‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 120 sur 127 · I . La signature Jonas Lévy manque · texte numérisé non relu

I . La signature Jonas Lévy manque

AU xviir' SIÈCLE 265

I9avril-ii septembre 1783. — Scellé de Sarah Meiidcs d'Acosia, femme de Samuel Peixotio.

Scellé de Sarah Mendès d'Acosta, épouse de Samuel Peixotto, banquier, décédée de maladie vers quatre heures du matin, rue Saint André des Arts, au premier étage de la maison de Cuisinier, limonadier, principal locataire.

Commissaire : N. L. Gillet, substituant Foucault.

Requérant : Salomon Astruc, négociant, chez lequel habitait la défunte '.

Notaire chargé de l'inventaire : Rouen.

Parmi les oppositions, celle de Charles Joseph Paul Peixotto de Beaulieu, chef de la maison de Lévi, catholique, demeurant à Bordeaux, de présent à Paris, hôtel du Parlement d'Angleterre, rue du Coq Héron, mari de la défunte, inters'enant tant en son nom que comme administrateur des biens de Paul et Daniel Peixotto, leurs enfants mineurs ; celle du Procureur du Roi au Bureau des finances et Chambre du Domaine de la généralité de Paris, envoyé en possession de la succession par sentence de lad. chambre du 3 mai 1783 2 : opposition levée par arrêt au Parlement du 20 août.

Astruc réclame à la succession différentes sommes : 300 1. pour 3 mois II jours de « ses honoraires » suivant convention entre la dame Peixotto et lui ; — 300 1. pour 3 mois de la pension de lad. dame ; — ■ deux termes de loyer à raison de 384 1. par an, à compter du 15 juillet dernier ; — frais de nourriture de différentes gardes pendant la maladie de la défunte. L'inventaire établit d'autre part que la dame Peixotto a remis à Astruc une somme de 4.000 1. ; il refuse d'en justifier l'emploi, déclarant les avoir utilisés selon les intentions de lad. dame ; Peixotto, assisté du procureur Taladon, se réserve toutes voies de droit contre Astruc tant pour ces 4.000 1. que pour 600 1. à lui remis lors de l'apposition des scellés.

1. Se présentant le matin à 6 heures chez le commissaire, il refuse de signer sa déclaration « attendu la solennité de la fcte du sabat. »

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