I. Ci. la pièce précédente
Saint André des Arts, et S"" Moyse Perpignan, négotiant Juif, demeurant rue Dauphine.
Lesquels nous ont dit que Salomon Perpignan, négotiant, natif de Bordeaux, âgé de quarante ans, demeurant rue de Seine faubourg Saint Germain, paroisse Saint Sulpice, leur frère, dont nous avons constaté la mort violente occasionnée par le dérangement de la tête à la suitte de maladie, suivant notre procès verbal du jour d'hier, étoit de la relligion juive, et comme il est nécessaire de le faire inhumer, ils sont venus nous faire la présente déclaration, requérant qu'il nous plaise pourvoir à lad. inhumation en la manière ordinaire. Et ont signé : Rayé ci dessus (sic) mots comme nuls.
Moïse Perpignan, Élie Perpignan.
Desquels comparutions, dires et réquisitoires nous, conseiller commissaire susd., avons donné acte aux susnommés, et en conséquence nous avons ordonné qu'il en sera par nous référé à Monsieur le Lieutenant général de police, pour être par lui sur les conclusions de M. le Procureur du Roy statué ce qu'il appartiendra. Dont et de quoi nous avons fait et dressé le présent procès verbal pour servir et valloir ce que de raison.
Chenu.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dudit Salomon Perpignan être inhumé sans bruit, scandale ni apareil dans le cimetière des Juifs, à la Villette, et être enjoint aux officiers du guet et de police d'y veiller et prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 23 février 1781.
Moreau.
Soit fait ainsi qu'il est consenti. Ce 23 février 1781.
Lenoir.
{En marge ;) Rapporté.
3 mars 1781 . — Acte de décès du fils de Jacob Salomon. Y 15289.
Du samedy trois mars mil sept cent quatre vingt un, sept heures du soir.
Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis nous sommes transporté rue Maubuée, dans une maison occupée par la D«= Honnorée, où
étant monté au deuxième étage sur le derrière, et entré dans une chambre ayant vue sur la cour, tenue garnie de lad. D= Honnorée par Jacob Salomon, Juif de Mora ' en Silésie, où étant, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus Isaac Lévy, Juif de Bich^ en Alsace, demeurant rue Saint Denis, chez le S'' Chauffetet, maître chandelier, et Aaron Moyse, Juif de Francfort, demeurant rue Maubuée, chez le S'' Colignon, limonadier.
Lesquels nous ont dit que Sara Veil, femme dudit Jacob Salomon, tous deux Juifs, est accouchée il y a seize jours d'un enfant sexe masculin, qui n'a pu estre circonci à cause de la foiblesse de sa santé, que ce jourd'huy matin à trois heures il est décédé dans lad. chambre, que ses père et mère l'auroient élevé dans la religion judaïque qu'ils proffessent, qu'il s'agit de pourvoir à l'inhumation de cet enfant. Pourquoy les comparants requièrent qu'il y soit pourvu au cimetière des Juifs allemans, situé à la Villette, en la manière accoutumée, déclarant que ledit Jacob Salomon est pauvre et hors d'état de frayer aux frais de laditte inhumation. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant, sexe masculin, gissant sur de la paille étendue sur le plancher de laditte chambre, que les comparans nous ont déclaré et attesté estre celuy de l'enfant dud. Jacob Salomon et de lad. Sara Veil, sa femme, il est resté dans laditte chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par M. le Lieutenant général de police il ait été statué sur lad. inhumation. Et de tout ce que dessus avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous, led. Aaron Moyse en hébreu, ayant déclaré ne sçavoir signer en françois, de ce interpellé :
Isaac Levy, Duchesne, Aaron Moyse (Jjchr.').
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de l'enfant sexe masculin, dont lad. Sara Veil, femme de Jacob Salomon, est accouchée il y a environ seize jours, estre inhumé au cimetière des Juifs Allemans, à la Villette, en la manière accoutumée, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce trois mars 1781.
MOREAU
1. Mohrau, cercle de Neisse, présidence d'Oppcln (Silésie prussienne) ou Klcin-Mohrau, près Frendenthal (Silésie autrichienne).
2. Bischheim, aujourd'hui canton do Schiltighcim, cercle de Strasbourg.
Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce trois mars 1781.
Lenoir.
(Une pièce annexée au procès verbal porte :)
Je soussigné, sindic préposé par M. le Lieutenant général de police pour la nation juive allemande à Paris, certifie que le fils de Jacob Salomon, âgé de seize jours, est décédé rue Maubuée, maison d'un menuisier, ledit enfant n'a pas pu estre circonciz ni nommé à cause de sa foiblesse, et son père n'est en estât de faire les frais de son inhumation. A Paris ce trois mars 1781.
J. GOLDSCHMIT.
29 mai 1781. • — Acte de décès du fils d'Abraham Garcy. Y 15289.
Du mardy vingt neuf may mil sept cent quatre vingt un, environ cinq heures et demie de relevée.
Nous, François Bourgeois, conseiller du Rov, commissaire cnquesteur examinateur au Châtelet de Paris, pour l'empêchement de M'^ Duchesnc, notre confrère, qui avoit été requis, nous sommes transporté rue des Deux Portes Saint Sauveur, dans une maison garnie appelée l'hôtel d'Orléans, où étant monté au troisième étage et introduit dans un petit cabinet avant vue sur la cour de laditte maison, pardevant nous sont comparus S'' David Silvevra, svndic et agent des Juifs Portugais, demeurant à Paris, rue Ticquetonne, hôtel des Quatre Provinces, et S"" Jacob Lévv, aussy Juif Portugais, demeurant à Paris, rue de Montmorencv, vis à vis l'hôtel \'illain.
Lesquels nous ont dit que Garcv, âgé de trois ans passés, fils d'Abraham Garcy, Juif de Bordeaux, et d'Ester Garcv, sa femme, est décédé de maladie ce jour d'huy unze heures du matin dans ledit cabinet, que ses père et mère sont pauvres et hors d'état de pourvoir eux mêmes aux frais de l'inhumation de leur fils, qu'ils professent l'un et l'autre k religion judaïque et étoicnt dans l'intention d'élever leur fils dans la même religion. Pourquov les comparants requièrent qu'il soit pourvu à l'inhumation dudit Garcv, à la \'illette, dans le cimetière des Juifs Portugais, conformément aux intentions de M. le Lieutenant général de police. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant, sexe masculin, gissant sur de la paille étendue sur le plancher dud. cabinet, que les comparants nous ont déclaré et attesté estre celuy dudit Garcy fils, il est resté
dans ledit cabinet pour y demeurer jusqu'à ce que par mondit sieur le Lieutenant général de police il ait été statué sur laditte inhumation. Et de tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous :
Jacob Levy, D. Silveyra, Bourgeois.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dudit Garcy être inhumé au cimetière des Juifs Portugais, à la Villette, en la manière accoutumée, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt neuf may 1781.
MOREAU
Soit fliit ainsi qu'il est requis. Ce vingt neuf ma}' 1781.
Lenoir.
léo.
15 juin 1781. — Acte de dcccs d'Abraham, fis de Joseph Vaylle. Y 15289.
Du vendredy quinze juin mil sept cent quatre vingt un, quatre heures de relevée.
Nous, François Bourgeois, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, pour l'empêchement de M<^ Duchesne, notre confrère, qui avoit été requis, nous sommes transporté rue Brisemichc, dans une maison occupée par la veuve Massié, où étant monté au premier étage et introduit dans une chambre ayant vue sur laditte rue, y avons trouvé et par devant nous sont comparus S"" David Silveyra, syndic et agent des Juifs Portugais, demeurant à Paris, rue Ticquetonne, hôtel des Quatre Province, et Jacob Lévy, aussy Juif Portugais, demeurant à Paris, rue de Montmorency, vis à vis l'hôtel Villain.
Lesquels nous ont dit qu'Abraham, âgé de quatorze mois, fils de Joseph Vaylle, Juif de Viche' en Alsace, est décédé de maladie, dans laditte chambre, ce jour d'huy entre unze heures et midy, que son père qui est très pauvre profFesse la religion judaïque et étoit dans l'intention d'élever son fils dans la même religion. Pourquoy les
I . Bischheim, aujourd'hui canton de Schiltighcim, cercle de Strasbourg. II n'y avait pas de Juifs à WischI, aujourd'hui canton de Schrameck, cercle de Molsheini.
comparants requièrent qu'il soit pourvu à l'inhumation dudit Abraham, à la Villette, dans le cimetière des Juifs Portugais, conformément aux intentions de Monsieur le Lieutenant général de police. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant, sexe masculin, gissant sur de la paille étendue sur le plancher de laditte chambre, que les comparants nous ont déclaré et attesté être celuy dud. Abraham, fils dud. Joseph Vaylle, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par niond. sieur le Lieutenant général de police il ait été statué sur laditte inhumation.. Et de tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès verbal pour sers'ir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous :
Jacob Lévy, D. Silveyra, F. Bourgeois.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dudit Abraham, fils de Joseph Vaylle, estre inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs Portugais, en la manière accoutumée, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce quinze juin 1781.
MOREAU
Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce quinze juin 1781.
Lenoir.
léi.
17 juin 1781. — Acte de décès du fils de Nochan. Y 15289.
Du dimanche dix sept juin mil sept cent quatie vingt un, deux heures de relevée.
Nous, François Bourgeois, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtelet de Paris, pour l'empêchement de M<^ Duchesne, notre confrère, qui avoitété requis, nous sommes transporté rue de la Vieille Tixerandrie, dans une maison dont la boutique est occupée par un cordonnier, le premier à gauche en entrant par la rue Jean Pam Mollet, où étant monté au troisième étage sur le derrière de lad. maison et introduit dans une chambre ayant vue sur la cour, y avons trouvé et pardevant nous sont comparus S'' David Silveyra, syndic et agent des Juifs Portugais, demeurant à Paris, rue Ticquetonnc, hôtel des Quatre Provinces, et Jacob Lévy, aussy Juif Portugais, demeurant à Paris, rue de Montmorency, vis à vis l'hôtel Villain.
Lesquels nous ont dit que le fils non circonciz, âgé de neuf jours,
du nommé Nochan, Juif Polonnois, et de Sarah Nocham, sa femme, est décédé de maladie ce jour d'huy unze heures du matin dans lad. chambre, que ses père et mère sont très pauvres, qu'ils professent la religion judaïque et étoient dans l'intention d'élever leur fils dans la même religion. Pourquoy les comparants requièrent qu'il soit pourvu à l'inhumation dudit enfant à la Villette, dans le cimetière des Juifs Portugais, conformément aux intentions de Monsieur le Lieutenant général de police. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant sexe masculin, que les comparants nous ont déclaré et attesté estre celuy du fils desd. Nocham et sa femme, gissant sur de la paille étendue sur le plancher de la ditte chambre, il y est resté pour y demeurer jusqu'à ce que par mondit sieur le Lieutenant général de police il ait été statué sur laditte inhumation. Et de tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous : F. Bourgeois, D. Silveyra, Jacob Levy.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de l'enfant non circonci du nommé Nocham et de Sara Nocham, sa femme, être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs Portugais, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce dix sept juin 1781.
More AU.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce dix sept juin mil sept cent quatre vingt un.
Lenoir.
ifif juillet 1781. — Acte décès de Barach, fils de Marix Lévy. Y 15289.
Du dimanche premier juillet mil sept cent quatre vingt un, neuf heures du soir.
Nous, François Bourgeois, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur au Châtclct de Paris, pour l'empêchement de M<= Duchesne, notre confrère, qui avoit été requis, nous sommes transporté rue des Vieilles Etuves, Saint Martin, dans une maison dont la boutique est occupée par un limonadier et dont le S"" Renard est principal locataire, où étant monté au premier étage et entré dans une chambre ayant vue sur lad. rue, y avons trouvé et parde-
vaut nous sont comparus Mnrix Lcvv, Juif de Vurtcmbcrg en Allemagne, locataire de lad. chambre, en laquelle il demeure, et Moyse Epimenté, Juif Portugais, demeurant à Paris, rue de la Parcheminerie, chez le S"" Chevalier, maître perruquier.
Lesquels nous ont dit que Barach, âgé de dix mois, fils dudit Marix Lévy et de Rica Isaac, sa femme, est décédé de maladie vendredy vingt neuf juin dernier, dix heures du soir, dans lad. chambre, que luy Marix Lévy et sa femme qui professent la religion judaïque étoient dans l'intention d'élever leur fils dans la même religion. Pourquoy les comparants requièrent qu'il soit pourvu à l'inhumation dudit Barach Lévy, à la Villette, dans le cimetière des Juifs Portugais, conformément aux intentions de Monsieur le Lieutenant général de police, déclarant que les frais de lad. inhumation seront payés des deniers de la charité des Juifs allemands. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant, sexe masculin, gissans sur de la paille étendue sur le plancher de lad. chambre, que les comparants nous ont déclaré et attesté estre celuy dud. Barach Lévv, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par mond. sieur le Lieutenant général de police il ait été statué sur lad. inhumation. Et de tout ce que dessus avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison.
Et ont signé avec nous, led. Marix Lévy en hébreu, ayant déclaré ne sçavoir signer en françois, de ce interpellé :
Moïse Pimextel, Marix Levy Ç.h'hr.), F. Bourgeois.
\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dudit Barach Lévy être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs Portugais, en la manière accoutumée, et être enjoint auxoftîcicrs du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce premier juillet 1781.
More AU.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce premier juillet mil sept cent quatre vingt un.
Lexoir.
ÇUii certificat annexe porte :)
Je soussigné, sindic de la nation juive allemande, certifie que Barach, fils de Marix Lévy de Vurtemberg en Allemagne, est décédé en cette ville vendredi dernier au soir rue des Vieilles Étuves Saint Martin, maison du S^" Renard, qu'il doit estre inhumé à la \'illettc, au cimetière des Juifs Portugais, suivant l'ordennance de M"" le Lieutenant général de police, et qu'il sera payé des deniers de la
charité des Juifs allcmagnes(^/V)la somme de quinze livres. A Paris, ce premier juillet 178 1.
J. GOLDSCHMIT.
31 juillet 1781. — Acte de décès d'Abraham, fih de David Naqiicl. Y 15289.
Du mardv trente un juillet mil sept cent quatre vingt un, du matin.
Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Mâcon, près Saint André des Arts, dans une maison occupée par le S"" Osmon, où étant monté au premier étage et introduit dans une chambre ayant vue sur lad. rue, pardevant nous sont comparus S'' David Silveyra, sindic des Juifs Portugais, demeurant à Paris, rue Ticquetonne, hôtel des Qiiatre Provinces, et Moyse Silveyra, Juif de Bayonne, demeurant à Paris, rue Percée, quartier Saint André des Arts.
Lesquels nous ont dit qu'Abraham Naquel, âgé de deux ans, fils de David Naquel, Juif Avignonnois, et de Merian Perpignan, sa femme, aussy Juive, est décédé de maladie, dans lad. chambre, hier six heures du soir, et comme ses père et mère étoient dans l'intention de l'élever dans la religion judaïque qu'ils proifessent, les comparants requièrent qu'il soit pour^'u à son inhumation dans le cimetière des Juifs Portugais, à la Villette, en la manière accoutumée, conformément à l'intention de Monsieur le Lieutenant général de police. Desquels comparution, dire et réquisition, avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant, sexe masculin, gissant sur de la paille étendue sur le plancher de laditte chambre, que les comparants nous ont déclaré et attesté être celuy dudit Abraham Naquel, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par mond. S"" le Lieutenant général de police il ait été statué sur laditte inhumation. Et de tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous :
MovzE Silveyra, D. Silveyra, Duchesne.
\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Abraham Naquel être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs Portugais, en la manière accoutumée, et être enjoint aux
officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce trente un juillet 1781.
MOREAU
Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce trente un juillet 1781.
Lenoir.
13 août 1781. — Acte de décès de Salomon, fils de Cerf Abraham. Y 15289.
Du lundv treize aoust mil sept cent quatre vingt un, de relevée.
Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du R03', commissaire au Chàlelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue de la Tixeranderie, dans une maison appelée l'hôtel de la Providence, occupée par le sieur Beauregard, où étant monté au troisième étage et introduit dans une chambre ayant vue sur lad. rue, pardevant nous sont comparus S"" David Silveyra, sindic des Juifs Portugais, demeurant à Paris, rue Tiquetonne, hôtel des Quatre Provinces, et Moyse Silveyra, Juif de Rayonne, demeurant à Paris, rue Percée, quartier Saint André des Arts.
Lesquels nous ont dit que Salomon, âgé d'environ deux ans, fils de Cerf Abraham, Juif de Bordeaux, est décédé de maladie, ce jourd'hui dans la matinée, dans la chambre où nous sommes, que ledit Cerf Abraham qui proffesse la religion judaïque étoit dans l'intention d'élever son fils dans la même religion. Pourquoy les comparans requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs Portugais, à la Villette, en la manière accoutumée, conformément à l'intention de Monsieur le Lieutenant général de police. Desquels comparution, direct réquisition, avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant, sexe masculin, gissant sur de la paille étendue sur le plancher de laditte chambre, que les comparants nous ont déclaré et attesté estre celuy dudit Salomon Abraham, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par mondit sieur le Lieutenant général de police il ait été statué sur laditte inhumation. Et de tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous :
iMoYZE Silveyra, D. Silveyra, Duchesne.
Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dudit Salomon, fils de Cerf Abraham, être inhumé à la Villette, dans le
cimetière des Juifs Portugais, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce treize aoust 1781.
MOREAU
Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce treize aoust 1781.
Lenoir.
Au procès verbal est annexée la pièce ci-jointe : Je soussigné, sindic de la nation juife allemande, certifie que Salomon, fils de Cerf Abraham, de Bordeau, âgé de deux ans, est décédé ce matin chez le sieur Beauregard, rue de la Tixeranderie, à l'hôtel de la Providence, qu'il doit être inhumé à la Villette, au cimetierre des Juifs Portugais, suivant l'ordonnance de M. le Lieutenant général de police, pour laquelle inhumation il a été payé au proposé (sic^ desdits Portugais la somme de quinze francs.
Paris, ce 13 aoust 1781.
J. GOLDSCHMIT.
30 janvier 1782. — Acte de décès de Benjamin Zacarie. Y 15481.
L'an mil sept cent quatre vingt deux, le trente janvier à dix heures du matin, nous, Pierre François Simonneau, conseiller du Roy, commissaire enquêteur examinateur au Chàtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Saint Martin, au coin de celle Saint Merry, en une maison occupée par bas par le S"" Hubert, marchand papetier, 011 étant montés au deuxième étage et entrés dans un appartement ayant vue sur laditte rue, nous y avons trouvé et par devant nous est comparu Lion Zacharie, négotiant, demeurant appartement où nous sommes.
Lequel nous a dit que Benjamin Zacarie, son fils, âgé de dix huit ans, natif de Roterdam, en Hollande, est décédé ce matin de la poulmonie. Pour quoi requiert être autorisé à pourvoir à son inhumation. Et a signé :
Lion Zacharie.
Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susdit, avons donné acte dud. réquisitoire. Et après qu'il nous est apparu dans lad. chambre d'un cadavre masculin, qu'on nous a dit être celui dudit Benjamin Zacharie, ce qui nous a été attesté par Philippes Moyse, négociant, Juif de Metz, demeurant rué Brisemiche, et
Samuel Moysc, aussi négociant, Juif, demeurant rue Saint Martin, chez un marchand de tabac, près Saint Julien des Ménestriers, il a été par nous laissé en la garde dud. Zacarie père, qui s'en est chargé et auxquel (sic) nous avons permis de le faire inhumer au cimetière de la \'illette, en la manière ordinaire et accoutumée. Et ont lesd. Zacharie et témoins signé avec nous :
Lion Zacharie, Samuel Movse, Philip Mozes.
I" février 1782. — Acte de décès d'Abraham, fils de Nathan Israël. Y 15481.
L'an mil sept cent quatre vingt deux, le vendredy premier février, à dix heures du matin, nous', Pierre François Simonneau, conseiller du Roy, commissaire enquêteur examinateur au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transportés rue du Poirier, en une maison dont la boutique est occupée par le S"^ Mouche, maître boullanger, oià étant montés au troisième étage et entrés dans un appartement ayant vue sur lad. rue, nous y avons trouvé et par devant nous est comparu Nathan Israël, négociant, Juif, demeurant appartement où nous sommes.
Lequel nous a dit que Abraham, son fils, âgé de neuf mois, natif de Paris, fils de lui et de Anne Bernard, sa femme, est décédé ce matin à quatre heures d'une poulmonie. Pourquoi requiert être autorisé à pourvoir à son inhumation et a signé :
N.\THAX Israël Çhebr.).
Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susdit, avons donné acte des comparution, dire et réquisition cy-dessus. Et après qu'il nous est apparu d'un cadavre masculin, qu'on nous a dit être celui dudit Abraham, ce qui nous a été attesté par Lipman Nathan, Juif, demeurant rue Saint Martin, à la Croix de fer, et Jonas Lévy, demeurant rue des Petits Champs Saint Martin, il a été par nous laissé en la garde dud. Nathan Israël, qui s'en est chargé et auquel nous avons permis de le faire inhumer au cimetière de la Villette, en la manière ordinaire et accoutumée. Et ont^ lesd. Nathan Israël et témoins signé avec nous :
Nathax Israël (hehr.), Lip.makk Natak '.