‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 53 sur 127 · Cf. la pièce précédente · texte numérisé non relu

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2. Avant la levée des scellés, il déménage pour s'installer hôtel du Bœuf Couronné, rue de la Huchette.

premier étage dépendante d'une maison ocupée par bas par un potier de terre, scise rue Mazarine fauxbourg S' Germain, paroisse Saint Sulpice, et ce dans les sentimcns de la religion juive, et, comme il est nécessaire de pourvoir à son inhumation, il est venu nous faire la présente déclaration. Et a signé le présent procès verbal où il y a cinq mots rayés comme nuls :

Jacob de Paul fils.

A l'instant nous, commissaire susdit, sommes transporté susd. rue Mazarine en une chambre au premier étage dépendante d'une maison occupée par bas par le nommé Lafineur, pottier de terre, où estant y avons trouvé un corps mort et plusieurs particuliers, un desquels a dit se nommer Josué Petit, Juif de nation, né et négotiant à Bordeaux, demeurant à Paris, rue des Poitevins, hôtel de La Marche, et un autre a dit s'appeler Jacob Rodrigue Peraire, Juif et agent de la nation et pentionnaire du Rov, demeurant à Paris rue Saint André des Arcs, et un troisième David Peraire, aussy Juif de nation, négotiant à Bordeaux, de présent à Paris, logé susd. rue S^ André des Arcs, lesquels trois particuliers présents nous ont dit et déclaré que le corps cy présent est celuy de David Léon dit Emanuel, Juif Portugais et négotiant à Paris, âgé de quatre vingt deux ans, déceddé ce jourd'huy sur les dix heures du matin en la chambre où nous sommes, dans les sentiments de la religion judaïque. Laquelle déclaration ils font pour servir et valloir en tems et lieu ce que de raison. Et ont signé :

JosuÉ Petit, J'' Rodrigues Pereire, D. Pereire, Leclair.

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. David Léon dit Emanuel être inhumé nuitament, sans bruit, scandale ni appareil, dans le jardin du nommé Camot, aubergiste à la Villette, et être enjoint aux ofhciers du guet et de police de prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce 21 février 1761.

More AU.

Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce 21 février 1761.

De Sartine.

13 mai 1761. — Acte de décès de Benjamin Ourha dit Lange. Y 13953

L'an mil sept cens soixante un, le mercredy treize may, six heures du soir, en nôtre hôtel, pardevant nous, André François Leclair,

AU XVIIl* SIECLE 91

conseiller du Roy, commissaire enquesteur et examinateur au Châtelet de Paris, est comparu S"" Josué Petit, négociant de la ville de Bordeaux, Juif de nation, demeurant à Paris, rue des Potdevins, à l'hôtel de La Marche.

Lequel nous a dit que Benjamin Ourba, Juif de nation, et (sic) décédé ce jourd'huy sur le midy, dans une petite chambre au quatrième étage dépendant d'une maison scise à Paris, rue des Boucheries, quartier S' Germain des Préz, occupée par la nommée Prin, débitante de tabac et de billets de lotterie, et, comme il est nécessaire de pourvoir à son inhumation en la manière accoutumée, il nous requiert de présentement nous transporter en lad. chambre à l'effet de constater son décès aux fins de ce que dessus. Et a signé :

Josué Petit.

A l'instant nous, commissaire susd., sommes transportés susd. rue des Boucheries en lad. maison en question, où étant monté dans une petite chambre au quatrième étage, y avons trouvé sur le plancher un cadavre masculin et avons trouvé dans lad. chambre quatre particuliers, dont l'un a dit s'apeller Samuel Ourba, Juif de nation, demeurant en la chambre où nous sommes, lequel nous a dit que le corps cy présent est celui de Benjamin Ourba surnommé Lange, Juif de nation et rabin de Saphat ', anciennement Jerico ^ en la Judée, âgé de cinquante ans, venu en France depuis environ deux ans et à Paris depuis environ dix huit mois et demeurant en la chambre où nous sommes depuis environ trois mois, lequel Ourba, son père, est décédé ce jourd'huy en la chambre où nous sommes. Laquelle déclaration il nous fait pour servir ce que de raison ; a déclaré ne sçavoir écrire ny signer en françois, mais a signé en hébreu :

Samuel Ourba (hehr.).

Les trois autres particuliers ont dit s'appeller Pierre Claude Flamant, sculpteur modeleur à Paris et principal locataire de lad. chambre où nous sommes, Guilin Joseph Wouarier, maître tailleur d'habits à Paris, et Gilbert Maille, aussy maître tailleur à Paris, tous trois demeurants en la maison où nous sommes, lesquel nous ont certifiés et attestés que le corps mort cy présent est celui dud. Benjamin Ourba dit Lange, lequel est venu dans la maison

1. Saphed, district de Saint-Jean-d'Acre, province de Bevrout, Syrie.

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