MADRID, C. DAILLY-BAILUÈRU, PLAZA DEL PRINCIPE ALFONSO
CLASSEMENT ET EXPLICATION DES FIGURES
QUI SE TROUVENT DANS LE Ier VOLUME (dOGMb).
Première figure. Le grand Symbole de Salomon. . . . Frontispice
Le double triangle de Salomon, figuré par les deux vieillards de la cabale ; le macroprosope et le microprosope ; le Dieu de lumière et le Dieu de reflets ; le miséricordieux et le vengeur; le Jehovah blanc et le Jehovah noir.
Les petites figures qui sont des deux côtés sont analogues au sujet
principal.
2e FiG. L'Ésotérisme sacerdotale formulant la réprobation. . . 103
Une main sacerdotale faisant le signe de l'ésotérisme et projetant dans son ombre la figure du démon. Au-dessus on voit Tas de deniers du Tharot chinois et deux triangles superposés, un blanc et un noir. C'est une nouvelle allégorie expliquant les mêmes mystères ; c'est l'origine du bien et du mal ; c'est la création du démon par le mystère.
3e Fig. Le Triangle de Salomon 127
4e Fig. Les quatre grands noms cabalistiques 154
5* Fig. Le Pentagramme de Faust 166
6e Fig. Le Tétragramme de Sohar 225
7e Fig. Les Pentacles d'Ézéchiel et de Pythagore 333
Le chérubin à quatre lètes de la prophétie d'Ezéchiel, expliqué par le double triangle de Salomon.
Au-dessous, la roue d'Ezéchiel, clef de tous les pantacles, etlepantacle de Pythagore.
Le chérub d'Ezéchiel est représenté ici tel que le décrit le prophète. Ses quatre têtes sont le quaternaire de Mercavah ; ses six ailes sont le senairo de Bereschit. La figure humaine qui est au milieu représente la raison ; la tète d'aigle, c'est la croyance ; le bœuf, c'est la résignation et le travail; le lion, c'ost la lutte et la conquête. Ce symbole est analogue à celui du sphinx des Egyptiens» mais il est plus approprié à la cabale des Hébreux.
8e Fig. Addha-Nari, grand Pantacle indien 366
Cette image panthéistique représente la Religion ou la Vérité, terrible pour les profanes et douce pour les initiés. Cette figure a plus d'une analogie avec le cherub d'Ezéchiel. La figure humaine est placée entre un veau bridé et un tigre, ce qui forme le triangle de Kelher, da Geburah et de Gedulah ou Ghesed. Dans le symbole indien, on trouve les quatre signes magiques du Tarot dans les quatre mains d'Addha
VI CLASSEMENT ET EXPLICATION DES FIGURES
Nari : du côte de l'initié et de la miséricorde, le sceptre et la coupe ; du coté du profane, représenté par le tigre, l'épée et le cercle, qui peut devenir soit l'anneau d'une chaîne, soit un collier de fer. Du côté de l'initié, la déesse est vêtue seulement des dépouilles du tigre ; du côté du tigre, elle porte une longe robe étoilée, et ses cheveux mornes sont couverts d'un voile. Une source de lait jaillit de son front, coule du côté de l'initié, et forme autour d'Àddha-Nari et de ses deux animaux un cercle magique qui les enferme dans une île, représentation du monde. La déesse porte à son cou une chaîne magique formée d'anneaux de fer du cùlé des profanes, et de tètes pensantes du côté des initiés; elle porte sur le front la ligure du lingarn, et de chaque côté trois lignes superposées qui représentent l'équilibre du ternaire et rappellent les trigrammes de Fo-Hi.
CLASSEMENT ET EXPLICATION DES FIGURES
QUI SE TROUVENT DANS LE IIe VOLUME (rITUEl).
lrc Fig. Bouc du Sabbat. — Baphomet et Mendès. . . Frontispice.
Figure panthéistique et magiquede l'absolu. Le flambeau placé entre les deux cornes représente l'intelligence équilibrante du ternaire; la tête du bouc, tête synthétique qui réunit quelques caractères du chien, du taureau et de l'àne, représente la responsabilité de la matière seule et l'expiation, dans les corps, des péchés corporels. Les mains sont humaines, pour montrer la sainteté du travail, elles font le signe de l'ésotérisme en haut et en bas, pour recommander le mystère aux initiés, et elles montrent deux croissants lunaires, l'un blanc qui est en haut, l'autre noir, qui est en bas, pour expliquer les rapports du bien et du mal, de la miséricorde et de la justice. Le bas du corps est voilé, image des mystères de la génération universelle, exprimée seulement par le symbole du caducée. Le ventre du bouc est écaillé, et doit être coloré en vert; le demi-cercle qui est au-dessus doit être bleu ; les plumes, qui montent jusqu'à la poitrine, doivent cire de diverses couleurs. Le bouc a un sein de femme, et ne porte ainsi de l'humanité que les signes de la maternité et ceux du travail, c'est-à-dire les signes rédempteurs. Sur son front, entre ses cornes et au-dessous du flam-
CLASSEMENT ET EXPLICATION DES FIGURES
beau, on voit le signe du microcosme ou le penlagrarnme la pointe en haut, symbole de l'intelligence humaine, qui, placé ainsi au-dessous du flambeau, fait de la flamme 4e ce dernier une image de la révélation divine. Ce panthée doit avoir pour siège un cube, et pour marchepied soit une boule seule, soit une boule et un escabeau triangulaire. Dans notre dessin nous lui avons donné la boule seulement, pour ne pas trop compliquer la figure.
2e FiG. Triangle de Salomon
3e Fig. Trident de Paracelse
Ce Irident, figure du ternaire, est formé de trois dents pyramidales superposées sur un tau grec ou latin. Sur l'une des dents on voit un jod traversant un croissant d'uni; part, et de l'autre une ligne transversale, figure qui rappelle hiéroglypbiquement le signe zodiacal de l'écrevisse. Sur la dent opposée est un signe mixte rappelant celui des gémeaux et celui du lion. Entre les serres de l'écrevisse on voit le soleil, et près du lion la croix astronomique. Sur la dent dn milieu est tracée hiéroglyphiquement la figure du serpent céleste, ayant pour téte le signe de Jupiter. Du côté de l'écrevisse on lit le mol OBtTO, va-t'en, recule ; et du côté du lion on lit imo, quand même, persiste. Au centre et prés du serpent symbolique on lit AP DO SEL, mot composé d'une abréviation, d'un mot composé cabalistiquernent et hébraîquement, et enfin d'un mot entier et vulgaire : ap, qu'il faut lire ar, parce que ce sont les deux premières lettres grecques du mot archée ; do, qu'il faut lire od et sel. Ce sont les trois substances premières, et les noms occultes d'Archée et d'Od expriment les mêmes choses que le soufre et le mercure des philosophes. Sur la tige de fer qui doit servir à emmancher le trident on voit trois fois la lettre P. P. P., hiéroglyphe phalloïde et Tingamiquej puis les mots VLI DOX FATO, qu'il faut lire en prenant la première lettre pour le nombre du pentagranime en chiffre romain, et compléter ainsi pentagram'Matica libertate doxa fato, caractère équivalent aux trois lettres de Cagliostro L. P. D.: liberté, pouvoir, devoir. D'un côté, la liberté absolue ; de l'autre, la nécessité ou la fatalité invincible; au milieu, la raison, absolu cabalistique qui fait l'équilibre universel. Cet admirable résumé magique de Paracelse peut servir de clef aux ouvrages obscurs du cabalistique Wronski, savant remarquable qui s'est laissé entraîner plus d'une fois hors de son absolu raison par le mysticisme de sa nation et des spéculations pécuniaires indignes d'un penseur aussi distingué. Nous lui rendons toutefois l'honneur et la gloire d'avoir découvert avant nous le secret du trident de Paracelse. Ainsi Paracelse représente le passif par l'écrevisse, l'actif par le lion, l'intelligence ou la raison équilibrante par Jupiter ou l'homme- roi dominant le serpent ; puis il équilibre les forces en donnant ou passif la fécondation de l'actif figuré par le soleil, et à l'actif l'espace et la nuit à conquérir et à éclairer sous le symbole delà croix. Il dit au passif: Obéis à l'impulsion de l'actif, et marche avec lui par l'équilibre même de la résistance. Il dit à l'actif : Résiste à l'immobilité de l'obstacle ; persiste et avance. Puis il explique ces forces alternées par le grand ternaire central: LIBERTÉ, NÉ- CESSITÉ, raison. Raison au centre; liberté et nécessité en contrepoids. Là est la force du trident : c'en est l'emmanchement et la base; c'est la loi universelle de la nature; c'est l'essence même du verbe, réalisée et démontrée parle ternaire de la vie humaine, Y archée
VIII CLASSEMENT ET EXPLICATION DES FIGURES
ou l'esprit, Vod ou le médiateur plastique, et le sel ou la matière visible.
Nous avons voulu donner à part l'explication de cette figure, parce qu'elle est de la plus haute importance, et donne la mesure du plus grand génie des sciences occultes. On doit comprendre après cette explication pourquoi, dans le courant de notre ouvrage, nous nous inclinons toujours avec la vénération traditionnelle des vrais adeptes devant le divin Paracelse.
4e Fig. Pentagramme 100
5e Fig. Instruments magiques : la Lampe, — la Baguette, —
l'Ëpée, — la Serpe 103
6e Fig. Clef du Thot 196
7e Fig. Cercle goétique des évocations noires et des pactes. 208 8e et 9e Fig. Divers caractères infernaux tirés d'Agrippa,
d'Apono, de divers grimoires et des actes du procès
d'Urbain Grandier . 231 et 232
10e Fig. Signes cabalistiques d'Orion 259
11' Fig. Caractères infernaux des douze signes du zodiaque .. 263
12e Fig. Chariot d'Hermès, septième clef du Tarot. 332
13e Fig. Carrés magiques des génies planétaires, suivant
Paracelse 342 à 344
14e Fig. L'Arche 355
15e Fig. Clef apocalyptique. — Les sept sceaux de saint Jean. 364