‹ Documents sur les Juifs à Paris au XVIIIe siècleChapitre 96 sur 127 · I. Suite du r." I · texte numérisé non relu

I. Suite du r." I

led. S"^ Saranne est accouchée ce matin à cinq heures d'un enfant mort du sexe masculin, qu'il s'agit de faire l'inhumation du corps de cet enfant. Pourquoi requiert notre transport en la demeure de lad. femme Rodrigue à l'effet de constater la mort dud. enfant qui est venu à terme de sept mois et demi, recevoir les déclaration (sic) de qui il appartiendra et ordonner son inhumation en la manière ordinaire au cimetière des Juifs, à la Vilcttc, nous déclarant que la sage femme se nomme Huberlant et demeure susd. rue du Foin. Et a signe :

Abraham Léok.

Sur quoy nous, conseiller du Roy, commissaire susd. avons donné acte auxd. S"" Abraham Léon de sa comparution, déclaration et réquisition ; en conséquence sommes transporté avec lui dans une chambre au premier étage d'une maison tenue garni Çsic) par Savanne, où étant, avons remarqué une particulière couchée dans son lit, qui nous a été déclarée être la femme Rodrigue, et nous a été représenté un enfant mort de sexe masculin, qui nous a été déclaré être celui dont la femme Rodrigue est accouchée ce matin à cinq heures. Et à l'instant est comparu Anne Lamirault, femme de Nicolas Huberlant, maîtresse sage femme, demeurant rue du Foin. Laquelle nous a dit que ce matin à cinq heures elle a acouchc lad. femme Rodrigue d'un enfant masle, qui nous est représenté, qu'elle présume avoir sept mois et demi. Et a signé :

Lamirault femme Huberi.axd.

Desquelles déclarations et représentation avons donné acte. Et ordonne qu'il en sera par nous communiqué à Monsieur le Procureur du Roy et référé à Monsieur le Lieutenant général de police pour être requis et ordonné ce que de droit. Et jusqu'à ce, le corps dud. enfant est resté en la garde dud. S'' Rodrigue, à ce présent et intervenant, pour en faire la représentation à qui il appartiendra. Et ont signé avec nous :

Abraham Léok, David Rodrigue/, De Graville.

Vu le procès verbal cy dessus, je n'empêche pour le Roy le cadavre de l'entant dud. Rodrigue être inhumé nuitamcnt, sans bruit, scandale ni apareil, dans le cimetière des Juifs, à la \'illette, et être enjoint aux officiers du guet et de police de prêter main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt six novembre mil sept cent soixante dix huit.

MOREAU

Vu les conclusions du Procureur du Rov, nous ordonnons que le corps de l'enfant dud. Rodrigue sera nuitament inhumé, sans bruit, scandale ny apareil, dans le cimetière des Juifs, à la Vilette, en la manière acoutumée, enjoignons aux officiers du guet et de police de prêter main forte si besoin est, et sera notre présente ordonnance exécutée nonobstant opposition ou appellation quelconques et sans y préjudicier. Fait ce vingt six novembre mil sept cent soixante dix huit. Rayé un mot nul.

Non sisné.

8 décembre 1778. - — Acte de décès de Sara, femme de David Rodrigue.

Y 10796, cahier spécal, pièce 3 '.

Et le mardy huit décembre, aud. an mil sept cent soixante dix huit, dix heures du matin nous, commissaire susdit, sommes transporté rue du Foin, et dans une chambre au premier étage sur le devant, dépendant d'une maison dite l'hôtel de Provence, tenu garni (sic') par le S'' Savanne, et où demeure le S"^ Rodrigue, où étant y avons trouvé et par devant ■ nous est comparu David Rodrigue, négociant, Juif de nation, demeurant dans la chambre où nous sommes.

Lequel nous a dit que Sara Rodrigue, sa femme, âgée de trente sept ans, native du faubourg Saint Esprit de Bayonne, est décédée ce matin à huit heures et demie, à la suite de maladie de suite de couche, que s'agissant de faire inhumer lad. femme Rodrigue, il nous requiert de lui délivrer notre ordonnance sur ce nécessaire. Et a signé ces présentes, où quatre mots sont rayés comme nuls.

David Rodriguez.

Sur quoi nous, commissaire susd., avons donné acte aud. S"' Rodrigue de sa comparution, déclaration et réquisition ; en conséquence après qu'il nous est aparu d'un cadavre féminin, gissant sur une couchette à bas pillicrs placée dans une alcôve, lequel nous a été déclaré être celui de lad. Sara Rodrigue, et que nous a été attesté par Jacob Fonsequa AUegria, négociant, Juif de nation, demeurant

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