‹ Documents sur le royaume d'Étrurie, 1801-1807Chapitre 3 sur 5 · DOCUMENTS SUR LE ROYAUÎ · texte numérisé non relu

DOCUMENTS SUR LE ROYAUÎ

sombroni, envoyés extraordinaires d' d'Elrurie, quelques observations sur les anglais obtient à Livourne, et sur b terme.

Depuis que ce commerce ne peut pi sous le pavillon anglais, il a chercl pavillon des neutres. Des bâtiments ar et d'autres neutres vont charger en colonies de cette puissance, et ils rai expéditions à Livourne, où S. M. I. a qu'ils étaient reçus et protégés par les

S. M. n'a pu regarder les facilité; comme entîôrement contraires aux régente d'Etrurie; elle ne peut se pc premiers alliés de la Toscane sont atta lorsque la Toscane est intéressée à s'ui et de l'Espagne, elle puisse offrir à leu ressources qu'ils seront prêts, au pre contre elle,

L'Angleterre, qui n'a plus pour sou nierce avec quelques parties de l'Euro] tous les jours, ne doit conserver auct dont elle veut lamine, dont elle n'a ment, et qui, par honneur et par inté se prononcer contre elle.

L'introduction des marchandises ar nulles les précautions prises contre pagne, en Ligurie, dans la plupart contribue à prolonger la guerre qu'il rope de faire terminer, et le repos { crifié à quelques spéculations individ d'Etrurie ne peut plus tolérer.

La France a déclaré depuis longtcm qui auraient touché aux ports d'Angl Ôlre admis dans les siens.

Elle a le droit de demander qu'ils aucune marchandise anglaise dans les | SCS troupes et où la police relative à i nécessairement.

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L'expérience a fait remarquer que les difTérentes parties ne pourraient pas être séparées sans danger, et que l'on n'aurait jamais aucune garantie suffisante contre les manœuvres des Anglais, leurs relations avec l'intérieur, les importations de leurs marchandises, tant que le commandement du port serait séparé de celui de la garnison et ne serait pas remis à l'autorité qui est chargée de la sûreté de la place et qui doit avoir tous les moyens de la maintenir.

A S. Exe. M, le Ministre des Relations extérieures de France (1).

Florence, le 19 prairial an XIU (8 juin 1805),

Monseigneur,

Je dois prévenir V. Exe. que la base des limites à établir entre la Toscane et la principauté de Piombino souffrira des longueurs. — Instruit que le gouvernement toscan cherchait à entraver mes opérations, j'ai adressé deux notes successives : la première, jointe au n° 35 comme copie, a dû parvenir à V. Exe. ; la seconde n'est qu'une addition pour obtenir une réponse précise.

Le conseil de la Reine, alléguant la minorité du Roi, a invité S. M. la Reine régente d'écrire à Madrid et d'en référer à cette Cour^ le roi d'Espagne se regardant comme successeur éventuel.

Instruit de la marche que l'on veut suivre, j'ai l'honneur d'en faire part à V. Exe. ; les difficultés ne viendront pas de lapersonne dont j'ai laconfiance, mais le général Bournouville pourrait faire accélérer cette affaire si V. Exe. le juge nécessaire.

Je désirerais. Monseigneur, connaître vos intentions particulières relativement au duc de Chablais, qui se trouve à Florence ; je sais qu'il voudrait se rapprocher du ministre de France, mais il voudrait être assuré que sa visite soit rendue. J'ai éludé par des phrases polies et affectueuses, mais insignifiantes, voulant connaître les intentions du Gouvernement avant de répondre clairement à cet égard. Je viens d'être informé par le ministre Saliceti que la quarantaine pour les personnes venant de la

(i) Aff. Etr., Toscane, 157 B, p. 34 et verso (n» 189).

Toscane avait ûl& Icvi^e; — j'en ai fait part au ministre ^ Veuillez agréer, Monseigneur, l'hommage de tous mes ( ments.

Fr. DE Beauharnai

A Son Excellence le Ministre des Relations extérieures (T

Floronœ, lu 30 oivûsc an Xlll (20 janïici

Monseigneur, J'ai reçu la lettre que Voire Excellence m'a fait l'honne m'écrire le 30 frimaire dernier. J'ai fait connaître à M. de les détails et les réflexions qu'elle renferme sur le sacre couronnement de Leurs Majestés Impériales et j'en ferai la de mes conversations à cet égard. Cet évi'memcnt mémorabL assure la félicité de la plus grande nation de l'Europe c donne à la France plus d'éclat qu'elle n'en avait eu sous les an monarques, a été généralement envisagé à Florence comt gage de bonheur et de repos pour l'Europe entière. Je m' cerai, Monseigneur, de donner encore plus de poids etd'ét{ à cette opinion en saisissant toutes les occasions (ainsi que fait jusqu'à présent) de répandre des notions exactes s situation de la France, sur les bienfaits de S. M. Impéria sur l'affection, la fidélité et le dévouement qUt tous les Fn lui ont voués.

Je vous prie, Monseigneur,

d'agréer l'assurance de mon respect.

SiMÉON".

François de Beauhamais, ministre plénipotentiaire de Fra en Toscane, à Son Excellence Monseigneur de Talleyrand (2).

Florence, lo S4 janvier (80 . Monseigneur,

Son Altesse Impériale Monseigneur le prince JosepI

(1) Air. Elr., Toscane. 137 a, p. 38 et verso (n° 25).

(2) AU. Etr., Toscane, 158 A, p. 3o {nf 38),

DOCUMENTS SUR LE ROYAUME d'ÉTRURIE. o9

Le Chargé d'affaires de France près S. AI, la reine régente dEtrurie^ à S, A, S* Monseigneur le prince de Bénévent^ ministre

des Relations extérieures (1).

Florence, le 15 septembre 1806.

Monseigneur,

La cour de Florence montre de Tinquiétude relativement aux affaires importantes qui se traitent actuellement entre l'Espagne et la France.

M. le commandeur Pazzi attribue la réponse sévère qu'on a faite à ses réclamations pour obtenir le retour de son fils à des brouilleries nouvelles, qui ont divisé, dit-il, pour longtemps les gouvernements français et espagnol.

M. Pazzi doit avoir entendu parler de ces brouilleries dans le palais de la Reine, auprès de qui il jouit d'une grande faveur.

Le roi d'Espagne écrit souvent à sa fille, mais il lui donne peu de nouvelles : c'est la reine d'Etrurie elle-même qui s'en plaint ; la reine d'Espagne écrit également à la Reine régente : elle désire lui procurer des renseignements sur ce qui se fait à Madrid ; mais, comme elle annonce en même temps que le prince de la Paix la traite avec beaucoup de rigueur, elle avoue qu'elle sait peu de choses imposantes, et ses lettres ont pour objet particulier le détail de ses peines domestiques, qu'elle confie à sa fille avec l'expression de la plus vive douleur; cependant, elle écrit positivement que la France donne du chagrin à l'Espagne.

La reine d'Etrurie répond à sa mère que le gouvernement français la traite avec douceur, mais qu'elle n'est pas heureuse ; qu'elle vit toujours à la campagne, avec des personnes qu'elle aime peu et qui la voyent avec indifférence.

Il est vrai que cette princesse est si malheureuse, que les gens même de sa maison révèlent les détails que je viens de transmettre à V. A. S.

Chez la Reine régente, on a parlé dernièrement des projets des Anglais qui ont remonté le Tage et violé la neutralité du Portugal, pour compromettre S. M. très fidèle et forcer peut-être la cour de Lisbonne à se réfugier au Brésil.

(1) Aff. Etr., Toscane, p. 158 B, p. 122-121 et verso (n» 320),

On a dit que quand môme la France, qui est invincible sur terre^ remettrait le Portugal à l'Espagne, ce ne serait sans doute qu'à condition que cette dernière abandonnerait l'Etrurie, dont le Roi irait en Portugal; que, si tous les changements se bornaient à cet échange, on pourrait se consoler de Livourne avec Lisbonne; mais qu'il était d'abord odieux de penser que la Reine régente irait remplacer sa sœur, la princesse Charlotte-Joachime, après avoir déjà remplacé sa cousine germaine Louise-Marie Amélie, fille du roi de Naples; qu'ensuite le prince du Brésil, gôné par Tinfluence de l'Angleterre, qui semblait lui avoir rendu un service important en le transportant sur ses vaisseaux dans r Amérique méridionale, concevrait naturellement, tant que la guerre durerait entre l'Espagne et ta Grande-Bretagne, l'idée d'attaquer le Mexique et toutes les possessions espagnoles, et qu'ainsi une politique nouvelle achèverait de ruiner dans les Indes occidentales la puissance de S. M. C, qui, elle-même, à la majorité de son petit-fils, le roi Charles-Louis, ne régnerait plus directement à Lisbonne.

Toutes ces réilexions et ces conversations tourmentent laReine

régente et altèrent visiblement sa santé.

Artaud.

Le Ministre plénipotentiaire de France près S, M. la Reine régente d'Ëtrurie, au Ministre des Relations extérieures (1).

Florence, le vendredi 3 octobre 1806.

Monseigneur,

M. Morrozzo est encore ici. Il m'avait assuré qu'il partait aujourd'hui ou dimanche. Si il ne l'est pas ce jour-là^ sûrement deux jours plus tard il le sera ; je prendrai des mesures en conséquence, et M. de Mozzi ne demande pas mieux que de s'y

prêter Le Nonce avait répandu dans la ville que je lui avais

donné du temps pour son départ; mais il n'en est rien. Les ordres de V. Exe. étaient trop précis, et pour les raisons que

(1) Aff. Etr., Toscane, 158 b, p. 159 et 160 (n» 346).

j'ai eu l'honneur d'oxprimcr dans ma dernière dépêche, et l'amuser loin de Rome, je lui avais laissé croire qu'il pou revenir ici dans un mois, pour la Saint-Charles, et peul même d'obtenir de n'être point rappelé, mais je ne lui a donné du temps pour rester ici : je serais au contraire chi qu'il n'y mette plus les pieds.

Nous croyons qu'il a vu la Reine en particulier ces joui mais elle ne lui a pas parlé au gala qui a eu lieu hier mat

M. le cardinal Ruffo était à ce gala. Ne voulant aller à N et éloigné de Rome, à ce qu'il parait, sur la demande de V. ] c'est cette ville qui lui sert de refuge, ainsi qu'à beau d'autres pécheurs. Nous les surveillerons, et il faut es] qu'ils ne troubleront point la tranquillité publique.

Le gala d'hier a eu Heu pour la naissance de la jeune cesse. La Reine a paru fort peu de temps en public, et ! m'avoir dit quelques mots fort indifférents et avoir reçu II mage du baise-mains de toute la Cour, sans dire mot à perse elle s'est retirée tr&s promptement.

Elle fait jouer la comédie à Poggio-Impériale par les do tiques et femmes de chambre, et s'y amuse, dit-on, beauc Personne de la Cour n'y est admis, hors la duchesse Sti Elle parait livrée aux subalternes.

L'influence du Nonce s'exerçait en grande partie par voie. Il voyait extrêmement souvent, chez elle, la femme du feur de la Reine, qui a été chassée peu de temps avant arrivée pour avoir volé.

S'il devenait nécessaire que le ministre de France eût une influence directe auprès de la Reine, il pourrait la prt par le même moyen, mais il ne cherchera à en user, à n qu'on ne lui en fasse sentir la nécessité. L'Empereur est grand pour que ses ministres ici aient recours à ce petit nfege, quand il y a tant d'autres moyens pour parvenir au qu'on peut se proposer.

La Reine paraît être fort peu aimée par les gens de la < lout aussi peu que par le resle de la population : elle cht peu à plaire, ne parle presque à personne de sa Cour, de : que si jamais il y avait quelque projet de changement po pays, il n'y existeraitaucun tumulte, beaucoup aimeraient n être tout à fait Français ou former un Etat plus considé

avec d'autres pays voisins, qui seraient plus immédiatement réunis à la France de cœur et de fait (1).

Les officiers espagnols répandent qoie nous allons avoir la guerre avec eux. Il y en a ici six mille, comme V. Exe. sait; en cas de guerre, notre position deviendrait assez embarrassante à leur égard ; ne serait-il pas bon ou de les faire partir à présent ou de les faire enlever dès les premières nouvelles des hostilités, avant de les commencer.

Les Espagnols manifestent de la haine contre nous en général : je ne parle pas de M. O'Farill et de son état-major, mais des subalternes.

Il y a quatre jours, un officier espagnol a blessé à coups de sabre un chasseur de M""" de Prié, Piémontaise. L'officier a, dit-on, été mis aux arrêts; je ne m'en ^uis pas meslé; M"° de Prié n'a point cherché à me; voir, ni aucun ministre de France ; elle passe pour n'être nullement de nos amis, ainsi je ne pense pas que nous devions protéger ni elle ni aucun de ceux qui font comme elle.

Je prie V. Exe. de vouloir bien agréer l'assurance de ma respectueuse considération.

Hector d'Aublsson La Feuillade.

Le Ministre des Relations extérieures à M. dAubusson

La Feuillade (2).

Posen, 11 novembre 1806.

J'ai reçu. Monsieur, les lettres que vous m'avez fait l'honneur

d'écrire jusqu'au 8 novembre, n° 25, et je les ai mises sous les ;

yeux de S. M., qui, an milieu des opérations de la campagne, {

ne perd cependant de vue aucun autre intérêt, et YBnt bien }

donner une attention particulière à votre mission. S. M. voit j

(1) Allusion voilée aux projets d'agrandissement de la principauté voisine de Lucques, où régnait Elisa, sœur aînée de l'Empereur, auprès de laquelle le ministre français à Florence, d'Aubusson, était persona grata et tout dévoué à ses intérêts.

(2) Aff. Etr., Toscane, 158 b, p. 214 et verso (no 379).

ENTS SUR LE ROYAUME d'ÉT

ùpatentiaire de France pr trie, à S. Exe. Monseig extérieures (1),

Florenc eur,

umas m'a écrit que S. M ■aité do l'échange du géru

des Anglais, avec le prii ommc il n'existait aucunt ile, S. M. me chargeait d'{ que les occasions étaler lile.

: de cet ordre, j'ai écrit au istruire Votre Excellence

valait mieux que je m'ai utorité du pays, xcellence d'agréer l'assur nsidération.

Hector o'AunusS'

( Relutiom extérieures La Feuillade (2).

eur, les lettres que vous ir au 19 décembre. Elles on dois distinguer, pour y r( ■sonnes et celles qui intérei ts avec la Toscane. Les | iou à aucune décision, Eli 3ur les lieux mêmes, et je s jugerez convenable de

, 139, p. 69 et verso {n- 34;.

^130, p. 19 et 20 (n» 6).

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