TS SUR LE ROYAUME D ETRUI
eux. S'il est difficile de fa pays, il l'est encore plus i Snéral de vous charger de 1 vous croyez nécessaires dai es-ci marchent ordînairei :me ; ainsi, en faisant sent re constamment uni à la f soin de faire agir dans le □ t votre but se trouvera ég nce ait paru aussi vislblem !S d'égards personnels qui le pense que vous pourrez ( Germinations politiques d( llité.
iportants de votre missioi Anglais ne soit pas plus res pays alliés et de suivre ins extension, la lettre qi
de montrer dans toute oc( S. M. le roi d'Espagne co
ne forme aucun doute su ut éviter que cette prince de la France, elle se moni re et à sa famille. Sa polit ec celle de l'Espagne que loignages d'attachement à 'ous renouveler, Monsieur
ttiaire de France, à S. Exe.
Relations extérieures (i).
en temps des lettres très
p. 6î et 64 (n» 31).
ressemblent aux fameux billets par lesquels les Romains excitaient jadis un traître à les venger :
Tu dors, Brutus, et Rome est dans les fers.
On me déclare que la Toscane gémit sous le joug d'un confesseur et de deux caméristes, et que tout va comme il doit être sous de pareils conducteurs. On me somme de faire connaître à S. M. que les Toscans sont las d'une pareille anarchie, et que le désir bien prononcé de tous est de devenir Français.
On me menace de faire parvenir à S. M. I. ce vœu de la Toscane par d'autres voies^ si je ne m'en charge pas.
Quelques mécontents, peut-être jacobins, peut-être gens sans place, et qui seraient le lendemain ennemis des Français, s'ils n'étaient pas employés sous un nouveau gouvernement, sont les auteurs de pareilles lettres. Quand on ne se nomme point, on est toujours susp?ct.
Au reste, Monseigneur, il y a longtemps que j'ai fait part à Votre Excellence que j'avais cru m'apercevoir que nous avons beaucoup plus de partisans que la Reine dans le peuple et dans la bourgeoisie : on n'aime point les Espagnols. Les institutions de Léopold, à qui on s'est fort attaché, se rapprochent plus de nos mœurs et de nos manières.
Quant à la noblesse et à beaucoup d'individus, ils sont égoïstes, par-dessus tout indifférents, ignorants et pusillanimes. Ils ne nous aiment point, mais ils ne s'aiment point entre eux. Ils n'aiment point la Reine et ne savent ce qu'ils veulent. Je suis toujours choqué de leur peu d'égards pour leur souveraine, qui doit être respectable et respectée comment qu'elle soit.
On dit véritablement que le confesseur Bronzoli a toujours beaucoup de crédit, et que même il entretient une correspondance-suivie avec le nonce Morrozzo, qui de loin veut toujours se mêler de tout le plus possible.
Quant à M^^" Pallicci, filles d'une noblesse pauvre, qui sont caméristes de la Reine, sans doute elles ont leur petite influence^ mais qui ne peut s'étendre loin, car elles n'ont ni esprit, ni instruction. La Reine est sans doute beaucoup trop avec elles; elles la suivent partout : au bal en se tenant éloignées, au spectacle dans une loge à part, à la promenade dans une voiture de suite.
Dans l'intérieur, la Reine ne les quitte guère non plus que
décret, sûrement il n'en arrive plus à présent, car il y a des corsaires qui croisent à la vue du port même, et visitent tout ce qui y 'entre avec la plus grande rigueur. D'ailleurs, M. le consul Lesseps a les yeux fort ouverts sur les arrivages.
Le marquis de Lucchesini (1) a passé ici le 16 du courant, il y a resté 36 heures. Il est venu dîner chez moi et a continué ensuite sa route pour Lucques.
La Reine est toujours un peu malade de ses fluxions.
Je prie Votre Excellence d'agréer l'assurance de ma haute et respectueuse considération.
IL d'Aubusson La Feuillade.
Copie d'une lettre confidentielle écrite par d'Aubusson
à 5. Exe, M. de Mozzi (2).
, Florence, le 12 mars 1807.
Monsieur,
Je demande à Votre Excellence l'arrestation de M. Joseph Ginori (3) et de M. Covoni, le sénateur, ou leur exil. Je demande également l'exil ou l'arrestation de trois ou quatre individus à Sienne, chefs du dernier mouvement révolutionnaire, dont Votre Excellence peut connaître les noms bien mieux que moi. Il faut se contenter, pour cette fois à Sienne, de ces chefs subalternes, puisque leurs supérieurs ont resté derrière le rideau.
Si la Reine ne sévit point en ce moment contre les coupables, elle risque de faire passer Florence et la Toscane pour un repaire de brigands. Elle risque de faire confondre une foule d'innocents avec quelques coupables en tr^^s petit nombre. L'opinion publique de l'Europe les confondra tous, si la punition ne vient les séparer.
Les propos tenus contre S. M. I. et contre les Français sont de vrais propos d'assassins. Il y a trop longtemps qu'ils se re-
(1) Le marquis de Lucchesini, retraité du service de Prusse, auquel il avait consacré vingt-sept années de carrière, rentrait à Lucques, son pays natal. Elisa le nomma grand maître de sa Cour et directeur des établissements de bienfaisance, double fonction qui convenait à sa grande habitude .du protocole et à son âge.
(2) Aff. Etr., Toscane, 159, p. 101 et 102 (n» 55).
(3) Ginori, célèbre fabricant de porcelaines à Florence, protégé plus tard par le gouvernement français.
Sun LE KOYAl
Le Ministre des Relations extérieures, à M. d'Auàusson La Feuillade, ministre plénipotentiaire (i),
Varsovie, le 2 aïrîL 1807.
Il a été convenu, Monsieur, entre S. M. l'Empereur et la cour de Madrid, que l'Espagne enverrait vers l'embouchure de l'Elbe un corps d'observation destiné h défendre la côte contre toute tentative de débarquement ; que les troupes espagnoles qui sont à Livourne feraient partie de ce corps et qu'en conséquence elles quitteraient immédiatement la Toscane. Il devient nécessaire qu'elles se rendent sans délai à leur destination. Ces troupes se dirigeront sur Augsbourg et de là sur Hambourg. L'Espagne n'aura à payer que leur solde; elles seront abondamment pourvues de tout dès le moment de leur arrivée dans le royaume d'italicj et leur habillement, leur armement, leur nourriture, seront aux frais de l'Empereur.
J'ai chargé l'ambassadeur de S. M. à Madrid de demander que les troupes qui doivent partir d'Espagne, et dont tous les préparatifs sont déjà faits, se missent en roule dans les vingt-quatre heures. Cette mesure n'éprouvera à Madrid aucune difficulté et vous devez aussi demander que les troupes espagnoles qui sont en Toscane partent immédiatement. L'Empereur attache à cette opération la plus grande importance.
J'ai reçu les lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire jusqu'au n° 63. Les renseignements que vous continuez de me lonner sur le pays où vous résidez ne peuvent que mériter beaucoup d'attention : on attache toujours de l'intérêt à connaître les personnes qui, par leur place ou par leur caractère, peuvent avoir quelque influence sur la conduite des affaires et sur l'opinion.
J'ai mis sous les yeux de S. M. les différentes demandes qui vous sont personnelles; lorsqu'elle aura pris quelque décision, j'aurai l'honneur de vous en informer.
Recevez, Monsieur, les assurances de ma haute considération.
(1) Aff. Etr., Toscane, 159, p. 113 et v
. la
il2 e f
te s
du(
ésu ienl pap moi ust l'ex dei
le l niU aufl
elle, Prince, que ces plaintes non fondées, avec des menaces si peu méritées et mesurées, se renouvellent si souvent. Elle serait , doublement peinée si elles pouvaient jamais faire quelque impression défavorable sur Tesprit de S. M. I. et de ses ministres.
Elle ne peut en attribuer Torigine qu'à des malveillants qui, jaloux peut-être de la bonne harmonie qui règne entre la Toscane et TEmpire français, s'efforcent de la troubler par des faux rapports, qu'ils font aux ministres et aux agents de S. M. l'Empereur.
M. d'Aubusson ne s'est pas contenté d'adresser sa première note du 9 mars à M. Mozzi, mais il en a envoyé en même temps une copie à S. M. la Reine directement. Je me permettrai d'observer à Votre Excellence que cet usage est contraire à ce qui se pratique dans les autres Cours, et d'autant plus nouveau qu'il pourrait lui demander des audiences dans la forme accoutumée, qui certainement ne lui seraient pas refusées.
En vous priant de vouloir bien informer S. M. l'Empereur el Roi du contenu de cette note, je saisis cette occasion pour renouveler à Votre Excellence les assurances de ma haute considération.
Le prince de Massérano.
>jj..
Le Ministre plénipotentiaire de la. République française en Toscane, au Ministre des Relations extérieures (1).
Florence, le 24 thermidor an XI (12 août 1803).
Citoyen Ministre,
Le général en chef Murât s'est rendu, il y a une quinzaine de jours, à Livourne et aux bains de Pise, oîi il s'est arrêté pendant quelque temps ; il a été ensuite à Lucques, et il est arrivé avant-hier dans cette ville, d'où il part à l'instant ; la Reine l'a comblé de politesse et je viens d'être instruit qu'elle lui a fait remettre, avant son départ, un cadeau convenable sans être d'une grande valeur.
Salut et respect.
G. Clarke.
Au Ministre des Relations extérieures (2).
Florence, le 17 messidor an XII (6 juillet 1804).
Monseigneur,
Depuis la mort de S. A. R. M""" la duchesse douairière de Parme, la reine de Toscane est établie à Poggio impériale, maison de plaisance à la porte de Florence. Elle en est venue aujourd'hui, anniversaire de sa naissance, et a tenu cercle au palais Pitti. Le ministre d'Espagne n'y a point paru. Après le cercle^ la Reine est retournée à Poggio impériale.
S. A. I. M""" la princesse Borghèse part demain pour les bains de Lucques, oîi elle compte passer deux mois. M"*® Bonaparte, sa mère, doit y être arrivée aujourd'hui.
Je prie Yotre Excellence, Monseigneur, d'agréer l'assurance de mon respect.
SiMÉON.
(1) Aff. Etr., Toscane, 155, p. 252 (no 174).
(2) Aff. Etr., Toscane, 156, p. 208 (no 146).
Le Ministre des Relations à M, de Beauharnais, ministre plmipotentiaire (i).
Milaa, 18 prairial an XHI (7 juio 1803).
J'ai rhonneur, Monsieur, de vous prévenir que S. M. vient d'attacher à la légation de Rome M. Siméon, qui était déjà près de vous secrétaire de la légation. Elle a nommé à sa place M. Artaud, qui résidait à Rome dans la même qualité.
Cette mutation vous prive d'une personne infiniment distinguée par ses bonnes qualités et par son zèle.
J'ai lieu de croire que M. Artaud se rendra également digne de votre confiance, et, dans cette persuasion, je le recommande. Monsieur, à toute votre bienveillance. Je m'empresse de vous envoyer Tarrêté de sa nomination et de vous renouveler, Monsieur, les assurances de ma haute considération.
Le Chargé d'affaires de France près S, M, la Reine régente dEtrurie, à S, A. S. Mgr le prince de Bénévent, ministre des Relations extérieures (2) .
Florence, le i9aoàt 1806.
Monseigneur,
Les professeurs de botanique de l'Université de Pise envoyent tous les ans à M. Thouin, directeur du Jardin des Plantes, une collection précieuse de graines de Toscane, qui doivent être semées à Paris dans le mois de septembre.
Ces professeurs m'ont donc fait remettre deux caisses de graines pour M. ïhouin. J'ai l'honneur d'en adresser une aujourd'hui à V. A. S., en la priant de la faire parvenir à son adresse.
Je suis, avec respect, de V. A. S., Monseigneur, le très humble et très obéissant serviteur.
Artaud.
fin, M'
(1) Aff. Etr., Toscane, 157 B, p. 33 (no 488).
(2) Aff. Etr., Toscane, 158 B, p. 55 (n» 278).
78 DOCUMENTS SUi! LE ROYAUME II'
accréditer les fausses nouvelles des avantages des Russes, ont ' ■ nds repas en leur honneur et se sont fait remarquer mde haine envers la France. Jusqu'ici, l'Empereur voir dans ces fêtes scandaleuses que des délits inais il n'en est pas moins important qu'ils soient , réprimés, et que le gouvernement toscan témoigne punissant ceux qui les ont commis, qu'ils ont agi tentions et qu'il se tient offensé de leur conduite . s ami, les procédés du gouvernement et ceux des loivent se correspondre, et une police vigilante et e moyens de ramener l'opinion et la conduite des celle que doit tenir le gouvernement lui-même, [onsieur, les assurances de ma haute considération.
plénipotentiaire de France près S. M. la Reine à S. Exe. le Ministre des Relations extérieures (1).
Florence, le 28 avril 1807.
iseigneur,
ique samedi 25 avril lesordres de Votre Excellence [[ui me prescrivent d'accélérer le départ des troupes
lucune démarche à faire, la première colonne était
he et venait de partir à l'arrivée des dépêches de
mce ; les autres suivent très rapidement.
3e, chef d'escadron attaché à l'état-major du Prince
, arrivé ici le mardi 2i du courant, apportant les
le départ de ces mêmes troupes. Il n'a éprouvé
ilté. Il est reparti à la tête de la première colonne
, dans la ville, que le général 0. Farill restera ici
landant du corps des 300 volontaires de Marie-
înt tirés des corps espagnols.
mdu un bruit encore plus accrédité, d'après lequel
lENTS SUR LE BO'