‹ Dogme et rituel de la haute magie (volume 2)Chapitre 13 sur 40 · LE TRIANGLE DE SALOMON · texte numérisé non relu

LE TRIANGLE DE SALOMON

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animiqiies. Dans le livre de Soharei dans celui des révolutions des âmes, les esprits pervers, ou mauvais démons, ne sont pas appelés autrement que les écorces, cor lices.

Les écorces du monde des esprits sont transparentes, celles du monde matériel sont opaques; les corps ne sont que des écorces temporaires et dont les âmes doivent être délivrées; mais ceux qui obéissent au corps en celte vie se font un corps intérieur ou une écorce fluidique qui devient leur prison et leur supplice après la mort, jusqu’au moment où ils parviennent à la fondre dans la chaleur de la lumière divine, où leur pesanteur les empêche de monter; ils n"y arrivent qu’avec des efforts infinis et le secours des justes qui leur tendent la main, et pendant tout ce temps ils sont dévorés par l’activité intérieure de l’esprit captif comme dans une fournaise ardente. Ceux qui parviennent au bûcher de l’expiation s’y brûlent euxmêmes comme Hercule sur le mont OEta et se délivrent ainsi de leurs gênes ; mais le plus grand nombre manquent de courage devant cette dernière épreuve, qui leur semble une seconde mort plus affreuse que la première, et restent ainsi dans l'enfer, qui est éternel de droit et de fait,

grec (le TcWangile selon saint Mathieu et dans plusieurs exemplaiiTîS hébraujiies. Le voici dans ces deux langues sacrc^es :

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Le mot sacré de Malkout, employé pour Keter, qui est son correspondant cabalistique, et la balance de Géburali et de Chesed se répétant dans les cercles ou cieux que les gnostiques appelaient Eones, donnent dans ce verset occulte la clef de voûte de tout le temple chrétien. Les protestants l’ont traduit et conservé dans leur Nouveau Testament, sans en retrouver la haute et merveilleuse intelligence, qui leur eût dévoilé tous les mystères de V Apocalypse; mais c’est une tradition dans l’Église que la révélation de ces mystères est réservée aux derniers temps.

Malkout appuyé sur Géburah et sur Chesed, c’est le temple de Salomon ayant pour colonnes Jakin et Bohas. C’est le dogme adamique, appuyé d’une part sur la résignation d’Abel, et de l’autre sur le travail et les remords de Caïn ; c’est l’équi-

LË TRIANGLE DE SALOMON. illl

libre universel de l’être basé sur la nécessité et sur la liberté, sur la fixité et le mouvement; c’est la démonsti’ation du levier universel cherchée vainement par Archimède. Un savant qui a employé tout son talent à se rendre obscur, et qui est mort sans avoir voulu se faire comprendre, avait résolu cette suprême équation, retrouvée par lui dans la cabale, et craignait par-dessus tout qu’on ne pût savoir, s’il s’exprimait plus clairement, l’origine de ses découvertes. Nous avons entendu un de ses disciples et de ses admirateurs s’indigner, peut-être de bonne foi, en l’entendant appeler cabaliste, et pourtant nous devons dire, à la gloire de ce savant , que ses recherches nous ont considérablement abrégé notre travail sur les sciences occultes, et que la clef de la haute cabalé surtout, indiquée dans le verset occulte que nous venons ' de citer, a été doctement appliquée à une réforme absolue de toutes les sciences dans les livres d’Hœné Wronski.

La vertu secrète des Évangiles est donc contenue dans trois mots, et ces trois mots ont fondé trois dogmes et trois hiérarchies. Toute science reposé sur trois principes, comme le syllogisme sur trois termes. Il y a aussi trois classes distinctes ou trois

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rangs originels et naturels parmi les hommes, qui sont tous appelés à monter du plus bas au plus haut. Les Hébreux appellent ces séries ou degrés du progrès des esprits, Asiah, Jézirah et Briah. Lesgno* stiques, qui étaient les cabalistes chrétiens, les nommaient Hylé, Psyché et Gnosis ; le cercle suprême s’appelait chez les Hébreux Aziluth, et chez les gnostiques Pléroma.

Dans le tétragramme, le ternaire, pris au commencement du mot, exprime la copulation divine, pris à la fin, il exprime le féminin et la maternité. Ève porte un nom de trois lettres, mais l’Adam primitif est exprimé par la seule lettre Jod, en sorte que Jéhova devrait se prononcer léva. Ceci nous conduit au grand et suprême mystère de la magie, exprimé par le quaternaire.

LE TEÏRAGRAMME.

LE TÉTRAGRAMME

GÉBÜRAH CHESED.

PORTA LIBRORÜM.

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