‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 90 sur 127 · Dùrkheim (Palatinat bavarois · texte numérisé non relu

Dùrkheim (Palatinat bavarois

:}. Mannheim (Bade).

servir et valoir ce que de raison. Lcd. Movca a signe en françois cl led. Salomon en hébreu, avant déclaré ne sçavoir signer en françois. Dl'chiîske, Bhknaud Saiomok (bchr.), Louis Moiea.

Vu le procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre dud. Salomon être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait le vingt juillet MVII"^ soixante dix sept.

MOREAU

Soit fait ainsi qu'il est requis. Cevingt juillet mil sept cent soixante dix sept.

Lenoir.

A celle pièce sont joints un certificat d'cnâi^ence signé de Hadamar, et le rapport suivant de Delcurye, médecin au Châtelet, concluant à Vinhumation :

Monsieur, la visite du cadavre du nommé Salomon, fils Jonas, Juif de Torquheim près Manhem, âgé de trois ans et demy, gissant rue Beaubourg, chez Felizo, limonadier, a été faite par les chirurgiens et médecins du Châtelet. Ainsi, Monsieur, vous pouvez en permettre l'inhumation

J'az l'honneur, d'être. Monsieur, vôtre très humble serviteur,

Deleurye.

le 20 juillet 1777.

(Au dos :) à Monsieur Du Chesne, commisssaire rue S' Martin.

23 juillet 1777. — Acte de décès de Sara, fille de Mark Lévy. Y 152S5.

Du mercrcdv vingt trois juillet mil sept cent soixante dix sept, neuf heures du matin.

Nous, Hugues Philippcs Duchcsnc, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, avant été requis, nous sonunes transporté rue des Petits Champs Saint Martin, dans une maison occupée par le S"" Touniaux, peintre-doreur, où étant monté au premier étao^e et entré dans une chambre ayant vue sur lad. rue, y avons trouvé et par devant nous sont comparus Aaron Moyse, Juif de Francfort, demeurant rue Beaubourg, près le cul de sac Berthault,

AU XVIir" SIECLE 197

et Salomon Baër, juif de Four' en Allemagne, demeurant susd. rue Beaubourg, chez le nommé Richard.

Lesquels nous ont dit que Sara, âgée de deux ans passés, fille de Mark Lévy, juif de Wirtembcrg, et de Riquette Lévy, sa femme, est décédée dans lad. chambre, ce jourd'huy six heures du matin, de suitte de maladie, et comme ses père et mère proffessent la religion judaïque, qu'ils sont pauvres et hors d'état de frayer aux frais funéraires de leur enfant, les comparans requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation dans le cimetière des Juifs, à la Villette, en la manière accoutumée.

Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant gissant sur de la paille étendue sur le plancher de lad. chambre, que les comparans nous ont déclaré estre celuy de lad. Sara, fille desd. Mark Lévy et Riquette Lévy, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par Monsieur le Lieutenant général de police, il ait été statué sur lad. inhumation. Dont et de quoy nous avons dressé le présent procès-verbal pour servir et valoir ce que déraison. Et ont signé avec nous, led. Moysc en hébreu, ayant déclaré ne sçavoir signer en françois.

Salomon Baers, Duchesxe, Aarom Moyse (J)chr).

Vu le procès-verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Sara, être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt trois juillet 1777. Moreau.

Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce vingt trois juillet mil sept cent soixante dix-sept.

Lenoir.

* [Au procès-verbal est joint un certificat d'indigence délivré par M. Hadamar].

1 1 décembre 1777. — Acte de décès de Judith, femme de

Philippe^ Simon.

Du jeudy unze décembre mil sept cent soixante dix sept, dix heures du matin.

I . Le secrétaire, qui avait d'abord écrit Fouit, semble avoir corrigé en Fourt il faudrait donc lire soit Fulda (Hesse Nassau), soit Fùnh (Bavière).

Nous, Hugues Philippe Duchesne, conseiller du Roy, commissaire au Châtelet de Paris, ayant été requis, nous sommes transporté rue Geoffroy Langevia, dans une maison tenue garnie par la veuve Boursier, où étant et introduit dans une salle au rez de chaussée de lad. maison sur le derrière, y avons trouvé et par devant nous sont comparus Mayer Hadamar, agent de la communauté des Juifs de Metz, demeurant rue Saint Martin, maison du S"^ Anginot, marchand boursier, et Abraham Grinschtat, juif allemand, demeurant à Paris, cour et prieuré de Saint Martin des Champs.

Lesquels nous ont dit que Judith, femme de Philippes Simon, Juif d'Amsterdam, âgé Çsic) de quarante ans, est décédée de suitte de maladie ce jour d'huy cinq heures du matin, dans la ditte salle, professant lareligion judaïque. Pourquoy requièrent qu'il soit pourvu à son inhumation au cimetière des Juifs en la manière accoutumée. Déclarent qu'il est à leur connoissance que led. Philippes Simon est pauvre, chargé de deux enfants et hors d'état de fournir les frais d'inhumation de sad. femme. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu d'un cadavre gissant sur de la paille étendue sur le plancher de lad. salle, que les comparants nous ont déclaré estre celuy de lad. Judith, femme Simon, nous l'avons laissé dans lad. salle pour y demeurer jusqu'à ce que M. le Lieutenant général de police, il ait été statué sur lad. inhumation. Et de tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès-verbal pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous. Rayé en les présentes trois mots nuls.

Duchesne, Abraham Grunstadt ', M. Hadamar '.

Vu le procès-verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Judith, femme de Philippes Simon, être inhumée (^/c) à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce unze décembre 1777.

MOREAU

Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce unze décembre mil sept cent soixante dix sept.

Lenoir.

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