Calendrier pour l'an VI de la République française
570 l'A RÉVOLUTION
A Avallon, de riinprimerîe de J.-F.-P. Comvnet. In-8% 14 p. —
2974. — Dieu soit béni. An VI. (Sur le premier feuillet, un soleil grossièrement gravé ; sur le second feuillet, bois gi'avé tenant le bas de la page et représentant le buste d'un personnage orné d'un tricorne connne sur certains almanaehs de Troves de la même époque). Au-dessus, on lit : Almanach pour Fan six de la République, correspondant aux années 1797 et 1798. V. S., où Toii trouvera les principales foires rangées dans un ordre tout nouveau et le tableau de réduction du papier-monnoie eu numéraire, suivant l'arrêté du département de l'Yonne du 14 thermidor an cinq. In-12, 11 f*** non paginés. — (M).
On ne trouve point sur ceiic pièce le lieu d'impression ni le nom de rimprinieur, mais tout nous fait présumer qu'eUe a été imprimée à Avallon à l'aille d'un vieux matériel que Comynot avait sans doute acheté à ses débuts, soit à Troyes, soit dans une autre ville. Les caractères sont très fatigués et sont devenus de véritables tètes de clous. I-es bois représentent des images informes, comme l'imprimerie Iroyenne savait seule en colporter et qui rappellent à s'y méprendre VAlmafiach fidèle dit aussi Dieu soit bénit à cause de l'en-tèle de la première page, (^e qui nous fait pencher pour Avallon comme lieu d'impression, c'est que l'éiiumération des foires du département de l'Yonne ne comprend que celles de l'Avallonnais, du Nivernais, de l'Auxois et du Tonnerrois avec celles d'Auxorro et de Dijon. On a rétabli le calendrier grégorien avec les noms des saints , en face do l'ère républicaine , avec les phases de la lune et des prédictions sur le temps probable.
2975. — Chasse aux loups. Le citoyen *'* est averti de se trouver le 18 du présent mois, à huit heures du matin, aiu petites Châtelaines, pour assister à une chasse aux loups. A Avallon, ce dix nivôse an VI de la République (30 décembre 1797). Signé: Bégou et Pinard, administi*ateui*s. S. 1. (Avallou). In-12, 1 p.— (P^-
2976. — Couplets chantés et santés portées au banquet civique de la maison commune d'Avallon, le 20 nivôse an six de la République (9 janvier 1798), pour la fête de la Paix. S. 1. (Avallon;. In-8*» 4 p. — (iM).
Cette pièce nous paraît avoir été imprimée chez Aubry ou son successeur ; elle est ornée d'un bois gravé représentant le bonnet phrygien que l'on retrouve sur des impressions antérieures.
2977. — Administration municipale du canton d'Avallon. Fixation des jours de marchés d'Avallon. Avallon, imp. J.-F.-P. Comvnet. Affiche. — (P).
2978. — Hymne pour la fête de la Reconnaissance, par Guéniot, d' Avallon. Auxerre, imp. L. Fournier, an VI. In-8s 3 p.— «L).
DAKS LE DÉPARTEMENT DE l'yONNE. 571
2979. — Hymne pour la fêle de la Reconnaissance, 10 prairial an VI. Avallon, imp. Comynel. In-S-, 4 p. — (P).
C'est eanséoute la f'MiUoD de la .pièce précédeate où t'auleur a fait coDQaltre son nom.
2980. — Foires d'Avallon (État des). Avallon, imp. Jean-François- Philibert Comynet. Affiche. — (P).
2981- — Ode à la Paix, à l'occasion du traité fait avec l'Empereur. Par Guéniot, médecin à Avallon. Auxerre, imp. L, Fournier, an VI. In-8°, 7 p. — (L).
2882. — Administration centrale du département de l'Yonne. Extrait du procès-verbal de la séance du 2S germinal an V de la Ri'^publique française, une et indivisible, tenue par les membres de l'Administration centrale. Auxerre le 12 messidor an VI (30 juin 1798). Imp. Baillif, an VI. Affiche en 2 feuilles. — (A. Y. Émigrés, D. 3).
[.iquidation de la succession de Jean -Franc ois-Gabriel Destut, pÔre d'Adrien-Cabriel-Louis Deslul, émigré, et de colle du palrimoine de la cUoyeDno Geneviève Marc, veuve dudit Deslul et mère dudit Adrien Destul, émigré. Domaine do ClulcUe, commune de Luc y-su r-Care et autres.
U REVOI.UTIOK
CANTONS DE L'ARRONDISSEMENT DE JOIGNY
" vcndémtaii'c au 5< joi (22 seplomlire 179T -
mplcmcntaire, i septembre 1798
Nous avons constaté en l'an V notre impossibilité de citer des pièces sorties de riniprimeric de Joigny, reprise par le premier des Zanole. L'observation est la même pour l'an VI et le nouvel imprimeur n'a dû mettre h jour que des travaux de peu d'importance et ne méritant point d'être conservés. De plus, nous pouvons constater cette aimée l'existence il'un petit atelier à Villeneuvc-sur-Yonne, à trois lieues seulement de Joigny. Cet atelier dut raréfier encore les labeurs do l'imprimerie Zanote.
En l'an VI, rAdrainistration municipale et cantonale est composée des citoyens Lallier, président; Coquard, Lesire, Bis aine. Picard, fils aîné, Bouvier, administrateurs; ClioUet, commissaire du Directoire exécutif; Besnard, secrétaire en clief.
2983. — Base pour la taxe du pain. Extrait du procès-verbal rie la séanee du 19 ventôse, an VI de la République française, tenue par les membres de l'Administration centrale du département de l'Yonne. Tableau de la taxe du pain sur le bicliet de Villenciivi'sur- Yonne. A Villeneuve-sur- Yonne, de l'imprimerie de Ch. PiaL l'an VI. Placard in-f*. — (Q).
Nous avoDs vu plus haut que l'imprimevie de Sl-Florcnlin, n'élsot pl"^ soutenue par les travaux à exécuter pour le dietncl supprimé, Plaosoni son directeur, ovail été obligé do fermer son atelier. I.a modique pension qu'il recevait de l'AdminislralioD, en sa qualité d'ancien vicaire épiscopal, ne suflisant pas pour subvenir ù ses besoins, il dut chercher » ^ créer d'autres ressources. Il est probable qu'il devint professeur au allège de Vîlleneuve-sur-Yonne et qu'il céda son matériel d'imprimeur i Piat, ulors principal de ce collège.
Louis-Charles l'iat, après avoir été successivement instituteur à Vili«' nouve-sur-Yonne, puis principal des collèges de Joigny et de Xemouf^i avait clé mis A la tète du collège de Ville neuve- sur- Yonne. Suivant wt
DANS LE DÉPARTEMENT DE l'yONNE. 573
note qui nous a été communiquée par son fils encore vivant, il y a une dizaine d'années, une imprimerie fut établie à Villeneuve-sur-Yonne, vers 4795, par L.-Ch. Pial. a H utilisa, avec l'aide d'un prote expérimenté, dit la note, le matériel provenant d'un sieur Planson, de Brienon ou de Saint- Florentin, en imprimant différents ouvrages d'instruction dont il était Tauteur et en les mettant au service des notaires, do l'Administration' locale et des particuliers. »
« Cet état de choses dura jusqu'au mois de juin 1803, époque à laquelle M. Pial fut nommé principal du collège de Melun, ce qui ne lui permit en aucune façon de conserver son imprimerie. Depuis lors, il n'en a plus existé à Villeneuve-sur- Yonne. »
Nous avons voulu citer textuellement la note du fils de notre imprimeur de Villeneuve. Il est bien probable que le pi'ote expérimenté dont il est parlé dans celte note était Planson lui-môme, heureux de continuer à exercer un art qu'il avait dû quitter avec peine. La date de 1795 nous paraît inexacte, puisque Planson exerçait encore à Saint-Florentin à cette époque; la fin de l'an III (1796) nous paraît plus certaine. L'absence de documents antérieurs à 1798 nous force à rester sur la réserve en ce qui concerne l'époque exacte où fut organisé l'atelier éphémère de Villeneuvesur-Yonne. Nous nous contenterons de citer à leur date les quelques épaves certifiant l'existence de cette petite imprimerie. Ajoutons pour compléter cette note que la liberté de la presse a introduit dans beaucoup de cantons de notre déparlement de modestes ateliers qui ont plus d'avenir à l'heure actuelle qu'en 1796. Villeneuve-sur- Yonne possède depuis 1887 une imprimerie dirigée par M. A. Bénéton.
2984. — Dépaptement de TYonne. Rapport et arrêté contenant liquidation et partage du patrimoine du citoyen Guillaume Montigny et de Marie-Louise-Angéliquo- Dubelley, son épouse, père et mère d'émigrés, en exécution de la loi des 9 floréal an lil et 20 floréal an IV. Séance du 13 fructidor de Tan VI de la République française, une et indivisible (4 septembre 1798). Auxerre, imp. Baillit, an VI. Affiche. — (A. Y. Emigrés M.)
Biens à PeiTCux, Grandchamps, St Denis-sur-Ouanne, etc.
2985. — A l'armée d'Italie. Afflche. S. 1. n. d. (Mars 1798).
Nous ne connaissons cette pièce imprimée clandestinement que par la délibération ci-jointe de l'Administration centrale du 23 ventôse an VI : « Vu l'arrèlé de l'Administration municipale de la commune et canton de Joigny du 5 ventôse, portant, entre autres dispositions, que les principaux officiers des détachements de l'armée d'Italie seront invités par l'Administration municipale à partager un festin fraternel aux frais de la commune.
« L'Administration centrale du département de l'Yonne, considérant que la commune de Joigny a dû, dans les circonstances difficiles où l'infâme placard affiché dans la nuit du 4 au 5, la plaçoit, ainsi que tous les citoyens, prendre toutes sortes de moyens pour assurer la tranquilllité do
sa commune, en cherchant à effacer les iropreasioiiB funestes que cet affreux libelle pouvait produire eur l'esprit des braves militaires de l'armée d'Italie;
' Arrête, etc., que le susdit ari'âté demeure homologué, qu'en coDséqueuce il sera délivré ordonnaoce de la somme de .... montaol des fraie des repas donnés par la coramune de Joigny, etc. •
La ville de Joigny, en outre des frais du banquet, eut encore à payer lo dépense occasionnée par l'érection d'un magnillque arc-de-lriomplie élevé lors du passage des troupes à ta gloire des armées de la lUpubligiu.
Le mémoire, vérillé par Tarbé, ingénieur i Sl-Florenlin, s'éleva il 1,782 fr. 25. (k. Y. Reg, 61, 16 germinal an VI).
L'arc de-lriomphe d'Avallon érigé en même temps, no coula que i,Mô (r.
Les placards et afiiches contre-révolutionnaires étaient très nombieai à cette époque de lutte ouverte contre le Directoire. Dans sa séance du 6 ventôse an Vi, l'Administrât ion centrale de l'Yonne avait décidé l'élablis- Boment do deux corps-de-gai'de dans la commune de Joigny • pour prévenir les effets des placards incendiaires afllchés dans cette c (A. Y. Reg, 106, f» 1, verso).
»ANS LE UëPARTHIMIlM DE L VUNNE.
CANTONS DE L'ARRONDISSEMENT DE SENS
1" vendémiaire au 5° jour complémentaire an V[
(22 seplembre 1797 - 21 seplembre 1708).
A Sons, les dernières élections élant restées favorables aux républicains, le i8 fructidor n'amena pas tout d'abord de cliangements dans le personnel de l'Adminislration cantonale composée des citoyens Moreaii de Vorines, président; Leroux, vice-président; Josscy, Perrin, Réglcy fils. Soûlas et Luyt, administrateurs; avec Sandrier comme commissaire du directoire et Bouley comme secrétaire en" chef. En vendémiaire an VI, Moreau de Vomies fut nommé président du tribunal criminel du départementde l'ïonne et remplacé dans l'Administration mmiicipale de Sens par le citoyen Déliargues, directeur de la poste aux lettres. Les citoyens Auger lils et Bonnetat remplacèrent également, en pluviôse an VI, les citoyens Perrin, le jeune, et Régley fils.
Nous avons vu qu'à la nouvelle des événements du 18 fructidor, l'Administration municipale de Sens s'était empressée de se débarrasser de ses ennemis acharnés en faisant apposer les scellés sur les presses de Th. Tarbé. Nous n'allons donc plus avoir à nous occuper, pendant un certain temps, que des pièces sorties de rimpriraeric Alexandre. Celles que nous avons pu voir sont du reste peu nombreuses, car Alexandre, à son tour, verra son atelier mis en interdit pendant un certain temps.
Les Affiches de Sens se trouvent interrompues et le Journal poli- Hgtie et liUéraire, malgré la verve de ses rédacteurs, n'aura pas Tespoir de se relever sous le régime autoritaire du Directoire et le despotisme du Consulat. V Observateur de Sens reste avec les Afiches d'AxKcerre, le seul journal nous donnant des indications sur la vie politique du département de TYonne à cette époque. Nous continuerons donc à relever le titre des principaux articles qu'il contient. L'apparition de l'almanach de Sens pour Tan VI se trouve elle-même entravée. Sur l'exemplaire de Th. Tarbé que nous possédons, nous lisons ces mots écrits de sa main : Cet alnianach n'a jamais été fini. Ceci dit, nous allons enregistrer toutes les pièces que nous avons eues sous les yeux, ea signalant à leur place tous les faits pouvant intéresser l'histoire de la presse et de l'imprimerie sénonaise pendant cette période de la Révolution.
298*>. — Almanach de la commune de Sens et du déparlement de l'Yonne. Pour Tannée sixième de la République françoise, (1797-1798, vieux style). A Sens, chez Th. Tarbé, impr.-libr., Grande-Rue. In-24, 96 p.
Comme nous venons de le dire cet almanach ne fut pas terminé. Il n'a que 96 p. tandis que celui de l'an V en a 137 et que celui de Tan VII en aura 200. On n'y trouve que des renseignements généraux sur le calendrier, le Corps législatif, le Directoire exécutif, les divisions territoriales, etc., avec une notice sur le département de l'Yonne et les hommes célèbres qui l'ont illustré ; la liste des 69 cantons, le tableau des communes, des foires et des marchés. Les renseignements spéciaux sur l'Administration et le personnel départemental, sur les fonctionnaires de la ville de Sens, etc., manquent complètement et devaient se trouver dans la partie restée inachevée.
2987. — V Observateur du département de r Yonne j Afficha de Sens, tableau des hypothèques et avis divers. Du 25 vendémiaire an VI de la République française. — (N'» XXVIII, p. 263 au X« LVÏ, p. 412).
C'est sous ce nouveau titre que VObsertateur commence l'an VI;p«r suite de l'apposition des scellés sur les presses Tarbé, les Affiches de Sens sont suspendues et le Journal politique et littéraire supprimé. Alexandre, le rival industriel de Th. Tarbé, s'empresse de donner à son journal l'extension nécessaire, et va publier dorénavant les relevés du bureau des hypothèques et les annonces de ventes. Nous allons donner le titre des principaux articles contenus dans les 29 numéros de VObsertateur parus en Tan VI (1797-1798).
Les articles de cette feuille dont la nomenclature est forcément abrégée ici, sont intéressants à consulter; ils forment un résumé de Tannée politique de notre département. Nous l'avons dit et nous le répétons aujourd'hui, il est bien regrettable que nous n'ayons point eu un pareil guide
pour les années antérieures que nous venons de parcourir. Que de faits ignorés nous auraient été révélés sur les hommes et les événements de notre histoire locale!
Le premier numéro de l'an VI (N° XX Vil, 5 vendémiaire) , commence par un nouveau prospectus, véritable chant de triomphe, à propos des événements du 18 fructidor et de la victoire des républicains : « Ce journal qui, au dire des rédacteurs de feu le Journal politique et littéraire^ devait mourir dès sa naissance, a néanmoins survécu à tous les orages politiques. Il a la gloire d'ctro du petit nombre de ceux qui, dans un temps de calamités et de persécutions, ont eu le courage de défendre les principes, le gouvernement et les autorités constituées, quand les principes, le gouvernement et les autorités constituées étaient proscrits, assassinés. Nous avons donc rempli la lâche que nous nous étions proposée; nous avions pris pour devise : Vitam impendere vero; dire la vérité aux dépens de notre vie, nous avons satisfait à notre engagement; rien n'a pu nous effrayer, ni les menaces des conspirateurs royaux, ni les calomnies des vils folliculaires, dont, il faut espérer que le gouvernement fera bientôt justice.
« L'accueil que l'on a fait à notre journal, le nombre des abonnés qui augmente tous les jours depuis l'heureux événement qui a sauvé la République, nous ont mis à même de donner plus que nous n'avions promis. Nos numéros que nous avions annoncé d'abord ne devoir être que de huit pages ont été souvent de douze et de seize.
« Nous continuerons à rendre compte de tout ce qui nous paraîtra devoir intéresser l'esprit public, des événements qui arriveront dans le département, des actes des Administrations qui présenteront quelqu'intérèt, des lois les plus importantes, des arrêtés du Directoire exécutif.
« Plusieurs de nos abonnés ayant paru désirer que nous insérions rétat-civil, le prix des grains et les différents avis, nous nous rendrons d'autant plus facilement à ce vœu que la mort subite du Journal politique contre lequel nous étions obligé d'employer plusieurs pages, nous met à portée de le remplir. Nous nous proposons même d'y insérer dorénavant le tableau des hypothèques.
■ Le prix de l'abonnement est toujours de 50 sous pour trois mois, franc de port pour toute la République, à moins que la résolution du Conseil des Cinq-Cents sur le timbre, si elle est approuvée par les Anciens, ne nous force de demander de l'augmentation; dans ce cas, nous promettons de la rendre la plus modérée que nous pourrons.
« On s'abonne chez le citoyen Alexandre, imprimeur à Sens, etc. »
Vient ensuite une relation de la Fête de la Répuri.ique célébrée à Sens le !•'' vendémiaire an VI. — V. 270. ■ Le 5® jour complémentaire, les Théophilantropes ont ouvert l'exercice de leur culte dans le temple du ci-devant Grand-Séminaire. » — P. 27L Correspondance de St-Julien (contre le ministre du culte). — P. 273. (15 vendémiaire). Les républicains d'Auxerre aux républicains de Sens. (Relation de la célébration de la Fête de LA RÉPUBLIQUE à Auxorrc et de la séance littéraire qui y a eu lieu). — P. 274 Serment de haine à la royauté prêté par 12 ministres du culte. — P. 275. Rentrée à Sens de la 96^ compagnie de vétérans nationaux.
— P. iSi. (55 vendémiaire). Arn^té de rAdminisIralion cenlralc du 42 vendémiaire an VI, mettant le ci-devant Séminaire d*Auxerre à la disposition de l'autorité militaire pour y concentrer les militaires rappelés sous les drapeaux.— P. 283 et 284. Trait de friponnerie cl trait de lâcheté d'un honnête gen. (11 s'agit de deux personnages de Sens). — P. 280. (5 brumaire). Cérémonie funèbre en l'honneur du général Hoche, célébrée à Sens le 30 vendémiaire (avec hymne, couplets, strophes par divers sénonais). — P. 295. Administration centrale, arrêté du 25 vendémiaire an VI, décidant « que les citoyens Perthuis, Challaye, Morizet, Demorillon et Hoze qui ont été membres de l'Administration centrale depuis les dernières élections, jusqu'au 21 fructidor dernier, seront tenus de réintégrer dans les 24 heures les comptes déposés par Wion à TAdministration, le i8 germinal dernier (481 pièces de comptes concernant l'émigré Tardieu- Malcssis qui se trouvent souslraites des bureaux). » — P. 296. Eloge des Français morts en défendant la Hépublique. Ode par Joseph-Marie d'Avigncau. — P. 298. Ksprit public dans le déparlement de l'Yonne. (Très intéressant). — P. 301. Nouvelle lettre de St-Julien-du Sault. — P. 30i. « Nous annonçons au public que r.\dministration municipale a cru dévoir enjoindre au prétre-caméléon qui était chargé de l'établissement d'éducation publique de cette commune, d'évacuer les bâtiments dont elle lui avait accordé la jouissance, et que ce prêtre se dispose à évacuer la commune; bon voyage. ■ Il s'agit sans doute de l'abbé Salgucs qui avait fortement contribué à la rédaction du Journal politique et littéraire. Il fut remplacé comme principal du collège de Sens par Henoist-Lamothe. — P. 203. Interdiction aux comédiens de la salle qui leur avait été accordée.
— P. 205. Villelard, représentant du peuple, à l'Administration municipale de Sens. Paris, le 4 brumaire an VI. (Sur la signature de la paix^ — P. 207. Article cité plus haut (à propos de l'acquittement du rédacteur du Journal politique. — P. 213. (25 brumaire). L'Administration centrale à ses concitoyens. (Réouverture des cours do l'Kcole centrale). — P. 215. Arrestation ù Auxerre de Parisot, ex-chanoine, ex-noble et parent d'émigré. « Cet homme passe pour avoir été un des chefs les plus ardents du parti des royalistes ; c'était le Salgues d'Auxerre, l'ami et le conseiller (le Mailhe; c'est dans sa maison que s'assemblaient tous les conspirateurs qui ont dirigé les nominations de germinal. » — P. 215. Extrait du discours prononcé le 15 de ce mois, à l'ouverture de la session, par le citoyen Moreau de Vormes, président du tribunal criminel du déparlement de l'Yonne. — P. 216. Suspensions des Administrations municipales do Tonnerre, St-Florcntin et autres. — P. 221. (5 frimaire an VI). Aux citoyens rédacteurs de \ Observateur . (Lettre sur les royalistes de Sens).
— Démarche de Th. Tarbé pour la levée des scellés apposés sur ses presses (article cité plus haut). — P. 224. Arrêté du canton de Pontsur-Yonnc sur les certilicats à délivrer. — P. 225. Session du tribunal criminel du 15 brumaire. — P. 220. Correspondances de Treigny, Sl-Fargeau, St-Florentin, Coulanges, Appoigny. — P. 229. (15 frimaire). Administration centrale. Séance du 27 brumaire an VI. (Arrêté portant défense aux curés de faire des quêtes publiques et de sonner les cloches). - P. 232. Extrait du discours prononcé à Auxerre dans la salle décadairei
DANS LE DÉPARTEMENT DE l' YONNE. 579
le 40 de ce mois, par le citoyen Moreau do Vormes, président du tribunal criminel du département de l'Yonne.— P. 234. Sur une scène scandaleuse dans la salle de spectacle de Sens. — P. 231. Discours du citoyen Barras à Bonaparte, dans la séance du 20 frimaire. — P. 238. Sur la banqueroute d'un nommé Bouillon, négociant à Sens (royaliste). — P. 239. Arrêté de TAdministration municipale de Sens sur la célébration obligatoire dos fêtes républicaines — P. 240. Lettre de Pont-sur-Yonne. — P. 242. Analyse de plusieurs arrêtés du département. — P. 245. (5 nivôse an VI). Ouverture des registres d'inscriptions pour les citoyens propres aux fonctions publiques. — P. 240. Installation à Sens dans la cathédrale, du culte des Théophilantropes. — P. 248. Inauguration à Vermcnlon des arbres de la Liberté et de la Fraternité. — P. 253. Mesure à prendre (à propos des prochaines élections). « Puisse rassemblée électorale de Tan VI, ouverte sous les auspices du 18 fructidor, réparer par son républicanisme les maux qu'ont causés à la Patrie les résultats funestes de cette abominable assemblée électorale de l'an V, qui, sous l'inHucnce des Paradis, desGaux, des Matras et des Tarbé, était devenue, par les intrigues des Guénot, des Latour, des Leblanc et du déporté Parisot, un foyer de royalisme et de contre-révolution. » — P. 257. Vente de biens nationaux. — P. 264. (25 nivôse an VI, 14 janvier IIOS). Esprit public. (Epuration des fonctionnaires).
— P. 265. Vente de biens nationaux. — P. 269. (5 pluviôse, 24 janvier 1798). Relation de la fête de la paix continentale célébrée le 20 de ce mois dans les cantons, à St-Julien^ Villeneuve, Sens, etc.; on y trouve deux pièces de vers dont Tune intitulée : La commune d'Auxerre à la commune de Sens, a pour auteur le citoyen Ij. Fontaine, vice-président de l'Administration municipale d'Auxerre et professeur à l'Ecole centrale ; l'autre a pour auteur le citoyen Piis. — P. 273. « On dit que Monsieur Salgues, ancien coopérateur du Journal politique et littéraire^ vient d'être condamné par contumace, par le tribunal criminel de TYonne, à la déportation. » — P. 274. Administration centrale. Arrêté du 22 nivôse (décidant que dans les communes d'Avallon, Vermenton, .\uxerre et Joigny, lieux d'étape, passage et séjour des détachements de l'armée d'Italie, il sera élevé un arcde-triomphe portant ces mots : « Aux braves guerriers de l'armée d'Italie, les citoyens reconnaissants).» - P. 277. (15 pluviôse). Des banqueroutiers. (Article visant des personnages de Sens). —P. 278. (Destitution de divers fonctionnaires). — P. 279. Attaques contre Laroche, ancien directeur du Journal politique. — P. 280. « Le Cercle constitutionnel d'Auxerre s'augmente tous les jours, il est déjà composé de plus de 600 membres...»
— ■ Une souscription est ouverte chez le commissaire du Directoire exécutif pour la descente en Angleterre. » — P. 285. (25 pluviôse). Instruction publique (sur la mauvaise organisation de l'instruction primaire). — P. 287. Correspondances diverses sur les prochaines élections. — P. 290. Épître des Théophilanthropes aux Catholiques sénonois. — P. 293. (5 ventôse an VI, 23 février 1798). L'Administration centrale du département de l'Yonne à ses concitoyens. (Proclamation au sujet des assemblées primaires et des prochaines élections).— P. 295. Arrêté sur la célébration des décadis et fêtes nationales. — P. 297. Sur les intrigues des royalistes et le serment à exiger des prêtres. — P. SOI. (15 ventôse). Passage à
Sens d'une parlio de l'aimée du lihin. — P. 302. Sur la fèlo de la souvcrainelé du peuple, (^eltc l'clnlion esl précédée d'un article sur rallitude hostile des royalistes, qui se termine ainsi : « On assure que le citoyea Monverl, onclp de la femme Marsangis, est employé par le direcleur Harras pour donner des renseignements à Honaparte sur le projet de descente en Angleterre. S'il partage le système de sa chère mère, les Anglais auront bon marché de notre armée. » 11 parait que cet article déplut siagulièremenl à l'entourage de Barras, car il fut la cause première de la suspension de VObservaleury ainsi que nous le verrons toul-à-I'heure. — P. 305. « A Joigny, des malveillants ont substitué, pendant la nuit, aux inscriptions que la municipalité avait fait graver sur les portes de la ville, en l'honneur de l'armée d'Italie, des horreurs contre Bonaparte et Tarmée qu'il commande. (M.... pour Bonaparte et les ))rigands qui sont sous ses ordres). • — P. 300. i2y ventùse). Assemblées primaires (long article à propos des élections qui auront lieu dans 5 jours). — P. 314. Antidote républicain. On réplique à certains couplets aristocratiques que l'on chante dans les salons des honnêtes gens. — P. 317. ^5 germinal an VI, 25 mars 1798). Kleclions. Noms des électeurs élus. ■ Le triomphe des républicains est complet. » — P. 325. (15 germinal). Célébration À Sens de la fête do la souveraineté du peuple. — P. 328. Hérard, représentant du peuple, aux citoyens composant l'Administration municipale de Sens. (Hemerciements pour son élection aux fonctions municipales qu'il viendra remplir aussitôt que ses fonctions législatives seront à leur terme). — P. 333. «25 germinal). Ktablissement du culte théophilauthropique à Auxerre. — P. 331 et 330. .Vuxerre, 21 et 23 germinal. (Détails intéressants sur les opérations électorales et les intrigues auxquelles elles donnèrent lieu). — P. 337. Couplets chantés à la fêle de la souveraineté du peuple, veille du 1 »" germinal, [»ar le citoyen Courtois. — P. 341. (5 floréal an VI, 21 avril 1708). Arrêté de l'Administration municipale du canton de Sens du 29 germinal an VI (sur la stricte exé(Mition du calendrier républicain). — P. 311. Assemblée électorale. (Bésultat des élections). -— i\ 317. Hommage au pacilicateur du continent (vers par le citoyen Courtois).- P. 319. (15 floréal). Instruction publique (sur l'insuffisance des moyens d'instruction) — V, 352. Kéte à Auxerre à l'occasion du passage d'une colonne de l'armée du Rhin). — P. 357. 25 floréal (M mai 1798 . Esprit public. — Cet article est intéressant et nous le donnons ici parce qu il rappelle une des phases de la politique du Directoire qui, après avoir soutenu les républicains avancés, revint pendant quelque temps en arrière et soutint une politique ultra-modérée. Voici cet article, à la suite duquel le journal sénonois fut suspendu :
« Parce que le gouvernement, qui redoute également les deux extrêmes, fait actuellement la guerre aux anarchistes, ne voilà-t-il pas que les honnêtes gens, pour qui anarchiste et républicain sont synonimes, se disposent déjil à chanter victoire. On les voit s'agiter, courir, intriguer, dénoncer, comme avant le 18 fructidor.
• Les discussions qui viennent d'avoir lieu au Conseil des Cinq-Cents ont fourni occasion à ceux de Sens dO se réunir extraordinaircment ces jours derniers, dans leur repaire accoutumé ; et là, après une longue et
DANS LE DÉPARTEMENT DE l'yONNE. 581
tumultueuse délibération, ils ont arrêté (rabord qu'il serait fait une adresse au ministre de la police générale, pour demander la prohibition de VObservaleur du département de V Yonne, attendu que, sans respect pour les saints ministres des autels, il ose leur reprocher de ne pas se soumettre aux invitations du gouvernement; que, sans déférence pour l'ancien directeur d'un ^071 journal que le 18 fructidor a tué, il a l'impudence de trouver mauvais qu'une certaine compagnie Lhéritier le fasse, par pitié, directeur d'un coche ; que, sans égard pour un honnête receveur du droit d'enregistrement qui n'a pas manqué une seule séance du conseil de ce bon monsieur Mailhe, il s'avise de dire franchement qu'il serait ridicule de le destituer d'une place de 4,000 fr. pour lui en donner une autre de 12,000; qu'au mépris de la liberté des citoyens, il est assez audacieux pour provoquer la surveillance de la police sur leurs rassemblements périodiques qui, comme on sait, n'ont d'autre but que l'ordre et le bonheur de la République ; que, sans ménagements pour Gau, comme pour Chérest, il imprime également le cachet de l'ignominie sar le front de l'intrigant des deux livrées ; qu'enfin, par un excès d'attachement pour la Constitution de l'an lil'^, il en demande sans cesse la stricte exécution.
« Avec de tels moyens, on ne saurait sans doute manquer de réussir auprès du Directoire. Cette mesure une fois adoptée débarrassera ces messieurs d'un surveillant incommode et produira nécessairement un grand bien pour l'esprit public des honnêtes gens ; mais elle ne suffira pas pour abattre celui des anarchistes, c'est-à dire des républicains. Si l'on pouvait faire annuler les élections du département de l'Yonne, comme l'ouvrage de l'anarchie. Oh î le bon coup !
« Ça été le second objet à l'ordre du jour. Plusieurs orateurs, après avoir renouvelé, augmenté, brodé les différentes atrocités vomies par feu le Journal politique, contre les citoyens Villetard, Housset, Moreau et Guichard, ont proposé do faire une adresse à ce sujet au Conseil des Cinq-Cents. Un avocat a été chargé de sa rédaction. On croit qu'il ajoutera, par post-scripium, une invitation énergique au Corps législatif de revenir sur le décret du 19 fructidor qui annule les élections de l'an V et d'admettre en conséquence messieurs Tarbé, Leclerc-Malras, Gau et Paradis qui ne sont pas des anarchistes.
« Pauvres gens ! Quoi, vous croyez bêtement que la contre-révolution est faite, parce que l'horizon politique a été obscurci par de légers nuages; parce que, fatigués de convulsions, nos législateurs écartent du sanctuaire des lois des hommes qu'ils regardent comme ennemis de la Constitution de l'an Ul? Vous croyez que, cédant, sans examen, à vos déclamations, le Directoire va sur-le-champ vous donner le pelit plaisir de voir les scellés apposés sur nos presses. Ah ! prenez garde plutôt qu'ouvrant les yeux sur vos menées blankembourgeoises, il ne vous délivre à chacun un passeport, en bonne et due forme, pour rejoindre vos amis Pichegru, Barthélémy et leurs confrères.
« Oui, nous avons gémi des divisions qui ont éclaté dans le Corps législatif; oui, nous avons craint qu'une méfiance peut-être mal fondée ne portât atteinte à la Charte sacrée qui nous régit. Peut-on nous faire un crime d'un sentiment né de notre amour sans bornes pour la République,
et la liberté do la presse serait-elle tellement restreinte, selon vous, que Ton no put, sans danger, exprimer ses vœux pour le salut commun.
« Voire haine, d'ailleurs, nous honore, et, si nous avions pu un instant mériter vos éloges, nous croirions avoir démérité du gouvernement. Colportez, tant que vous voudrez, des adresses et des dénonciations. Pour nous, sans inquiétude sur les résultats qu*elles sont capables de produire, nous marcherons toujours invariablement sur la ligne des principes et de la Constitution de l'an 111. »
Le numéro de Horéal avait à peine paru que l'ordre arrivait à Sens de suspendre VObservaleur, mis en suspicion pour son article du 5 ventôse, qui dénonçait Montvert comme mauvais patriote, et visait les relatioas intimes de M'^^de Marsangis avec Uarras. Pendant deux mois et demi, les presses d'Alexandre, comme celles de Tarbé furent mises en interdit et ce ne fut que le 5 thermidor que VObservateur put reparaître après de nombreuses démarches de son éditeur. Voici le texte de Tarrôté de TAdminislralion centrale qui détermine le ministre de la police générale à lever l'interdit des presses d*Alexandrc :
« Séance du 1 prairial an VI. Police administrative,
« Vu la pétition du citoyen Alexandre, imprimeur, propriétaire du journal intitulé : L'Observateur du département de l' Yonne, Tavis donaé sur cette pétition par l'Administration municipale de la commune, canton do Sens, le 28 floréal an VI, l'un et l'autre ayant pour objet d*obtenir du Directoire exécutif le rapport de son arrêté du i8 du môme mois qui ordonne l'apposition des scellés sur les presses du citoyen Alexandre servant h imprimei' ledit journal et ce pour avoir, y est-il dit, difFamé et calomnié dans le N^ XLIIl les autorités constituées et les individus;
« L'Administration centrale de l'Yonne, assurée de l'exactitude de l'eiposé du pétitionnaire et des renseignements fournis par TAdministratioD municipale du canton de Sens ;
« Convaincue que le journal intitulé : VObservateur a rendu à la chose publique d'importants services en donnant à l'esprit public une direction républicaine dans un temps où le génie royal s'efforçait de s'en emparer;
« Assurée que la prohibition do ce journal pourrait le faire rétrograder, non-seulement dans le canton de Sens dont le patriotisme s'est toujours soutenu, môme au milieu des orages de la réaction, mais môme dans toute l'étendue du département, qu'elle pourrait encourager les ennemis de la République et du gouvernement et fortifier leurs espérances criminelles;
« Considérant qu'il est du devoir des autorités républicaines de faire connaître au Directoire exécutif tout ce qui peut apporter des entraves aux progrès de la liberté ;
« Arrête, après avoir entendu le commissaire du Directoire exécutif, que la pétition du citoyen Alexandre, imprimeur du journal dont il s'agit, l'avis de l'Administration municipale et le présent seront sans délai transmis au ministre de la police générale, avec invitation de prendre le tout en prompte et particulière considération et de les mettre sous les yeux du Directoire exécutif qui est également prié d'y avoir égard. »
L'arrêté d'interdiction fut promptement rapporté et la nouvelle autorisation porte la date du â2 messidor an VI (10 juillet 1798).
# DANS LE DEPARTEMENT DE l'yONNE. 583
L'Observateur reparul à Sens le 5 thermidor an VI (-23 août 1798). En tète du No LI (p. 365), nous lisons, en effet : « Avis à nos abonnés : Le Directoire exécutif avait cru devoir, par un arrêté du 18 floréal dernier, ordonner l'apposition des scellés sur nos presses et la prohibition de notre feuille. Quelques éclaircissements sur nos principes politiques et sur l'artirle qui avait motivé son arrêté ont suffi pour le lui faire annuler. En conséquence, le 22 messidor dernier, sur le rapport du ministre de la police générale, il a déclaré que la prohibition du journal intitulé YObservaUur du département de lYonne^ était comme non avenue et que les scellés seraient levés. Cette opération a eu lieu le l*^*" de ce mois, à huit heures du matin et nous reparaissons sur l'horizon, plus convaincus que jamais de la justice du gouvernement. Patriotes que cette mesure avait alarmés, rassurez-vous, et vous, ennemis de la République, tremblez »
Cet avis du rédacteur de la feuille sénonaise est suivi de plusieurs pages intitulées comme les précédentes : Esprit public, ou il rend compte des événements qui se sont succédé « pendant les deux mois que l'usage de notre plume a été suspendu. » Le journal reprend l'allure qu'il avait antérieurement à sa suspension et continue à donner des renseignements précieux pour notre histoire départementale. — P. 367. Arrêté de l'Administration centrale du 7 messidor an VI sur les foires et fêtes publiques qui doivent être célébrées les jours de fêtes décadaires. — P. 373. (15 thermidor), Correspondance de Sens. — P. 37-4. Arrêté de l'Administration centrale du 19 messidor faisant défense à tous imprimeurs d'imprimer d'autres calendriers que le calendrier républicain et d'accoler l'ancien avec le nouveau, même avec l'addition des mots : vieux style. — P. 375. Correspondances de Pont-sur- Yonne et de Mâlayle-Grand. — P. 377. Erreur n'est pas compte, compte-rendu d'une petite comédie-vaudeville, en deux actes et en prose, imprimée à Auxerre, sans nom d'auteur. (Cp"^ n° 2955.) — P. 381. Fête commémorative du 10 août à Sens. — P. 384. Texte de la loi sur la célébration du décadi, adoptée le 17 thermidor. — P. 389. (5 fructidor an VI, 22 aoiU 1798). Nouvelles de Sens et d'Auxerre.— P. 391 . Arrêté de l'Administration centrale sur la police des barrières. — P. 393. « Sur la proposition du citoyen Moreau, de l'Yonne, le Conseil des Anciens, dans sa séance du 23 thermidor dernier, a ordonné la mention honorable et le dépôt à la bibliothèque du Corps législatif des Éléments de morale, du citoyen Dalmière. » — Texte de la loi faisant suite à celle du 11 frimaire, sur les transactions entre particuliers pendant la dépréciation du papier-monnaie, adoptée le 27 thermidor; suite, p. 401. — P. 397. (15 fructidor). Nouvelles de Sens et d'Auxerre. — P. 399. Mentions de plusieurs arrêtés de l'Administration centrale. — P. 405. (25 fructidor). Nouvelles de Sens. Relation de la célébration de la fête du 18 fructidor. — P. 407. Sur la contribution personnelle et somptuaire.
2988.— Calendrier pour Tan sixième de la République française. A Sens, de l'imp. de Th. Tarbé. In-4% 2 feuilles collées sur carton*
Avec les deux nouveaux calendriers, nouveau style et vieux style»
lorsque le délit dont s'c8t rendu coupable Timprimeur Tarbé, le mettait dans le cas de la déportation et lui a fait subir Tcpreuve d*une procédure criminelle à laquelle il a échappé par un excès d'humanité et d'indulgence.
« Courage, Administration municipale de la commune de Sens, sois toujours ferme dans tes principes, sans cesser d'être juste, ne déroges point au caraclèro sagement vigoureux qui t'a distinguée dans les époques les plus périlleuses do la Révolution, retrempe-le de nouveau dans le 18 fructidor et réfléchis dans tous tes actes administratifs la conduite énergique du gouvernement; sois inaccessible aux intrigues des royalistes; que leurs caresses h\ches et perfldes glissent sur toi comme sur le marbre et souviens-toi bien qu'une indulgence funeste envers les ennemis de la République serait le germe d'une nouvelle réaction dont tu flairais par être la victime. »
i2990. — Recueil de chants patriotiques. S. 1. n. d. In-8^ 16 p.— (Se. Y. 2« série, I, 51).
Ce recueil est composé de chants composés par des auteurs sénonais. l\ a sans doute été imprimé chez Alexandre.
2991. — Chanson républicaine. Le siècle d'or. S. 1. n. d. «Sens, Alexandre). In-8% 3 p. — (Se. Y. 2« série, I, p. 52).
2992. — Hymne sénonais, par le citoyen Réglcy, de Sens S. 1. n. d. {Sens, Alexandre). — (Se. Y. 2« série, I, p. 51).
2993. — Office du matin, à l'usage des Théophilanthropes ou Chrétiens français. S. 1. n. d. (Sens, Alexandre, an VI). In-li, 24 p. — (A. B. 475).
2994. — Hymnes (Cantiques et Strophes à l'usage des Théophilanthropes). S. 1. n. d. In-i2, 4 p. — (A. B. 475).
2995. — Recueil de Cantiques, Hymnes et Odes pour les fêtes religieuses et morales des Théophilanthropes, ou adora teurs de Dieu et Amis des hommes. Troisième édition, corrigée et considérablement augmentée. Prix : 8 sous. Sens, Alexandre, inip. In-12, 35 p. — (A. B. 475, relié avec les pièces précédentes).
On trouve cet ouvrage annoncé ainsi dans l'Observateur du 5 nivôse an VI (p. 251) : « On a retranché de cette nouvelle édition, beaucoup plus complète que les deux premières, tout ce qui pouvait donner au culte théophilanthropique l'apparence d'une secte, tout ce que les deux premières renfermaient d'expressions mystiques et de mélanges hétérogènes ; elle a été calquée, en un mot, sur les ouvrages théophilanthropiques de Paris. On ne pouvait pas mieux faire que de suivre strictement la marche des fondateurs de ce culte qui excite, avec raison, l'admiration et le respect de tous les hommes sensés, de tous les véritables philosophes. Ce recueil se trouve au comité de direction du culte théophilanthropique, à Sens et chez le citoyen Doulley fils, marchand, place de la Liberté, vis-à-vis le corpsde-garde. »
2996. — Discours qui a concouru pour un prix d'éloquence proposé sur celte importante question : Quelles sont les vertus les plus nécessaires au citoyen revêtu d'une magistrature ? En quoi son caractère doit-il ressemWer à celui de l'homme privé ou en différer? Par le citoyen Benoist-Lamothe. Prix : 6 sous. A Sens, chez Alexandre, imp. In-8% 16 p. — (A. B. 528).
Jj' Observateur du 5 nivôse (p. 252), en donnant le titre de celte pièce, ajoute : « Nous ne saurions trop recommander la lecture de celte brochure intéressante, à l'approche surtout des assemblées primaires. Les principes qui y sont renfermés ne peuvent qu'éclairer les citoyens sur les choix qu'ils auront à faire. •
2997. — Épitre à un ami. S. 1. n. d. (Sens, Th. Tarbé, an VI?). In-8% 8 p. - (A. B. 528 F.).
L'auteur de cette pièce est Sallot de la Verpillière, de Sens. C'est une satire en vers des fêtes décadaires sénonaises où les républicains du cru sont fort maltraités. Laissons là les personnalités violentes et citons seulement le commencement de cette spirituelle épître :
Toi qui, non loin de l'Armançon, Habites un séjour tranquille, Des décadis de notre ville Tu ne connais rien que le nom ; Ma Muse, aujourd'hui, pour te plaire, S*essayant sur un ton nouveau, Veut, d'une fête décadaire, T'ébaucher un léger tableau. Quittes Plutarque et Labruyère, Pour me suivre dans mon récit, Va, le sage le plus austère Quelquefois badine et sourit.
Au couchant de notre Esplanade, o 11 est un renommé séjour,
Jadis saint, profane en ce jour.
C'est là qu'on fête le Décade, C'est là que sur son tribunal Le président municipal Débite à toute l'assemblée Mainte phrase bien ampoulée, Dont les traits les plus immoraux Sont applaudis par nos lourdauds.
0 toi dont la Muse légère Peignit jadis les grands combats Et des grenouilles et des rats, Inspire-moi, divin Homère!
Je chante la Jacobinière.
2998. — Vente de biens nationaux. Adjudication à Auxerre le 22 nivôse an VI (11 janvier 1798). Auxerre, imp. Baiiiif. Affiche. — (Cp"^ Observateur du 15 nivôse an VI).
Sens, bâtiments provenant du ci-devant chapitre, logement des enfants do chœur; maison provenant de TOrdre de Malthe et du Séminaire; maisons provenant de Lachapelle, émigré, do Gorot, Andouillé, Dauvergne» ex-chanoines ; bâtiments et dépendances provenant du ci-devant bailliage et présidial de Sens; labourage ù Verlin, provenant de la fabrique dudit lieu.
2999. — Département de l'Yonne. Ressort de la ci-devant maîtrise des Eaux et Forets de Sens. Coupe de bois nationaux de deuxième origine, aulnes et arbres épars, provenant du séquestre de Dupré-St-Maur, à vendre pour Tordinaire de Tan VI. Adjudication le 15 germinal an VI (4 avril 1798). A Sens, chez Alexandre, imp. — (A. Y. Émigrés, D. 3).
Bois, flnago de Villegardin.
3000. — Département de Seine-et-Marne. Rapport et arrêté contenant liquidation et partage du patrimoine du citoyen Antoine-Louis l)upré-St-Maur et de la citoyenne Jeanne-Geneviève- Henriette Billard-Loriùre, son épouse, père et mère d'émigrés. Rapport fait dans la séance du 7 messidor an VI. Melun, imp. Michelin. Affiche en 4 feuilles. — (A. Y. Émigrés, D. 3).
Hiens dans Seine-et-Marne et terre de Villegardin dans l'Yonne.
3001. — Conseil des Anciens. Discours du citoyen Moreau (de l'Yonne) sur la résolution du 13 messidor, relative à la prise de l'île de Malte. Séance du 13 messidor an VI. Paris, imp. nationale, messidor an VI. In-8^, 6 p. — (M).
300à. — Profession de foi du citoyen Duperront, artiste dramatique, adressée à M. Rupier, prêtre et curé de St-Étienne à Sens. A Sens, chez Alexandre, imprimeur, rue de la Coifvention. - (N. T. Dioc. Sens, N., 377).
3003. — Éléments de morale, mis en vei*s et à la portée de tous les âges, par le citoyen Dalmières, instituteur à Sens; avec cftie épigraphe : Prmcipiis ohsta^ sera medicina paralur (c'est-à-dire: Arrêtez le mal dès le commencement, de peur que le remède n'arrive trop tard). A Sens, chez Alexandre, Tan VI de la République française. In-8% 8 p. — (A. B. 528, 2).
On lit dans l'Observateur du département de rionne du 15 thermidor an VI : « Ces vers sont composés de 35 quatrains dont les pensées sont aussi Justes que simples. Nous ne saurions trop recommander aux instituteurs de les mettre entre les mains de leurs élèves. »
3004. — Extrait du registre des délibérations de rAdministra-
tion centrale du département de Seine-et-Oise. Séance publique du 24 messidor (12 juillet 1798), l'an VI de la République française. Rapport concernant la liquidation et le partage des biens du citoyen Claude- Jean Rigoley -d'Ogny et de la citoyenne Elisabeth Dalencc, son épouse, en leur qualité de père et mère d'émigrés. Versailles, de Timp. de Jacob, imp. de l'Administration centrale, place d'Armes, n^ 13. Affiche en 5 feuilles.— (A. Y. Émigrés, R.l).
Biens sur la commune de Domats, provenant de Claude-Jean Rigoletd'O^ny, seigneur de Bazoches. (S.-el-M.).
3005. — Corps législatif. Conseil des Anciens. Opinion de Moreau (de l'Yonne), sur la résolution relative aux fêtes décadaires. Séance du 11 fructidor an VI (28 août 1798). Paris, imp. nationale, fructidor an VI. In-8°, 16 p. — (M).
3006. — Rapport et arrêté contenant liquidation et partage du patrimoine du citoyen Guillaume Montigny et de Marie-Louise Angélique du Bellay, son épouse, père et mère d'émigrés, demeurant à Montigny, commune de Perreux. Séance publique du 13 fructidor de la République française, une et indivisible (30 août 1798). Auxerre, imp. Baillif, an VI. Affiche en 2 feuilles.— (A. Y. Émigrés, L. 5).
Biens à Perreux, St-Denis, St-Marlin, Grandchamp, elc.
3007. — Exercice public. Le 27 fructidor, les citoyens Bonnerot, Dufour, Crou et Dubois, élèves du collège de Sens, soutiendront un exercice républicain et httérairc. Œîrtcl et Alexandre, imprimeurs à Sens. In-4% 4 p. — (A. T. VII, 643).
On a écrit à la main « an VI » (13 septembre 1798), ce qui nous a fait placer ici cette fiche. Mais en corrigeant l'épreuve, la mention des imprimeurs Œrtel et Alexandre nous a fait reconnaître l'erreur. Cotte pièce doit donc être attribuée soit à l'an IV, soit à Tan V.
3008. — Exercice public et distribution solennelle des prix. Collège de Sens. Alexandre, imp. à Sens. In-4% 4 p.— (A. T. VII, 653).
CANTONS DE L'ARRONDISSEMENT DE TONNERRE
1" vendémiaire au 5° jour complëmenUiire dq VI
(2Î septembre 1797. — 21 septembre 1798).
La municipalité de la ville et canton de Tonnerre fut changée plusieurs fois pendant le cours de cette année.
A la fin de l'an V cette Administration était composée des citoyens Roze, président; Dosnoyers, Rendu et Maa-, membres; Percheron, commissaire du Directoire exécutif. Lo 10 brumaire an VI, l'ancienne Administration ayant été destituée, la nouvelle était installée. Elle fut composée des citoyens Pierre-Jacques Oabasson fils, marchand; Jean-François Sommet-Brécy, es-administrateur du district; Jean-Glaude Huguenin, ex-officier municipal; Jean-François Stiger, propriétaire it Tonnerre; Hcrthellol, négociant à Tonnerre. Mais celui-ci n'ayant pas accepté, le ciloyeii Roguier, de Tonnerre, était installé quelques jours après à sa place. En même temps, le citoyen rx>llier était nommé commissaire du pouvoir exécutif. Mais d'autres changements ne devaient pas tardera être apportés tlaiis la composition de l'Adminislration de cette ville de Tonnerre, si divisée alors et si difficile à maintenir on paix. Le 18 brumaire an VL Collier est révoqué et remplacé par P.J. Cabasson fils dans les fonctions de commissaire du Directoire exécutif.
Le 20 nivôse an VI, les administrateurs nommés en brumaire disparaissent presque tous; ils font place aux membres suivants: Fouinât, président; Huguenin, Stiger, Roguier et Prieur lils, membres. Cabasson reste commissaire du Directoire.
La composition rte TAdministration tonnerroise parait être restée la même pendant le reste de l'an VI.
3009. — Tableau de mes persécutions aux supérieurs ecclésiastiques et à Topinion publique. In-8** (S. 1. n. d. Saint-Dizier, imp. Jean-Claude Fournier, 1797). — (B. nat.).
CeUe pièce a pour auteur un prêtre originaire de Noyers (Yonne).
L'exemplaire de la Bibliothèque nationale porte cotte note de la main de l'auteur : « Je dois prévenir le lecteur que l'imprimeur ignorant et jacobin de Saint-Dizier à qui j'avais confié mon manuscrit avant le 18 fructidor, n'a jamais voulu me donner une seule épreuve, pour avoir le sanguinaire plaisir de laisser toutes les fautes d'orthographe et de français qui y fourmillent. »
3010. — Administration centrale du département de TYonnc. Extrait du procès-verbal de la séance du 9 floréal an VI. Auxerre, imp. Baillif, an VI. Affiche. — (M).
Liquidation du patrimoine de Marie-Anne Regnard, veuve de Charles- Louis Leprince, demeurant à Tonnerre, mère d'Antoine Leprince, émigré.
3011. — Extrait des registres des délibérations de' l'Administration centrale du département de TAube. Séance du 18 germinal an VI de la République française, une et indivisible (7 avril 1798). A Troyes, de Timp. d'André, imp. de TAdmijiistration. Affiche en 2 feuilles. — (A. Y. Émigrés).
Partage des biens de Edme Defeu, propriétaire aux Esserties, commune des Croûtes, et de Marie-Louiso-Thérèse Lcbeau, son épouse, père et mère de Marie-Simon Defeu, leur fils unique, émigré.
Biens à Chessy, Ervy, Auxon, etc. (Aube), et à Percey, Butteaux, Flogny et Germigny (Yonne).
3012. — Portrait de Jacques Chérest, peint d'après lui-même, changement de forme de ce Protée politique aux dilférentes époques de la Révolution. A Paris, chez tous les marchands de nouveautés. In-8% 16 p. — (L. 3« série, t. XXVI, p. 8).
Cp'^ Compte-rendu dans V Observateur du département de V Yonne du 15 thermidor an VI (2 août 1797).
3013. — Quelques escrocs anglais démasqués OU les déserts de l'Amérique du Nord démontrés tels qu'ils sont. Paris, an VI de la RépubUque. In-8% 52 p. Prix : 1 fr. 73 c. — (Se. Y. 2« série, 10, p. 79).
Cet ouvrage de J. Mignard est particulièrement écrit contre les vendeurs de terre» de Scioto et de New- York.
LA REVOLtnon