plus féroce, d'insulter au peuple et d ses magistrats, de vouer à la proscription les républicains par les calomnies les plus atroces, n'est pas un de ceux qui ont le moins contribué à corrompre l'esprit public dans le département de l'Yonne, à égarer les hommes faibles et crédules et à favoriser les plans des conspirateurs royaux ; que le poison de ces feuilles contre-révolutionnaires répandues avec profusion dans les campagnes, a été un des moyens employés par la faction pour influencer les électeurs et faire tomber le choix du peuple sur les amis de la royauté ;
« Qu'il est à présumer que cette imprimerie dévouée à Clichy a vomi dans le sein de cette commune ces libellés anonymes, ces placards incendiaires, affichés sur nos murs, qui provoquaient les citoyens à la guerre civile et a l'assassinat des républicains ;
« Considérant que les rédacteurs de ce journal ont été dernièrement dénoncés à l'accusateur public près le tribunal criminel du département de l'Yonne, par le ministre de la police générale, pour avoir provoqué
SoO LA RBVOLUTION
dans un des articles du N" XXII, la révolle conlre le Uirectoire dont il Hnnonçail In dissolulion et qu'il qualiftail de Triumvirat ;
■ (loiifaidéraDl, en outre, que ce journal n fixé l'alleotioD deï législateurs, dans l'une de leurs dernières séances ; que s'il o'esl point encore compris dans les mesures sévères prises contre les autres journalistes, c'est que l'esprit et les principes de ce journal n'étaient point suflisainment connus du Corps législatif qui en a renvoyé l'examen l'i une commission ; que ces principes et cet esprit étant parrailement connus de l'Administralion municipale, elle doit s'empresser de répondre aux vues dj gouvernement en lui appliquant la mesure ordonnée par l'article XXXV de la loi du 10 Tructidor présent mois.
I Arrête provisoirement que les presses du citoyen Théodore Tarii. imprimeur ii Sens, rue de In Convention, demeurent prohibées pendant un an é compter de ce jour ;
• Que, pour l'oxéculion de ladite mesure, il sera, par le riloyen Mcncs- Irier, jujje de paix du canton de l'Est, en présence des citoyens Soûlas el Luyt, commissaires nommés à cet elTet, fait apposition des scellés Gor toutes les presses el caractères du citoyen Tarbé; do laquelle opëralionil sera rédigé procès-verbal dont copie en forme sera déposée au secrélariat de celle Administration ;
• Arrête, en outre, qu'expéditions du présent seront adressées laol au département de l'Yonne qu'au ministre de la police générale pour èlrs approuvé détlnitivemcnl s'il y a lieu. >
: UEPAHTKHENT DE L VUNHIS.
CANTONS DE L'ARRONDISSEMENT DE TONNERRE
' vRodémiaire e ! seplembro IT
. 5° jour complémonlairo •. — 21 seplembre 1791)
Au coiiimenceinent de l'an V rAciniiiiistration cantonale reste la même qu'en l'an IV ; il en est ainsi jusqu'à son renouvellement.
Après les élections Oe germinal an V, l'Administration municipale et canlonale de Tonnerre se trouve ainsi composée : Président : Roze ; membres : Desnoyers, Jacquillat-Despréaux, Duret- Derville, Macé-Daudin ; commissaire du pouvoir exécutif : Percheron.
iSdi. — Proscription et oppression de la commune de Tonnerre par les mains et par les calomnies de Ctiérest. Signé: Les citoyens élus de la commune de Tonnerre pour se réunir au Corps électoral, B. Barry, Grosfils, Roze, Desnoyers. Auxerre, imp. L. Fournier, an V. In-4'', H p. — (M).
2863. — Deux mots sur l'affaire de Tonnerre, ou Appel à l'impartialité. A Cliatillon-sur-Seine, de l'imp. de Corniilac-Lambert. An V. In-4°, \-2 p. — (L. 2' série, 19, p. 48). CeUe notice a pour auteur Chéresl.
â864. — Extrait des pièces ou suite des deux mots de l'affaire de Tonnerre. A Chatillonsur-Seine, de l'imprimerie de Corniilac- Lambert, an V. In-4», 8 p. — (M).
Chércsl contre Bizet, Maisons, Lemaire, etc.
â865. — Réponse aux deux motsde Chêrest sur l'affaire de Tonnerre on .Appel à l'impartialité. (S. I. n. d. Auxerre). In-4% 6 p.— (L. i° série, 19, p. 50j.
2866. — Arrêté de l'Administration centrale du département de l'Yonne du 26 prairial an V (15 mai 1797), contenant liquidation du patrimoine de la citoyenne Jeanne-Charlotte Gagou, veuve Ver-
not {de Ravièrcs), émigré. Auxerre, imp. Baillif. Affiche. — (\. Y. L. g I", N. 161).
2867. — La vérité toute nue ou Réponse par les faits à tous les mensonges imprimés ou manuscrits de Jacques Chérest, contre les Tonnerrois. Paris, imp. de F. l^orte. In-8% 31 p. — (L. 3« série, 2S, p. 89).
â868. — Arrêté de l'Administration centrale du département de l'Yonne du 23 germinal an V [12 avril 1797), liquidant le patrimoine de la dame Bangy, épouse de Chamon, émigré. AfHctie. Auxerre. Baillif. - (A. Y. 1-. g 1", S. 167).
28râ. — Motion de Pierre Lombard à la séance secrète des autorités constituées de la commune de Tonnerre, réunies le 16 septembre 1791. Suivie de la déclaration de Jacques Chérest, procureur-syndic du district de Tonnerre, en exécution de l'arrêté du comité de sûreté générale de la Convention, portant réponse de Is part des détenus aux questions qui leur sont faites. Auxerre, imp. L. Fournier, an V. In-4°, 12 p. — (Se. Y. 1" série, 9, p. 4l9,i.