Mannheim (Bade
déclarant que led. Nathan Israël est pauvre et hors d'état de subvenir aux frais de lad. inhumation. Desquels comparution, dire et réquisition avons donné acte. Et après qu'il nous est apparu du cadavre d'un enfant gissant sur de la paille étendue sur le plancher delad. chambre, que les comparants nous ont déclaré, estre ccluy de lad. Madelon, fille dud. Nathan Israël et sa femme, il est resté dans lad. chambre pour y demeurer jusqu'à ce que par M. le Lieutenant général de police il ait été statué sur lad. inhumation. Et nous de ce. que dessus nous avons dressé leprésent procès-verbal, pour servir et valoir ce que de raison. Et ont signé avec nous. Un mot rayé nul.
Dl'chksxe, Salomon Isaac, Bernard Liok.
Vu le présent procès verbal, je n'empêche pour le Roy le cadavre de lad. Madelon, fille de Nathan Israël, être inhumé à la Villette, dans le cimetière des Juifs, en la manière accoutumée et être enjoint aux officiers du guet et de police de prester main forte si besoin est et en sont requis. Fait ce vingt novembre MX'II*^ soixante dix huit.
Mo RE AU.
Soit fait ainsi qu'il est requis. Ce vingt neuf novembre mil sept cent soixante dix huit.
Lexoir.
* [Au procès-verbal est joint un certificat d'indigence signé M. Hadamar.]
26 novembre 1778. — Adc de dcccs de l'cnfaiil invnrau-iic de David Rodrigue.
Y 10796, cahier spécial, pièce 2 '.
L'an mil sept cent soixante dix huit, le jeudv vingt six novembre, dix heures du matin, en l'hôtel et par devant nous, Jean Graillard de Graville, avocat au Parlement, conseiller du Roy, commissaire au Châtclet de Paris, est comparu Abraham Léon, négociant, marchand Juif de nation, demeurant à Paris rue du Foin, paroisse Saint Séverin, maison du S"" Savanne, traiteur.
Lequel nous a dit que Sara Rodrigue, femme du S"" Da\id Rodrigue, de la nation juive, demeurant susd. rue du Foin, chez