Par le Parlement le 23 août
3. Le résultat de ce travail est consei-\-é en 13 vol. gr. in-folio et 4 pet. in-fol. au Département des Estampes de la Bibliothèque Nationale (Ve. 46- 46 p.) ; il en existe un autre exemplaire aux Archives Nationales Zif. 948-953. Le procès-verbal reproduit ici se trouve dans les vol. Ve. 46. e i" 24 et Z' f. 949, fo 26 vo.
une autre écurie cottée F, id., aïant quinze toises et demie cinq pieds en superficie et sept pieds six pouces de haut ;
un escalier cotté G, id., ayant deux toises et demie deux pieds en superficie et douze pieds trois pouces de haut ;
un corps de logis cotté H, id., ayant dix toises et demie cinq pieds en superficie et dix sept pieds de haut ;
un autre corps de logis cotté I, id., a^-ant dix sept toises et demie en superficie et vint pieds six pouces de haut ;
• un autre corps de logis cotté L, id., aïant vint une toises et demie trois pieds en superficie et quatorze pieds neuf pouces de haut ;
lesd. hauteurs prises depuis le rez de chaussée jusques sous l'égoùt des couvertures.
Tous lesd. hatimens contenant ensemble en superficie cent quarante sept toises quatre pieds dont déduction faite sur le total dud. terrain et emplacement général montant à la susd. quantité de six cent quatre vingt six toises et demie six pieds ou environ, reste cinq cent trente neuf toises et demie deux pieds en superficie de cour et jardin ■ ».
On apercevra sans peine sous la précision de ces détails, la petite auberge de faubourg ; on devinera les constructions basses, le porche encombré, la cour sale par où les pauvres Juifs, entre des écuries, des hangars et des poulaillers, gagnaient l'humble lieu de leur dernier repos.
Par une complication singulière, la propriété laissée en héritage par les époux Cameau à leur fils devait, quelques années plus tard, être rachetée par leur bru. En effet, Jean- Baptiste Cameau, inspecteur des chasses du Roi en la capitainerie de la Varenne des Tuileries, en faisait le 8 mai 1756 donation à André Héguin, aubergiste à Vauderlan, et à sa femme, née Marie-Madeleine Vaillant, et ceux-ci, par acte du 16 juin 1759 passé devant M'' Maquer -, notaire cà Paris, revendaient à Marie-Catherine Pigeon, veuve dud. Jean-Baptiste Cameau, moyennant le prix de 6000 1., la maison avec « d'un costé par bas, une cuisine, une salle et un petit cabinet, et deux chambres et deux greniers au-dessus, de l'autre costé
1. Une description analogue se trouve dans le même registre au 1° 23 \-° pour la propriété occupée par la V^ Bonnet et dont une partie servira en 1780 de cimetière.
2. Cet acte est aujourd'liui déposé chez M<= Dccloux à qui nous en devons la communication. C'est de ce contrat que sont tirés les renseignements relatifs à l'origine de propriété donnés ci-dessus.
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une cave, scellier, au-dessus petite salle, à costé une petite chambre et grenier au-dessus, huit écuries avec greniers audessus et une chambre aussi sur l'une desd. écuries avec grenier, le tout couvert de thuilles, cour, puits en icelle, avec un jardin derrière clos de murs... » La vente était faite à charge de deux rentes payables à des tiers et aussi des cens qui pouvaient être dus pour la maison et le jardin soit aux prêtres de Saint-Lazare soit au Chapitre Notre-Dame, sans que les parties pussent dire quels étaient exactement ces redevances, droits et devoirs.
C'est qu'en effet la propriété Cameau se trouvait située dans la zone du Cens-Commun, ensemble de biens ayant primitivement appartenu en commun au Chapitre de la Cathédrale et aux religieux de Saint-Lazare, et dont, malgré l'accord de 1482, la circonscription restait contestée et la répartition des droits litigieuse encore au milieu du xviii'' siècle '. L'arrêt du Conseil du 10 juin 1768^, homologuant une transaction des parties, plaçait nettement dans le domaine du Chapitre l'immeuble numéroté 65 de la grande rue du faubourg de la Villette : aussi, par sentence du 16 décembre 1769, le bailli laïc du bailliage de la barre du Chapitre condamnait-il la veuve Cameau à justifier de ses titres de propriété pour l'établissement du terrier du Cens-Commun ' et à payer 29 années d'arriéré de cens -*.
1. J. Meuret, Le Chapitre Notre-Dame en I/90, ne mentionne pas ce procès, dont certaines pièces se trouvent aux Archives Nationales, S. 220 A.
2. Arch. Nat., S. 220 A. Cet arrêt fixe aux deux seigneuries les limites marquées par un plan qui se trouve également aux Arch. Nat., N. III. 277 (Seine). — Il est curieux de noter que le cens, sous lequel a été aliéné à la ville de Paris le terrain du cimetière des Protestants étrangers, est attribué au Chapitre, la maison de Saint-Lazare gardant la rente de 50 1. à elle constituée pour la valeur dud. terrain. — Le i^r mai 171 1, la veuve Germain Camo avait été ensaisinée par le Chapitre Notre-Dame pour une partie du jardin sis derrière sa maison (Arch. Nat., S. 222).
3. Le Chapitre avait obtenu le 26 mars 1768 des « lettres de terrier » (Paris, impr. deC. Hérissant, in-fol. piano [Arch. Nat., S. 216]) et chargé le notaire Antoine Rouveau, de Belleville, de la rédaction de ce terrier (contrat du 13 septembre 1756, aux Arch. Nat., S. 217).