‹ Dogme et rituel de la haute magie (volume 3)Chapitre 68 sur 104 · JAVAN · texte numérisé non relu

JAVAN

Grèce.

Somme 12.

Ils en conclurent qu'après un cycle de douze périodes la Grèce serait désolée et détruite.

Un peu avant l'incendie et la destruction du temple de Jérusalem par Nabuzardan, les cabalistes avaient remarqué verticalement au-dessus du temple onze étoiles ainsi disposées :

et qui entrèrent toutes dans le mot rwnr?, écrit du septentrion à l'occident : Hibschich, ce qui signifie réprobation et abandon sans miséricorde. La somme du nombre des lettres est 423, juste le temps de la durée du temple.

Les empires de Perse et d'Assyrie étaient menacés de destruction par quatre étoiles verticales qui entrèrent dans ces trois lettres dvi , Rob , et le nombre fatal indiqué par les lettres était 208 ans.

Quatre étoiles annoncèrent aussi aux rabbins cabalistes de ce temps-là la chute et la division de l'empire d'Alexandre , en se rangeant dans le mot ma, parael, diviser, dont le nombre 284 indique la durée entière de ce royaume, soit dans sa racine, soit dans ses branches.

Suivant Rabbi Chômer, les destinées de la puis-

l'écriture des étoiles. 275

sauce ottomane à Constantinople seraient fixées d'avance et annoncées par quatre étoiles qui, rangées dans le mot n&a, caah, signifient être faible, malade, tirer à sa fin. Les étoiles qui, dans la lettre n, étaient plus brillantes, indiquent un grand h et donnent à cette lettre la valeur de mille. Les trois lettres réunies font 1025, qu'il faut compter à partir de la prise de Constantinople par Mahomet II, calcul qui promet encore plusieurs siècles d'existence à l'empire affaibli des sultans, maintenant soutenu par toute l'Europe réunie.

Le Màne Thecel Phares que Balthasar , dans son ivresse, vit écrit sur le mur de son palais par le rayonnement des flambeaux, était une intuition onomantique du genre de celle des rabbins. Balthasar, initié sans doute par ses devins hébreux à la lecture des étoiles, opérait machinalement et instinctivement sur les lampes de sa fête nocturne comme il eût pu faire sur les étoiles du ciel. Les trois mots qu'il avait formés dans son imagination devinrent bientôt ineffaçables à ses yeux et firent pâlir toutes les lumières de sa fête. Il n'était pas difficile de prédire à un roi qui, dans une ville assiégée, s'abandonnait à desorgies une fin semblable à celle de Sarclanapale. Nous avons dit et nous

répétons pour conclusion de ce chapitre que les intuitions magnétiques donnent seules de la valeur et de la réalité à tous ces calculs cabalistiques et astrologiques, puérils peut-être et complètement arbitraires si on les faisait sans inspiration , par curiosité froide et sans une puissante volonté.

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