‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 45 sur 113 · Quand on dit que les perfections créées préexistent en · texte numérisé non relu

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qu'est-ce qu'un dogme? 145

iin sens différent d'un concept à Tautre, bref tout ce qui rend les concepts saîsîssables discursivement. D*où, par un détour, une rechute encore dans l'agnosticisme. Pour éviter une telle conséquence, il faut maintenir la distinction des attributs. Mais cette distinction ne peut être maintenue qu'en nous et par rapport à nous. S'il y a distinction, c'est dans notre pensée, dans le point de vue que nous adoptons, dans l'angle sous lequel nous regardons, bref dans l'attitude prise par nous. Ce qui revient à dire que nos concepts ne sont applicables à Dieu sous forme distinctement concevable que dans la mesure où ils sont significatifs non de ce que la réalité est en soi, mais de ce que nous sommes ou devons être par rapport à elle.

Insistons sur l'exemple de la personnalité. Il ne faut pas avoir peur des mots. Certaines formes de panthéisme sont à rejeter : celles qu'énumère le Concile du Vatican et qui tendent à confondre Dieu avec les créatures. Le principe de leur erreur est le suivant: par postulat, elles appliquent univoquement les concepts d'existence et de réalité à Dieu et aux créatures. Rien d'étonnant dès lors à ce qu'elles ne parviennent pas à concevoir une •transcendance qu'elles ont ainsi commencé par méconnaître dans leurs prémisses et par nier implicitement de prime abord. Mais il y a cependant un panthéisme hors duquel s'évanouit toute notion véritable de Dieu; et certes, avec les dogmes de l'omniprésence et de l'immensité divines, on peut bien dire qu'il y a un panthéisme orthodoxe (}). Une seule conception échapperait totalement à la qualification de panthéisme : celle d'un Dieu individu juxtaposé à d'autres individus. Or cette conception est athée, car elle fait de Dieu une idole. En fait, il convient de ne pas oublier que Dieu est seul à être ce qu'il est. Si donc on lui applique les concepts d'existence et de réalité, force est bien de conclure qu'en toute rigueur lui seul existe, lui seul

1. En voici la fonrililc donnée par S. Augustin (ijt l'h. 83 Qv>ae8t,j q. 20) : In ipso potius sunt omnia quant ipse alieubi.

est réel, le reste n'ayant d' lui et par lui. S. Augustin • n. 4) : « Ita Deua est, wi i) faela sunl, non aint. IIU m ah illo sunt; iîli autem verum esse, incommutahile i ...Et maintenant revenons raison de la simplicité de £ c'est dire tout ce qui préci il est impossible d'entendre sous une forme propre ei intrinsèque de Dieu?

Nous arrivons alors à la logie de pToportionnalité : « ] qui est par rapport à lui ce telligence, ou tel ou tel l'homme. » Ce qu'on affin l'égalité d'un rapport.

Assurément cette théorii faisante que la théorie vu blance, et à vrai dire elle éi partie, aux objections précé remarques s'imposent :

1° — L'expression prête est facile d'en abuser, car tence de quelque chose — ; pourrait transporter tel que

2° — En tout cas, la p rien, n'éclaire pas la natui une proportion n'est éclaii trois de ses quatre termes s d'elle et ici il y a deux inci

3° — Ces deux inconnue ment, puisque Dieu est tou en lui tout se confond avec de la proportion serait don est à Dieu ce que la personn encore, la prétention de !

soi conduirait ainsi à l'agn

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La seule ressource qui nous reste pour sortir d'embarras est de conserver la distinction entre Dieu et son attribut. Mais cette distinction n'est pas réelle ontologiquement. La maintenir, c'est donc envisager Dieu non plus en soiy mais en notis et par rapport à nou$. Les mots personnalité divine caractérisent alors une certaine manière de considérer Dieu, un certain groupe d'attitudes et de démarches relatives à lui. Ce qui se conserve dans le passage analogique de Thonmie à Dieu, c'est le rapport pratique par lequel nous nous unissons à l'objet, c'est le groupe des attitudes et des démarches que connote le terme personnalité. Il est possible maintenant de reprendre la proportion de S. Thomas. Et voici le sens que nous lui trouvons en fin de compte: il t/ a en Dieu de quoi fonder, en ce qui nous concerne, le même groupe d'attitudes et de démarches qui, dans nos rapports avec un homme, se traduit par le concept de personnalité.

D'ailleurs il ne faudrait pas dire que ce qui fonde et légitime dans les deux cas le même groupe d'attitudes et de démarches soit ontologiquement identique en Dieu et en l'homme. La ressemblance n'est que dans notre action, dans notre manière de nous comporter; et tout ce que nous pouvons dire quant aux réalités en soi, c'est qu'elles sont telles qu'il soit raisonnable et nécessaire pour nous de les traiter ainsi semblablement. Si vous voulez, nous pensons la ressemblance de Dieu avec une personne sous les espèces de la ressemblance que nous mettons et devons mettre dans notre attitude pratique par rapport à Lui et par rapport à une personne humaine. Mais nous marquons en même temps la déficience de l'analogie par la démarche d'adoration que nous accomplissons et devons accomplir dans un cas, non dans l'autre.

Pour achever d'éclaircir ce point, il sera bon d'indiquer en quelques mots comment on arrive à l'affirmation de la personnalité divine, eatendue au sens qui vient d'être précisé. Je me bornerai forcément à une^

esquisse très compte.

Rappelons-m haut. Nous di façon que: 1" juxtaposé à d'; principe de ce doxe; 2" elle toute forme o appartenir à d ticipation défie:

la voie.

Je suppose , « soupir indicil quelque part 1 manent à notrt nous dilate, qi dans la voie di

Je suppose e sens commun, tendement — c l'ordre matérie sorte que soit une explicatiot

Cela posé, condition mêm donner à lui < plus en plus, i sonne; que d'à à chaque insta profonde et se loi, une expér gieuse, mystiqtnous les ensei et plus vive q : dar

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