Aujourd'hui Lauterbourg, cercle de Wissembourg
3. Les éléments de ces signatures hébraïques peuvent se lire : Rosele
Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susdit, avons aux susnommés donné acte de leurs dires et réquisitions ci dessus et en conséquence, après qu'il nous est apparu d'un cadavre masculin, gissant dans un lit, qui nous a paru âgé de vingt six ans ou environ, ayant le tour de la bouche ensanglanté, ce que les susnommés nous ont affirmé provenir de l'abcès, quand il avoit abouti, ayant rendu quantité de sang par la bouche, nous avons ordonné que le présent procès verbal sera communiqué à Monsieur le Procureur du Roy aud. Châtelet pour sur ses conclusions être par Monsieur le Lieutenant général de police ordonné ce qu'il apartiendra. Et est ledit cadavre resté en la garde des susnommés qui ont signé :
Abraham Isaac, Juif de Lauterbourg ; Rosette Salomon {hehr) ; Cerf Israël {hehr.) ; Blaxchard.
Vu le procès verbal, je n'cmpesche pour le R05' le cadavre dudit Salomon Benjamin estre inhumé nuitament, sans bruit, scandai, ni apareil, dans l'endroit à ce destiné, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prester main fort (^sic) si besoin est et s'ils en sont requis. Fait ce 10 may 1746.
MOREAU
Vu le procès verbal et les conclusions du Procureur du Roy, nous ordonnons que le corps dud. Salomon sera inhumé de nuit, sans bruit, scandai ni apareil dans le lieu à ce destiné, et enjoignons aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et s'ils en sont requis. Fait ce 10 may 1746.
Feydeau.
Et le mercredi unze may, trois heures du matin, aud. an, nous, conseiller du Roy, commissaire susdit, transporté en lad. maison ci devant designée et dans led. apartement au premier étage sur le devant, en exécution de l'ordonnance de Monsieur le Lieutenant général de police ci-dessus en datte du jour d'hier, avons fait transporter à la réquisition que dessus au jardin du S"" Camot, hostellier, scis à la Villette, led. cadavre, où en notre présence et de celle dudit Benjamin, père dud. deifunct, et en celle desd. Abraham Isaac et Cerf Israël, ledit cadavre a été inhumé en la
femme de Benjamin Preisig, et Nephtali (équivalent de Cerf en hébreu) ben lezechiel.
manière accoutumée. Et ont signé avec le S"" Camot présent et aprouvé la rature de Çsic) mots comme nuls :
Blanchard ; Abraham Isaac, Juif de Lauterbourg ;
Camo ; RosetteSalomox (^hebr.) ; Cerf Israël {hehr.).
i^"" octobre 1746. — Acte de décès et procès-verbal d'inhumation de Mahyer Lion
L'an mil sept cent quarante six, le samedy premier octobre, six heures du matin, nous, Thomas Joseph Jean Regnaudet, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, requis, sommes transporté dans les prisons du Petit Châtelet, et étant dans l'intérieur desd. prisons monté avec le S"^ François Calixte Dangers, concierge desdits prisons, dans une petite chambre ayant vue sur la cour d'icelles prisons, occupée par Mahyer Lion, Juif, nous y avons trouvé le S"" Ruben D'Altrof, aussy Juif, négotiant à Paris, demeurant rueMaubuée.
Lequel nous a dit que ledit Mahyer Lion, Juif de nation, natif de Trêves, demeurant ordinairement en la ville de Metz, âgé de soixante trois ans, et détenu prisonnier pour dettes dans lesd. prisons depuis l'année mil sept cent trente six, est décédé le jour d'hier sur les six heures du soir, dans la chambre où nous sommes, dans les sentiments de la religion hébraïque et dans une extrême pauvreté ; et comme il est nécessaire de pourvoir à son inhumation, il a requis notre transport à cet effet, et a eslû domicile en sa demeure susdite, et a signé avec nous et ledit S'' Dangers :
Ruben D'Altrof, Dangers.
Sur quoy nous, commissaire susd., avons donné acte audit S"^ Ruben D'Altrof de ses comparution, dire, réquisition, et, en conséquence, nous estant apparu d'un cadavre masculin étendu de son long sur de la paille dans lad. chambre où nous sommes, que ledit S"" Ruben D'Altrof et ledit S"' Dangers nous ont déclaré estre le corps mort dudit Mahyer Lion, décédé ledit jour d'hier, d'une rétention d'urine avec inflammation dans le bas ventre, avons ordonné que pour estre statué sur son inhumation dans le lieu à ce destiné le présent procès verbal seroit communiqué à Monsieur le Procureur du Roy pour donner ses conclusions et estre sur le tout par Monsieur le Lieutenant général de police ordonné ce que de
raison. Et ont lesd. S''^ Dangers et Ruhen D'Altrof signés avec nous :
RuBEN D'Altrof, Daxgkrs, Regnaudet.
\'u le procès verbal, je n'empêche pour le Rov le cadavre dudit Mahyer Lion estre inhumé nuitament, sans bruit, scandai ny appareil, dans le jardin du nommé Cameau, à la \^illette, à l'enseigne de l'Étoille, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prêter main forte si besoin est. Fait ce i"^'' octobre 1746.
Soit fait ainsv qu'il est requis. Ce i^"" octobre 1746 '.
Et ledit jour et an que dessus, unze heures du soir, nous, commissaire susd., sommes transporté pour l'exécution de l'ordonnance de Monsieur le Lieutenant général de police cy devant dattée dans les susd. prisons du Petit Châtelet et en présense des S''^ Bernard de Mayencc, demeurant du (.v/V) Temple, et de Jacob Gition, demeurant rue Neuve S' Mery, tous deux Juif (5/V) de nation, le cadavre dudit Mahver Lion a esté inhumé dans le jardin dud. S"^ Cameau, au village de la Villette, à l'enseigne à l'Etoille. Et ont lesd. S''^ Bernard de Mavence et Jacob Gition signés avec nous : Berxard de Mayenxe, Jacob Gitiox (hchr.), Regkaudet.
(£// marge) : Charité. Maver Lion, i^'' octobre.
7 avril 1749. — Acte de décès d'Isiuic J'iiluhrèi/iie. Y 1241 I.
L'an mil sept cens quarante neuf, le lundy septième jour d'avril, huit heures du matin, nous, André Defacq, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet, ayant été requis, nous nous sommes transporté rue Saint André des Arcs en une maison à petite porte carrée, dont le sieur Tignon, marchand épicier, est principal locataire, et estant monté à un appartement au premier étage de laditte maison sur le devant, composé de deux chambres, avons été introduit dans la chambre ayant vue sur la rue, où avons trouvé Joseph Valabrèque et Nertegarde, sa femme, l'un et l'autre Juif (sic) de nation, et marchand négociant demeurant audit appartement.
I. Les signatures du Procureur du Roi et du Lieutenant de Police manquent.
AU XVllI'^ SIECLE 77
Lesquels nous ont dit que Isaac Valabrèque, leur fils, âgé de quatorze mois seulement, est décédé hier au soir sur les neuf heures, après avoir été malade depuis quelques jours et avoir été attaqué de convultions, et comme il souhaite !e faire inhumer dans l'endroit où ils ont coutume de fiiire inhumer ordinairement ceux de la relligion chez le nommé (sic), au lieu de la Villette, ils ont
requis notre transport à l'effet de nous faire la présente déclaration et qu'il soit pourvu à laditte inhumation. Et a ledit Valabrèque signé et sa femme déclaré ne sçavoir écrire ny signer, de ce faire interpellée suivant l'ordonnance. Q uatre mots rayés nuls de l'autre part.
Joseph {bebr.).
Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susdit, avons donné acte aud. Valabrèque et sa femme de leurs comparutions, dires et réquisitions et de la représentation qui nous a été faitte du corps mort dud. Isaac Valabrèque, et pour estre fait droit sur le présent procès verbal avons ordonné qu'il sera communiqué à Monsieur le Procureur du Roy ; et néantmoins le corps mort dud. Isaac Valabrèque est demeuré en la garde et possession de son père, avec défense de le faire inhumer jusque à ce qu'il en ait autrement été ordonné par justice. Et a led. Valabrèque signé :
Joseph (bcbr.), Defacq.
Veu le procès verbal, je n'empesche pour le Roy le cadavre dud. Isaac \'alabrèque estre inhumé nuitament, sans bruit, scandale ny apareil dans le jardin du nommé (sic), demeurant à la
Villette, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 7 avril 1749.
Moreau.
Soit fiutainsv qu'il est requis. Ce sept avril 1749.
Berrver.
(En marge :) Charité.
(An dos, avec la cote :) Rapporté 5 1. en octobre 1750.
29 juin 1749. — Acic tic licccs d'JinieDaipujef, femme de Josué Petit. Y 1241 I.
L'an mil sept cens quarante neuf, le dimanche vingt neutvième jour de juin, entre onze heures et minuit, en l'hôtel de nous.
André Defacq, conseiller du Roy, commissaire au Chàtelet de Paris, sont comparus Israël Ravel, Juif de nation, marchand de soirie, demeurant ordinairement à Avignon, estant de présent à Paris, logé rue Hautefeuille, paroisse Saint André des Arcs, à l'hôtel de Beaujeu, Israël Bernard de \'alabrègue, aussv Juif de nation, secrétaire interprette du Roy, demeurant rue de Tourraine, au coin de la rue des Fossés Monsieur le Prince, paroisse Saint Sulpice, et Abraham Vidal, aussy Juif de nation et négociant, demeurant à Paris rue et paroisse Saint André des Arts, chez le S"" Rozicr épicier.
Lesquels nous ont dit que damoiselle Anne Dalpujet, femme du sieur Josué Petit, auss}' négociant, l'un et l'autre Juifs de nation, demeurans ordinairement à Bordeaux et de présent logés en cette ville de Paris, demeurant même rue et paroisse Saint André des Arcs, chez le S"^ Boullanger, épicier, est décédée il y a environ une heure en sa demeure susdite, après quinze jours de maladie, et comme elle ne peut estre inhumée en terre ecclésiastique, eux comparants comme leurs plus proches parens et au nom dudit Josué Petit, son mar)% et de Jacob Dalpujet, son père, aussy Juif de nation et demeurant même maison que led. Petit, lesquels suivant les principes de leur relligion ne peuvent sortir la maison (sic), sont venus nous faire la présente déclaration à l'eifet qu'il leur soit permis de la faire inhumer en l'endroit ordinaire au lieu de la \'illette, chez Jean Baptiste Caraot, en la manière accoutumée. Et ont signé : (sic) mots rayés nuls au présent procès verbal.
Israël Ravel, Israël Bernard de Valabregue, Abraham Vidal.
Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susd., avons donné acte au dessus dit (sic) de leurs comparutions, dires et réquisitions, et nous estant transporté le lundy trente dudit mois, neuf heures du matin, en la maison du sieur Boullanger, épicier, rue et paroisse Saint André des Arcs, et estant monté à un appartement au premier étage de laditte maison et ayant été introduit dans une chambre ayant vue sur la cour, nous y est apparu du corps mort d'une femme, qui nous a été dit estre celuy de ladite Anne Dalpujet, lequel avons laissé en la garde dud. Ravel avec défense de l'inhumer ou faire inhumer jusqu'à ce qu'il en ait été autrement par justice ordonné, lequel Ravel s'en est chargé aux fins que dessus. Fait lesdits jour et an.
Defacq.
Veu le procès verbal, je n'empeschc pour le Roy le cadavre de lad. Anne Dalpuget estre inhumé nuitamcnt, sans bruit, scandale
ny apareil, dans le jardin de Jean Baptiste Camot, à la Villette, et estre enjoint aux officiers du guet et de police de prestcr main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 30 juin 1749.
MOREAU
Soit fait ainsy qu'il est requis. Ce trente juin 1749.
Berryer '.
(Au dos avec la cote :) Rapporté 3 1. en février 1751.
14 août 1750. — Acte de décès de Para, fille d'Israël Bernard de Valabrègue.
L'an mil sept cent cinquante, le vendred}' quatorzième jour d'aoust, deux heures de relevée, en l'hôtel de nous, André Defacq, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet, est comparu Israël Bernard de \'alahrègue, Juif de nation et de relligion, secrétaire interprète du Roy pour les langues orientales, demeurant rue Mignon, paroisse Saint Cosmes.
Lequel nous a dit que Esther d'Alpuget, sa ^ femme, est accouchée le dix-huit juillet dernier d'une fille qui a été nommée Para, laquelle petite fille est décédée le jour d'huy à une heure après mid}', et comme elle ne peut estre inhumée suivant le rit de la relligion chrestienne, a été conseillé de se retirer par devers nous afin qu'elle puisse estre inhumée dans le jardin de Jean Baptiste Camot, hôtellier à la Villette. Et a signé :