LA FORCE
Le grand agent magique que nous avons appelé lumière astrale, que d’autres nomment âme de la terre, que les anciens chimistes désignaient sous les noms d’Azotlî et de Magnésie, cette force occulte, unique et incontestable, est la clef de tous les empires, le, secret de toutes les puissances'; c’est le dragon volant de Médée, le serpent du mystère Édenique ; c’est le miroir universel des visions, le nœud des sympathies, la source des amours, de la prophétie et de la gloire. Savoir s’emparer de cet agent, c’est être dépositaire de la puissance même de Dieu; toute la magie réelle, effective, toute la vraie puissance occulte est là, et tous les livres de la vraie science n’ont d’autre but que de le démontrer.
Pour s’emparer du grand agent nmgique deux opéralions sont nécessaires : concentrer et projeter; en d’autres termes, fixer et mouvoir.
L’auteur de toutes clioses a donné pour base et pour garantie au mouvement la fixité; le mage doit agir de même.
L’enthousiasme est contagieux, dit-on. Pourquoi? C’est que l’enthousiasme ne se produit pas sans croyances arrêtées. La foi pi*oduit la foi ; croire, c’est avoir une raison de vouloir; vouloir avec raison, c’est vouloir avec une force, je ne dirai pas infinie, mais indéfinie.
Ce qui s’opère dans le monde intellectuel et moral s’accomplit à plus forte raison dans le monde physique; et, lorsque Archimède demandait un point d’appui pour soulever le monde, il .cl^erchait tout simplement le grand arcane magique.
Sur l’un des bras de l’audrogyne de Henri Kunrath on lit ce mot : Coagula, et sur l’autre : Solve.
Rassembler et répandre sont les deux verbes de la nature ; mais comment rassembler, comment répandre la lumière astrale ou l’âme du monde ?
On rassemble par l’isolement, et l’on répand au moyen de la chaîne magique.
L’isolement consiste pour la pensée dans une indépendance absolue, pour le cœur dans une liberté entière, pour les sens dans une continence parfaite.
LA CHAINE MAGIQUE
Tout homme qui a des préjugés et des craintes, tout individu passionné et esclave de ses passions, est incapable de rassembler ou de coaguler, suivant l’expression de*Kbunratb, la lumière astrale ou Tàme de la terre.
Tous les vrais adeptes ont étQ indépendants jusqu’au supplice, sobres et chastes jusqu’à la mort; et la raison de cette anomalie, c’est que, pour disposer d’une force, il ne faut pas être pris par cette force de manière qu’elle dispose de vous.
Mais alors, vont s’écrier les hommes qui cher-
chent dans la magie un moyen de contenter merveilleusement les convoitises de la nature, à quoi sert une puissance dont on ne peut pas user pour se satisfaire? Pauvres gens qui le demandez, si je vous le dis, comment le comprendrez-vous? Les perles ne sont-elles donc rien, parce qu’elles n’ont aucun prix pour le troupeau d’Épicure?Curtiusne trouvait-il pas plus beau décommander à ceux qui ont de l’or que d’en avoir soi-même ? Ne faut-il pas être un peu plus qu’un homme ordinaire lorsqu’on a la prétention d'être presque Dieu ? D’ailleurs, je regrette de vous affliger ou de vous décourager, mais je n’invente pas ici les hautes sciences; je les enseigne et j’en constate les rigoureuses
nécessités, en posant leurs premières et leurs plus inexorables conditions.
Pythagore était un homme libre, sobre et chaste; Apollonius de Thyanc, Julien-César, ont été des hommes d’un effrayante austérité ; Paracelse faisait douter de son sexe, tant il était étranger aux faiblesses amoureuses ; Raymond Lulle poussait les rigueurs dela vie jusqu’à l’ascétisme le plus exalté; Jérôme Cardan exagéra la pratique du jeûne au point de mourir de faim, si l’on en croit la tradition ; Agrippa, pauvre et coqrant de ville en ville, mourut presque de misère, plutôt que de subir les caprices d’une princesse qui insultait à la liberté de la science. Quel a donc été le bonheur de ces hommes? L’intelligence des grands secrets et la conscience du pouvoir. C’était assez pour ces grandes âmes. Faut-il être comme eux pour savoir ce qu’ils ont su? Non certainement, et ce livre que j’écris en est peut-être la preuve; mais, pour faire ce qu’ils ont fait, il est absolument nécessaire de prendre les moyens qu’ils ont pris.
Mais qu’ont-ils réellement fait? Ils ont étonné et subjugué le monde, ils ont régné plus véritablement que des rois. La magie est un instrument de bonté divine ou de diabolique orgueil, mais
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c’est la mort des joies de la terre et des plaisirs de la vie mortelle.
Alors à quoi bon l’étudier? diront les viveurs.
— Tout simplement pour la connaître, et puis peut-être aussi pour apprendre càse défier del’incrédulité stupide ou de la crédulité puérile. Hommes de plaisir (et comme moitié de ces hommes-Là je compte pour beaucoup de femmes), n’est-ce pas un plaisir très grand que celui de la curiosité satisfaite? Lisez donc sans crainte, vous ne deviendrez pas magiciens malgré vous.
D’ailleurs ces dispositions de renoncement absolu ne sont nécessaires que pour établir les courants universels et changer la face du monde; il est des opérations magiques relatives et bornées à un certain cercle, qui ne demandent pas d’aussi héroïques vertus. On peut agir sur les passions par les passions, déterminer les sympathies ou les antipathies, affliger même et guérir, sans avoir la toutepuissance du mage; il faut seulement être prévenu du risque qu’on peut courir d’une réaction proportionnelle il l’action et dont on pourrait facilement être victime. Tout ceci sera expliqué dans le Rituel.
Faire la chaîne magique, c’est établir un cou-
no
rarit luagnéliquc, qui devient plus fort en raison de l’étendue de la chaîne. Nous verrons dans le l^ituel comment ces courants peuvent se produire et quelles sont les différentes manières de former la chaîne. Le baquet de Mesmer était une chaîne magique assez imparfaite; plusieurs grands cercles d’illuminés, dans différents pays du Nord, ont des chaînes plus puissantes. La société môme de certai js prêtres catholiques célèbres par leur puissance occulte et leur impopularité est établie sur le plan et suivant les conditions des chaînes magiques les plus puissantes, et c’est le secret de leur force, qu’ils attribuent uniquement à la grâce ou à la volonté de Dieu, solution vulgaire et facile de tous les problèmes de force en influence ou en entraînement. Nous aurons à apprécier, dans notre Rituel, la série de cérémonies et d’évocations véritableneent magiques qui composent le grand œuvre de la vocation sous le nom d’exercices de saint Ignace.
Tout enthousiasme propagé dans une société, par une suite de communications et de pratiques arr’ôtées, produit un courant magnétique et se conserve ou s’augmente par le courant. L’action du courant est d’entraîner et d’exalter souvent
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outre mesure les personnes impressionnables et faibles, les organisations nerveuses, les tempéraments disposés à l’hystérisme ou aux hallucinations. (^es personnes deviennent bientôt de puissants véhicules de la force magique, et projettent avec force la lumière astrale dans la direction même du courant ; s’opposer alors aux manifestations de. la force, ce serait en quelque manière combattre la fatalité. Lorsque le jeune pharisien Saül ou Schôl vint se jeter, avec tout le fanatisme et tout rentêtement d’un sectaire, en travers du christianisme envahissant, il se mettait lui-même, à son insu, à la merci de la puissance qu’il croyait combattre; aussi fut-il foudroyé par un formidable éclair magnétique, rendu . plus instantané sans doute par l’etfet combiné d’une congestion cérébrale et d’une brûlure solaire. La conversion du jeune israélite Alphonse de Ratisbonne est un fait contemporain absolument de même nature. Nous connaissons telle secte d’enthousiastes dont on rit à distance et dans laquelle on s’enrôle malgré soi dès qu’on s’en approche, même pour la combattre. Je dirai plus, les cercles magiques et les courants magnétiques s’établissent d’eux-mêmes et influencent suivant des lois fatales ceux qu’ils soumettent
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à leur action. Chacun de nous est altii'é dans un cercle de relations qui est son inonde et dont il subit l’intluence. Jean-Jacques Uousseau, ce législateur de la révolution française, cet honnne que la nation la plus spirituelle du monde accepta comme rincarnation de la raison humaine, Jean- Jacques Rousseau fut entraîné à la plus triste act'on de sa vie, l’abandon de ses enfants, par l’influence magnétique d’un cercle de libertins et par un courant magique de table d’hôte. 11 le raconte simplement et naïvement dans ses Confessions, et c’est un fait que personne n’a remarqué. Ce sont les grands cercles souvent qui font les grands hommes, et réciproquement. Il n’y a pas de génies incompris; il y a des hommes excentriques, et le mot semble avoir été inventé par un adepte. L’homme excentrique en génie est celui qui cherche à se former un cercle en luttant contre la force d’attraction centrale des chaînes et des courants établis. Sa destinée est d’être brisé dans la lutte ou de réussir. Quelle est la double condition de la réussite en pareil cas? Un point central de fixité et une action circulaire persévérante d’initiative. L’homme de génie est celui qui a découvert une loi réelle, et qui par conséquent possède une
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force invincible d’action et de direction. Il peut mourir à l’œuvre ; mais ce cpi’il a voulu s’accomplit malgré sa mort, et souvent même à cause de sa mort : car la mort est une véritable assomption pour le génie. Quand je m’élèverai de terre, disait le plus grand des initiateurs, j’entraînerai tout après moi.
La loi des courants magnétiques est celle du mouvement môme de la lumière astrale. Ce mouvement est toujours double et se multiplie en sens contraire. Une grande action prépare toujours une réaction égale, et le secret des gtands succès est tout entier dans la prescience des réactions. C’est ainsi que Chateaubriand, inspiré par le dégoût des saturnales révolutionnaires^ pressentit et prépara l’immense succès de son Génie du christianisme. S’opposer à un courant qui commence son cercle, c’est vouloir être brisé comme le fut le grand et infortuné empereur Julien ; s’opposer au courant qui a parcouru tout le cercle de son action, c’est prendre la tête du courant contraire. Le grand homme, c’est celui qui arrive à temps et qui sait innover à propos. Voltaire, du temps des apôtres, n’eût pas trouvé d’échos pour sa parole, et n’eût été peut-être qu’un parasite ingénieux des festins
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de ïrinialcyoïi. A réi)oque où nous vivons, tout est prêt pour une nouvelle explosion de l’enthousiasme évangélique et du désintéressement chrétien, précisément à cause du désenchantement universel, du positivisme égoïste et du cynisme public des intérêts les plus grossiers. Le succès de certains livres et les tendances mystiques des esprits sont dis symptômes non équivoques de cette disposition générale. On restaure les églises et l’on en bâtit de nouvelles ; plus on se sent vide de croyances, plus on en espère; le monde entier attend encore une fois le Messie, et il ne peut tarder à venir. Qu’il se trouve, par exemple, un homme haut placé par son rang ou par sa fortune, un pape, un roi, ou même un juif millionnaire, et que cet homme sacrifie publiquement et solennellement tous ces intérêts matériels au salut de l’humanité, qu’il se fasse le rédempteur des pauvres, le propagateur et même la victime des doctrines de dévouement et de charité, et il se fera autour de lui un concours immense, et il se produira un bouleversement moral complet dans le monde. Mais la haute position du personnage est avant tout nécessaire, car, dans nos temps de misère et de charlatanisme, tout Verbe venu d’en bas est suspect d’am-
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bition et de fourberie intéressée. Vous donc qui n’étes rien et qui n’avez rien, n’espérez être ni des apôtres ni des messies. Avez-vous la foi et voulezvous agir en raison de votre foi, arrivez d’abord aux moyens d’action, qui sont l’influence du rang et le prestige de la fortune. Autrefois on faisait de l’or avec la science, aujourd’hui il faut refaire la science avec de l’or. On a fixé le volatil, il faut volatiliser le fixe ; en d’autres termes, on a matérialisé l’esprit, il faut venir maintenant à spiritualiser la matière. La parole la plus sublime n’est pas écoutée de nos jours, si elle ne se f)roduit pas sous la garantie d’un nom, c’est-à-dire d’un succès qui représente une valeur matérielle. Combien vaut un manuscrit? Ce que vaut en librairie la signature de l’auteur. La raison sociale Alex. Dumas et C'% par exemple, représente une des garanties littéraires de notre époque ; mais la maison Dumas ne vaut que pour ces produits habituels : les romans. Que Dumas trouve une magnifique utopie ou une solution admirable du problème religieux, on ne con-
sidérera ses découvertes que comme des caprices amusants du romancier, et personne ne les prendra au sérieux, malgré la célébrité européenne du Panurge de la littérature moderne. Nous sommes
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dans le siècle des positions acquises : chacun vaut en raison de ce qn’il est socialement et commercialement parlant. La liberté illimitée de la parole a produit un tel conflit de discours, qu’on ne demande plus aujourd’hui: Que dit-on? mais: Qui a dit cela? Si c’est Rothschild, ou sa sainteté Pie IX, ou même monseigneur Dupanloup, c'est qtîelque chose. Si c’est Tartempion, Tartempion fût-il d’ailleurs (ce qui est possible après tout) un prodige encore ignoré de génie, de science et de bon sens, ce n’est rien.
A ceux donc qui me diraient : Si tu as le secret des grands succès et de la force qui peut changer le monde, pourquoi ne t’en sers-tu pas? je répondrais : Cette science m’est venue trop tard pour moi-même, et j’ai perdu, pour l’acquérir, le temps et les ressources qui m’auraient mis à même, peutêtre, d’en faire usage ; mais je l’offre à ceux qui sont en position de s’en servir. Hommes illustres, riches, grands du monde, qui n’êtes pas satisfaits de ce que vous avez, et qui vous sentez au cœur une ambition plus noble et plus vaste, voulez-vous être les pères d’un monde nouveau, les rois d’une civilisation rajeunie? Un savant pauvre et obscur a retrouvé le levier d’Archi-
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mècle, et il vous l’olTre pour le seul bien de riiuuiauité. sans rien vous deimindcren échange.
Les phénomènes qui tout dernièrement ont agité rAmérique el l’Europe à propos des tables parlantes et des manifestations fluidiques ne sont autre chose que des courants magnétiques qui commencent à se former, et des sollicitations de la nature qui nous invite, pour le salut de rhumamté,
. à reconstituer de grandes chaînes sympathiques et religieuses. En effet, la stagnation de la lumière astrale serait la mort du genre humain, et les torpeurs de cet agent secret se sont déjà manifestées par d’effrayants symptômes de décomposition 'et de mort. Le choléra-morbus, par exemple, les maladies des pommes de terre et du raisin, n’ont pas une autre cause, comme l’ont obscurément et symboliquement vu en songe les deux pastoureaux de la Salette.
La foi inattendue qu’a trouvée leur récit, et le concours immense de pèlerins déterminé par un récit aussi singulier et aussi vague que celui de ces deux enfants sans instruction et presque sans moralité, sont des preuves de la réalité magnétique du fait et de la tendance fluidique de la terre ellemême à opérer la guérison de ses habitants.
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Les superstitions sont instinctives, et tout ce qui est instinctif a une raison d’être dans la nature même des choses : c’est à cela que les scepti([ucs de tous les tenq)s n’ont pas assez rétléchi.
Nous attribuons donc tous les faits étranges du mouvement des tables à l’agent magnétique universel, qui cherche une chaîne d’enthousiasmes pvtt-r former de nouveaux courants. C’est une force aveugle par elle-même, mais qui peut être dirigée par la volonté des hommes et qui est influencée par les opinions courantes. Ce fluide universel, si l’on veut que ce soit un fluide, étant le milieu commun de tous les organismes nerveux et le véhicule de toutes les vibrations sensitives, établit, entre les personnes impressionnables, une véritable solidarité physique, et transmet des unes aux autres les impressions de l’imagination et de la pensée. Le mouvement de la chose inerte, déterminé par les ondulations de l’agent universel, obéit donc à l’impression dominante, et reproduit dans ses révélations tantôt toute la lucidité des songes les plus merveilleux, tantôt toute la bizarrerie et tout le mensonge des rêves les plus incohérents et les plus vagues.
Les coups frappés sur les meubles, l’agitation
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bruyante de la vaisselle, les instruments de musique jouant d’eux-mômes 5 sont des illusions produites par les mêmes causes. Les miracles des convulsionnaires de Saint-Médard étaient du même ordre et semblaient souvent interrompre les lois de la nature. Exagération, d’une part, produite par la fascination qui est l’ivresse spéciale occasionnée par les congestions de lumière astrale; et de l’autre, oscillations ou mouvements réels imprimés à la matière inerte par l’agent universel et subtil du mouvement et de la vie : voilà tout ce qu’il y avait au fond de ces choses si merveilleuses, comme on pourra facilement s’en convaincre en reproduisant à volonté , par les moyens indiqués au Rituel , les plus étonnants de ces prestiges, et en constatant l’absence, aisément appréciable, de supercherie, d’hallucination ou d’erreur.
Il m’est arrivé plusieurs fois, à la suite d’expériences de chaîne magique faites avec des personnes sans bonne intention et sans sympathie, d’être éveillé en sursaut, la nuit, par des impressions et des contacts véritablement effrayants. Une nuit, entre autres, je sentis réellement la pression d’une main qui m’étranglait; je me levai, j’allumai ma lampe, et je me mis tranquillement à travailler
DOGME DE LA [lAUTE MAGIE.
pour utiliser mon insomnie et chasser les fantômes (lu sommeil. Alors des livres se déplaçaient près de moi avec bruit, les papiers s’agitaient et se frottaient les uns contre les autr(3s, les boiseries craciuaient
comme si elles allaient se fendre, et des coups sourds étaient frappés dans le plafond. J’observais ‘^yec curiosité, mais avec tran(|uillité, tous ces phénomènes, qui n’en étaient pas moins merveilleux si mon imagination seule en faisait les frais, tant il y avait de réalité dans leurs apparences. D’ailleurs je viens de dire que je n’étais nullement effrayé, et que je m’occupais de toute autre chose que des sciences occultes au moment où ils se produisaient.
C’est par le retour de semblables faits que je fus amené à tenter des expériences d’évocation à l’aide du cérémonial magique des anciens, et que. j’obtins les résultats vraiment extraordinaires que je constaterai au treizième chapitre de cet ouvrage.
LE GRAND OEUVRE
LE GRAND OEUVRE
DISCITK.