‹ Documents sur la révolution françaiseChapitre 48 sur 100 · AN V DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

AN V DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

1" vendémiaire au 5* jour complémentaire (22 seplembre 1796. — 21 eeplembre 1797).

CANTONS DE L'ARRONDISSEMENT D'AUXERRE

L'Administration centrale du département, nommée en l'an IV, resta aux affaires jusqu'au 26 germinal an V (13 avril 1797), époque à laquelle elle fut remplacée par les nouveaux membres élus en germinal, sous l'inDuence d'une réaction an ti -républicaine excitée par les partisans du principe monarchique rentrés depuis peu en France, et composée de la manière et avec les attributions suivantes :

Président : le c. Léon De Perthuis, (police, administration civile et militaire). Administrateurs : Moriset, de St-Florentin, ancien commissaire du pouvoir exécutif, (contributions et comptabilité); Demorillon, d'Avallon,(domnines nationaux de première origine); Challaye, de Sens, (domaines nationaux de seconde originel; Roze- Feuillebois, imprimeur à Tonnerre, (établissements, travaux et secours publics, biens nationaux et communaux). Le commissaire du pouvoir exécutif, CoUet-Charmoy, et le secrétaire-général, Sauvalle, furent continués dans leurs fonctions.

L'administration générale de l'Yonne resta la même jusqu'au coup d'État de fructidor.

Quant à la députation du département, elle resta ce qu'elle était depuis les élections du 20 vendémiaire an III. Elle siéga jusqu'au

1" germinal an V (51 mars 1797), époque à laquelle il fut procédé, comme nous le verrons dans un instant, à de nouvelles élections, pour remplacer Chastelain et Jeannest de Lanoue. La réaction qui s'était faite dans beaucoup d'esprits, fit arriver au Corps législatif Charles Tarbé et Leclerc, hommes bien connus pour leurs opinions royalistes. Mais leur élection fut annulée quelques mois après.

2679. — Affiches d'Auxerre et Avis divers du département de l'Yonne, V» année de la République. N*' 7 et 8, nivôse, première et seconde quinzaine, p. 21-28. In-8^ — (Q).

Les Affiches d'Auxcrre devieuneni excessivement rares ; nous n avons pu voir que ce numéro pour Tan V. Et pour les années VI et VII, nous n'avons aucun document.

Dans ce fascicule, nous avons à signaler les annonces suivantes qui intéressent Thistoiro de l'Instruction à Auxerrc.

— Le c. Goureau, ancien professeur do physique de l'Université de Paris, actuellement professeur d'histoire naturelle à TÉcole centrale, prévient ses concitoyens qu'il ouvrira un cours particulier de mathématiques le 1" février prochain, ère vulgaire, qu'il continuera tous les jours depuis dix heures du matin jusqu'à midi, excepté les décadis et les dimanches. Il commencera aussi, à la môme époque, un cours de physique qu'il continuera les mêmes jours, depuis quatre heures jusqu'à six heures du soir, maison du c. Nizon père, rue du Champ, no 10.

— Le c. Rosman, ancien principal du collège d'Auxerre, prévient le public, que dans la vue de satisfaire aux demandes de plusieut*s parents, il vient de placer son pensionnat à St- Georges, dans la ci-devant maison de campagne du collège dont le local étendu et commodément distribué pour la tenue de trente élèves, le met à môme, par la réunion de cette maison à la sienne, de recevoir douze à quinze élèves; les personnes qui désireront lui confier l'éducation de leurs enfants, feront présentement leurs demandes. Suit la programme des cours, etc.

Nous trouvons encore dans ce numéro un troisième prospectus qui. celui-là, intéresse directement la politique. C'est le prospectus du journal politique et littéraire qui devait paraître à Sens le 15 nivôse. Nous donnons plus loin le texte de celte pièce et des détails sur la pubhcation entreprise par les Tarbé, avec la collaboration des adversaires du gouvernement républicain.

2680. — Almanach du département de F Yonne 1796 et 179Ï» V* année de la République. (Bonnet phrygien entre deux piques et surmontant le niveau égalitaire, le tout dans une couronne i^ lauriers). A Auxerre, de Timprimerie de L. Fournier. Se vend cbei François Fournier, libraire, rue Croix-de-Pierre. In-18, 120 p. -* (M).

Le calendrier républicain est augmenté cette année du calendrier p^ gorien avec les noms des saints. Il contient les noms des administrateurs de l'Yonne, l'organisation des bureaux de l'Administration centrale et l^^

noms de tous les fonctionnaires et agents du pouvoir exécutif. On y trouve encore des renseignements intéressants sur TÉcole centrale qui venait d'être organisée à Âuxerre ainsi que dans tous les chefs-lieux de déparlement. L'Administration municipale de la commune et canton d'AuxeiTe est composée ainsi qu'il suit au commencement de l'an V : Laporte, président ; Tenaille, suppléant du commissaire du Directoire exécutif; Poussard, vice-président ; membres : Pelit-Salomon, Ramponneau, officier public, Dudésert et Vaultier. Commissaire du pouvoir exécutif, Defrance ; secrétaire en chef, Faultrier, De nombreux changements auront lieu pendant l'année.

2681. — Arrêté du département concernant la dilapidation des maisons nationales. Séance du 27 vendémiaire an V (18 octobre 1796). In4*' et affiche. — (A. Y. Mém. Fournier).

(180 ex. sur carré, prix 9 livres 1 s. et 600 ex. sur cornet).

2682. — Hymne pour la rentrée des classes, adressée aux élèves de l'École centrale, le 1" brumaire an V. Par le citoyen Fontaine, professeur de grammaire générale à TÉcole centrale du département de TYonne. Imprimé par ordre du département. Auxerre, L. Fournier. In-8% 4 p. — (R. 470).

2683. — Domaines nationaux. Administration du département de l'Yonne. Extrait du registre des délibérations de l'Administration centrale du département de l'Yonne. Séance du 11 brumaire an V de la République française, une et indivisible (1" novembre 1796). Auxerre, L. Fournier. In-8% 3 p. — (A. Y. L. g 1. N. 165, avec la minute).

Arrêté prescrivant la reddition des comptes des marguillers et rece^ veurs des ci-devant fabriques.

2684. — Administration du déparlement de l'Yonne. Séance du 11 frimaire an V (6 décembre 1796). In-4^ Imp. L. Fournier. — (A. Y. Mém. Fournier, 220 ex. sur carré, prix : 8 livres 19 s. 3 d.).

Arrêté concernant les domaines nationaux.

2685. — Au citoyen président du Corps législatif. — Aux citoyens membres du Directoire exécutif. — Et aux citoyens ministres de l'intérieur et de la police générale. Le 20 brumaire an V. (10 novembre 1796). S. 1. n. d. (Auxerre, Baillif?) In-4*, 16 p. — (A. T. VIII, 988).

Protestation de la commune de Lignorelle contre sa soumission au résine militaire à Toccasion des troubles survenus à la suite de la vente du presbytère comme bien national. .

2686. — Opération relative à la liquidation des dettes des émigrés. (100 tableaux sur écu, prix : 19 livres 8 s. 3 d.) — (A. Y. Mém. Fournier).

2687. — Etat de paiements faits aux créanciers des Emigrés. (109 ex. sur grand-raisin double. Prix : 23 livres 19 s.). — (A. Y. Mém. Fournier).

2688. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du registre des délibérations du 29 brumaire an V (19 novembre 1796). Auxerre, imp. L. Fournier, an V. In-8° et en affiche. — (A. Y. L. gl,N. 165).

Arrêté en 16 articles ordonnant la mise en activité de la garde nationale contre les brigands, voleurs et assassins qui infestent le territoii*e.

2689. — L'Administration centrale du département de l'Yonne aux Administrations municipales de son ressort. Auxerre, le 27 frimaire an V de la République (17 décembre 1796). In-4% 2 p.- (A. T. Xli, 807).

Lettre sur la prochaine ouverture des assemblées primaires.

2690. — Patentes de Tan V. L'Administration centrale du département de l'Y^'onnc à ses concitoyens. Salut et fraternité. Signé: Finot, président, et Sauvalle, secrétaire en chef. Auxerre, imp. L. Fournier. Affiche. — (M).

Considérations et explications sur la loi des patentes du 6 fructidor an IV.

2691. — Administration centrale du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 9 nivôse an V (29 décembre 1796). Affiche. — (A. Y. Reg. des délibérations, n*» 58).

Arrêté général pour l'exécution de la loi du 22 germinal qui interdit l'usage des cloches, suivi du texte de ladite loi.

2692. — Commune d'Auxerre. Inscription sur le registre civique. Auxerre, le 17 nivôse an V (6 janvier 1797). Signé : Laporte, président (de l'Administration municipale); Tenaille, Poussard, Petil- Salomon, Ramponneau, Dudésert, Vaultier, administrateurs; Defrance, commissaire du Directoire exécutif, et Faultrier, secrétaire en chef. Auxerre, imp. Baillif, an V. Placard in-f». — (D. 30).

Invitation à s'inscrire sur le registre civique.

2693. — Administration centrale du département de l'Yonne. Extrait du registre des délibérations du 21 nivôse an V. Affidie- Auxerre, L. Fournier. — (A. Y. § 1. N. 166).

Arrêté indiquant Touverture d'un concours pour la chaire des Belles* Lettres à TÉcole centrale d'Auxerre.

2694. — Housset, commissaire du pouvoir exécutif près les tribunaux civil et criminel du département de l'Yonne, à ses concitoyens. Auxerre, imp. Baillif, an V. In-4% 2 p. — (A. T. VIII, 55î).

2695. ~ N* 265. Le commissaire du Directoire exécutif près l'Administration centrale du département de l'Yonne aux commis- . saires du pouvoir exécutif près les Administrations municipales. Auxerre, le 5 pluviôse an V (24 janvier 1797). In-4% 2 p. — (P).

Circulaire pour demander le procès-verbal de la fêle de l'anniversaire du 21 janvier. (Punition du dernier roi des Français).

2696. — Les habitants du ci -devant district de St-Florentin, déparlement de l'Yonne, au Conseil d'État de la République française. Paris, imp. Millet, rue de la Tissanderie, etc. In-4% 7 p.— (M).

Protestation contre la suppression du district de St-Florentin. Signé : Regnard, commissaire des consuls, député.

2697. — Éloges funèbres de Marc-Antoine Regnaud, curé de Vaux ; Louis Exchausses, curé de Bazarnes et Joachim-Nicolas Durand, curé de Villiers-le-Bel, prononcés à St-Étienne-du-Mont, le 19 janvier 1797, par Ch. G. S., diacre de l'église de Paris. 1797. In-12, 36 p. S. 1. — (M).

2698. — Un citoyen de Paris aux citoyens du département de l'Yonne. A Auxerre, de l'imp. de Baillif, an V. In-8s 4 p. — (N. T. Dép. Yonne, III, p. 135).

On lit à la fin : « Cette feuiUe paraît deux fois par décade ; on trouvera des exemplaires chez l'imprimeur. » Nous ignorons si véritablement cette feuille fut suivie d'autres numéros. N'était-ce pas plutôt une pièce de circonstance, comme le document suivant peut le faire penser. Dans tous les cas, ce numéro contient une appréciation au point de vue républicain, de la situation politique, pendant la 2" décade de pluviôse an V, après la découverte de la conspiration royaliste.

2699. — Les citoyens du département de l'Yonne au soi-disant citoyen de Paris. De l'imprimerie de Frère Jean l'Hermite, an V. In-8% 4 p. — (N. T. III, p. 139).

Cette pièce nous paraît ôtre sortie des presses de la veuve Tarbé à Sens.

C*est une riposte du parti royaliste à la pièce précédente. 11 y aurait un bon travail à entreprendre sur cette année 1797 où les esprits étaient surexcités au plus haut point par les questions sociales et politiques. De nombreux pamphlets parurent alors, soit à Auxerre, soit à Sens, où royalistes et patriotes avaient chacun leur journal, ainsi que nous le verrons bientôt.

2700. — Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Discours d'Alexandre Villetard, député de l'Yonne, après la lecture des pièces relatives à la conspiration découverte le 12 pluviôse, tendant au rétablissement de la Royauté en France. Séance du 17 pluviôse an V (5 février 1797). Paris, imp. nationale. Pluviôse an V. In-8% 6 p. — (M).

LA RÉVOLUTIOIf

2701. — Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Discours de Villetard sur le message du Directoire qui annonce la prise de Mantoue. Séance du 23 pluviôse an V. Imp. nationale, pluviôse an V. In-8% 4 p. — (L. 3- série, 45, p. 238).

2702. — Extrait du. procès- verbal de la séance du 25 pluviôse an V de la République, une et indivisible, tenue par les administrateurs du département de TYoïme. Imp. L. Fournier. In-4% 7 p. — (S. Y. 1" série, 18, p. 738 et en placards).

Arrôtc donnant la liste des candidats inscrits aux greffes des administrations municipales pour les fonctions dont l'élection appartient à l'Assemblée électorale. (Députés, administrateurs du département, juges, accusateur public).

Cette liste est très curieuse et nous la transcrivons ici, car elle nous donne Tétat des différents pei*sonnages politiques de Tépoque qui s'étaieot fait inscrire au greffe de leur commune, dans les différentes catégories de candidats ainsi répartis :

lo Candidats pour la députation.

Villetard Alexandre, membre du

conseil des Cinq cents ; Bentabolle, membre du conseil des

Cinq cents ; Boileau , Tatné, juge de paix , à

A vallon ; Laporte, président de Tadministra-

tion municipale d*Auxorre ; Gucnoau Etienne-Philippe, homme

de loi, à Auxerre ; Moreau, de Sens, homme de loi ; Falconnet, propriétaire, au Mont-

Saint-Sulpice ; Bernard Pierre, de Venouze, ancien

législateur ; Leclerc-Matheras, président du tribunal criminel ; Morisset, ancien administrateur du

département ; Robinot-Pontagny, propriétaire, à

Auxerre ; Delaportc, ex-procureur général du

département ; Tarbé, ex-membre de TAssemblée

législative ; Taillandier fils, de Sens ; GastelUer, ex-législateur, à Sens ;

Hardy, homme de loi, à Sens;

Jarry, juge do paix, à Sens ;

HieuUe, homme de loi, à Sens ;

Ménestrior, juge de paix, à Sens;

Jodrillat , ancien président, ^ Sens ;

Tarbé Charles, négociant, à Sens;

Robillard fils, négociant, à Sens ;

Benoit-Jodrillat, négociant, à Seos;

Miron, négociant, à Sens;

Robert- Varonnes, ancien commissaire des guerres, a Sens ;

Berthelin, homme de loi, à Sens;

La Salle, mécanicien, à Sens;

Sauvé, marchand, à Sens ;

Dulany, propriétaire, à Sens ;

Challayc, conservateur des hypothèques, à Auxerre ;

Morillon, homme de loi, à Avallon;

Bczanger-Sardy, d' Auxerre;

Deversy, homme de loi, au même lieu ;

Prignot, juge au même lieu ;

Sahuc, de Thorigny ;

Chardon fils, de Sens ;

Lacretelle, le jeune, de Paris;

Salgues, de Sens.

20 Pour l'administration centrale :

BoileaUf l'aîné, ancien président du district d'A vallon ;

Gauthier, propriétaire, à Préhy ;

Sandrier, commissaire du district près l'administration de Sens ;

Joux Jean Baptiste-Maurice , propriétaire, à Auxerre ;

Poupier fils aine, capitaine au 1"^ bataillon de l'Yonne ;

Bonnerot, homme de loi, à Sens ;

Guichard, administrateur central ;

Decourt, —

Finot, —

Lami, de Courson ;

Regnard, gendre Planson, de Saint- Florentin ;

Simonnet, administrateur du ci-devant district de Joigny ;

Salmon, président de l'administration municipale de (cerisiers ;

Moiset, ancien administrateur du district de St-Florentin ;

Le Clerc-Champgobert, de Saint- Horentin ;

Chasteau, d'Auxcrre ;

Sahuc, de Thorigny ;

Corvisart, près Villeneuve-s- Yonne;

Martineau, de Villeneuve-s- Yonne ;

Lemoine, de Sens, ancien administrateur du département,

Fernel père, de Brienon, anc. adm.

du département;

Jean-Baptiste Boileau, d'A vallon, ancien administ. du département ;

Choslin du Viviers, ancien admin.

du département;

Legros, de Branches, ancien adm.

du département;

Pierre Bernard, de Venouze, ancien admin. du département;

Malvin, de Joigny ;

Jacques- VovignoUe, de Tonnerre ;

Fillon, de Joigny ;

De Morillon, d'Avallon ;

Morizet, de Saint-Florentin ; Moreau du Fourneau, juge de paix,

à Saint-Florentin ; Jeannest, ex-constitutionnel ; Bezanger-Sardy, d'Auxerre ; Margueritle, d'Avallon ; Merlier, du môme lieu ; Challaye, de Sens ; Hennequin, de Tonnerre ; Bizet, du même lieu ; Laversin, président de l'administration municipale de Flogny ; Perthuis fils ; Vaudricourl, de Saligny; Hobillard fils, de Sens ; Adine, l'aîné, — Jarry, avoué, — Berthelin , homme de loi , de

Sens ; Tarbé, ex-législateur, de Sens; Miron, —

Billebaut, —

Roze père, —

Louis, avoué, —

Hélie, notaire, —

Garcement-Vauboulon, — Benoit-Jodrillat, —

Bouillon-Campenon, —

Ricatte, avoué, —

Menestrier, —

St-Bon, le jeune; —

Salgues, —

Sauvé, —

Moreau, —

Bourlet, —

Garcomenl Fontaine, — Vinot, —

Thénard, —

D'Yauville, —

Garnier, avoué, —

Pelée St-Maurice, —

Chardon fils, —

Ghalembert, —

Jodrillat, -^

Martin-Bourîenney de Sens ; Cherche-Dieu, —

Hardy-Gaillard, —

Baudry, —

LA RÉVOLUTIOIf

Baudet-Dulany, de Sens ; Ghambonas, —

Laine, étapier, — Dubaux, —

3» Pour la place d'accusateur public :

Chardon, homme de loi, à Auxerre ;

Martineau, ancien président du tribunal criminel ;

Laine, homme de loi, à Sens ;

Ricatte, — —

Berthelin, homme de lot, à Sens; Taillandier fils, —

Miron, homme de loi, — Le Clerc-Mathras fils, d^Âuxerre; Prignot, juge; Salgues, de Sens.

4« Pour juges au tribunal civil :

Chaillot Edme-André, de Brienon ;

Jarry, juge de paix, à Sens ;

Dubois, ancien administrateur du ci-devant district de St-Florentin ;

Salmon père, de Cerisiers ;

Lanié, défenseur, à Sens ;

Pelée St-Maurice, homme de loi, à Sens ;

D'Huet-d*Herville, de Tonnerre ;

Hardouin, de Joigny ;

Le Clerc-Champgobert, de Saint- Florentin ;

Ricatte, de Sens ; l

Demorillon, d'A vallon ;

Jodrillat, ancien président ;

Miron, de Sens;

Garsement-Fontaine, du même lieu ;

Berthelin, —

Garnier, bomme de loi, —

Thénard, notaire, —

Robillard fils, —

Bizet, homme de loi, à Tonnerre ;

Epoigny-Dugas, do Saint -Fargeau ;

Feuillebois, do Tonnerre ;

Cartron, homme de loi ;

Moreau des Fourneaux, de Saint- Florentin ;

Challaye, d'Auxerre ;

Latour, homme de loi, à Auxerre;

Billebaut père, de Sens ;

Le Clerc-MathrAs, d'Auxerre;

Martineau, juge ;

Sochet, homme de loi, à Auxerre;

Charier, homme de loi, à Joigny;

Vinot, ex-juge, à Sens ;

Luyt père, —

Hardy, homme de loi, à Sens ;

Jollois, homme de loi, —

Baudry, ci-devant juge, —

Jossey, —

Sandrier, —

2703. — Inscription au registre civique. L'Administration municipale à ses concitoyens. Fait à Auxerre, le 29 pluviôse an V (18 janvier 1897). Imp. Baillif, an V. Placard in-f». — (L. 2* série, 30, p. 4).

2704. — Jugements du tribunal criminel du département de l'Yonne séant à Auxerre, rendus pendant le mois de pluviôse de l'an V de la République française, une et indivisible. Certifié conforme, le 4 ventôse. Auxerre, imp. L. Fournier, an V. Placard. - (M).

2705. — Jugements du tribunal criminel du département de l'Yonne séant à Auxerre, rendus pendant le mois de ventôse de Tan V de la République française, une et indivisible. Certifié conforme, le 4 germinal de Tan V (24 mars 1797). Auxerre, imp. L. Fournier. Placard. — (M).

2706. — Extrait du procès-verbal de la séance du 11 ventôse an V (1«' mars 1797). Auxerre, imp. L. Fournier. In-S**. — (A. Y. L. § 1. N. 166).

Arrêté pour la publication de la loi portant que les mandats n'auront plus cours forcé de monnaies entre particuliers.

2707. — Directoire exécutif. Déclarations de Duverne-Dupresle ou Dunant, annexées au registre secret du Directoire exécutif, le il ventôse an V. Elections faites par Tinfluence de Blankenbourg. Elles sont l'ouvrage des clubs secrets des royalistes connus sous le nom d'Institut des Amis de l'ordre et des Fidèles ; les membres des deux Conseils, vendus à Blankenbourg, ne sont pas représentants du peuple mais représentants royaux. Suit : Extrait des pièces relatives à la conspiration de Dunant, Brottier et de la Villeurnoy, découverte le 13 pluviôse, imprimé par ordre du Corps législatif; Extrait de la correspondance saisie chez Lemaître et dont la Convention a ordonné l'impression. Auxerre, imp. L. Fournier. In-8% 30 p. — (A. B. 1749).

2708. — Relation historique sur les reliques de l'église cathédrale d'Auxerre et celles de l'église St-Germain. Auxerre, imp. L. Fournier. (Mars 1797). ln-12, 12 p. — (M).

2709. — Corps législatif. Conseil des Anciens. Rapport fait par B. Paradis, au nom d'une commission spéciale, sur une résolution du 16 ventôse, relative aux assemblées primaires. Séance du 19 ventôse an V (9 mars 1797). Paris, imp. nationale, ventôse an V. In-8% 10 p. — (M).

2710. — Supplément aux Affiches du département de l'Yonne. 1 p. in-4% 2 col., s. 1. n. d., sur papier bleu.— (A. T. VIII, p. 539).

Cette pièce paraît être sortie des presses de Tarbé, de Sons, qui était Fimprimeur des monarchistes. C'est un pamphlet vio.lenl contre certains républicains d'Auxerre. Nous citons ici ces nouvelles fantaisistes pour donner une idée des mœurs politiques du temps :

— Le citoyen Marie ci-devant prêtre, ci-devant chanoine, ci-devant chapelain de THôlel-Dieu. aujourd'hui père de famille, a l'honneur do prévenir ses concitoyens, qu'il se propose, en quittant ses fonctions administratives, d'ouvrir un cours public de morale et de religion, pour les jeunes personnes des deux sexes. 11 invite les parents à le suivre et attendu la rareté du numéraire, il donnera douze leçons pour un écu en mandats, et ses exemples gratis.

— 11 se répand quo le citoyen Desmaisons a donné sa démission de commissaire du pouvoir exécutif et qu'il vient d'être nommé à Tunanimité, à la place du geôlier des prisons d'Auxerre, vacante par la démission forcée du citoyen Mauroy. Le public ne peut qu'applaudir à ce choix.

— Degousse prévient les citoyens électeurs qu'il rasera gratis et coiffera, mais sans poudre, tous ceux qui lui promettront de voter pour les Jacobins.

— Le citoyen Bonnard dit Marat, ancien membre du Comité révolutionnaire désirerolt former un grand établissement ; il prie tous ceux qui auraient des fonds métalliques disponibles, de les lui confier. Il donnera pour hypothèque so terre de Villefargeau.

— M. Housset, le commissaire, jure à tous ceux qui veulent bien récouter, qu'il mésestime Villelard, qu'il méprise Desmaisons, qu'il abhorre les Jacobins et que c'est pour mieux les tromper qu'il feint de partager leurs opinions.

— On prévient les citoyens de la section de l'Égalité que le citoyen Desmaisons a le projet de s'y présenter en masque ; on doit désirer qu'il le conserve.

— Le citoyen Fontaine, depuis un an possesseur de la chaire de gi'ammaire de TÉcole centrale, n'ayant pas encore d'écoliers, occupe ses loisirs ù. la composition de vers qu'il se propose de vendre à tant du cent. Son attachement connu pour le royalisme, le républicanisme et la sansculotterie, assurent suffisamment à tous ses concitoyens que quelles que soient leurs opinions, il saura répondre à leur confiance.

— Le citoyen Finot désirerait trouver un compagnon de voyage pour retourner à frais communs et à pied a Avrolles; il partira jeudi pour arriver lundi soir, et ne s'arrêtera que pour l'heure des repas. Il amusera son compagnon de route par des chansons prétendues patriotiques et de sa composition.

— Récompense honnête à qui rapportera au citoyen Desmaisons son chapeau, son habit, sa cravate qu'il a perdus hier soir en renti^ant chez lui... Ce qu'il réclame particulièrement c'est son portefeuille où il so trouve plusieurs listes d'électeurs à nommer, et autres papiers de la plus haute importance.

— Le citoyen Balme annonce à ses frères et amis que ses sabots le blessent, et qu'il aurait besoin d'une paire d'escarpins pour courir de Ve^ menton à Accolay, d'Accolay à Arcy; sans cela, il lui est impossible de promettre de bons électeurs.

— Le l^"* germinal, il y aura concert et bal paré chez le citoyen Housael, médecin. M. le commissaire y chantera une chanson de sa composition sur l'air des Tremblours.

M. le docteur dansera un menuet avec M"« Salette.

— On propose, par souscription, un ouvrage intéressant sur fart de dénoncer. S'adresser rue Neuve, n® 39.

— Moulin d vent à amodier. S'adresser chez le citoyen Lefébure, notaire.

— Un bonnet rouge pour récompense à qui trouvera une recette pour

guérir les morsures venimeuses. Le citoyen Defrance vient de s'empoisonner en se mordant la langue dans un banquet fraternel, tenu le 26 du courant, à Tlmage Saint- Pierre, rue St-Pèlerin.

— Le citoyen Baillif prévient ses concitoyens qu'il vend toutes sortes d'écrits propres à corrompre l'esprit public, tels que : Proclamations du commmissaire Desmaisons...; Un citoyen de Paris...; Peuple, ton salut est dans tes mains...; Vaudevilles et Chansons dites patriotiques, etc.

2711. — Triste aventure des électeurs de Maligny. (Germinal an V). Par le chansonnier de Cancan, de Timprimerie de M"® Vile... In-8% 3 p. — (A. D., 121).

Pièce de vers en six couplets contre les citoyens Lamelle, Guillemot, Boucheron, Poullet.

2712. — Mélanges. S. 1. n. d. (Auxerre, 1797). In-8^ — (L. 3" série, 28, p. 105).

Brochure politique contre le parti républicain. On y trouve : 1° Découverte (contre Villelard et autres) ; 2» Le nouveau missionnaire (pièce de vers contre les Jacobins).

2713. — Liste des noms et demeures des électeurs du département de l'Yonne, pendant la tenue de leur assemblée à Auxerre, en germinal an V. A Auxerre, de Tirap. de L. Fournier, imprimeur du département de l'Yonne, an V. In-8% 22 p. — (M).

Cette liste est suivie de l'état des nominations faites.

2714. — Un électeur d'Auxerre à ses collègues, à l'instant de la dissolution de l'assemblée électorale du département de l'Yonne. Auxerre, de l'imp. de L. Fournier, an V. In-8^, 2 p. — (Se. Y., i'* série, 9, p. 373).

Nous ignorons de qui est cette allocution.

2715. — État des nominations faites par l'assemblée électorale du département de l'Yonne de l'an V. Auxerre, L. Fournier, an V. In-8S 2 p. — (M).

2716. — Discours prononcés par les citoyens Leclerc et Tarbé, élus députés au Corps législatif par l'assemblée électorale du département de l'Yonne, le 23 germinal an V (12 avril 1797). Auxerre, imp. L. Fournier, an V. In-8'*, 14 p. — (M).

2717. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 3 floréal an V. Auxerre, imp. L. Fournier. — (A. Y. Registre \r 65, f« 54.)

Arrêté prescrivant la réimpression à 600 exemplaires in-8<* de toutes les lois et inscriptions relatives au mode de constater Tétat-civil des citoyens. A la suite se trouvent lesdites lois et instructions.

2718. — Corps législatif. Conseil des Anciens. Opinion deB. Pa-

500 LA RÉVOLUnOK

radis, député de l'Yonne, sur la résolution du 14 germinal an V, relative aux frais en matière criminelle. Séance du 4 floréal. Paris, imp. nationale, floréal an V. ln-8°, 7 p. — (M).

2719. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 5 tîoréal an V de la République fraDçaise, une et indivisible (24 avril 1797), tenue par les administrateurs du département de l'Yonne. Auxerre, L. Fournier. In-8% 7 p. (N. T. Dép. Yonne, III, 143).

Arrêta pour la visile des Tours el cheminées.

2720. — I/Administration centrale du département de l'Yonne aux Administrations municipales de son ressort et aux commissaires du pouvoir exécutif près elles. Auxerre, le S floréal an V. S. 1. In-8'. - (A. T. XII, 811).

Circulaii'e relative aux palcnles.

2721. — Contributions. Administration du département ifl'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 7 floréal an V (26 avril 1797), tenue par les administrateurs du départeraeDt it i'Y'onne. Auxerre, imp. L. Fournier. In-8°, 4 p. — (N. T. Dép. Yonne, III, 151).

Hcduclion sur les contiibulions.

2722. — L'Administration départementale de l'Yonne aux Administrations municipales de son ressort. Auxerre, le 15 DorÉal an V (4 mai 1797). 1 p. in-4°. S. 1. — (A. T. XII, 815).

Circuloire rolnlive à la perceplion des conti-ibutions ol aux prélenlioM des Adminislralions municipales qui s'opposent aux poursuites des pwteurs de coiilrainles, sous le prétexte qu'elles doivent être eiclusivemon' faites par les garnisaires uommés par elles.

2723. — Jugement du tribunal de police correctionnelle de l'arrondissement d'Auxerre, déparlement de l'Yonne, qui condamne Louis Armant, limonadier, demeurant à Auxerre, en 75 livres d'amende et 15 jours d'emprisonnement, pour avoir insulté et outrage le président du tribunal criminel du département de l'Yonne et l'accusateur public près ledit tribunal, dans l'exercice de leufs

fonctions. Du 18 floréal an V de la République (7 mai 1797). Auxerre, imp. L. Fournier, Placard. — (M).

2724. — L'Administration centrale du département de l'Yonne aux Administrations municipales de son ressort. Auxerre, le 21 floréal an V (10 mai 1797). In-4% 2 p. S. 1. — (A. T. XII, 821).

Circulaire au sujet de la rentrée de l'emprunt force.

2725. — Le commissaire du Directoire exécutif près l'Administration centrale du département de l'Yonne aux commissaires du Directoire exécutif près les Administrations municipales du ressort. Auxerre, le 21 floréal an V. In-4% 1 p. S. 1. — (A. T. XII, 819).

Circulaire relative à Tinexactitude des receveurs divisionnaires à faire leurs versements.

2726. — L'Administration départementale de l'Yonne aux Administrations municipales de son ressort. Auxerre, le 21 floréal an V. In-4% 1 p. — (A. T. XII, 817).

Sur la lenteur du recouvrement des contributions.

2727. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 23 floréal an V (12 mai 1797). Auxerre, imp. L. Fournier. In-8°. (A. Y. Reg. 65, f® 57, vo).

2728. — Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Rapport fait au nom d'une commission spéciale, par Villetard. Séance du 25 floréal an V (14 mai 1797). Paris, imp. nationale. In-8% 14 p. — (M).

Au sujet des fermiers des biens nationaux.

2729. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 27 floréal an V de la République française une et indivisible (16 mai 1797). Auxerre, imp. L. Fournier, In-8° — (A. Y. Reg. 65, f« 58).

Biens et revenus des hospices civils ; leur remplacement en biens nationaux.

2730. — Liste officielle et complète des députés nommés par les 96 départements, entrant aux deux Conseils le 1** prairial présent mois. Noms des députés au Corps législatif, avec leurs qualités avant et depuis la Révolution. (Paris), imp. Marchant. In-8«, 8 p. — (Se. Y. 1'* série, t. V, p. 321).

2731. — Auxerre, le 6 prairial an V (24 mai 1797). L'Administration départementale de l'Yonne aux Administrations municipales de son ressort et aux commissaires du Directoire exécutif près elles. In-4% 1 p. S. 1. — (A. T. XII, 829).

Circulaire annonçant l'envoi de placards reproduisant la loi du 10 floréal sur le recouvrement des sommes et effets appartenant à la République.

2732. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 7 prairial an V (26 mai 1797). Auxcrre, Imp. L. Fournier. In-8^ (A. Y. Reg. 65, f" 60).

Arrôlé sur le bracounage, la chasse et la pèche.

2733. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 9 prairial an V de la République (28 mai 1797), tenue par le citoyen L. Perthuis, président; Demorillon, Moriset et Roze, administrateurs; Collet, commissaire du Directoire exécutif et Lescuyer, secrétaire-adjoint. Auxerre, irap. L. Fournier. In-S'^, 6 p., tiré h 80 exemplaires. — (X. T. Dép. de l'Yonne, lil, lo5).

Arrêté homologuant un arrêté de l'administration forestière d'Auxcrre à propos de l'inexécution des lois de la part des communes et de leurs gardes, et prescrivant des mesures sévères pour la surveillance des forêts.

2734. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 12 prairial an V de la République (8 mai i797j. Bureau des Contributions. Dépenses administratives municipales. Auxerre, imp. L. Fournier. In-8% 4 p. — (N. T. Dép. Yonne, III, 163).

2735. — Auxerre, le 13 prairial an V (!•' juin 1797). L'Administration départementale de l'Yonne aux Administrations municipales de son ressort. In-4% 3 p. S. 1. — (A. T. XII, 825).

Circulaire au sujet de la contribution foncière , personnelle et somptuaire.

2736. — Corps législatif. Conseil des Anciens. Opinion de B. Paradis, député de l'Yonne, sur la résolution du 6 prairial, relative aux doubles élections du département du Lot. (Séance du 25 juin 1797). Paris, imp. nationale, messidor an V. In^*», 16 p. — (M).

2737. — Administration du département de l'Yonne. Séance du 28 prairial an V. Auxerre, L. Fournier. — (R. 458).

Arrêté sur les charges locales et administratives.

2738. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès- verbal de la séance du 28 prairial an V (16 juin 179T). Auxerre, imp. L. Fournier. In-8^ — (A. Y. Reg. 65, f» 66 v^).

Arrêté concernant réduction des charges locales et administratives des ans III et IV.

2739. — Département de l'Yonne. Instruction publique. Auxerre, le -29 prairial an V (17 juin 1797). Auxerre, imp. L. Fournier, an V. Affiche. — (M).

Arrêté instituant une réunion littéraire poui* le 9 thermidor et un concours littéraire le l^r vendémiaire prochain. Deux prix seront déceméS)

Tun au meilleur discours, Taulre au meilleur poème. Sujet du discours : Quelles vertus sont les plus nécessaires au citoyen revôtu d'une magis trature ? — Sujet du poème : Éloge des héros français, morts en défendant la République.

2740. — Etat des nominations faites par rassemblée électorale du département de l'Yonne de Tan V. Auxerre, le 2 messidor an V (19 juin). Imp. L. Fournier. In-8% 2 p. — (M).

2741. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 2 messidor an V de la République (20 juin 1797), tenue par les administrateurs du département de l'Yonne. Bureau de police administrative. N** 6. Auxerre, imp. L. Fournier. In-8S 7 p. — (M).

Au sujet de la remise des pièces de comptabilité.

2742. — Département de l'Yonne. Exécution de la loi du 5 messidor an V (23 juin 1797), concernant les transactions entre particuliers. Auxerre, L. Fournier, an V. In-4*', 12 p. — (L. 2« série, 19,

2743. — Auxerre, le 5 messidor an V (23 juin 1797). Avis exhortant les cultivateurs et propriétaires de bestiaux du ressort; à prendre des mesures pour éviter une épizootie qui sévit dans les contrées voisines du département. Afficlie tirée à 1,200 exemplaires. — (A. Y. L. § 1. N. 168).

2744. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 6 messidor an V de la République, tenue par les administrateurs du département de l'Yonne. Auxerre, L. Fournier. In-8% 4 p. — (A. T. Xll, 831).

Reddition des comptes des fabriques.

2745. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 6 messidor an V (24 juin 1797), tenue par les administrateurs du département de l'Yonne. Auxerre, L. Fournier. In-8% tirage 600 exempl. — (A. Y. L. § 1, N. 168).

Arrêté prescrivant l'entier recouvi'ement des effets qui peuvent appartenir à la République.

2746. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 12 messidor an V (2 juillet 1797), tenue par les administrateurs du département de l'Yonne. Auxerre, L. Fournier. In-8% 6 p. — (N. T. Dép. Yonne, III, 175).

Arrêté concernant les contributions et l'apurement des exercices antérieurs à Tan V.

2747. — Extrait du Bulletin des Lois de la MépuMigue française.

n*» 128 et n* 232. Arrêté du Directoire exécutif concernant les avis à donner de la mort des personnes qui laissent pour héritiers des pupilles, des mineurs ou des absents. Du 22 prairial. (A la suite) : Extrait du procès verbal de la séance du 21 messidor an V (4 juillet 1797), tenue par les administrateurs de l'Yonne. Auxerre, L. Fournier. ln-8% 4 p. — (N. T. Dép. Yonne, III, p. 183).

2748. — L'Administration centrale de l'Yonne au Conseil des Cinq-Cents. Auxerre, le 22 messidor an V (10 (juillet 1797). Imp. L. Fournier. ln-4«, 2 p. — (Se. Y. l'* série, 5 p. 457).

Demande en décharge de 346,811 fr. 19 s. 8 d. de contribution.

2749. — Administration centrale du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 30 messidor de l'an Vde la République française, une et indivisible (18 juillet 1797), tQnue par les membres de l'Administration centrale. Auxerre, imp. L. Fournier. In-8% 8 p. et en placard.— (Se. Y. l'« série, V. p. 413).

Dissolution du Cercle constitutionnel d'Auxerrc (ancien Club des Patriotes), qui s'était réorganisé et avait fait la déclaration légale à la municipalité, le 25 messidor. Interdiction momentanée dans la commuue d'Âuxerre de toutes réunions publiques.

2750. — Jugements du tribunal criminel du département de l'Yonne séant à Auxerre, rendus pendant le mois de messidor de l'an V de la République française, une et indivisible. Certifié le 1" thermidor. Auxerre, imp. L. Fournier, an V. Affiche. — (M).

Cette p^co relate le jugement du 9 messidor « qui condamne Joseph Allard et Edme Laroche, vignerons à Maligny, en un mois de prison et 200 livres d'amende, pour avoir, fe 41 floréal dernier, insulté le citoyen Viochot, ministre du culte catholique, dans le lieu destiné à l'exercice de ce culte ù. Maligny. »

2751. — Administration centrale du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 4 thermidor an V (22 juillet 1797)), tenue par les membres de l'Administration centrale. Auxerre, L. Fournier. In-8s 6 p. et en placard. —(N. T. Dép. Yonne, III, p. 195).

Arrêté prescrivant l'établissement d'un 8« cinquième des contributions de l'an V, en vertu de la loi du 16 messidor.

2752. — L'Administration départementale aux Administrations municipales du ressort et aux commissaires près elles. Auxerre, le 7 thermidor an V. In-4% 1 p. S. 1. — (A. T.).

Circulaire relative à la lenteur de la rentrée des contributions.

2753. — Extrait du Bulletin des Lois de la XepuMiçue /fmfsi^^ (n*» 134). — N** 1310. Loi qui défend provisoirement les Sodélfc

particulières s'occupant de questions politiques. Du 7 thermidor an V (25 juillet 1797). Affiche. — (L. 2« série, X, p. 87).

2754. — Extrait du rapport fait au Conseil des Cinq-Cents par Pichegru, au nom d'une commission spéciale composée des représentants Willot, Doulcet, Normand, Gau et Pichegru. Séance du 8 thermidor an V (26 juillet 1797). S. 1. (Auxerre, Fournier). Affiche. — (M).

Cet extrait est une proclamation aux soldais pour les exhorter à ne pas écouter les propos royalistes et à continuer à défendre la République.

27o5. — Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Rapport fait par Borel sur la pétition des enfants et autres parens des citoyens Duché, Potherat et Royneau, assassinés dans la commune d'Auxerre, le 19 août 1792. Séance du 13 thermidor an V (31 juillet 1797). Paris, imp. nationale. Thermidor an V. In-8% 10 p. — (M).

Ce rapport est suivi de la résolution qui rapporte Tarrôté du 13 brumaire an IV et renvoie l'instruction de l'alTaire à nouveau.

2756. — L'Administration centrale du département de l'Yonne aux administrés de son ressort. Signé : Perthuis, président; Sauvalle, secrétaire en chef. Auxerre, le 15 thermidor an V. Imp. L. Fournier. Affiche. — (L. 2* série, X, p. 86).

Au sujet des craintes des acquéreurs des biens nationaux et des menaces journalières qui leur sont faites.

2757. — L'Administration centrale de l'Yonne aux Administrations de son ressort, sur l'exécution de la loi du 7 thermidor an V qui défend provisoirement les Sociétés particulières s'occupant de questions poUtiques. Auxerre, le 18 thermidor an V. Auxerre, L. Fournier. Affiche. — (R. 458).

2758. — Administration du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance cfu 19 thermidor an V de la République française, une et indivisible (6 août 1797), tenue par les administrateurs du département de l'Yonne. Imp. Fournier. In-8'», 10 p. — (Se. Y. 2« série, 19, p. 335).

Au sujet de la reparution de 2,618)800 livres assignées au département par la loi du 18 prairial.

2759. — Observations sur le rapport fait par Paradis, au nom d'une commission spéciale, sur la résolution du 19 thermidor an V, relative aux transactions renouvellées et sur l'art. II de cette résolution. Signé : Ollivier, homme de loi (Paris), imp. Brasseur. In-8% 8 p. — (A. B., non catal. N° 10, p. 108).

2760. — Liste dressée par l'Administration centrale du département de l'Yonne, en conformité des articles 483, 485, 486, 487 et

506 LA HEVOLUTION

488 du Code des délits et des peines, loi du 3 brumaire an IV, des citoyens de Tarrondissement parmi lesquels doivent être tirés au sort les jurés d'accusation et de jugement, pendant le trimestre de vendémiaire an VI. Auxerre, le 4 fructidor an V (21 août 1797). Imp. L. Fournier. In-8% 19 p. — (Se. Y. V^ série, V, p. 329).

2761. — L'Administration départementale de l'Yonne aux Administrations municipales de son ressort. Auxerre, le 9 fructidor an V (26 août 1797). In-4% 1 p. — (A. T. XII, 841).

Ciirculairo relative aux cloches des églises dont on fait usage malgfé les dispositions de la loi du 22 germinal an IV.

2762. — Le commissaire du Directoire exécutif près le département de l'Yonne, à ceux près les Administrations municipales. Auxerre, le 16 fructidor an V (2 septembre 1797). Imp. L. Fournier. In-4*», 2 p. — (B. Mignot).

Circulaire au sujet de l'arrêté d'expulsion des émigrés.

2763. — Extrait du Bulletin des Lois de la République française. N* 142. Loi contenant des mesures de salut public prises relativement à la conspiration royale du 19 fructidor an V (5 septembre 1797). Imp. L. Fournier. In-8% 15 p. — (A. B. B. 1750).

2764. — Programme de l'exercice public que soutiendront les élèves de l'École centrale du département de l'Yonne, en présence du jury d'instruction publique et des autorités constituées, immédiatement avant la distribution solennelle des prix qui se fera le 19 fructidor an V, dans la salle des exercices de ladite École. Auxerre, imp. L. Fournier, an V. In-4**, 4 p. — (N.).

2765. — Liste des prix décernés aux élèves de l'École centrale, en présence des autorités constituées, par l'Administration centrale de l'Yonne, le 19 fructidor an V de la République. Auxerre, imp. L. Fournier. In-4% 4 p. — (N.).

2766. — Liste des citoyens parmi lesquels doivent être tirés au sort les jurés d'accusation et de jugement pendant le trimestre de vendémiaire an VI. Auxerre, imp. Baillif, an V. Affiche. — (A. B. 1749).

2767. — Extrait du procès-verbal de la séance de l'Administration centrale du 22 fructidor (8 septembre). Changements et retranchements faits à la liste précédente, dont le nombre était excessif et qui contenait beaucoup de parents d'émigrés que la loi du 19 fructidor présent mois exclut de toute fonction publique. Auxerre, imp. Baillif, an V. In-8% 6 p. — (A. B. 1749).

2768. — L'Administration centrale provisoire du département de l'Yonne à ses concitoyens. Auxerre, le 23 fructidor an V (9 septembre 1797). Signé : Ménétrier, président d'âge; Guichard,

DANS LE DÉPARTEMENT DE l' YONNE. 507

Gaudet, Maizeau, administrateurs ; Collet, commissaire du pouvoir exécutif et Sauvallc, secrétaire en chef. Imp. Baillif. Affiche. — (Se. Y. ir« série, V, p. 566).

Proclnmalion au sujet des événements du 18 fructidor, exhortant les citoyens à soutenir le pouvoir exécutif pour triompher des horreurs de la contre-révolution. Dès le 14 fructidor le Directoire exécutif, qui préparait le coup d'état du 18 fructidor, avait destitué l'administration centrale de l'Yonne que les élections réactionnaires de germinal avaient placée à la tôte du département et mis à leur place les ce. J.-B. Boileau le jeune, d'Avallon, ex-adminislrateur du département; Maizeau, de Coulangcs-la-Vineuse, ex-adminislratcur du district d'Auxerre ; Guichard, de Sens, ex-administrateur du déparlement; Gaudcl, demeurant à Auxerre, ex-procureur syndic du district de Saint-Florentin ; Menestier, d'Auxerre, ex-administrateur du môme ci-devant district. Cpr Heg. 65, la séance du 17 fructidor et les considcranls placés en tôte de l'arrêté du Directoire portant desti tution de l'ancienne administration.

2769. — Extrait du procès-verbal de TAdministration centrale provisoire du 23 fructidor an V (9 septembre 1797). Auxerre, imp. Baillif. In-S*» et en affiches. — (A. Y. L. g i. N. 168).

Arrêté contenant application de la loi du 19 fructidor an IV relative aux mesures prises, en suite de la conspiration royale, pour le salut public.

2770. — L'Administration municipale du canton d'Auxerre à ses concitoyens. Auxerre, le 24 fructidor an V. Signé : L. Fontaine, vice-président; Chardon, Robert, Champeaux, Leconte, administrateurs; Defrance, commi'ssaire du Directoire exécutif et Faultrier, secrétaire en chef (10 septembre 1797). Imp. Baillif, an V. Affiche. — (Se. Y. l'« série, 5, p. 565).

Adresse de la nouvolle Administration pour exhorter les habitants à soutenir le pouvoir exécutif. Un arrêté du département, du 21 fructidor, avait destitué les ce. Vaultier, Poussard, Boulagpe, Dudésert et Ramponneau, membres de l'ancienne administration municipale d'Auxerre.

2771. — Le commissaire du Directoire exécutif près le département de l'Yonne, à ceux près les Administrations municipales. Auxerre, le 26 fructidor an V (12 septembre 1797). S. 1. In-4% 2 p. — (B. Mignot).

2772. — Extrait du procès-verbal de la séance du 27 fructidor an V, tenue par les Administrateurs du département, Auxerre, imp. L. Fournier, In-8% tirage 700 ex. — (A. Y. L. § 1. N. 168).

Arrêté ordonnant le recouvremeut des contributions antérieures à l'an V et l'apurement des anciens exercices.

2773. — Mémoire pour les habitants de Toucy et les répartiteurs de l'an V, contre la dernière Administration centrale du dépar-

508 \.k UÉVOLUTION

tcment de l'^Yonne. lïe l'imprimerie <le Porthmann, successeur du citoyen Desenne, rue Nouve-des-Petits-Champs, presqu'en face de celle des Moulins, n" 23. ln-4", f C p. — (A. T. XVIII, 60j.

2174. — Principes de lecture appliqués aux livres fi'antjais ou le Guide des personnes cliargées d'enseigner à lire le français, par E. Martineau, ancien professeur au collège de Joifîny. Auserre. L. Fournicr, imp. an V. ln-12, ISS p. — (M).

3775. — Pièce trouvée à Venise dans le' portefeuille de d'Antraigiies et éciite entièrement de sa main. Au\errc, imp. L. Kournier, an V. In-8\ 15 p. — (R.).

2776. — Arrêté du Conseil général de la commune dWuxerre réglant le programme à suivre i>our la célébration de la fête du !•' vendémiaire an VI ^Anniversaire de la fondation de la République). Auxerre, imp. Baillif. Affiche in-f". — (D. 102, pièce incomplète).

2777. — Hymne pour l'anniversaire de la fêle de la République, i" jour de l'an VI, par le citoyen L. Fontaine, professeur de grammaire générale ii l'École centrale. Auxerre, imp. Baillif, an V. In-8% 3 p. — (Se. Y.).

2778. — Recueil des lois de la République et Instruction concernant l'état-civil des citoyens, depuis le ?0 septembre 1792 jusqu'au 15 thermidor an III. Auxerre, imp. L. Fournier, an V. ln-8°, 91 p. — (R. 457).

2779. — Pfiocion ou V École des Républicains. Tragédie en cinq actes et (en) vers, par Joseph Villetard (d'Auxerre), secrétaire de la légation de France à Venise. A Milan, in-I2, 86 p. — (M).

En lûle de celle pièce, on li-ouve lo dédicace suivante de nolro comp»triote : • Ilaliens, voua voiilen èli-e iilircs... Apprenez à vivre pour la patrie, chérir les mœurs, Imlr les rois, luUci- contre les faclioDs et mépriser la mort... Je vous dédie Phocion... Salul...

• Milan, 1" jour de l'on I"' do In llépublique cisalpine. Joseph Villetard. >

DANS LE DEPAHTEHENI DE L ÏONNE.

CANTONS DE L'ARRONDISSEMENT D'AVALLON

1"| vendémiaii-e an V nu 5° jour complémentaire m septembre 1196 — 21 septembre 1197)

2780. — Vente de bois nationaux. Adjudication le 7 vendémiaire an V (28 septembre 1796] en la maison commune d'Avallon. Imp. Antoine Aubry. Afliche ornée d'un bois sur lequel on lit : La Nation, la Loi. — (P).

2781. — Travaux publics. Avallon, imp. d'Antoine Aubry. Affiche. — (P).

Adjudinalion devant la munioipnlilé (Ki nnnlon d'Avallon, le 16 brumaire an V (6 novembre 1796}, de malériaux pour les travaux des routes. Celle afllohe e^ ornée en tôle d'un bois gravé représentant le faisceau des licteurs surmonlé du bonnet phrygien.

2782. — Administration du déparlement de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 23 frimaire an V de la République française, une et indivisible (15 décembre 1796). Auxerre. imp. BaiHif. ARiche in-f°. — (M).

Liquidation du patrimoine du citoyen Edme-Bazile Beiihicr, eumommé Grandry, de Chaiel-Censoir.

2783. — Vente de bois à Avallon. Imp. A. Aubry. Affiche.— (P). ■

2784. — Chanson patriotique sur le succès de nos armes, adres-

sée à la jeunesse française par Ch.-Fr. Guéniot, médecin el officier municipal. Avallon, imp. d'Antoine Aubry. In 8", 3 p. — (,P).

En t£le de celto plaquetfo, note maDUSCi'ile do la main d'AHhaud. • lOdoroal, fûte des Kpoux, an V. ■ A la fln, vignctlo avec ces mois: ■ Morl aux Ijrans, paix aux chaumières. •

2785. — Vente de bois communaux. Adjudication à Avalloiije 29 floréal an V (14 mai 1797). Avallon, imp. d'Antoine .Aubrr. Affiche. — (P).

En tdte do cetlo pièce, bois gravé repi-ésonlant une couronne de l'h'"^ au milieu de laquelle on lit ees mots i Constitution, Libsrlé.

2786. — Chanson patriotique pour la fête de l'Agriculture. 10 messidor an V (28 juin 1797). A Avallon, de Timp. d'Antoine Àubry. In-8% 3 p. — (P).

2787. — Prière pour se préserver du tonnerre, tirée du livre des Exorcismes de l'Église. In-12, 23 p. — (M).

(Au-dessous de ce litre encadré, le bois gravé que nous reproduisons ici, p. 5i0). Au verso du titre, bois à pleine page représentant un évoque avec ces mois : Saint Donas, Priez pour nous. A la fin, autre bois gravé représentant la Foi dans un médaillon: nous avons donné cette gravure à la page 91. Au-dessous, on lit : A Avallon, de l'imprimerie de victor.

Comme nous l'avons déjà dit, cette pièce nous a fort embarrassé pour son classement. Les bois paraissent bien indiquer une période antérieure à la Révolution, mais les caractères plus modernes nous forcent à chercher une époque plus rapprochée pour celle impression sortie de l'atelier d'un typographe complètement inconnu mais qui cependant a certainement existé à Avallon puisque les bois gravés de cette plaquette se retrouvent encore aujourd'hui dans Timprimerie avallonnaise dirigée par M. Odobé.

II faut donc supposer que par suite de la mort ou du départ d' Aubry, Victor, peut-être alors ouvrier de l'imprimeur, a voulu continuer à travailler pendant l'an V, jusqu'à ce qu'un arrangement survenu avec Duchâteau eût permis à ce dernier de prendre possession du matériel d'Aubry.

On peut encore faire une autre supposition. Nous savons que les deux ateliers typographiques, qui fonctionnent concurremment à partir de l'an IV, fusionnèrent en 1813.

Ne serait-ce point une partie du matériel de Comynet que nous aurions retrouvé chez M. Odobé dans les vieux bois gravés que nous avons signalés ? Dans ce cas l'imprimerie de Victor dont nous cherchons vainement la date d'installation, aurait bien pu exister quelque temps à Avallon en l'an IV et Comynet, profitant alors d'une circonstance particulière que nons ignorons, aurait acquis ce matériel déjà ancien dont iious avons retrouvé quelques épaves. Mais, nous le répétons, il ne s'agit ici que de conjectures, puisque nous ne pouvons que reproduire les bois en question sans en retrouver l'origine exacte.

11 est certain, du reste, que la ville d' A vallon avait possédé des imprimeurs antérieurement à la Révolution et à l'installation d'Aubry. Quelques recherches aux Archives de la ville d'Avallon le prouvent surabondamment. Dans la suite des registres analysés par M. Prot et relatifs « aux actes d'assemblée, délivrances, retenues de causes et autres affaires concernant la mairie de l'Hôtel-de-Ville d'Avallon », on relève une délibéralion où François Perdrix, imprimeur et relieur de la ville d'Autun, propose à la municipalité de venir s'établir à Avallon à certaines conditions. On consent des avantages, mais moindres que ceux demandés et l'affaire ne va pas plus loin, un autre imprimeur ayant accepté les conditions de la ville. On trouve, en effet, à la même date de 1708 et un peu plus loin, rénumération des avantages accordés à Arnault- Jean-Baptiste Auge, de

Dijon, qui vient de s^établir à Avallon « en qualité de libraire, i*eUeur et imprimeur. » (B. B. 10).

La môme année, on trouve dans le compte de la taille négotiale et des deniers patrimoniaux, rendu par Jean Raudot, marchand, collecteur (C. C. 312) la mention suivante : « Payé à Ârnaut-Jean- Baptiste Auge, imprimeur-libraire, pour lui donner lieu de s'établir en cette ville, 20 livres, pour subvenir à la voiture de boutique et caractères d'imprimerie de la ville de Dijon en cette ville », dit le mandat.

En 1709, au compte de la taille négotiale et des revenus patrimoniaux, rendu par François Lemoult, notaire, collecteur, on trouve encore les mentions suivantes : « A.u sieur Auge, imprimeur-libraire, pour 1^,000 « billets de logement imprimés, 54 livres ; — au même, pour avoir ira- « primé un avis venant de Dijon qui apprend la manière d'ensemencer « les bleds vieux, affin de rendre le dit avis publicq. SO s. »

Mais Auge reste peu de temps à Avallon et retourne à Dijon en 1711 fl). En 1713, le registre du Gorps-dc-Ville (B. B. 5.) contient une délibération par laquelle Jacques Lemalle, compagnon imprimeur, natif de Dijon, est admis pour exercer Timprimerie A Avallon, « avec les privilèges accordés à Jean-Baptiste Augey », venu en 1708.

Ce Jacques Lemalle, fils de François Lemalle. libraire à Dijon, avait successivement travaillé à Paris, Rouen et Dijon. Le 18 mai^ 1711, il concourut pour la maîtrise, dans cette dernière ville, contre A.-J.B. Auge. Ce dernier l'ayant emporté et ayant obtenu de succéder à son père, Jacques Lemalle postula pour remplir la place d'Augé à Avallon. En 1715, il quitta Avallon et transporta son atelier à Nuits, où on le suit jusqu'ea 17-29.

En 1716, le compte de la taille négotiale et des deniers patrimoniaux rendu par le môme François Lemoult, notaire, collecteur (C. C, 321) nous donne encore la mention suivante d'un nouvel imprimeur : < A Claude Michard, imprimeur, pour quatre milliers de billets de soldats, âO liv. ■

Mais en 1723 il n'était sans doute plus à Avallon, car nous trouvons dans le compte des deniers patrimoniaux de cette année (C. C. ^8) la mention de paiement : « A Antoine Michard, imprimeur, demeurant à Semur, pour 9,000 billets de logement, 47 livres 10 s.

Depuis cette époque jusqu'à la Révolution on ne signale plus aucun imprimeur à Avallon ; les impressions se font soit à Auxerre, soit à Dijon.

En voici des exemples :

En 1727, on trouve dans le compte des deniers patrimoniaux (C. C. 33i| la mention d'un paiement de 82 livres « au sieur Troche, imprimeur à Auxerre, pour 16,000 billets de logement, d

En 1730, le compte de l'année (G. C. 335) mentionne pour 3,000 billds imprimés ù Auxerre chez la veuve Troche et relatifs à l'entretien des chemins, une dépense de 30 livres.

En 1733 (G. G. 338), mention d'un paiement de 25 livres à la veuve Troche, imprimeur à Auxerre, pour 5,000 billets pour les chemins.

(1) Cp' Clément-Janin, Les Imprimeurs et les Libraires dans la Côle^'Or, p. 69 et s.

DAnS LE DÉPARTEMENT DB l'vONNE. 543

En 1134 {C. C. 840). A la veuve Troche pour 4,000 billets de chemins, 20 livres.

En 1758 (C. C. 358). Au sieur Fournier, imprimeur à Auxerre, pour 100 exemplaires d'une délibéralton de la Chambre relative au nettoiement des rues,T livres 4 h.

En 1783, le compte des deniers palrimonioux rendu par François Comynet, avocat, receveur (C. C, 399i, noua donne une mention précieuse qui prouve qu'il n'y avait pas depuis ionglemps d'atelier typographique à Aval- Ion : t Au sieur Fournier d'Auxen'e, acluellement imprimeur de la ville, en remplacement du sieur Causse, de Dijon, pour In gravure des armoiries delà ville, à placer en t6le des Ordonnances do police, programmes, etc.; S4 livres. • (avec un exemplaire de la vignette). A la suite do ce compte se trouvent plusieurs pièces sorties de l'atelier Kournior, des Ordonnances de police imprimées en placard, concernant les bouchers, un autre sur les carés et billards, ■ où les clercs de notaii'cs et de procureurs ne doivent pas être admis. >

EnHn, en 1783, le compte mentionne encore : <■ A Fournier, imprimeur à Auxerre, pour 6,000 billets de logement, 86 livres, 15 s. •

On nous pardonnera celle énumération un peu longue mais nécessaire pour bien établir que l'atelier de Victor ne peut avoir existé à Avallon avant la Révolution. Il faut donc lui chercher une place à une époque plua rapprochée, malgré l'existence sur la plaquette signalée plus haut, de bois gravés rappelant des temps bien antérieurs. Et faute de trouver mieux, nous plaçons l'apparition fugitive de cet atelier à l'an V, en attendant qu'un document nouveau vienne confirmer ou détruire notre supposition.

CANTONS DE L'ARRONDISSEMENT DE JOIGNY

l*' vciulcrniairo nii V nu B" jour oomplcmenlainî. ^22 scplenibre i~tlO au 21 septembre 1"!)")

En l'an V l'atl m inist ration municipale du canton de Joignyest cnnipost'O des ce. Antoine Cliaudol, président; Boudier d'.Vprenioiit, Lacane, Filloii, l^areher, gendre Ixgros, administi-ateus; Cliollet, commissaire du Directoire eséeutif; l*. Clioin, secrétaire.

Nous avons vu que le premier imprimeur de Joigny, Simonuft, s'était établi dans cette ville en l'an II.

La suppression des Districts, ii la suite de la promulgation delà Constitution de l'an HI, rendait Tort diflicile ta situation dos al«liers d'imprimeurs inslallcs dans les anciens ciiefs-lieux de district autres (ju'Auxerrc, l'Administration cantonale n'ayant plus que très peu d'impressions à faire faire et tout se centralisanl à Auxorre, au clicf-lieu de l'Administration. Aussi n'aurons-nous plus à l'avenir que très peu de cliosc h signaler, en ce qui concerne les imprimeurs de Joigny, d'Avatlon et de Tonnerre.

Les ateliers de Sainl-Fargeau et de Saint Florentin disparaissent complètement et Sens seul continue à voir ses presses florissaotes, . grâce à sa poi)ulation plus nombreuse.

En ce qui concerne Joigny, nous ne sommes parvenu à retrouver aucune pièce imprimée dans cette ville en i'an V ; il est donc probable que l'iniprimeur qui contiima à exister, ne put que difficilement alimenter son atelier avec le travaux de ville, tètes de factures, alliclies do vente des notaires, etc. Simonnet, découragé, l'énonça à travailler plus longtemps dans d'aussi maigres conditions et nous le voyons vendre son fonds et le transmettre le 18

brumaire an V (8 octobre 1796) à Tun de ses ouvriers, Louis-Dominique Zanote, qui eut foi dans l'avenir de Tatelier plus que son prédécesseur et sut le faire prospérer après des débuts très modestes. Cotte imprimerie a eu le rare privilège de rester dans la même famille pendant près d'un siècle. Louis-Dominique Zanote travailla à Joigny jusqu'au 1*^' septembre 1829, époque à laquelle il transmit son établissement à son fils Alexandre. Douze années plus tard, le [''^ août 1841, celui-ci mourut et sa veuve conserva l'imprimerie et la librairie qui y était annexée jusqu'au 26 octobre 1852, époque à laquelle son fils Philippe- Alexandre put prendre la direction de la maison. Et à une époque récente, nous avons vu l'atelier typographique passer entre les mains de M. Hamelin, gendre Zanote, qui l'exploite avec succès.

Donc, en l'an V nous n'avons pas rencontré d'imprimés sortis des presses de Joigny. Est-ce k dire qu'il n'y en a pas eu pouvant intéresser notre travail ? Nous pensons plutôt que nous n'avons pas cherché suffisamment et que les Archives et la Bibliothèque de Joigny doivent en contenir qui seront signalés quelque jour par les chercheurs de l'avenir. Pour aujourd'hui nous ne pouvons signaler que 2 pièces intéressant l'arrondissement.

2788. — Opinion d'un citoyen de l'assemblée primaire du couchant du canton de Villeneuve-sur- Yonne, sur cette question proposée par un autre membre : Le citoyen Housset, commissaire du pouvoir exécutif près le tribunal civil et criminel du département de l'Yonne, doit- il ou non, être conservé sur la liste des votants? Le 1" germinal an V (21 mars 1797). S. 1. In-4% 8 p. — (Se. Y. l'* série, IX, 249).

2789. — Défense de Félix Lepelletier, par Amédée Lepelletier, adressée aux jurés et juges de la Haute-Cour, séante à Vendôme. A Paris, de l'imprimerie de R. Vatar, rue de l'Université, n" 921. An V de la République. In-8°, 16 p. — (M).

FéUx Lepelletier, frère de Michel Lepelletier et tuteur de sa fille qui devint plus tard M»»^ Lepelletier de Mortefonlaine, avait été compromis comme on le sait dans la conspiration de Babeuf. Traduit par contumace devant la Haute-Cour réunie à Vendôme, il fut acquitté. Amédée Lepelletier, son défenseur, était son propre frère.

Nous avons établi (p. 417) que l'atelier typographique de St-Fargeau fondé par Provin n'avait existé que pendant un court espace de temps.

Des recherches faites aux archives de la ville de St-Fargeau, nous permettent aujourd'hui de compléter ce que nous avons dit sur le fondateur de cette petite imprimerie et ce qu'il devint après son essai infructueux.

Jean Edme-Amatre Provin, né à St-Fargeau le 2 mars 1768, était fils de Edme-Jacques Provin, maître serrurier et de Jeanne Ilérardot. La famille était nombreuse et nous avons relevé les actes de naissance de plusieurs

o16 LA RÉVOLUTION

autres enfants: le 19 novembre 1755, Jean-François ; le 3 avril 1759, Jean- Bapliste-Laurent; le 28 décembre 17G3, Jean-Edme; le 9 septembre 1766. Jacques-Henri.

IjCs horizons de Jean-Edme- A matre Provin durent donc être très modestes. Le l®"" floréal an 11 (20 avril 1794), à l'âge do 26 ans, il comparaît devant Tofficier de l'élal-civil et déclare la naissance d'une fille, Rose-Floréal, issue de son mariage avec Barbe-François Gagnât. L'acte Je qualiGe de : « tailleur d'habits en cette commune de St-Fargeau. »

Le 3 frimaire an IV (24 novembre 1795), autre déclaration de la naissance d'une seconde fille à laquelle il donne le nom de H enée-Edme- Victoire. Cette fois, Provin prend bien le lilre d'imprimeur, « demeurant en la commune de Sl-Fargeau. » Toutefois, ainsi que nous l'avons dit, il ne garda pas longtemps râtelier ni la profession, car le 25 fructidor an V (11 septembre 1797), dans la déclaration de décès de sa dernière fille, Henée-Edmc-Vicloire, il prend simplement la qualité de propriétaire, bien petit propriétaire toutefois. En elTet, les registres de l'état-civil de St-Fargeau, étant bien en ordre, nous avons pu suivre Amalre Provin et constater que s'il avait abandonné ses deux premières professions, la nécessité l'avait obligé d'en embrasser d'autres pour l'aider à vivre.

Le 30 nivôse an VI, il déclare la naissance d'un nouvel enfant. Provin Hoche, et le 9 prairial an VII, il fait constater la naissance d'un quatrième enfant sous le nom de Florence Provin.

Le 1^'' floréal an IX (21 avril 1801), il perd F'iorcnce Provin, la fille qui lui était née deux ans auparavant, et l'acte mortuaire le qualifie de garnUaire.

Mais ce nouveau métier n'était sans doute pas plus lucratif que les deux autres. A matre Provin se décida à quitter définitivement un pays qui le nourrissait si peu et son départ explique comment aucun souvenir de râtelier typographique de St-Fargeau n'est resté dans la mémoire de ses habitants. Neuf ans plus lard, le 5 avril 1810, la mairie de St-Fargeau recevait copie de l'extrait mortuaire suivant : « Commune de Gii*oiine (Esi)agne), hôpital de St-Cyprien. Du registre de l'hôpital, il a été extrait ce qui suit : Le sieur Edme- Jean -Amalre Provin, sous-employé de 2*^ classe audit hôpital, natif de St-Fargeau, dépai'tement de l'Yonne, est entré audit hôpital, le 11 du mois de février, l'an 1810 et est décédé le ?8 du même mois, par suite de fièvre. Je soussigné, économe dudil hôpital, certifie le présent extrait véritable et conforme au registre dudit hôpital. Fuit à Gironne, le 28 du mois de février 1810. Signé : Jalaberl. »

Tous ces détails biographiciues sur l'imprimeur de St-Fargeau pourront paraître fastidieux cl inutiles.

(îctte petite annexe à l'histoire de l'imprimerie dans nos contrées montrera toutefois combien il est facile, avec des répertoires d'état-civil bien organisés, comme ceux de St-Fargeau, de reconstituer l'existence d'un personnage petit ou grand.

MN3 LE DBPARTEUBNT DE L ÏONNE.

CANTONS DE L'ARRONDISSEMENT DE SENS

le' venJémiairo aa V au 5* jour compta m enta ii-e (22 septembre 1796 — 21 BCplembro 1797)

2790. — Aimanach de la commune de Sens et du département de l'Yonne pour l'année cinquième de la République françoise (1796 et 1797, vieux style). A Sens, chez V" Tarbé et fils, imprimeui-s-libi-aircs, Grande-Rue. In-24, 127 p. — (M).

Comme l'année précédente, futraanacli reproduit en re^rd l'un de l'autre tes calendriers républicaiu et grégorien. La notice sur le département et ses hommes illustres est aussi la même. Dans les anecdoctes sénoDaiscs, on trouve : U Aocon et Drapés; 2» Jean Gouge; 3" Médaille d'or trouvée ù bens dnns l'inlérieur d'une pierre ; 4» Chute singulière du duc de Mayeune, dans une maison, à Sens.

D'après l'almanach, l'Administration municipale do la commune et canton da Sens est composée delà manière suivante, au commencement de l'an V : Président : Moreau de Vormes ; administrateurs : Jessey, Perrin le jeune, Leroux père, Soûlas, Sauvé, Régley (Ils; commissaire du Directoire exocutir: le citoyen Saodrier-, sécréta ire-général : le citoyen Boullcy fils.

Si l'on s'en rapporte à la nomenclature des établissements particuliers qui figure dans cet aimanach, l'industrie do la ville de Sens était très développée & cette époque. On y trouve en elTol :

2 manufactures de velours et autres étofTes de coton.

3 manufactures de velours et bonneterie. S manufactures de bonneterie.

5 filatures de colon.

S draperies et leintureriee.

8 teintureries; 1 teinturerie et blanchisserie.

1 manufacture de papiers peints.

i — (le colle-forte ; 1 clouterie ; 1 manufacture de grosse

serrurerie, etc.

2791. — Calendrier pour Tan cinquième de la République Françoise, une et indivisible. A Sens, de Timp. V** Tarbé et fils. Iu4^ 2 feuilles collées sur carton. — (M).

Les deux calendriers nouveau style et vieux style sont placés l'un en regard de l'autre.

2792. — Affiches de Sens. A Sens, de Timp. de V« Tarbé et fils. In-4*». — (Bibl. Landry, à Sens).

2793. — Pétition au Conseil des Cinq-Cents par Marie-Jeanne- Louise Saluées, femme séparée quant aux biens de Guillaume- Alexandre Polignac, domiciliée à Sens. Sens, le 25 vendémiaire an V (26 septembre 1796). Sens, V« Tarbé et fils, imp., Gmnde- Rue, vendémiaire an V. In-4% il p. — • (A. T. VIII).

Revendication du chûleau de Paron, provenant de Polignac, émigré, et vendu nalioualemont au citoyen Léonard Robin, ex-député à l'Assemblée législative.

2794. — Les principes fondamentaux de toute Société constituée avec riiomme, divisés en quatre parties, la Morale, la Politique, la Philosophie et la Religion, précédés d'un précis historique et critique des causes éloignées et prochaines de la Révolution on France. Aux philopsoplies de tous les partis et à tous les hommes en place. Par Louis-Jacques Briel. Paris, Bleuet, libraire. 1796. Imprimé à Sens chez Œrtel et Alexandre. In-8°, 3 vol. et prospectus in-8% 4 p. — (A. B. 528, t. II).

Rricl était un ancien curé de La Croix-en-Brio, diocèse de Sens, acluel- Icmont déparlement de Seine el-Marne.

2793. — L'homme moral ou règles de conduite puisées dans sa propre nature. Pour être enseignées dans Tàge de raison à la jeunesse de toute nature, de toute religion, de toute opinion; avec des notes sur chaque réponse pour l'expliquer ; présenté aux nations qui se régénèrent, aux pères qui chérissent les mœurs et qui ne veulent plus les voir attachées à des systèmes variables et subversibles, par le citoyen Briel. A Sens, chez Œrlel et Alexandre, imp. In-8% 103 p. — (A. B. 528, t. II).

L'association des deux imprimeurs, Œrtel et Alexandre, prit fin au commencement de cette année, sans doute par suite de la mort de Œrtel, beau-père d'Alexandre, dont le nom seul apparaîtra désormais.

2796. — Journal politique et littéraire du départemefU i[ VYonue. Numéro 1". (Du 15 nivôse an V). Épigraphe: O^i

timoré deposUo, libéré Reipublicœ coiisulenduin est. Cic. Prospectus. In-8^ 8 p. A la fin : A Sens, chez V* Tarbé et fils, imprimeurs. — (A. D. 121. Exemplaire ayant appartenu au P. Laire).

Nous voici en faco d'une feuille locale créée spécialement pour battre en brèche le régime du Directoire et les patriotes et républicains de la première heure qui le soutenaient. Cette feuille est précieuse en ce qu'elle va nous faire sur le personnel politique do l'époque bien des révélations piquantes, sinon toutes vraies, du moins nous donnant l'expression des sentiments des opposants royalistes ou constitutionnels à l'égard des républicains et des agents du gouvernement. Un autre service immédiat que va nous rendre cette feuille, c'est de faire ressusciter YObservaieur du département de V Yonne créé en l'an IV par Bcnoîl-Lamothe et interrompu après trois mois d'existence. Aussitôt l'apparition du journal politique et littéraire, les républicains sentirent la nécessité d'avoir également à leur disposition un organe chargé de les défendre et de rendre coup pour coup à des adversaires qui les attaquaient avec une violence inouïe. Aussi, moins de dix jours après l'apparition du journal politique, voyait-on distribuer à Sens et à Auxerre le premier numéro de VObservateur pour l'an V. Ce journal devait durer jusqu'à l'an IX tandis que son antagoniste, faisant cause commune avec les Royalistes, devait succomber après le coup d't^tat de fructidor.

11 nous a paru intéressant pour l'histoire politique de notre département d'entrer dans d'assez grands détails sur ces deux journaux et leurs nombreux articles que l'on no peut comprendre si on ne les cite à leUr date avec la réponse de l'adversaire qui ne se fait point attendre ni désirer longtemps. Nous inscrirons donc chaque numéro dans le mois de son apparition et nous donnerons quelques lignes sommaires sur les articles qu'il comprend, tout en énumérant dans l'intervalle les autres pièces parvenues à notre connaissance. On aura ainsi un guide pour suivre les phases mouvementées de cette année 1797.

Commençons par citer le prospectus inséré dans le l**" numéro du journal politique et litiérairet afin de faire connaissance avec ses rédacteurs et leurs tendances.

« 11 n'est guère de département, dit le prospectus, qui n'ait un journal uniquement destiné à rendre compte des événements politiques et littéraires qui l'intéressent.

« Celui de l'Yonne a été jusqu'à ce jour presque entièrement privé de cet avantage. Les correspondances que nous venons d'établir dans les différents points de ce département, nous mettant à même de communiquer avec les diverses communes qui le composent, nous avons pensé que nos concitoyens nous sauroient gré d'en publier les résultats et de les instruire de tout ce qui peut y être relatif ù l'exécution des lois et à rôtat des Lettres.

« Etrangers à toute espèce de pression, libres de toute crainte et de toute ambition, animés par le seul désir du bien public, nous dirons la mérité avec ce courage et cette franchise qui conviennent à de véritables Républicains.

« Persuadés que la stricte observation des lois est Tunique appui et la sauvegarde des citoyens, nous nous appliquerons surtout à relever les infractions qui pourraient y ôlre faites, les actes arbitraires, les abus et les usurpations de pouvoirs. Nous démasquerons sons ménagement ceux qui, par ruse ou par adresse, cherchent ù éluder les lois les plus essentielles ou à en suspendre Fcxécution.

« Nous chercherons également à faire connoîlre au Peuple les véritables vertus républicaines, à Téclairer dans le choix de ses magistrats, à le mettre en garde contre Tinlriguc, les suggestions et la calomnie, enfin à lui faire discerner les traits qui distinguent le magistrat vertueux de rhomme intrigant, hypocrite et ambitieux.

« Les coopérateurs de ce journal ne négligeront rien de ce qu'ils cvoient propre à lui assurer le degi*é d'intérêt dont il est susceptible.

» Sous le titre de Politique^ il comprendra des questions politiques et des renseignements sur les plus importants événements de la guerre et les relations de la République avec les puissances étrangèi'es.

• Sous le titre de Législation^ il traitera de tout ce qui est relatif aux actes du gouvernement, aux opérations législatives, administratives et judiciaires.

« I /article Littérature sera consacré à l'analyse des ouvrages les plus importants sur les Sciences, Iqs Arts et les Belles-Lettres ; il comprendra aussi les Morceaux de Poésie qui nous seront adressés.

« Enfin, sous le titre de Variétés^ nous rendrons compte de quelques événements intéressants de Paris ou du département, en y ajoutant les réflexions utiles ou piquantes qu'ils auraient pu faire naître.

« Cette feuille paraîtra 3 fois par mois, les 5, 15 et 25.

« Le prix de l'abonnement est de 8 livres pour un an, 4 livres pour six mois et 40 sous pour trois mois. On souscrit à Sens chez le citoyen Laroche, cloître St-Etienne. »

En lisant ce prospectus publié dès les premiers jours do nivôse dans les Affiches d'Auxerre, on n'y voit tout d'abord que le programme d'hoonôtos gens ralliés au système républicain et décidés à dénoncer les abus contractés pendant le régime révolutionnaire dont on était enfin sorti. Mais on ne tarde pas à s'apercevoir que le journal était un instrument de combat créé par le parti royaliste et clérical pour attaquer sans merci tout ce qui tenait au parti patriote et républicain. Sous le couvert d'une polémique qui, prétendait-on, ne s'adressait qu'aux anciens Jacobins, ayant joué un rôle plus ou moins actif dans la politique et l'administration locales, on voulait diriger l'opinion dans un sens réactionnaire et démonétiser le régime républicain représenté par le Directoire. L'approche des élections qui devaient avoir lieu en germinal avait fait créer dans presque tous les départements des journaux destinés à rallier tous les mécontents et à peser sur le choix des candidats de tout le poids des récriminations causées principalement par la cherté des subsistances et la rareté du numéraire. Pour l'ensemble du département, ce système de dénigrement roussit pendant quelque temps et les élections furent favorables au parti qui avait fondé le Journal politique et littéraire.

. DANS LE DÉPARTEMENT DE l' YONNE. 521

Dès son premier numéro, cette feuille avait ouvert le feu contre les Républicains de Sens en publiant sur plusieurs d'entre eux des allégations plus ou moins calomnieuses, mais qui, dans tous les cas, eurent le talent de les exaspérer au dernier point et leur firent voir clair dans le jeu de leurs adversaires.

Il faut lire l'article intitulé : Politique de ce premier numéro qui est accompagné dans l'exemplaire de la Bibliothèque d'Auxerre des noms écrits à la main en face de chaque accusation ou réminiscence cruelle pour le personnage visé.

Le rédacteur et directeur officiel de ce journal était le citoyen Laroche, de Sens, mais à la vigueur des articles, à la variété des matières traitées, à l'abondance des renseignements apportés sur la situation du département, on sent bien qu'il y a là toute une organisation puissante, une grande association décidée à abattre le parli^qui dominait depuis trois ans et dont la hardiesse souvent violente avait,pcndant quelque temps, épouvanté les faibles et fait taire le plus grand nombre. Le choix de l'imprimerie n'avail-il pas été aussi un coup de maître? Et la veuve Tarbé n'avait- elle pas auprès d'elle ses nombreux fils, tous intelligents, très lettrés et remplis d'ambition, depuis qu'à la fin du règne de Louis XVI, leur aîné avait été appelé un instant à diriger les finances de la France. On enrôla ainsi des rédacteurs pleins d'esprit et d'ardeur, surtout lorsqu'on eut choisi l'un d'eux, Charles Tarbé, comme l'un des candidats à la députation pour les élections de germinal.

Le Journal politique et littéraire fut donc lancé avec beaucoup d'entrain et, la prose ne suffisant plus à la verve des rédacteurs, on fit paraître en même temps la pièce suivante qui n'eut^sans doute qu'un numéro, car malgré nos recherches, nous n'en n'avons poinTt rencontré d'autre.

2797. — La Doublure du Journal politique du départetmut de r Yonne. — N** I". — Du 15 nivôse an V. Prospectus. In-8^ 8 p. S. 1. (Sens, V« Tarbé). — (A. D. liJl).

Cette fois le prospectus est tout entier en vers. Il débute ainsi :

Quand tant de gens te font pleurer, Heureux celui qui te fait rire.

Il continue par un pot pourri où nous relevons les couplets suivants .

Air : Le cœur de mon Annette.

Quoi ! les bords de l'Yonne Sont privés d'un Journal !

Citoyens, qu'on s'abonne ; ^

J'en serai le fanal; Eh ! mais, oui-da.

Comment peut-on trouver du mal à çà?

Air : Mes amis, les voici y ces enfants sans souci.

Cher Lecteur

Un auteur

Ne doit pas avoir peur,

biî lA RÉVOLUTION

Je (lirai J'écrirai Tout co que jo saurai, (bis).

Quand j'en devrais mourir, Encore faul-il Encore faut-il Quand j'en devrais mourrir, Encore faul-il nous soutenir?

Air : Où allez-vous, monsieur Vabbé}

Exempt de toute passion, Sans humeur, sans ambition, Jo prendrai pour devise,

Eh ! bien !

République et franchise, Vous m'entendez bien.

Air : Du Réveil du Peuple,

Pour les scélérats point «le grAce ; J'arracherai le masque aux gueux; Je mettrai chacun à sa place ; Du peuple j'ouvrirai les yeux...

Je veux que par moi, l'anarchie Réduite bientôt aux abois, Les vrais amis de la Patrie Ilcspirent à l'ombre des lois.

Air de : Philipi^e et Georgette : On ch&rche ce que Ion n'a pas.

Je démontrerai de mon mieux (^.e qui, dans une république, Distingue l'homme vertueux De l'intrigant, de l'hypocrite :

Du peuple, dirigeant les choix.

Dans les élections prochaines, Je saurai ménager la voix Pour les vertus républicaines...

(iCttc première piùce continue sur le môme ton; elle est suivie d'une seconde (jui, sous la rubrique : Politique, recommence en vers les allaques dirigées dans le premier prospectus contre les principaux républicains de Sens, et ils y sont désignés de telle façon qu'il est facile de les reconnaître. Du reste, on avait soin d'écrire en marge les vérilablcs noms, ainsi qu'on les rencontre sur l'exemplaire do la Bibliothèque d'Auxerre. Deux autres pièces terminent La Doublure du Journal politiq*^^^ littéraire. La première est une critique de la pièce de vers intitulée : ^ Calomnie que venait de faire paraître Chénier. La seconde est intitulée: r Auteur du Vaudeville aux Rédacteurs du Journal:

Je vous dois une confidence

Qui vaudra bien des compliments ;

DANS LE DÉPARTEMENT DE L*YOiNNE 523

Apprenez que votre éloquence Fait l'espoir des honnêtes cens; Du ^rancl sceau de Tignominie Ne cessez de marquer le front Des vils suppôts de l'anarchie; Et bientôt ils se cacheront...

Quand vous nous tracerez les crimes De tous vos bourreaux Sénonois^ N'oubliez pas que leurs victimes A n«s regrets ont bien des droits ; Pendant que sur leurs mausolées Nous irons pleurer avec vous, Puissent leurs âmes consolées Se croire encore parmi nous?

en avons assez dit pour montrer avec quelle vigueur l'attaque igce contre le parti qui soutenait le Directoire. Voyons maintenant nseurs.

— L'Observateur du déparlement de V Yonne ou Journal des dministratifs et judiciaires. N<^ I•^ Du 15 nivôse an V de la ique française. (Épigraplie) : Nul n'est homnie de bien, s'il anchement et religieusement observateur des lois. (Devoirs mme, art. V). In-8% 8 p. (A la fini : A Sens, chez Alexandre, leur et éditeur, rue de la Convention. -— (M).

le du numéro se trouve le prospectus suivant :

a un an qu'un républicain estimal>le pur ses talents et ses vertus , cutreju'it un journal intitulé : L'Observateur du département de ; au bout de trois mois, forcé par des circonstances particulières, la carrière qu'il parcouroit avec tant d'honneur et do succès. Les s craignirent que l'esprit public n'en reçut une atteinte; ils ne se 5 troYnpés. Qui donc aura le courage de continuer ce journal? mrons. Les patriotes y retrouveront la môme énergie que dans . premier auteur.

nion, la fraternité sembioient renaître parmi nous, lorsque des is perfides, agitant les brandons de la discorde et paroissant se ir du silence pacifique des républicains, ont osé leur déclarer la et les défler au combat.

irquoi faut-il donc que les hommes d'une même patrie soient si i de sentimens? Pourquoi existe-t-il des Français assez lâches sirer l'anéantissement et la honte de cette môme patrie? Pourquoi, l'équilibre ébranlé par les commotions d'une révolution terrible, icc à se rétablir, pourquoi ces hommes, si humains en apparence, [eux en paroles, cherchent-ils à rompre de nouveau cet équilibre é, à réveiller des passions mal assoupies, à rappeler des maux ouvernement sage commence à réparer, et que tout ami de Tordre levelir dans le plus profond oubli, à souffler le feu de la discorde,

524 LA HÉVOLUTION

propager l'imposture et la calomnie, briser les ressorts de la morale publique, ot renverser les principes de la sociabilité.

a Quant à nous, amis sincères de la liberté, de la Hépublique, des loix et de l'ordre, nous ferons tous nos elTorts pour préserver uos feuilles de la contagion de ces vices. Narrateurs fidèles des faits, nous ne dirons que la vérité: Vitam impendere vero Spectateurs et juges, comme les autres citoyens, de la conduite du gouvernement et des ar.lorités constituées, nous en parlerons toujours avec respect. S'ils font des fautes, nous les en préviendrons sans aigreur, comme nous les louerons sans flallerie, s'ils exécutent religieusement les loix de leur pays.

0 Mais si un vil calomniateur ose verser indistinctement les flots de son venin sur les amis de la patrie, s'il ose chercher, dans les rangs des républicains, des victimes à sa rage cfCrénée, alors, saisissant d'une main vigoureuse le flambeau de la Vérité, nous lui arracherons le masque imposteur dont il se sera couvert; nous montrerons à nu sa hideuse fi^Mirc et il ne restera que la stupeur de la lAchelé et la honte du mensonge.

« Ainsi, sans nous laisser indifloremment subjuguer par tous les partis, sans nous abandonner à cette dangereuse fluctuation qui les sert tour à tour, nous suivrons invariablement la ligne tracée par le vrai patriotisme ; nous ne cesserons de publier les principes sacrés de la Liberté, de la Justice et de Tilumanité.

« L'ordre que nous suivrons sera à pou près le môme que celui établi dans le premier journal.

« Le nôtre, rédigé par une Société de républicains, paroîtra les 5, 13 et 25 de chaque mois. Chaque numéro sera composé de 8 pages in-8«; le prix de l'abonnement sera de 2 livres 50 (ou 2 livres 10 sous) pour trois mois, pour toute la République.

« L'argent, les lettres d'avis, paquets, etc., doivent être adressés franco de port au citoyen Alexandre, imprimeur-éditeur à Sens, rue de la Convention, chez lequel on pourra aussi s'abonner en tous temps.

« Dans chacun de nos numéros, nous ferons une analyse succincte des travaux du Corps législatif et des arrêtés du Directoire exécutif; nous)' insérerons les nouvelles des armées, et parfois ce qui peut tendre à

l'amélioration de l'agriculture ; nous recevrons aussi les avis, biens a vendre, à louer, etc.

« Le reste sera consacré aux nouvelles du département, aux arrêtés et jugements des Corps administratifs et judiciaires qui présenteront quelqu'intérêt. A cet eflet, nous invitons tous les commissaires du Directoire exécutif près les Administrations du canton et les tribunaux, à nous faire part des événements (jui pourroient arriver dans leur ressort, et leurs réflexions.

« Notre journal est surtout destiné au maintien de l'esprit public dans ce département; nous ferons tous nos efTorls pour y réussir; nous faisons par ce prospectus un appel à tous les républicains qui voudront nous aider de leurs lumières dans celle entreprise; dans ce cas, ils sont invités à faire passer ce qu'ils destinent à l'impression, au citoyen Alexaodi^, ^^ plus tard lo septidi de chaquo décade inclusivement.

DANS LB DÉPARTEMENT DE l'yONNE.. 525

« Nous prévenons que nous ne ferons aucun cas des articles qu'on pourroit nous envoyer sans signature ; nous n'aurons d'égard qu'à ceux qui seront signés, en promettant néanmoins de ne pas nommer les persoiincs qui nous les adresseront, si elles le désirent. »

Nous avons tenu à donner en son entier le prospectus de VObservateur, comme nous avions donné celui duJournalpoliUgue. Nous allons présenter un résume des principaux articles des deux rivaux. Dans le numéro I"' do VObservateur, à la suite du prospectus, on trouve une relation du conflit survenu entre l'Administration cantonale et le citoyen Petiet, commissaire des guerres, encouragé par le parti de l'opposition à méconnaître l'autorité de l'Administration civile. A la suite est un compte-rendu des élections au tribunal de commerce de Sens, favorables aux républicains, malgré les elTorls du parli Tarbé.

Puis, vient le texte d'un arrêté de l'Administration municipale du canton de Sens sur les prochaines élections et un article sur le déparlement intitulé : Nouvelles. Enfin, un tableau de l'état Civil de Sens pour la première décade du mois de nivôse an V. 11 entrait donc bien dans le plan des fondateurs de l'Observateur de combattre à la fois les deux journaux de l'imprimerie Tarbé, les Affiches et le Journal politique en offrant les mômes matières que celles traitées par ces deux journaux.

I^e no 2 de V Observateur , du 25 nivôse an V (14 janvier i79'7), contient les articles suivants: Corps législatif, Conseil des Cinq-Cents. Séance du 17 nivôse ijour des Rois, vieux style). Motion d'ordre de Guyomard. A la suite de cette motion qui fut adoptée, il fut décidé que le 2 pluviôse, anniversaire de la mort du dernier roi des Français, les fonctionnaires publics renouvelleraient le serment de haine à la Royauté ! — La partie littéraire contient le prospeclus d'un nouveau journal républicain parisien intitulé : La Clef du Cabinet des Souverains, puis une Recelte pour devenir honnête homme, à l'adresse des royalistes qui disent : « que nul n'est homme de bien s'il ne hait franchement et profondément la République. » A la suite, vient un commentaire élogieux de l'arrêté municipal qui interdit les parties de masques dans les rues; puis, des articles moins importants dans l'un desquels on lit : « La tourbe des royalistes fait un crime au département d'avoir choisi Michel Lepelletier pour son représentant. En revanche, ces Messieurs doivent bien savoir gré a la dernière Assemblée électorale, d'avoir choisi monsieur Mailhe : voilà ce qui s'appelle un grand législateur ( en fait de réaction I ). Voilà le véritable flambeau (ou le tison) du département de l'Yonne ! Honneurs et grâces à messieurs les électeurs, qui ont été déterrer cette plante précieuse, négligée partout sur son sol natal, pour la transplanter amoureusement sur les rives de l'Yonne î Puissent les nouveaux électeurs être moins injustes envers les indigènes, envers leurs compatriotes! »

2799. — Jom^al politique et littéraire du département de V Yonne. N*» n. 15 nivôse an V (14 janvier 1797). (P. 9 à 20).

Ce numéro contient un grand article contre l'Administration centrale à propos de l'affaire des habitants de Lignorelles qui s'étaient révoltés à

propos de la vente du presbytère comme bien national et s'étaient vu imposer une garnison de gendarmes destinés à les mettre à la raison. A la suite, 1^ texte de la circulaire de TÂdministration sur les Assemblées électorales ; 2» polémique à l'occasion de l'article de Y Observateur sur le différend entre la municipalité et le commissaire des guerres ; 3o autre polémique à propos des nouvelles politiques données par l'Observateur; \o vers à propos de l'arrêté sénonois qui défend les masques :

Un arrêté municipal Pétillant de logique Défend le masque en Carnaval Par prudence civique.

J'applaudis à ces sentiments :

Cette sage mesure Va condamner beaucoup de gens

A montrer leur flgure.

Ainsi, nous n'appercevrons plus

Usurpant notre estime I^e masque attrayant des vertus.

Sur la face du crime Dieu merci! nous ne verrons plus

De costume farouche Ni le manteau du fier Brutus

Sur le dos d'un Cartouche

50 On trouve encore à l'article : Variétés, une Recette nouvelle pour faire une bonne dénonciation; 60 enfin, le numéro se termine par une nitique, très méchante, bien entendu, du prospectus de VObservaieur.

2800. — r Observateur du dèpartentent de rYon7ie. Du o pluviôse an V de la République française. N*»- III, IV et V. p. 17-32. Sons, imp. Alexandre. — (M).

N» m. io Relation de l'anniversaire de la mort de Louis XVI, céiébi-éà Sens le 21 janvier. « L'anniversaire du 21 janvier a été célébré danscetie commune avec toute la pompe (luo pouvoit comporter une cérémonie qui retrace aux cœurs républicains l'anéantissement de la Royauté, de ce fléau qui pesoit depuis tant de siècles sur le plus beau pays de l'univers, etc. » ; 2^ article à propos de l'arrêté qui interdit l'uriage des cloches et de la destitution de l'agent municipal d'Avrolles qui avait coche un déserteur; 3o autres articles moins importants, annonces de ventes, étal-civil.

— N° IV. Du 15 pluviôse an V (3 février 1797). P. 25-32. -(M).

i» Victoire de l'armée d'Italie (à Rivoli), annoncée par Villetard; 2o Installation d'un commandant de la place de Sens; 3« Destruction par les royalistes pendant la nuit du 2 au :3 de l'autel de la patrie, érigé sur la place du prieuré à St-Florentin.

— Supplément au n^ IV de Y Observatoire du département de rYonne(SikS6).

DAWS LE DÉPARTEMENT DE L*YOWNE. o27

io Lettre d'un volontaire du 2« bataillon de l'Yonne à sa mère; 2o Impromptu sur la brillante expédition de Tarmée d'Italie, chanté dans la séance décadaire de Sens, du 10 pluviôse an V. En voici le dernier couplet :

Vous, qu'un fol amour pour les rois

Ue nos fêtes écarte, Perfides, à qui nos exploits Donnent la fièvre quarte, Ah ! il vous souviendra, la rira Du vaillant Bonaparte.

— No V. Du 25 pluviôse an V. (P. 37-52). - (M).

Mantoue est pris : Vive la République.

Annibal triomphant s'amolit à Capoue, Et perd dans les plaisirs le fruit de ses succès Pour couronner les siens, l'Annibal des Français, Force à capituler l'orgueilleuse Mantoue.

La polémique avec le journal politique continue; on y critique les articles du concurrent sur TafTaire Potherat et Duché d'Auxerre que ce journal essaie de remettre sur le tapis afin d'en rejeter l'odieux sur les républicains. On commente favorablement l'arrêté de la municipalité interdisant les mascarades; puis on continue la polémique en dévoilant les projets des monarchistes et des gens hostiles au parti républicain. — Autre article à propos de la procédure instruite à tort par le directeur du jury de l'arrondissement d'Auxerre contre le citoyen Auger-Lamothe, commissaire du pouvoir exécutif du canton de Ligny. Puis vient un morceau sur les incomparables victoires remportées par l'armée d'Italie , dénigrées et presque niées par les royaux anarchistes. A la suite : Couplets en l'honneur de l'armée d'Italie, par le citoyen Violans, vétéran de la 96* compagnie, en garnison à Sens.

2801. — Journal politique et littéraire du département de V Yonne. N°- m, IV et V. Imp. V° Tarbc et fils. P. 9-56. Sommaire du No 3.

Nouvel article sur l'affaire du commissaire des guerres avec la municipalité sénonoise; autre sur les visites domiciliaires que se permettent quelques autorités constituées; — affaire Potherat et Duché d'Auxerre; — accusation de complicité contre Ilousset; — Politique : les Jacobins appellent anarchistes ceux qui s'élèvent avec intrépidité contre les désordres; - Avis aux amis de l'ordre et de la paix. — Puis vient une série d'allusions malveillantes et d'attaques personnelles contre plusieurs républicains, notamment contre le citoyen Finot, président de l'Administration du département. Un anonyme a inséré une note manuscrite dans l'exemplaire de la Bibliothèque d'Auxerre. Nous transcrivons ici cette note qui répond aux attaques du journal politique, v Le conventionnel Finot a épousé la fille de sa femme, cela ne prouve rien contre ses mœurs, pas plus que son vote sur Louis XVI ne prouve sa férocité, pas plus que sa

o28 LA RÉVOLUnOIf

vio entière ne prouve son ambition et son indélicatesse. Il est mort pauvre, ne laissant pas à sa femme 400 fr. de revenu. Sa mémoire est en vénéralion à AvroUcs. Pendant la Terreur, il a fait un acte d'humanité envers la famille Gallol d'AvrolIcs. Le curé Gallol caché à Avrolles éloit découvert; il allait iMrc arn>lo. Finot en est instruit ; il se hAle d'accourir dans la famille Gallot et de la prévenir du danger. C'est à cet avertissement que le curé a du la vie; la famille lui en a été reconnaissante. La veuve Finot a pu loucher avant sa mort, pendant trois trimestres, la rente viagère de 400 fr. léguée par le conventionnel Souhait (des Vosges), aux veuves de conventionnels qui justifiaient n'avoir pas un revenu de 400 fr •. Quoiqu'on ait écrit au-dessous de celte note qu'elle est de M. Salomon, ancien avoué, nous la croyons do M. Denis, ancien sous-préfet d'Avallon, relire tt Avrolles, et mort depuis quelques années.

Le N« lll du Journal politique est terminé par une épître en versd'KJW représentée à ses repi*ésentans au Conseil des Anciens. C'est une diatribe violente contre les Jacobins, pleine d'aménités, telles que celle ci qui termine la pièce :

Ecoutez-bien, je crois qu'il serait bon

Pour contenir la bande turbulente,

De l'envoyer à Marseille ou Toulon, La rame en main, fendre l'onde écumante

Dans ces pays règne l'égalité.

Quand ces coquins seront sur nos galères. Le verre en main, retrouvant leurs confrères.

Ils trinqueront à la fraternité î

No IV : 15 pluviôse an V (3 février 1797.) — Affaire du commissaire du pouvoir exécutif de Ligny-le-Cihàtel, protégé du représentant Villetard.- Kreinlement du citoyen Moreau, président de l'Administration municipale de Sens, qui, dans son discours, avait traité les royalistes d'anarchistes. Conclusion : Les Jacobins sonl... les anarchistes. — Bulletin des victoires de l'armée d'Italie.

N'o V : 25 pluviôse an V (13 février 1797). — Lettres de Villeneuve-snr- Yonne et de Brienon-sur-l'Armançon, à propos d'articles publiés danï y Observateur et de la destitution de Hoberl-Varennes, commissaire des guerres à Sens. — Extrait d'une lettre du général Huonnparte au citoyen Carnot. — Projet ou canevas d'un discours à prononcer dans une convocation secrète des patriotes exclusifs (Parodie). — Sur l'arrivée prochaine à Sens d'une troupe de comédiens, par le coche d'Auxerre (Chanson). — Un petit mot aux Jacobins, en réponse au charmant billet anonyme trouvé sous la porte du Journal polit igfie et littéraire ciinsévé à&n^ ce journal, no IV, p. 4L Nous voici encore avec une pièce de vers dans laquelle on prend à partie les républicains et plusieurs des rédacteurs de V Observateur ; en voici les six derniers vers :

Allons, graiids rédacteurs de ce journal sans prix : Égayez d'un bon mot tous les lecteurs surpris ; De vos sots baiToués, embrassez la défense.

D'Hébert et de Babeuf, vous avez Téloquence, Du farouche Marat vous possédez le ton... Et vous aurez un jour le même Panthéon.

2802. — Mémoire du président de l'Administration municipale du canton de Thorigny et des agents municipaux des communes de Grange-ie-Bocage, St-Maurice-aux-Riches-Hommes, Voisines, La Chapelle-sur-Oreuse, Sognes, Fleurigny, Villiers-Bonneux et Thorigny, membres de la dite Administration. Suspendus de leurs fonctions par arrêté de l'Administration provisoire du département de l'Yonne, en date du 16 brumaire an V, à eux notifiée par extrait, le 10 frimaire suivant (30 novembre 1796). Ce 29 pluviôse an V (17 février 1797). A Sens, imp. V« Tarbé et fils, Grande-Rue. In-4^ 12 p. - (Q) ^

Affaire Guichard et Laugaudin qui avaient dénoncé la municipalité du canton de Thorigny et Tavaient fait suspendre comme anti républicaine. Cp"*. Compte- rendu dans le Journal politique et littéraire. N? VI. 5 ventôse an V.

2803. — V Observateur du département de V Yonne débridé. Du 5 pluviôse an V de la République française. Épigraphe : Souvent tel qui nous semble un géant, n'est qu'un nain. S. 1. (Sens, Tarbé). In-8% 12 p. — (N. Dioc. Sens. IV, p. 361).

Voici encore une pièce satirique (prose et vers) destinée à tourner en ridicule le nouveau journal républicain et ses amis. Tous les sujets traités dans VObservaieur du 5 pluviôse sont ici repris et plaisantes, notamment l'anniversaire du 21 janvier :

On sait qu'à Sens toutes les fois Qu'il s'agit d'exhumer les rois, A la République fidèle La commune double de zèle ; Aussi, le vingt-un janvier Eut-elle soin de publier...

une proclamation, pour annoncer la solennité du jour.

Puis vient le discours prononcé par le citoyen Moreau :

Du long discours de Moreau

Faisons l'analyse ; il faut, car il est bien beau Que chacun le lise....

Et va-t-en voir s'ils viennent, Jean, Va-t-en voir s'ils viennent.

Toute la pièce est sur ce ton et on y passe en revue les articles de {'Observateur. Elle se termine ainsi :

Trois fameux marchés par semaine Ont décidé nos gouvernans

A demander un capitaine Pour commandant de place à Sens ; Fort bien, mais !a chose inceKaine, C'est s'il prendra possession Ou de la place Saint- Etienne, Ou bien de la place au poisson.

2804. — h' Observateur du département de V Yonne y N** VI. Du 6 ventôse an V (23 février), N° VII. Du 15 ventôse (o mars). N* VllI. Du 25 ventôse (15 mars 1797). P. 53-84. Sens, imp. Alexandre. —

N^ VI : LetU^e datée de Mcnde. Rutleau, chef d*escadron, à ses concitoyens. i^atriotes de 1789, Monarchiens, Constitutionnels, Jacobins, Feuillans, Cordeliers, ultra, intra, extra-Hévolutionnaires, Modérés, Exngérés, Démocrates, Républicains, Soldats ou Officiers de la garde nationale, Héros de nos armées; vous tous enfin qui avez fait ou laissé faire la Révolution, ouvrez les yeux, il n'y a plus pour vous que la Liberté ou la Mort. — Nouvelle polémique sur les mascarades, réponse au correspondant de Villeneuve du Journal politique. — Les J'ai vu de YOlsemleur. — La Calomnie, par Joseph Chénier (Analyse^

N° Vil : Extrait de VOrateur des Assemblées priynair es, sur la Mtualion présente et les élections prochaines. — Dialogue entre Guillaume Barle, vigneron et propriétaire et François Popardin aussi vigneron et père du domestique de son ci-devant seigneur, tous deux habitans d'une petite commune du département. (Dialogue sur les contributions avant la Hévolution et actuellement). — Les veillées du presbytère, par le citoyen Henoit-Lamothe. (Annonce). Voyez plus loin le titre de cet ouvrage.

Nû VIll : Grand article politique sur les véritables anarchistes et les brigands royaux, avec nombreuses citations de VOrateur des Assemblées primaires, toujours au point de vue des prochaines élections. - Question proposée par le Journal poli tique et littéraire du dépariermi de V Yonne. N° Vil. P. 77. -— De quelle utilité est-il pour la jeunesse, la morale. Tordre social, que quelques hommes fêtent exclusivement la Décade ? qu'ils n'exposent à la vénération publique qu'une ridicule image de bois qu'ils appellent la Liberté ow la Raison .. — Réponse : .\bolirsur le champ la Décade cl le Comput républicains, ainsi que toutes les dénominations qui tiennent à la République, etc. A la suite : Conseils aux électeurs pour les prémunir contre les royalistes et les prêtres, il s'agit de la Liberté menacée. Tous ces articles attaquent le parti contraire en général mais toutefois sans entrer aussi violemment dans les personnalilés et les attaques directes dont se servaient les rédacteurs du Journal politique.

2805.— Journal polUiçue et littéraire du département deVYonr^e, N° VI, 5 ventôse an V (23 février 1797). N' VIF, 15 ventôse an V (5 mars 1797). N^ VIII, 25 ventôse an V (15 mars 1797). N« IX, 30 ventôse an V (20 mars 1797). P. 57-104. Sens, imp. V Tarbé et fils.

No VI : Analyse du Mémoire du président de l'Administration municipale du canton do Thorigny et réflexions sur ce Mémoire. — Des masques, nouvel article et nouvelle lettre sur l'arrêté de la municipalité sénonoise. — Variétés : Procès du ci-devant abbé de Salamon. A propos de cet article, le rédacteur du journal donne des renseignements biographiques fort curieux sur Henri-Robert Desmaisons, commissaire du Directoire exécutif à Paris, ancien administrateur du département de l'Yonne et sur son frère H.-Marc Desmaisons, commissaire du pouvoir exécutif près le canton de St-Georges (Yonne). — Autre article intitulé : Généalogie et dirigé contre le représentant Villetard. — Sommaire du No VII : Sur la prétendue destruction de l'autel de la Patrie, à St-Florentin. — Sur le prétendu attroupement masqué qui a forcé les prisons à Villeneuve-sur Yonne. — Relation de vols nombreux, attribués à la démoralisation causée par le régime républicain. — Quelques notes sur deux journalistes dont les mensonges et les infamies, lus à haute voix, font en grande partie les frais de la célébration des fêtes décadaires, dans certaines communes. — - Décalogue des Jacobins; parmi les articles de cette singulière pièce, on lit :

De Villetard tu te feras L'espion, la dupe ou l'instrument.

Enfin, l'arlicle littérature, inséré dans ce numéro se compose d'une pièce de vers intitulée : Plaintes d'une jeune personne dont l'amant étoit venu, il y a quelques années, chercher un asile et le bonheur dans le département de l'Yonne. Nous ne savons si c'est un simple morceau littéraire ou s'il y a là quelque allusion politique. — Sommaire du No VIII : Sur les élections de germinal (Article rappelant les excès de 1793 et invitant les électeurs à se grouper contre les Jacobins). — Conseil des Anciens. Séance du 6 ventôse (Annulation de l'élection faite par la commune de Lichères). Séance du 1 ventôse (Réunion de la commune de Jouy, qui faisait partie du Loiret, au canton de Chéroy, département de l'Yonne). — Affaire Auger-Lamothe, de Ligny. — Police correctionnelle de Sons (Affaire des jeunes gens qui avaient troublé l'exercice du culte catholique dans l'église de St-Maurice de Sens). — Variétés : « Les députés ex-conventionnels du départament de l'Yonne qui ne doivent continuer leurs fonctions que jusqu'au 1«^ prairial prochain, sont : Chastellain^ Jeannesl et Mailhe. Ceux qui doivent les continuer jusqu'au l^»" prairial an VI, sont : Hérard et Précy. » — Dans les pièces relatives à la conspiration de Babeuf, dont le gouvernement a ordonné l'impression, on lit, entre autres morceaux curieux, une note intitulée ; Liste des Démocrates à adjoindre à la Convention, en remplacement des membres du Corps législatif qui devaient être massacrés. Le démocrate destiné à représenter le département de l'Yonne y est désigné sous le nom do Montéte, d'Auxerre (pour Monteix). Est-ce Babeuf ou Pillé, son secrétaire-général, ou l'imprimeur qui a estropié le nom? Ou n'est-ce pas une main amie et puissante qui a opéré ce changement innocent, pour ménager l'amour propre de son protégé? » — Littérature : Villeneuve-sur- Yonne, aux braves gens de Sens. Cette pièce débute ainsi :

Qu*ii ost plat cet Observateur, Qui de sa sanglante tribune, D*un œil jaloux, voit le bonheur De notre tranquille commune.

Qu'il sache que si les soucis Des scélérats sont le partage, ija paix et quelquefois les ris De la vertu sont l'apanage...

N® IX : Mon songe (Evocation des 32 victimes de Sens, contre le parti républicain). Lettre signée : Saint-Aubin, professeur de législation, sur les visites domiciliaires. — Protestation de l'Administration municipale de Tonnerre contre les calomnies répandues sur cette commune. Signé: Roze, président ; Jacquillat-Uespréaux, Desnoyers et Macé-Daudin, administrateurs; Percheron, commissaire du pouvoir exécutif; Gailoyer, secrétaire. — Lettres sur la politique et les élections, dotées deChéroy, Autun, Auxerre. « Dans cette dernière, on tombe sur Villetard encore une fois et l'on fait observer qu'il n'est plus député de l'Yonne, mais qu'il a été, il y a quinze mois, nommé député par les Ardennes. Ce numéro est terminé par une chanson en cinq couplets intitulée : Les nouveaux Capucins de Joigne/. »

2806. — V Observateur du département de V Yonne, N* IX. 5 ger minai an V (25 mars 1797). N° X. 15 germinal an V. N° XL 25 germinal an V (14 avril 1797). P. 85 116. — (M).

No IX : Politique. Ce numéro est rempli presqu'en entier par un grand article sur les bienfaits du régime républicain. Il est terminé par un historique des élections. La commune de Sens a été divisée en trois Assemblées primaires. Les électeurs nommés sont tous républicains dans les deux premières sections. Dans la troisième, les opérations, entravées par les hommes de l'opposition, ne sont pas encore terminées.

N® X : Sens. Article intéressant sur les élections. Les administrateurs municipaux, les juges de paix et leurs assesseurs sont tous choisis dans le parti républicain, à une grande majorité. Suivent d'autres orticles invitant les électeurs à nommer des républicains à la députation et à l'Administration centrale. Ce numéro est terminé par une relation de la FèUit la Jeunesse célébrée à Sens le 10 germinal.

N° XI : Grand article sur deux colonnes contre le Journal politiçue et littéraire^ à propos des Assemblées primaires. Dans la première colonne, est la version de Y Observateur sous ce titre : Exposé fidèle de ce qui s'est passé aux Assemblées primaires du canton de Sens. Dans la seconde, on a placé un Extrait du N" XI du Journal politique et Ht^' raire. A la suite : Lettre de Bonaparte, général en chef de l'armée d'Italie, du 2 germinal an V, appelant Fauvelet-Bourienne auprès de lui pour être employé à l'armée. — Si les républicains sont vainqueurs à Sens,iln'en est pas ainsi à Auxerre où le parti opposant l'emporte, l^ Observateur exhale à ce propos sa mauvaise humeur, à la fin de ce numéro: « L'assemblée électorale vient de nomme/ au Conseil des Cinq-Cents les citoyens Tarbé,

DANS LE DBPARTEHBNT DE L'ïO^NE. f>33

ex-législateur, de Sens, el Leclerc, président du tribunal criminel, d'Auxerre. On ne sait pas ce qu'en attendent les honnêtes gens, mais ils sont d'une joie impudente ; on les voit pnrcourir les rues, la lèle haute el brandissnnl leurs assommoirs. Ils ont insulté hier un patriote sur l'Esplanade, ils pni'oisscnl avoir oublié qu'à Sens la majorité Oes républicains est immense. Ils croient déjà la conire rcvolulion faite. Un en a entendu un ce malin dire publiquement qu'il fullail effacer les noms de décade et de Répttbliqve qui sont gravés au coin de deux rues de cette commune. Un autre a baisé respectueusement la croupe du cheval du citoyen Tnrbé, au moment où il parloll pour aller remercier l'assemblée électorale. Ils sont fous ! en vérité, ilâ sont fous : ! ! •

2807. — Journal politique et littéraire dv départevient de V Yonne. N" X, 13 germinal an V (25 mars M^Tl). N» XI, 15 germinal an V (4 avril) N° Xll, âb germinal an V (14 avril 1797). — (A. D., 121).

N'o K ; Nouvelles de l'aris. — Déparlement de l'Yonne. Liste des électeurs. — Tableaux des candidats; ce lableau ne contient pas moins do 34 candidats pour la dcputation et de 66 candidats pour l'AdminisIralion centrale Ces listes sont très inléressantes à consuller el nous y voyons figurer des noms qui nous rappellent les personnages politiques du temps. A la suite : Lettres, de Tonnerre, sur le carnaval ou [^ihéresl fui pris à partie, de Sons, Villeneuve-sur- Yonne, Tont-sur-Yonne, Joigny, donnant des détails sur les Assemblées primaires ou sur des foiis locaux.

N" XI : ('.ompte-i'endu des Assemblées primaires du canton de Sens. — Suite de la liste des électeurs (avec détails sur les assemblées des eanlons de St-Florenlio, Ligny, St-Fargeau, Rléneau, Champignelles. — A la suite : Compte-rendu d'un procès entre Boullnrd père el fils, de Villeneuve-sur-Yonne, alliés au citoyen Houssct; et pour terminer, compte- -rendu littéraire des Veillées du presbytère. C'est, bien enlendu, un éreintement complet de l'œuvre du citoyen Benoil-I.amothe.

No Xll : Lettre sur les Assemblées primaires de Sens. — Lettre d'un électeur de l'an III, aux électeurs actuels du département de l'Yonne. — Fin de la liste des électeurs. — Conseil des Cinq-Cents. Séance du 16 germinal an V : rapport sur les opérations de l'Assemblée primaire du canton de Chéroy. — Corps électoral de l'Yonne. Bésullat du scrutin pour l'élection au Corps législatif :

Le Clerc-Malhoros, dAuxerro 277 voix. Élu..

Charles Tarbé, de Sens 265 — —

Doileau, d'Avallon 63 —

Lebois-Desguays, de Sl-Fargeau 38 —

Tricotel, de La Lande, prés Sl-1'argeau.. . i —

2808. — Tableau des occasions principales où le citoyen Charles Tarbé, domicilié à Sens, s'est montré à l'Asseinblée législative; extrait du Journal des Débats et des Décrets. S. I. n. d. {Sens, V Tarbé et fils, 1797). In-8% 4 p. — (M.)

2809. — Extrait du procès-verbal des assemblées de la commune

534 ^A IIÉVOLUTÎON

de Sens, du 27 floréal an III et jours suivants, tenues en présence et par ordre du représentant du peuple. Détails sur les élections des Assemblées primaires du canton de Sens. (Extrait du Journal politique et littéraire dit, département de V Yonne. N** XI, imprimé à Sens). (Sens, V Tarbé et fils), In-8% 8 p. — (A. î)., 121).

l'amphlct violent contre les républicains de Sens ; la seconde partie seule est extraite du Journal politique. Cette pièce donna lieu à la réponse suivante.

2810. — Les Électeurs, assesseurs et administrateurs municipaux de la commune de Sens, nouvellement élus, à leurs concitoyens. A Sens, chez Alexandre, imprimeur, rue de la Convention, n° 87. In-8°, 4 p. — (N. T. Dioc. de Sens, IV, p. 373).

Protestation contre le libelle précédent répandu à profusion par les royalistes, avec plus de âO,000 listes de candidats royalistes. Malgré cela, les candidats républicains ont obtenu de 11 à iâOO voix sur 1400 votants.

2811. — Sens, le 24 germinal de Tan V» de la République française. — Les citoyens de la commune de Sens aux citoyens électeurs du département de l'Yonne. A Auxerre, de Fimp. de L. Fournier. In-8% 6 p. - (A. I)., 121).

Félicitations et remerciements aux électeurs qui ont nommé Ch. Tarbé aux fonctions législatives. Cette pièce porte la signature de 340 citoyens de Sens; elle fut évidemment composée pour servir de réponse à la protestation précédente.

2812. — Avis aux Fidèles catholiques. De Timp. de la V* Tarbé et fils, à Sens. In-8% 3 p. — (N. T. Dioc. Sens, IV, 329).

Compte du bureau do secours en faveur des ministres du culte, depuis noiM ITJC jusqu'au l'"* avril 1791. Les secours ont été répartis entre 10 personnes. Nouvel appel aux catholiques, les dons devront être déposes entre les mains du citoyen Chalembert.

28ia. — Pétition au (Conseil des Cinq-Cents, par M"»* SalucesPolignac. V*^ Tarbé et fils, imp. à Sens. In-4% il p. — (A. T. VIII,

2814. — V Observateur du départe^nent de V Vanne. N" XII. Du 5 lloréal an V (24 avril 1797). N° XIII, du 15 floréal. N*» XIV, du 25 lloréal (14 mai 1797). — P. 117-140. — (M).

N** XII : Article à propos d'une attaque nocturne dirigée contre le domestique du représentant Tarbé. — Assemblée électorale. « Cette Assemblée a nommé pour accusateur public, le citoyen FVignot, de Joigny; pour juge, le citoyen Peule, homme de loi à A vallon; pour suppléants, les citoyens Dartis, Cuéron-Duplessis, Hussicre, homme de loi à Auxerre, Hadenier Laperrièrc, de Joigny, et Bourgeois, d'ÉpineuU. Pour haut juré, le citoyen Devercy, déjà élu Tannée dernière.

DANS LE DÉPARTEMENT DE L YONNE. o3o

« Nous avons pour administrateurs du déparlement les citoyens Per- Ihuis fils, d*Auxerre; Roze fils, imprimeur à Tonnerre, et trois âê ceux qui ont été destitués Tannée dernière par le Directoire exécutif, les citoyens Demorillon, d'Avallon, Challaye, d'Auxerre, actuellement encore conservateur des hypothèques, et Morizet, de St-Florentin. On espère que cette fois ils se conduiront, dans leurs fonctions, avec plus de justice et d*impartialité et que leur destitution sera pour eux une leçon utile. » — A la suite : Article où on tourne en dérision les discours des citoyens Leclerc et Tarbé, élus représentanls. On sent déjà la tendance du parli républicain à s'appuyer sur le pouvoir militaire représenté par Bonaparte. Les armées étaient en effet restées très républicaines et patriotes. — Réplique à propos des fusils soi disant placés à côté de la salle des séances de l'Assemblée primaire. — Biens patrimoniaux à vendre.

No XIII : Aux rédacteurs de V Observateur (sur la religion du citoyen Tarbé qui permettra à sa chère maman d'écouler ses Heures Sénonoises, ses Croix de Jésus et ses Catéchismes du cardinal de Luynes). — Le mois de floréal, élégie. — Sur la paix, dont les préliminaires furent connus à Sens dès le 7 floréal. — Extrait du N<* CCX du Moniteur. Séance du 26 juillet 1792 (Réimpression du compte-rendu de la séance de l'Assemblée nationale dans laquelle Ch. Tarbé avait insulté ses collègues et s'était vu infliger 8 jours d'arrêts).— Accaparements. Article contre Laporle directeur du jury du tribunal correctionnel de Sens. — Message du Directoire exécutif annonçant les conditions de la paix.

N<» \IV : Relation de la fôte des Epoux, célébrée à Sens, r- Littérature : Essais en vers et en prose, par Joseph Rouget-Delisle. (Compterendu).

:281o. — Journal politique et littéraire du département de V Yonne, .V XIII. 5 lloréal an V (24 avril i797).No XIV 15 floréal an V (4 mai). N« XV. 25 noréal an V (14 mai 1797). P. 145-188. — (A. D., 121).

N® XIII : Assemblée électorale de l'Yonne. (Compte-rendu très intéressant). — Extrait des discours prononcés au sein du Corps électoral du département de l'Yonne, par les citoyens Leclerc et Tarbé. — Députalion des cinq déparlements qui environnent celui de l'Yonne et du déparlement de la Seine. — Compte-rendu des tribunaux. — Variétés. Article (à pro- . pos d'une circulairc\lu parti républicain). — Relation do l'attaque nocturne du citoyen Tarbé et de son jardinier.

N® XIV : Sur la paix. — L'Administration municipale du canton de Tonnerre au rédacteur du journal politique du département, à Sens. (Compterendu de la distribution des prix de l'école secondaire de Tonnerre, faite le 19 germinal an V). — Police correctionnelle de Sens. — Bulletin du jacobinisme à Sens. — Pour la première fois, le nom de Th. Tarbé figure seul comme imprimeur du journal. Par suite d'arrangements de famille, son association avec sa mère avait pris fin et il prenait à son compte l'ims primerie et la librairie, à partir du 1*=^ mai 1797.

N® XV : Le dernier mot d'un citoyen de Villeneuve-sur-Yonne à l'amnistié Housset. - Lettre de Ligny-le-Chàtel du 14 floréal, racontant

les insultes faites au curé de Maligny, pendant la célébration du Te DeunTk roccasion de la paix. — Lettre de Joigny à propos des critiques de VObservateur sur les discours Leclerc et Tarbé, — Administration du département. F^xtrait du procès-verbal de la séance du 1 floréal an V (sur les contributions arriérées). — Lettre de Delaporte, directeur du jury de l'arrondissement de Sens, en réponse a Tarticle de VOisertaleur cité plus haut. — Lettre datée de Sens, sur les réunions décadaii*es. — Lettre de Villcneuvo-le-Guynrd, sur un enterrement.

2816. — Épître à un ami. S. 1. n. d. (Sens, Tarbé, 1797). In-8% 8 p. — (A. B., 528, t. I").

Cette pièce est une violente satire en vers des fêtes décadaires celé-brées à Sens. Elle a pour auteur Sallot de la Verpillière, qui prend à partie les principaux acteurs de ces fêtes.

2817. — (Clianson à propos de la paix). Sens, imp. Alexandre. (S. d.). In-8% 4 p. — (A. B., 1750).

2818. — Dialogue des Prétendants. Interlocuteurs : La Douceur, Tourniquet, Cancan et La Terreur. S. 1. n. d. (Sens, Tarbé, 1797?,». In-8% 7 p. - (Q).

Pièce satirique en vers contre les patriotes accusés de jacobinisme ou de terrorisme. Au bas de Tun de ces exemplaires, on lit en note manuscrite : « Noms des interlocuteurs : La Douceur ^ Marie de I^ Forge; Tourniquet^ Hobinet de Pontagny ; Cancan^ Houssel, fils du médecin ;Ztf Terreur^ Defrance, maître de pension.

Cette pièce, ainsi que la précédente, nous pai*aît avoir été imprimée à Sens, chez la veuve Tarbé et l'auteur pourrait bien être aussi quelque Sénonois letlré et galant. Sur l'exemplaire de la bibliothèque d'Auxerre, on lit la dédicace manuscrite : « A la plus aimable des femmes de SensI *

2819. —L'inutilité des prêtres. Chanson. (S. 1. n. d. Sens, 1797?). In-8% 4 p. — (Se. Y., 2« série, I, 55).

2820. — Chanson à Tordre du jour. A Jtosine, par le citoyen Deville, de Sens. S. 1. n. d. (Sens, 1797?) ln-8% 2 p. — (Se. Ym 2^ série, I, 58).

2821. — Strophe funèbre pour être chantée aux inhumations des citoyens patriotes. S. I. n. d. (Sens, 1797?) ln-8^ 1 p. —(Se. Y- 2« série, I. 60).

2822. — Invocation à TÊtre suprême pour la conservation des biens de la terre, par le citoyen Courtois. In-8**, 1 p. S. l. n. d. (Sens, 1797?) — Se. Y., 2« série, I, p. 60).

2823. — Romance sur le tombeau des Sans-Culottes. 8. 1. n. d. (Sens, 1797). 2 p. in-8^ — (Se. Y., 2° série, I, 61).

2824. — Hymne à TÉternel, par le citoyen Benoît-Lamothe. S. I. n. d. (Sens, 1797?) In-8% 2 p. — (Se. Y.,'2« série, I, 68).

2825. — Recueil de chants patriotiques. S. 1. n. d. (Sens, 1797?). — (Se. Y., 2« série, I, 68).

Ces poésies ont été composées par des auteurs sénonais.

2826. — Chanson. Sermeit d'un jeune républicain, par le citoyen Courtois. S. 1. n. d. (Sens, 1797?) — (Se. Y., 2« série, I, 66).

2827. — Couplets patrio-bachiques, par le Cousin-Jacques. Note : le dernier couplet est du citoyen Courtois, In-8% 2 p. S. 1. n. d. (Sens, 1797?). — (Se. Y., 2*» série, I, p. 67).

2828. — Chanson de la Gamelle, dédiée à la nouvelle réquisition. ln-8°, 3 p. S. 1. n. d. (Sens, 1797?) — (Se. Y., 2« série, I, p. 69).

2829. — Couplets du camp de Grandpré, chantés par les pères des jeunes défenseurs de la République. In-8% 2 p. S. 1. n. d. (Sens. 1797 ?) — (Se. Y., 2*' série, I, 72).

2830. — Chant civique. In 8°, 1 p. S. 1. n. d. (Sens, 1797?) — (Se. Y.; 2' série, I, p. 74).

2831. — Hymne à la Liberté, pour l'inauguration de son temple, dans la section de l'Observatoire, en la ci-devant église de St-Jacques. S. 1. n. d. (Sens, 1797?) In-8% 6 p. — (Se. Y., 2« série, I, 75).

Nous n'avons pu découvrir Tauteur de celte pièce qui doit être d'origine sénonaise ; nous l'avons trouvée classée avec les pièces précédentes.

2832. — - (Prospectus d'association pour l'instruction publique à Sens). Sens, imp. Tarbé, 1797. In-8% 2 p. — (A. T. VII, 625).

2833. — Association pour l'instruction publique dans la commune de Sens). Imp. Tarbé. In-12, 4 p. — (A.T. VII, 627).

2834. — Distribution des prix et exercices de l'établissement d'instruction formé par le principal et les anciens professeurs du collège de Sens. Sens, imp. Tarbé, 1797. In-4^ 7 p. — (A. T. VII, 633).

2835. — VObservateur du département de l'Yonne. N® XV. Du 5 prairial an V, de la République française.— N"* XVI. Du 15 prairial (3 juin 1797). — N° XVII. Du 25 prairial (13 juin 1797). P. 141-172. A Sens, chez Alexandre. — (N).

N®)XV : (Critique du parti dit des Honnêtes gens). Signé ; Médiator, Jacobin de i791. — Housset, commissaire du pouvoir exécutif près les tribunaux civil et criminel du département de l'Yonne, à ses concitoyens. (Réponse aux attaques du journal politique). — Au rédacteur de VObservateur, Signé : Régley fils. (Réponse aux insinuations de Delaporte. — Lettre (en vers) d'un volontaire de l'armée d'Italie à sa maîtresse. — Extrait d'une lettre de l'Administration centrale, aux administrations municipales de son ressort. (Invitation à célébrer les fôtes décadaires et a leur donner de l'attrait par tous les moyens). — Des réactions politiques, par Benjamin Constant.

o38 LA HÉVOLUTION

No XVI : Notice historique sur la Société des Jacobins et sur le^ Sociétés populaires en général. — Compte- rendu do la fè!e de la Reconnoissance et des Victoires nationales, célébrée à Sens. — Aux rédacteurs de V Observateur. Signé : Martin, percepteur. (liéponse à un article du journal politique). — Lettre de Héglcy fils (au sujet de ruligncment des bâtiments de la vieille boucherie, à Sens).— Sur la tolérance.— Sur la calomnie (à propos du citoyen Housset). — Ode sur la fôfe de la Iteconnoissance, j)ar le citoyen Courtois.

N*> XVII : La promenade du matin (contre la religion catholique). — Extrait du Mercure (sur l'attitude aggressive de ('h. Tarbé aux Cinq- (^ents). — Justification des électeurs de Sens. F^xtrait du Moniteur y n*> 561. Séance du lu prairial. (Compte-rendu de l'incident Tarbé). — Héponse au triple fonctionnaire de Villeneuve-laGuyard (Uelaporte). Signé : Héglcy fils.

:2836. — Journal politique et littéraire du département de V Yonne. N« XVI, 5 prairial an V r24 mai 1797 1. N'^ XVII, 15 pi»airial au V 3 juin 1797). N« XVIII, 15 prairial an V (13 juin 1797).— (P 189 ii8.

No XVI : Administration centrale du département de l'Yonne. Séance du 5 floréal (fours et cheminées). Séance du i2 (Rentiers et pensionnaires de TEtat ; récépissés et bons au porteur). — Tribunal criminel; discours de Prignot, accusateur public. — Lettre de Sens sur la séance décadaire du 30 floréal. — Lettre du citoyen Lefranc contre le percepteur do Sens. — Lettre de Joigny, louant le discours de Tarbé, — Ilemarques historiques sur Louis Turreau, ex-convenlionn^l, mort il y a quelques jours à Coni. — Lettre de Sens, sur l'alignement de remplacement de l'ancienne boucherie. — Bulletin du Jacobinisme de Sens. — Klal de Paris, 29 floréal. — Corps législatif, séance du 1" prairial (admission des nouveaux députés). — Chanson patriotique sur le succès de nos armées, adressée à la jeunesse française, par le citoyen Guéniot, d'A vallon. — Couplets sur la prétendue nomination de J.-B. Louvel au consulat Je Palerme, par un abonné de Sens.

N^ XVII : Administration centrale"; séance du 7 floréal (Recouvrement des contributions. — Fêtes décadaires). Séance du 11 floréal .arrêté sur les moulins et usines à établir sur les rivières). — Police correctionnelle d'Auxerre ; Condamnation des inculpés dans raffairc tle Maligny. — Héponse do Delaporte au citoyen Régley fils. — Réponse du citoyen Martin, percepteur, au citoyen Lefranc. — Conseil des Cinq-Ceûl* (Formation de la liste décuple des candidats proposés pour remplir la place vacante dans le Directoire). On lit en note : « Le département u'a pas vu d'un œil indifférent le citoyen Tarbé, l'un de ses concitoyens, placé honorablement sur cette liste. Nous lisons dans le Mémorial, n° 8, quelques réflexions sur ce choix que nos lecteurs ne seront pas fâchés de connoître : « Parmi les noms qui ont eu un nombre de suffrages considérable, on voit avec plaisir celui de Tarbé, l'ancien ministre, frère de Tarbé, député actuel. Que diront les Jacobins de Sens? Ils ont fait l'impossible pour perdre ces deux estimables . frères. Ces jacobins de Sens

sont bien le plus redoutable nid à guêpes, le plus doué d'aiguitlons, le plus dénué de talents qui soit entre la prison de Vendôme et le département du Var. » — Bulletin du Jacobinisme du département.

No XVI II : Administration centrale. Séance du 7 prairial. (Arrêté sur la police rurale). — Séance du 11 prairial. (Arrêté fixant le nombre des employés des administrations). — Lettre adressée de Brienon, dénonçant Chaillot, commissaire (qui assiste à l'ouverture et fermeture des paquets de la poste aux lettres. — Instruction publique (An nonce de la réorganisation du collège de Sens, sous la direction du citoyen Dupuy, ci-devant principal du collège des Grassins. — Les rédacteurs du Journal politique et littéraire au citoyen Hégley fils, administrateur municipal à Sens. — Lettre d'Auxerre, dénonçant les troubles causés par les Jacobins, à Toccasion de la fête de la Heconnoissance et des Victoires.

2837. — Conseil des Cinq-Cents. Discours sur l'état de Saint-Domingue et sur la conduite des agents du Directoire, prononcé par Vienot-Vaublanc. Séance du 10 prairial an V. De Tlmp. nationale. Prairial an V. In-8% 4 p. — (N. T. Dioc. de Sens, III, 423).

C'est sans doute Ch. Tarbé, chargé plusieurs fois de rapports sur Saint- Domingue, qui avait placé cette pièce dans les collections de son frère Théodore.

2838. — Les officiers de la ci-devant maitrise des Eaux et Forets de Sens, aux citoyens agent et adjoint municipaux de la commune de .... S. 1. n. d. ln-4% 4 p. — (A. T., XV, 311 j.

Circulaire enjoignant de procéder à la distraction par lignes de la 25® partie des bois en coupes ordinaires.

2839. — Catalogue d'une partie des livres de la bibliothèque du cardinal de Loménie de Brienne, dont la vente se fera, maison de Brienne, rue St-Dominique, près la rue de Bourgogne. Paris, imp. Huzard-Mauger, libraire. An V. (1797, vieux style). — (M).

2840. — IS Observateur du départevient de V Yonne, N° XVIII. Du 5 messidor an V (23 juin 1797). N° XIX, du 15 messidor (5 juillet). N« XX, du 25 messidor an V (13 juillet 1797). P. 173-196. — (M).

No XVIII : Esprit public. L'horizon politique s'obscurcit. — Lettre d'un émigré. — Sur la religion et le culte des Théophilanthropes ou adorateurs de Dieu et amis des hommes.

N® XIX : Esprit public. L'orage se grossit à chaque instant. — Lettre d'Auxerre sur les désordres du théâtre à l'occasion d'une pièce intitu* lée : la Pauvre temme^ (anti-républicaine). — Sur la demande, par le club <le Clichy, de la destitution de l'Administration sénonaise. — Relation de la fêle de l'Agriculture à Sens. — Instruction publique. Concours ouvert par l'Administration centrale. Signé : P. Bernard, Housset père, Sochet. — Copie de la circulaire de l'Administration centrale de l'Yonne aux Administrations municipales du département, le 27 prairial an V.

540 LA KÉYOLUTION

(Rappel do Iq loi du 10 vendémiaire an IV, sur lu police des communes)

— Lettre de l'Administration municipale aux rédacteurs do V Observateur (à propos d'une lettre provocatrice signée : Martin-Uanzière).

No XX : Observations (sur les mouvements de l'opinion'. — Le culte théophilanthropique, établi rue Dauphine, à Paris. — Kxtrait du discours prononcé par IL Hiouffe, membre du cercle constitutionnel, à la séance du 9 messidor de cette Société. — Ulankenbourg, le 30 juin. Discours du I\oi (fantaisie politique en vers). — Correspondance dWuxerre. On lit à la fin : « On assure que le jour <Ie la Fête-Dieu, quatre des administrateurs du département de l'Yonne, ont porté les cordons du dais à la ci-devant cathédrale. Le cinquième et le plus jeune donnait le bras à la quêteuse. On dit même qu'ils reçoivent tous les jours des leçons de plain-chant, qu'ils se disposent à porter chappe tous les dimanches et fêtes, et qu'ils recevront les ordres incessamment. Ainsi soit-ii! •

284 1 . — Journal polilique et littéraire du département de V Vonne. N*» XIX. 15 messidor an V m juin 1797). N<» XX, 15 messidor (3 juillet). N*» XXI, 25 messidor an V, (13 juillet1797). P. 229-276. - k. D. 121).

No XIX : Morale et culte religieux. — (Kuvres philosophiques, politiques, de morale, de médecine et de finances, de Jacques .Mignard, du département de l'Yonne. (Compte-rendu humoristique do cet ouvrage singulier). — ' Politique. (Article à propos de celui de VObservaieur, intitulé : Justification des électeurs de Sens). — Retour du citoyen Chastellain, ex- député au Corps législatif. — Encore un mot sur le citoyen Hégley fils et sur l'alignement donné au citoyen Maillet, ex-canonnier. - Béatitude des Jacobins de Sens. « En ce temps-là, Villetard était apparu à ses disciples, sur le sommet de la montagne de la commnne de Sens, i] ouvrit la bouche et leur dit : Bienheureux les pauvres d'esprit, etc »

— Bulletin du Jacobinisme du département. — Conseil des Cinq-Cents. Séance du 22 prairial. « Plusieurs habitants de la commune de Sens demandent la suspension de la vente du collège des Grassins.— Annales de l'agriculture françoise, par les citoyens Tessier et Bougier Labergcrie, membres de l'Institut national et du Conseil d'agriculture. (Compterendu).

No XX : Observations impartiales sur l'échelle de réduction qui doit être faite pour le déparlement do l'Yonne. (Papier monnaie). — Questions posées aux rédacteurs du journal de l'Yonne. — Réplique au citoyen Bégley fils par Delaporte. — Un mot sur les usuriers patriotes. — Des modernes Ckréalks ou de la fête de l'Agriculture célébrée à Sens le iO messidor. — Lettre d'Auxerre sur les incidents du théûtre à propos de la comédie intitulée : La Pauvre Femme et sur le culte nouveau qu'on va établir à Auxerre. (Culte des Théophilanthropes). Chaisneau, ancien prêtre, est chargé de l'organisation. — Bulletin du Jacobinisme du département. — Correspondance de Sens. — Administration centrale. Programme du concours littéraire.

N^' XXI : Admiolstration centrale. (Arrêté sur les charges locales et

les finances municipales. — Conseil des Cinq-Cents. Séance du 20 messidor. (Bourse des anciens collèges, Grassins et autres). — (extraits du Feuilleton des Loix, no* 39 et 44. (Pétition des habitants de Sens, demandant qu'une section du tribunal civil soit transférée à Sens; autre pétition demandant la décharge de l'amende relative au relard du payement des droits de patentes — Club de l'hôtel Montmorency. — Correspondances de Sens, Joigny, Villeneuve-sur- Yonne. — Détails sur le passage de l'ambassadeur turc à Auxerre, Joigny, Villeneuve et Sens.

2842. — Traité des délits et des peines, par Beccaria, traduit de l'italien par André Morellet. Nouvelle édition accompagnée des notes de Diderot et suivie d'une théorie des lois pénales, par Jérôme Bentham, traduite de l'anglais par St-Aubin. In-8**. Paris, iinp. du Journal d'économie politique.

Cet ouvrage est annoncé dans le Journal politique et littéraire, no XX, â juillet 1197. Nous avons indiqué plus haut que St-.\ubin était originaire de Sens.

2843. — Bureau d'agence générale établi à Sens, département de l'Yonne. (Prospectus). Sens, Alexandre, imp. In-8% 3 p. (Prairial an Y). — (N. T. 2« série).

« Les citoyens Régloy père, ci-devant avoué et défenseur officieux et Régley fils, ci-devant secrétaire du district, homme de loi et administrateur municipal de la commune de Sens, directeur de ce bureau, se chargent d'affaires de toute nature, relatives tant à la partie judiciaire qu'à la partie administrative. »

2844.— Livre d'Église, à l'usage des laïques du diocèse de Sens. Nouvelle édition, augmentée des Mémoires, des préfaces avec les Messes, conformément à l'ancien et au nouveau diocèse. Sens, Th. Tarbé, imp. 1797. In- 12, 670 et XVI p. — (M).

2845. — Catalogue des livres d'Église à l'usage du diocèse de Sens et autres, qui se trouvent à Sens, chez Th. Tarbé, imprimeur-libraire ou à Paris, chez Merlin, libraire, quai des Augustins, avec les prix qu'ils coûtent neufs et pris à Sens. In 12, 11 p. S. d. (1797). — (M).

Ce catalogue est le premier publié par Th. Tarbé qui venait de prendre l'imprimerie à son compte. La plupart des livres annoncés ont dû ôtre imprimés à Sens; nous ne les signalons pas spécialement, ne les ayant pas

eu sous les yeux et nous renvoyons à leur nomenclature.

2846. — Heures à l'usage des Écoles chrétiennes. A Sens, chez Th. Tarbé, 1797, an V. In 12, 145 p. - (M).

On a utilisé pour cette plaquette cinq bois anciens du xvi*' siècle dont deux sont signés : I. S. (Johannes Senonensis), et qui représentent des scènes du Nouveau Testament. Cette découverte a été pour nous le point de départ d'autres trouvailles intéressantes. Elle nous a permis notam-

No XXIII : Sur les Clubs. — Lettre d'Auxorre, sur l'inauguration du culte théophilanthropique. — (iOmmuno de Sens. Tableau des charges locales do l'an 111 et de l'an ÏV. — Lettre de Ligny, sur la destitution du citoyen Auger-Lamolhe, commissaire du Directoire exécutif. — Lettre d'Auxerre, sur la fcte du 9 Thermidor. (On y attribue aux républicains la mort du hussard et les désordres de la soirée). — Lettre de Joigny (à propos de la condamnation d'un homme qui avait fumé dans une église). — Entrefilet : « Le fils de Hcwbell, directeur, vient d'épouser la fille de Hevcrchon. Le fils de Louis Guichard, l'un des plus stupides et des plus féroces meneurs des comités révolutionnaires de Sens, vient d'épouser la fille de Desmaisons-Cussy, l'un des plus hideux amnistiés des cachots de Sens. Il faut avouer que jamais mariages ne furent mieux assortis. » — (^e que nous savons ! (Dans cet articlQ, le rédacteur dénonce les mouvements des républicains et les apprêts du coup d'État qu'on sont dans l'air).

N** XXIV ; Conseil des Cinq-Cents, Séance du 13 thermidor an V. Extrait du rapport fait par Borel, sur la pétition des enfants et autres parents des citoyens Duché, Potherat et Hoyneau, assassinés dans lu commune d'Auxerre, le 19 août \19i. — Héquisitoire du commissaire du pouvoir exécutif de Villeneuve-sur-Yonne, inscrit au registre de la justice do paix. — Tribunal civil du département. (Compte-rendu de l'affaire Boullard père et fils). — Lettre de Sens. Au voleur I (Sur les comptes de l'Administration municipale). — Extrait du Rituel Thcophilanthropique, à l'usage du département de l'Yonne. — Avis aux dormeurs. [Correspondance à propos de la conspiration formée contre le Corps législatif).

2854. — Département de TYonne. Exécution de la loi du 5 messidor an V, concernant les transactions entre particuliers (pendant la durée de la dépréciation du papier-monnaie). Se trouve à Sens, chez Th. Tarbé, impr.-libr., Grande-Rue. In-4^, 4 p. à 2 col. - (A. T. XIV, n° 16).

A la suite, un exemplaire de la môme loi imprimé à Melun, chez Tarbé et LcfcvreCompigny, an V, 7 p. in-S®.

2855. — Rapport fait par Ch. Tarbé, au nom d'une commission spéciale, sur la pétition d'un grand nombre d'artisans de la commune de Sens réclamant contre l'amende d'un dixième par décade, prononcée par la loi du 9 frimaire dernier, contre les contribuables en retard d'acquitter le droit de patente. Séance du 20 thermidor an V (7 août 1797). Paris, Beaudoin, imp. du Corps législatif. In-8^ Il p. — (A. B. 1750).

2856. — Conseil des Cinq-Cents. Discours par Vienot-Vaublanc, sur les réunions politiques. Séance du 3 thermidor an V (21 juillet 1797). Paris, de l'imp. nationale. Thermidor an V. In-8°, 14 p. " (N. T. D. Sens, III, 419).

2857. — Conseil des Anciens. Rapport fait par Maillard sur la

résolution relative à la réclamation du citoyen Hottegindre, soumissionnaire de Tabbaye de St-Antoine de Sens. Séance du 7 fructidor an V (24 août 1797). Paris, Imp. nationale. ï'ructidor an V. In-8% 6 p. — (N. T. D. Sens, IV, 323).

2858. — Couplets patriotiques sur une compilation infâme tirée de l'ordure pestilentielle de tous les égouts de Paris, intitulée : Journal politique et littéraire, rédigé par une bande infernale de Chouans réfugiés à Sens. 2 p. in-f^ — (A. D. 133 d.)

La pièce que nous avons vue est une copie de la main du P. Laire, qui a écrit en tête : a Pamphlet du 14 août 1797 » (27 thermidor an V) ; nous pensons cependant qu'elle a été imprimée et nous la signalons dans l'intention d'en faire retrouver un exemplaire. En voici du reste le texte qui intéresse l'histoire du journalisme à Sens :

Air : De la Soirée orageuse.

La Roche est un vil scélérat, Mouchard de l'aristocratie.

Il est aussi grand qu'il est plat, Sans foy, sans cœur et sans patrie !

Brûlons le journal imposteur, Impolitique et téméraire, Et bàtonnons son Directeur; D'un tel gredin, c'est le salaire.

Les Rédacteurs sont des brigands, Payés par le roi de Vérone.

Us voudraient sur nos corps sanglants Relever l'autel et le trône.

Remarquez ce prêtre apostat.

Méprisant calotte et prière, Il est plus hideux que Marat Et plus méchant que Robespierre.

De ces vils calomniateurs, Vomis par le Conseil de Mailhe, Sénonais, bravons les fureurs Et surveillons cette canaille.

Poursuivons les cruels bourreaux (1)

(1) Personne n'ignore que l'exécrable Salgue, ropprobre de l'Eglise, a dressé les échafTaads de Legris, Bourbonne et son épouse, en rédigeant contre ces infortunés un mémoire qui est entre nos mains et qui fut leur arrêt de mort. Tout le monde sait aussi, et on a les preuves que les cinq victimes de la maison de Brienne, le citoyen Bérulle et deux lyonnais ont été livrés à leurs bourreaux par feu Biaise Gauthier,

Teints de sang de plusieurs victimes Car ils ont creusé leurs tombeaux Et nous accusent de leurs cFÎmes.

Nous voyons ces conservateurs, L*excrément des autres communes, Spéculer sur tous nos malheurs, Les plus frauduleuses fortunes.

Ces monstres souflent parmi nous Les feux de la guerre civile Et nous entendons ces filous Prêcher le meurtre et l'Evangile.

Des prêtres cruels et caffards.

Guidés par ces Iscariotes, Armés de croix et de poignards, Egorgeraient les patriotes ; Mais tous CCS brigands réunis \ Tarbé, Jordan (2) et leur clique, Seront rossés par les amis De l'immortelle République.

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