‹ Dogme et rituel de la haute magie (volume 2)Chapitre 8 sur 40 · ENSOPH · texte numérisé non relu

ENSOPH

KETER.

Lorsqu’un philosophe a pris pour base d'une nouvelle révélation de la sagesse humaine ce raisonnement : Je pense, donc j’existe, il a changé en quelque sorte et à son insu, suivant la révélation chrétienne, la notion antique de l’Ëtre suprême. Moïse t'ait dire à l’Ëtre des êtres: Je suis celui qui suis. Descartes fait dire à l’homme : Je suis celui qui pense, et, comme penser c’est parler intérieurement, l’homme de Descartes peut dire comme le Dieu de saint Jean l’Ëvangéliste : Je suis celui en i[ui est et par qui se manifeste le verbe, In principio erat verbum.

DOGMlî DE I.A HAUTE MAGIE.

Qu’est-ce qu’im principe? (Vest une base delà parole, c’est une raison d’ôtre du verbe. L’essence du verbe est dans le principe : le principe c’est ce uni est; l’intelligence, c’est un principe cpii parle.

Qu’est-ce que la lumière intellectuelle? C’est la parole. Qu’cst-ce que la révélation ? C’est la parole; l’être est le princijie, la parole est le moyen, et la plénitude ou le développement et la perfection de l’être, c’est la tin : parler, c’est créer.

Mais dire: Je pense, donc j’existe, c’est conclure de la conséquence au principe, et de récentes contradictions soulevées par un grand écrivain (1) ont prouvé suffisamment l’imperfection philosophique de cette méthode. Je suis, donc il existe quelque chose, nous semblerait être une base plus primitive et plus simple de la philosophie expérimentale.

Je suis, donc l’être existe.

Ego sum qui sum: voilà la révélation première de Dieu dans l’homme et de l’homme dans le monde, et c’est aussi le premier axiome de la philosophie occulte.

n’HK iiüK

L’être est l’être.

(1) Lamennais,

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