I ->.G I NSTRUCTION SUR I.F. C1TOLKK A.-JVIORBUS
Quand le malade éprouve sur l’estomac et au nombril d es douleurs et des coliques , le remède est d’y appliquer une vingtaine de sangsues, ou bien de faire un cataplasme composé de forte eau-de-vie ou de l’élixir de propriété de Paracelse avec de l’huile de pomme de menthe, et de l’appliquer en le renouvelant souvent sur la partie douloureuse; ou de bien faire bouillir avec de l’huile une dizaine de poivrons rouges et de les appliquer; ou enfin de mêler avec de l'huile d’oiive , de l’huile distillée de menthe ou de romarin , jusqu’à ce qu’elles forment un onguent, dont on frotte la partie douloureuse, et que l’on recouvre d’une mousseline chauffée à un feu léger; et en outre l’on boit, pour apaiser la douleur, une légère infusion de camomille, ou bien une goutte d’huile de menthe, de sauge ou de romarin dans une tasse d’eau.
La cessation des douleurs est l’indication de la guérison du malade; l’on doit alors le faire bien suer; et à cet effet on lui fait boire une infusion de camomille, de fleurs de sureau , ou de thé;
Il est d’expérience journalière que, quand on a ainsi employé , contre cette maladie, les moyens préservatifs et curatifs que nous venons d'énumérer, l’on parvient, Dieu aidant, à échapper à la mort; mais au contraire, il est certain , nous le répétons, que si l’on néglige d administrer, à l’instant de l’invasion du mal , les secours nécessaires, tels que la saignée et les frictions, et que l’on attende quelques heures, ces secours seront alors sans résultat.
DE COîVST A NTT IV OP LE.
Recette pour le Choléra, pratiquée en Perse avec le plus grand succès .Traduction de l’anglais.)
Aux premiers symptômes , l’on tire cinquante à soixante miskah (medicaux) de sang. Ne point arrêter le vomissement, mais laisser la nature suivre son cours. Alors dix grains de calomel avec un demi-grain d’opium, que l’on répète cinq à six heures après. Si les symptômes ne cessent pas, examiner soigneusement si les pilules n ont pas été rendues parle vomissement. On fera boire une cuillerée à café d’esprit étendu d’eau. On ne donnera point d’eau froide. Quand la violence du mal sera passée, on prendra des lavements dans lequels on mettra de l’huile pour emporter les matières accumulées dans les intestins. Si les symptômes sont très graves, on répétera plus fréquemment les doses de calomel. S’il n’a pas purgé, on prendra une petite quantité d'huile de castor. On frottera les membres. On enveloppera les pieds dans des flanelles ou des couvertures de laine trempées dans de l’eau salée chaude.
Si un enfant est attaque du choléra , on lui donnera quatre à cinq grains de calomel avec un demi-grain d opium ; la dose sera répétée six ou huit heures après , si les spasmes ne cessent pas. Si les intestins n’ont pas d’action , on donnera une petite quantité d’huile.
Un médecin anglais, en suivant la même méthode, ajoute : Si le mal continue , on donnera deux grains d’opnim solide de préférence au laudanum. J’ai trouvé que de bonne eau-de-vie donnée en petite quantité faisait beaucoup de bien. Il y a ordinairement beaucoup de soif, et j ai trouvé nécessaire de refuser l’eau tà mes malades et de ne leur donner qu’un peu d’esprit avec de l’eau , à petits coups et par intervalles. Si la crampe survient , on donnera de l’opium en plus grande quantité. La
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menthe poivrée est souvent utile Si les crampes
surviennent, on devra entretenir le corps chaud, et bien frictionner. Point de nourriture autre qu’une tasse de café , et un morceau de rôti après un jour ou deux. La tendance au mal pourrait reparaître après un mieux, une cuillerée à café d’eau-de-vie rendra généralement le ton à l’estomac.
monographie
épidémique de paris,
RÉDIGÉE SPÉCIALEMENT SÜR LES OBSERVATIONS CLINIQUES DE LAUTEUR A L HOTEL-DIEU DE PARIS;