Avec seconde signature hébraïque
en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et police de prcster main forte, si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt may MVII'^ soixante dix sept.
MOREAU
Soit fait ainsi qu'il est requis. Fait ce vingt may mil sept cent soixante dix sept.
Lenoir.
20 juillet 1777. — Acte de décès de Salomon,jihde Jonas. Y 15285.
Du dimanche vingt juillet mil sept cent soixante dix sept, de relevée.
Nous, Hugues Philippes Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Beaubourg, dans une maison occupée par le S'' Felizo, limonadier et tenant chambres garnies, où étant monté au quatrième étage et entré dans une chambre ayant vue sur la cour, y avons trouvé et par devant nous sont comparus Bernard Salomon, Juif de Berlin en Prusse, demeurant rue Beaubourg, chez le nommé La France, marchand de vin, et Louis Moiea, Juif d'Armstad ', demeurant même rue chez le nommé Dessery, hôtel des Quatre Provinces.
Lesquels nous ont dit que Salomon, âgé de trois ans et demy, fils de Jonas, Juif de Terquhaim^, près Manhem 3, et de Anna Jonas, sa femme, est décédé hier six heures du matin, dans lad. chambre, des suittes d'une brûlure qui lui étoit arrivée le jeudy précédent au soir pendant que sa mère étoit allée acheter quelques denrées pour son souper et comme ses père et mère étoient dans l'intention de l'élever dans la religion judaïque, ils requièrent que son cadavre soit inhumé à la Villettc, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée. Desquels comparution, direct réquisition avons donné acte aux comparans. Et après qu'il nous est apparu d'un cadavre gissant sur de la paille étendue sur le plancher de lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré estre celuy dudit Salomon, il y est resté pour y demeurer jusqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné. Dont et de quoy nous avons dressé le présent procès verbal pour