SÉRIE IN-S
Arcblin (Adrien). — La Dissociation psychologique. Étude sur les phénomènes inconscients dans les états normaux et pathologiques, i voL Prix: 2fr. 50;/rtf«rtf 3 fr. 50
Courbet (Pierre). — Introduction scientifique à la foi chrétienne. Nouv. édit., revue et augmentée. I vol. 4fr. \ franco, • 4 fr. 50
Godard (André). — Le Positivisme chrétien. 4* édition, i voL S ît.; franco : . . 5 fr. 50
Leclèrb (Albert), Docteur ès-lettres, agrégé à la Faculté des lettres de l'Université de Berne. — Le Mysticisme catholique et l'àme de Dante. Étude historique et critique de psychologie religieuse, I vol. 2 fr. 50 ; franco, . 2 fr. 75
Kbwman. — Grammaire de l'Assentiment. Traduction et Notes par M. Gaston Paris • « •• i voU
PRÉFACE
Bym presque deux a nsj le 16 avril 1905, Je publiais dans la Quinzaine un article intitulé Qu'est-ce qu'un dogme ? oi^, parlant en philosophe désireux de pen* ser sa foi et en croyant préoccupé d'apostolat efficace, f adressais différentes questions aux théologiens et aux apologistes.
Pourquoi cette forme de questionnaire^ mu lieu d'une exposition directe ? Par déférence pour ceux qui ont 'la charge officielle d^enseigner. Il me semblait préférable que la réponse vînt d^eux. Ainsi espérais-'je manifester mon intention d'agir toujours en conformité avec le principe de la hiérarchie divinement établie dans V Église n Bien que je n^aie guère eu à me féliciter de cette réserve et de ce respect, oii d'aucuns n'ont voulu trouver qu^une prudence peu franche et peu courageuse, je conserve encore aujourdhui la même manière de voir. Mais, qu^on le sache bien, cela ne veut nullement dire que f éprouve pour mon propre compte le moindre embarras de concilier la foi et la raison, ni que f hésite ou que je doute le moins du monde sur mon devoir de catholique.
TI PRÉFACE
Mon but était en somme d'exposer certains î2L\ts que f avais pu observer autour de moi, et aussi de rapporter ««^expérience que f avais faite dans mes relations avec le monde intellectuel incroyant. Aux théologiens, pensais-je, de se prononcer après discussion sur le Schéma que je leur soumettais. Pour moi, je n'étais qu'un témoin déposant sur ce quHl a vu et touché, une âme chrétienne racontant quelqueS'Unes de ses démarches vécues.
Cette attitude n'a pas été comprise. On n^y a vu qu'une habileté ou une malice, une provocation ou une ironie. On a parlé à son sujet de question « irrévérencieusement et même impertiuemment posée (') >. Ne voulait-on pas, sans l'oser ou saus se l'avouer, dire plutôt * importunément *P Car, je le demande, comment s^y prendre pour être plus déférent que je ne l'avais été ? A moins que la seule déférence qu on accepte et qu'on tienne pour suffisante ne soit celle d*un silence indifférent ou irréfléchi/ Serait-ce donc vraiment que la question posée était indiscrète ? Certains journaux se sont hâtés de le prétendre et le Siècle, par exemple, s* est beaucoup égayé à l'idée que les catholiques n* avaient pu se mettre d'accord pour définir ce que c^estqu^un dogme. Je ne suis certes pas dans les mêmes sentiments. En demandantune explication, je n^aijanmis voulu ni pensé être i€! gêneur qui trouble un sem%meil ou dérange une quiétude. Mais des pmroies comme celles que je viens de citer tendraient d mccréaiter cette hypothèse malveillante. Et c'est deue eiies enfin de compte que je trouve peu respectueuses.