‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 46 sur 113 · J'ai déveloi Métaphysiqv.e et te pose le fTOhlèTi · texte numérisé non relu

J'ai déveloi Métaphysiqv.e et te pose le fTOhlèTi

qu'est-ce qu'un dogme? 149

Or il nous serait impossible de nous donner sincèrement à ce que nous jugerions moindre que nous, de trouver le fondement de notre existence personnelle dans ce que nous penserions sous une forme inférieure à la personnalité: catégorie logique, principe abstrait, vague substance universelle ou force cosmique diffuse. Affirmer que Dieu est personnel, c'est nous donner à lui, c'est-à-dire nous conduire vis-à-vis de lui comme vis-à-vis d*une personne ; c'est chercher en lui, par l'amour gêné* reux et la bonne volonté agissante, notre propre persoiï^ nalité; c'est nous ouvfir à lui et lui démander l'aliment de notre vie intérieure. Dire ensuite que cette affirmation, est vraie, c'est reconnaître que Dieu nous pénètre en effet, qu'il nous répond, qu'en lui et par lui nous trouvons toujours davantage l'objet de notre recherche, de quoi satisfaire à la fois et accroître notre aspiration. Quant à la démarche d'adoration, elle exprime que Dieu nous dépasse infiniment à quelque stade que nous soyons parvenus, qu'il nous communique sans fin ni borne du mouvement pour aller plus loin et que nous dépendons totalement de sa plénitude infinie; elle se justifie pat* le fait que tout et nous-mêmes sommes suspendus à lui, et que — bien que notre loi essentielle soit de né jamais nous arrêter dans le renouvellement et le progrès — il donne inépuisablement davantage à mesure que davantage on lui demande.

On voit que tout cela se définit en termes de vie spirituelle, en termes d'attitude et de déniarche. Dieu est connu pKDur autant que Ton se tourne et l'on avance vers lui, dans et par le mouvement d'amour qu'il provoque en nous et qui nous entraîne vers lui (^). Il est seul réel en ce que rien ne se réalise que par lui. Il est incompréhensible en ce qu'il constitue la lumière qui

1. Il faut ajouter que Dieu n'est jamais connu autant qu'il est connaîssable puisque notamment il est, par définition même, le principe qui force toute connaissance à se dépasser sans fin ni repos. C'est ce que S. Thomas dit même de la vision béatîfique {Summ. Th., P. I, Q. XII, art. 7, ad 2'»): Non ita perfeete videtur^ sicut visibilis est.

éclaire tout et qui ne peu par rien; en ce qu'il es analyse ne saurait attein -éalisation individuelle n<

Par nature même, toul statiques, étant des résv à l'exprimer, lui qui pron tout arrêt définitif. Ils ne que par leur dynamisme, gence, comme jalons d' frayer toujours plus loin, des forces pour les dépa eux, outre l'expérience ac nous permettent ainsi d mouvement qui les trav< concentrent, la direction finalement que le pragn la ligne.

Peut-on dire à présent le schème d'une démor non. Assurément il ne s'.

syllogistique susceptible ■ naître Dieu bon gré mal g possible dans l'ordre de 1 car, dans cet ordre, on ne doctrine, c'est-à-dire son se laisse vivifier par elle.

le fruit d'une expérience abstrait ('). J'ai décrit les rience, qui ne suppose pa la conscience de notre éta que le sentiment de notre que le progrès spontané t nous, d'autre condition fidèle à cette aspiration ji

1. On connaît l'atfirniatic humaruE rationis lumine.... t d'autant plus remarquable c denwnstrari et que ce lut api remplaça c« mot par cognose

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<ïui s'offre donc à toute âme droite, constitue l'effort

même de sa vie et se développe en elle pour autant

-qu'elle n'y met pas obstacle (^). Voilà ce que je puis

décrire ; et chacun peut vérifier s'il veut. Mais je ne puis

pas, ni personne, faire l'expérience pour autrui. C'est

pourquoi nul ne saurait être contraint par la seule force

-de la logique à croire en Dieu. Seulement nul ne peut

non plus formuler une conclusion négative, qui refuse

l'expérience ; et celui-là refuse l'expérience, qui s'en

"tient à une critique purement intellectuelle. Or n'est-ce

point en somme tout ce que l'on est en droit de deman-

<ler: que les négateurs soient mis dans l'impuissance

-de nier légitimement et que les âmes de bonne volonté

sachent la voie à suivre?

Maintenant qu'est-ce que le dogme consacre de tout •cela? Qu'est-ce qu'il impose à l'adhésion de foi propreinent dite? Remarquons bien que l'Église n'explique pas, ne démontre pas, mais notifie et promulgue; elle ne prouve pas, ni ne réfute ; elle témoigne et condamne. •C'est donc qu'elle ne se propose que d'affirmer des faits^ •des d&nnéesy ou, quand elle intervient dans l'ordre spéculatif, d'exclure certaines théories ruineuses, au nom de •ces faits, de ces données méconnues. Or n'est-ce point justement ce que j'ai redit, en formulant comme je l'ai fait le dogme de la personnalité divine ? Il faut prendre ^aide avec soin de ne pas attribuer à l'Église des prétentions qui ne cadreraient pas avec la méthode qu'elle -suit: ce serait lui faire tort et la calomnier.

Dieu est td en soi qu'il doit être par nous traité au -inoins comme une personne. Le dogme ainsi formulé, -et seulement lorsqu'il est ainsi formulé, se trouve mis Ji régale portée de tous, revêtu d'une forme également intelligible à tous. Interrogez en effet un catholique •du •commua et demandez-lui ce qu'il entend par personnalité divine. Xi commencera peut-être par essayer quel-

1. Je oe conteste pas du tout que cette expérience implique des moments d'analyse conceptuelle et de dialectique ^straite. Je conteste encore moins qu'elle soit, pour une large part, sociale et traditionnelle. Mais tout cela n'est que pour sious amener à entendre la voix qui parle en nous.

que définition théorique. A en lui montrant — ce qui de lui le double écueil de l'agnosticisme. Il finira bie métaphysique et par vous «quelqu'un», c'est ce à q écoute, ce qu'on peut aimer Les dcmi-culiivés en sont 1.

Lycée, plusieurs fois nomni< hommes du commun, la chi est personnel s'il est disti pourvu de vie, de consci* bref s'il réunit les attrib tout le monde désigne so Mgr Turinaz répète la mi termes (s). Qu'est-ce à diri phrases pour d'intellectuali:

finiraient la notion de per; sonne('');et il me répugne i leurs soient tombés dans lu C'est donc que leur vérit; par personne ce que tout le i nous sommes du même avi tivés et philosophes. Ces de compte, en plus, des négatto peuvent être exclus tels explicatifs.

Est-ce à dire que je. dé faire à ses risques et périls de la personnalité divine ? A que ses conclusions spécu mêmes dogmatiques et qun

i, da intérieure.

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