‹ Dogme et critique (volume 2)Chapitre 74 sur 113 · J. Wehrlé, Bevuc biblique, juillet 1905. ■ '^B · texte numérisé non relu

J. Wehrlé, Bevuc biblique, juillet 1905. ■ '^B

prises ou non à la lettre, tout le monde saisissait le sens profond (^). » Dans ces divers cas, l'indifférence de l'Église pour les théories possibles n'#st-elle pas ellemême significative?

Prenons encore le dogme qui affirme la divinité de Jésus-Christ. Assurément les premiers chrétiens, dès rère apostolique, le pntfessaient. Mais pense-t-on qu'ils auraient pu comme nous mettre leur croyance en thèses ? Non, c'était ime croyance purement vécue, purement pratique. Les problèmes de la christologie abstraite n'avaient pas encore été posés. On ne se demandait rien sur les natures, sur la personne, sur l'union hypostatique : ces questions n'existaient pas. Ce qui le prouve bien, c'est la longue hésitation qu'on a eue ensuite en face de l'adoptianissie. Une fois commenoées ies spéculations théoriques, la foi ortiiodoxe a 'dû kmgteiaps se chercher, s'éprouver^ s'^cpértmeoter an cre u &ic t de la vie. Au débot, les choses étaient beaucoup {dus smples. Autant que nous pouvons caractériser d'après les Synoptiques l'attitude des Apôtres p^idant la vie de Jésus, elle nous apparaît comme une coirfiance en lui absolue et sans réserve, comme une convictkm profonde, mais nullement analysée, que Dieu était avec lui à un d^ré souverain. S. Paul ncms montre surtout en Jésus le Médiateur, l'agent de notre salut. Celui par qui seul nous pouvons aller à Dieu, ai qui du reste nous trouvons la plénitude de Dieu. L'auteur du quatrième évangile, utilisant la notion plulosophigae du LoffoSy la transpose dé l'ordre spéculatif à l'ordre pragmatique et nous prés^ite le Verbe comme étant avant tout Vie et Lumière pour les hbnùnes et pour toute créature. Mais la: divinité de Jésus n'est toujours d^inie qu'en fcHiction de l'attitude que nous avons à prendre en face de lui. « Mes frères, dit Fauteur de Thomiiâie pseudodémentme, nous devons penser de Jésus-Qmst comme de Dieu. » Les précisions ne vinrent qae phis tard et gradu^Iement^ sous forme négative, à f^topos

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