‹ DodonæaChapitre 16 sur 44 · XX VI · texte numérisé non relu

XX VI

d, Efflorescence rose.

Boyaux formés par l’efflorescence globuloso-cireuse de cette mème plante,

Les globules indiquent leur mouvement par les flèches.

Anatomie de l’épicarpe du Zhuya orientalis.

a. Cellules en plan dont le sommet est ondulé.

b. Chlorophylle résineuse jaune. r

c. Cellules du second plan.

d. EfRlorescence épithélimorphe.

Efflorescence épithélimorphe de la mème plante, l’une à cellules allongées (fig. XVII).

Efflorescence du raisin (vitis vinifera), — Fig. X VIE. Épicarpe.

a. Cellules de l’épicarpe.

b. Leur cytoblaste,

c. Amas de l’efllorescence.

Efflorescence en amas du même fruit.

Globules de lefflorescence du Mesembryanthemum deltoides.

Globules de l’efflorescence du Mesembryanthemum MmAaTimUum. ;

Anatomie du derme du Cacalia repens.

a. Cellules du derme.

à. Liquide huileux qui en sort.

c. Efflorescence.

Eflorescence du X7Zenia suffruticosa.

Eflorescence cristalline du Luminaria saccharina.

Eflorescence cristalline et cellulaire du fruit du Vanilla planifolia.

a. Cellules brunes, fusiformes.

b. Cellules brunes, plus courtes.

c. Cristaux d’acide benzoïque.

Eflorescence de la prune ( /’runus domestica).

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SUR LES LYCOPODIACÉES :

Annexe à un rapport présenté à l'académie des sciences de Bruxelles, par M. Dumortier , sur un mémoire de M. Spring , intitulé MONOGRAPHIE DES LYCOPODIACÉES ,

Lu à l'académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, dans sa séance du 5 juin 1841.

Tout en me ralliant aux réflexions que mon honorable confrère, M. Dumortier, a émises sur le mérite du mémoire de M. Spring, et aux conclusions de son judicieux rapport, j'aurai l'honneur de faire remarquer à l'académie que le travail du professeur de Liége est entièrement neuf sous le point de vue de l'esprit qui a présidé à sa rédaction. Je demanderai la permission de faire ici en abrégé, l'historique de la question.

Les anciens botanistes, depuis Pline jusqu'a Plumier (1705), ont toujours mentionné les deux mêmes espèces de Lycopodes, et, ne jugeant de la place que devaient occuper les individus qu'ils voyaient, que par le port et par les formes des feuilles, ils réunissaient le plus souvent des

(78) espèces distinctes sous un même nom. C'est ainsi que M. Spring reconnut dans l'herbier de Willdenow, quoique postérieur encore aux travaux de Plumier , cinq ou six espèces confondues sous une seule dénomination. Dodoens, qui rangeait dans les mousses les Drosera, les lichens, les ulves et les polypiers, comptait aussi parmi elles la patte ou les griffes de loup. Je ferai remarquer que c’est Dodoens, notre célèbre botaniste belge, qui se servit le premier du nom de Zycopodium , nom qu'il tira du grec, en traduisant le nom vulgaire que les Flamands donnaient à la plante, le Zycopodium clavatum, WorrscLaAuwen ; c'est à 1554 que remonte ce nom. Cette année, Dodoens publia dans son Trium priorum de stirpium historia commentariorum imagines (1), p. 404, la figure du Zycopodium clavatum , figure qu'il plaça également dans son Cruydeboeck de 1554,p. acccc (2). La plante était appelée Spica celtica, en allemand griffes du diable, mais les Brabançons, dit Dodoens la nommaient griffes de loup «nos, ajoute-t-il, ad vernaculam vocem alludentes, Avxorcdcy, Lycopodium et Lupipedem appellavimus.» C'est donc en Belgique que prit naissance le nom de ces végétaux, sur lesquels aujourd’hui

(1) Cet ouvrage est faussement classé par les bibliographes parmi ceux de 1553. — Voyez pour les preuves mon article sur {es Tulipes, les Jacinthes et les Narcisses , p.2,. Revue de Bruxelles, avril 1841.

(2) Je fais cette remarque parce que dans }’Xistoire littéraire des Lycopodiacées, publiée par M. Bischoff d’'Heidelberg, cet estimable auteur se trompe en donnant la date de 1567 pour celle de la première apparition du nom de Lycopodium dans la science. Même l’édition française de Dodoens, publiée par De l’Escluse , est de 1557 et non de 1567. De l’Escluse conserva la dénomination de son ami. Voyez : Die hryptogamischen Gewächse, par G.-W. Bischoff, 2me livraison, Rhizocarpen und Lycopodien (Nurnberg), 1828, p. 119.

le professeur d’une de nos universités a rédigé le travail le plus complet, Successivement Plumier en 1705, Dillen en 1741, Linné en 1753, Lamarck en 1789, Palisot de Beausois en 1805 , Olaus Swartz en 1806, Willdenow en 1810, Robert Brown en 1810, Poiret en 1813, Kunth en 1824, Raddius en 1825, Gaudichaud en 1826, Desvaux en 1827, Hooker et Greville en 1829, 1831 et 1832, Presl, Schlechtendal et Chamisso en 1830, Martius et Kunze en 1834, avaient augmenté le nombre des espèces de Lycopodes de deux, connues des anciens, à 88. Mais, si parmi ces travaux quelques-uns ont été de vrais catalogues de spécification, comme le Synopsis Filicum et Lycopodiacearum de Swartz, le Prodromus de M. Desvaux, qui énumérait 70 espèces de Zycopodium seulement, et Les différentes publications de MM. Hooker et Greville, qui ont porté leur nombre à 88, 1l faut remarquer que ce résultat est trompeur. Beaucoup d'espèces établies comme telles ne sont, en effet, que des variétés réduites par M. Spring à des espèces types. C'est ainsi que, sous le nom de ZLycopodium clavatum, l'auteur en a réuni onze, élevées au rang d'espèces par ses prédécesseurs; sous celui de Zycopodium aristatum sept, de L. complanatum trois, et ainsi de suite. M. Spring appartient à cette bonne école qui pense que c’est nuire aux progrès de la science que de l’encombrer de ces créations factices d’espèces, créalions arbitraires, nées de l’amour-propre des auteurs et non de leur amour de la vérité. Aussi M. Spring, parmi les 98 espèces définitives qu’il décrit dans son genre de Zycopodium , n’en mertionne que 16 nouvelles, lui qui a consulté presque tous les grands herbiers du continent.

M. Spring a préludé à la présentation de sa monographie complète par la publicalion de trois ouvrages qui traitent exclusivement des Lycopodiacées, ses Beytraege zur Kennt-

niss der Lycopodien, imprimés dans la Flora de 1838 (t. I, p. 145-224), ses Zycopodineæ dans la somptueuse Flora brasiliensis de MM. Martius et Eudlicher, et ses Matériaux pour servir à la connuissance des Lycopodiacées dans les Annales des sciences naturelles (t. IF, Bot., 1839, p. 218). Dans sa nouvelle monographie, l’auteur a fait usage de caractères neufs pour reconnaître les genres Zycopodium, Selaginella, Tmesipteris el Psilotum , en distinguant les anthéridies des oophoridies. Les anthéridies sont les sporanges des auteurs, les capsules farinifères de Dillenius; les oophoridies les capsules séminales des auteurs, les réceptacles tuberculifères de Bischoff. Il suit de là que les quatre genres de Lycopodiacées se trouvent aujourd'hui caractérisés comme suit :

1 Lycoroniun — Antheridiis unilocularibus. Oophoridiis nullis. 2 SELAGINELLA — Antheridiis unilocularibus. Oophoridiis 3-4 coccis. 3 Tuesipreris — Antheridiis bilocularibus. Oophoridiis nullis. 4 PsicoTum — Antheridiis trilocularibus. Oophoridiis nullis.

Ce sont là des diagnoses toutes nouvelles.

Je ne puis point passer sous silence les différents caractères que M. Spring a employés, en les créant en quelque sorle, par une étude approfondie de l’organisation végétale, pour constituer les espèces avec fixité et certitude. Sous ce rapport encore, son nouveau travail l'emporte de beaucoup sur tout ce qui a paru antérieurement et, je le dirai, même sur ses propres publications antécédentes. Ces caractères sont : 1° la forme relative des feuilles ; 2° la différence relative des rameaux stériles et des rameaux fertiles; 3° les articulations de la tige ; 4° la direction horizontale de la lige tétragone des selaginelles ; 5° la décurrence des feuilles; 6° la nervation des feuilles; 7° les formes des organes de la fructification.

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