‹ Dogme et rituel de la haute magieChapitre 28 sur 66 · I.ES ENVOUTEMENTS ET I ES SORTS · texte numérisé non relu

I.ES ENVOUTEMENTS ET I ES SORTS

pior vos torts. Si la colèro persisiu après cola, elle procède certainement d’un vice : cbei’chez à savoir (piel est ce vice, et nnissez-vons fortement aux courants magnétiques de la vertu contraire. L’envodtement alors n’aura plus de pouvoir sur vous.

Faites laver avec soin avant de les donner ou brûlez les linges et les vêtements qui ont été à votre usage ; ne faites jamais usage d’un vêtement qui ait servi à un inconnu sans avoir purifié ce vêtement par l’eau, par le soufre et par les aromates, tels que le camphre, rencens, l’ambre, etc.

Un grand moyen de résister à l’envoûtement, c’est de ne le pas craindre : l’envoûtement agit à la manière des maladies contagieuses; Eu temps de peste, ceux qui ont peur sont frappés les premiers. Le moyen de ne pas craindre le mal, c’est de ne pas s’en occuper, et je conseille avec un grand désintére.ssement, puisque c’est dans un livre de magie dont je suis l’auteur que je place un pareil conseil, je conseille fortement aux personnes nerveuses, faibles, crédules, hystériques, super.stitieuses, dévotes, sottes, sans énergie, sans volonté, de ne jamais ouvrir un livre de magie, de fermer celui-ci si elles l’ont ouvert, de ne pas écouter ceux

H[TUKr. 1)1- LA IIAUTIÎ MAGIK.

^2'iS

qui parlent des scioiiC(5s occulles, de s’en mofjuei-, de n’y jamais croire et de boire frais, coin me le disait le grand magicien pantagriiéliste, rexcellent curé de Meiidon.

Pour ce qui est des sages (et il est temps de nous occuper d’eux après avoir fait la part des fous), pour ce qui est donc des sages, ils n’ont guère d’autres maléfices à craindre ({ue ceux de la fortune ; mais comme ils sont prêtres et médecins, ils peuvent être appelés à guérir des maléficiés, et voici comment ils devront s’y prendre :

Il faut engager la personne maléficiée à faire un bien quelconque à l’envoùteur, à lui rendre un service qu’il ne puisse pas refuser, et à tâcher de l’amener, soit directement, soit indirectement, à la communion du sel.

La personne qui se croira envoûtée par l’exécration et l’enterrement du crapaud devra porter sur elle un crapaud vivant dans une boîte de corne.

Pour l’envoûtement par le cœur percé, il faudra faire manger à la personne malade un cœur d’agneau assaisonné avec de la sauge et de la verveine, et lui faire porter un talisman de Vénus ou de la lune contenu dans un sachet plein de camphre et de sel.

Li:S ENVOUTKMKNTS ET TES SORTS. Ül\d

Pour l'envoûtement parla figure de cire, il faut ! faire une figure plus parfaite, lui mettre de la peri sonne même tout ce qu’elle pourra donner, lui I .attacher au cou les sept talismans, la placer au milieu d’un grand pantacle représentant le penta- : gramme, et la frotter légèrement tous les jours id'un mélange d’huile et de baume, après avoir

prononcé la conjuration des quatre pour détourner

1 l’influence des esprits élémentaires. Au bout de sept jours, il faudra brûler l’image dans le feu consa- • cré, et l’on pourra être sûr que la statuette fabriquée par l’envoûteur perdra au même moment toute sa vertu.

Nous avons déjà parlé de la médecine sympathique de Paracelse, qui médicamentait des membres de cire et opérait sur le sang rendu par les plaies pour guérir les plaies elles-mêmes. Ce système lui permettait l’emploi des remèdes les plus violents ; aussi avait-il pour spécifiques principaux le sublimé et le vitriol. Nous croyons que l’homœopathie est une réminiscence des théories de Paracelse et un retour à ses pratiques savantes. Mais nous aurons à revenir sur ce sujet dans un traité tout spécial qui sera consacré exclusivement à la médecine occulte.

RlTllKL DE LA HAUTE. MAdlE.

Les vœux des parents engageant l’avenir d(^ leurs enfants sont des envoûtements (ju’on ne saurait trop condamner: les enfants voués au blanc, par exemple, ne prospèrent presque jamais; ceux qu’on vouait autrefois au célibat tombaient ordinairement dans la débauche, ou tournaient au désespoir et à la folie. Il n’est pas permis à l’homme de violenter la destinée, encore moins d’imposer des entraves au légitime usage de la liberté.

Nous ajouterons ici , en manière de supplément et d’appendice à ce chapitre , quelques mots sur les mandragores et les androïdes, que plusieurs magistes confondent avec les figurines de cire qui servent aux pratiques des envoûtements.

La mandragore naturelle est une racine chevelue qui présente plus ou moins, dans son ensemble, soit la figure d’un homme, soit celle des parties viriles de la génération. Cette racine est légèrement narcotique, et les anciens lui attribuaient une vertu aphrodisiaque qui la faisait rechercher parles sorcières de la Thessalie pour la composition des philtres.

Cette racine est-elle, comme le suppose un cer-

EWOl'TEMKNTS El’ LES SORTS. "251

*tain mysticisme magique, le vestige ombilical de notre origine terrestre? Cesi ce que nous n’oserions sérieusement aüirmer. Tl est certain cependant que l’homme est sorti du limon de la terre : il a donc dû s’y former en première ébauche sous la forme d’une racine. Les analogies de la nature exigent absolument qu’on admette cette notion, au moins comme une possibilité. Les premiers hommes eussent donc été une famille de gigantesques mandragores sensitives que lersoleil eût animées, et qui d’elles-mêmes se seraient détachées de la terre, ce qui n’exclut en rien et suppose même, au contraire, d’une manière positive, la volonté créatrice et la coopération providentielle de la première cause, que nous avons raison d’appeler Dieu.

Quelques anciens alchimistes, frappés de cette idée, ont rêvé la culture de la mandragore, ont cherché à reproduire artificiellement une bourbe assez féconde et un soleil assez actif pour humaniser de nouveau cette racine et créer ainsi des hommes sans le concours de femmes.

D’autres, qui croyaient voir dans l’humanité la synthèse des animaux, ont désespéré d’animer

RlTUl'L Dlv LA HAUTE MAGIE.

la mandragore; mais ils ont croisé les accouplemenls monstrueux, et ont jeté la semence humaine en terre animale, sans produire autre chose que des crimes honteux et des monstres sans postérité.

La troisième manière de former l’androïde, c’est par le mécanisme galvanisé. On attribue à Albert le Grand un de ces automates presque intelligent, et l’on ajoute que saint Thomas le brisa d’un seul coup de bâton, parce qu’il était embarrassé de ses réponses. Ce conte est une allégorie. L’androïde d’Albert le Grand, c’est la théologie aristotélicienne de la scolastique primitive, qui fut brisée par la Somme de saint Thomas, ce hardi novateur qui substitua le premier la loi absolue de la raison à l’arbitraire divin, en osant formuler cet axiome, que nous ne craignons pas de répéter à satiété, puisqu’il émane d’un pareil maître : Une chose n’est pas juste parce que Dieu le veut; mais Dieu le veut parce qu’elle est juste.

L’androïde réel, l’androïde sérieux des anciens, était un secret qu’ils cachaient a tous les regards, et que Mesmer le premier a osé divulguer de nos jours : c’était l’extension de la volonté du mage

LKS ENVOUTEMENTS ET LES SORTS. ‘25o

dans un autre corps, organisé et servi par un esprit élémentaire ; en d'antres termes plus modernes et plus intelligibles, c’était un sujet magnétique.

Do/i

CIIAIMTP.E XVII.

l’IiCRITURE des 1-TOII.ES.

Nous en avons fini avec Tenfer, et nous i*esi)i- Tons à pleine' poitrine en revenant à la luniière après avoir traversé les antres de la magie noire. Retire-toi, Satan ! nous renonçons à toi. à tes pompes, à tes œuvres, mais encore plus à tes laideurs, à tes misères, à ton néant, à tes mensonges! Le grand initiateur t’a vu tomber du ciel comme la foudre. La légende chrétienne te convertit en te faisant poser doucement la tète de dragon sous le pied de la mère de Dieu. Tu es pour nous l’image de l’inintelligence et du mystère ; tu es la déraison et le fanatisme aveugle ; tu es l’inquisition et sou enfer ; tu es le dieu de Torquemada et d’Alexandre VI ; tu es devenu le jouet de nos enfants, et ta dernière place est fixée à côté de Polichinelle ; tu n’es plus rien maintenant qu’un personnage gi’Otesque de nos théâtres forains, et un motif d’enseigne pour quelques boutiques soi-disant religieuses.

Après la seizième clef du Tarot, qui représente

l’i-CIUTUIUÎ des itlOlLES.

a ruine du temple de StUaii, nous trouvons a la ;tix-septièmo page un magnifique et gracieux emolème.

Une femme nue, une jeune immortelle, épanche ssur la terre la sève de la vie universelle qui coule de (lieux vases, run d’or, l’autre d’argent; près d’elle mst un arbuste én fleurs sur lequel se pose le papildon de Psyché; au-dessus d’elle, une étoile brillante .à huit rayons, autour de laquelle sont rangées sept ^.autres étoiles.

Je crois à la vie éternelle ! Tel est le dernier article • du symbole des chrétiens, et cet article à lui seul (.est toute une profession de foi.

Les anciens, en comparant la calme et paisible limmensité du ciel, toute peuplée d’immuables lu- ; mières aux agitations et aux ténèbres de ce monde, (Ont cru trouver dans ce beau livre aux lettres d’or Te dernier mot de l’énigme des destinées; ils ont '.tracé, par l’imagination, des lignes de corresj pondance entre ces points brillants de l’écriture (divine, et l’on dit que les premières constellations . arrêtées par les pasteurs de la Chaldée furent aussi les premiers caractères de l’écriture cabalistique.

Ces caractères, exprimés d’abord par des lignes, puis renfermés dans des figures hiéroglyphiques,

lUTUEL DE LA HAUTE MA(HE.

aiiraicni, suivant M. Moreau de Damiiiarün, auleiir d’uu traité fort curieux sur rorigine des caractèi’es alphabétiques, déterminédes anciens mages dans le choix des figures du Tarot, que ce savant reconnaît comme nous pour un livre essentiellement hiératique et primitif.

Ainsi, dans l’opinion de ce savant, le tseu chinois, l’aleph des Hébreux et l’alpha des Grecs, exprimé, hiéroglyphiquement par la figure du bateleur, seraient empruntés à la constellation de la grue voisine du poisson astral de la sphère orientale.

Le tcheou chinois, le beth hébreu et le B latin,’ correspondant à la papesse ou à Junon, ont été formés de la tête du bélier; le yn chinois, le ghimel hébreu et le G latin, figurées par l’impératrice, seraient empruntés à la constellation de la grande Ourse, etc.

Le cabaliste Gafiarel, que nous avons déjcà cité plus d’une fois, a dressé un planisphère où toutes les constellations forment des lettres hébraïques : mais nous avouerons que la configuration nous en semble souvent plus qu’ai-bitraire, et que nous ne comprenons pas pourquoi, sur l’indication d’une seule étoile par exemple, Gaffarel trace plu-

L’iiCm'lTlRE DES ÉTOILES.

Ilot un 1 qu’un i ou qu’uu \ : quatre étoiles égaleimeiit douueiit aussi bien un n , ou un n , ou un n qu’un n . C’est ce qui nous a délourué de doniiier ici une copie du planisphère de Gaffarel, dont les ouvrages ne sont d’ailleurs pas extrêmement 1 rares. Ce planisphère a été repro/luit dans l’ou- ’vrage du Père Montfaucon sur les religions et les ^superstitions du monde, et l’on en trouve également une copie dans l’ouvrage sur la magie publié ■ par le mystique Eckartshausen.

Les savants, d’ailleurs, ne sont pas d’accord sur la conOguration des lettres de l’alphabet primitif. i|lLe Tarot italien, dont il est bien à désirer que les ttypes gothiques soient conservés, se rapporte, par ila disposition de ses figures, à l’alphabet hébreu • qui a été en usage depuis la captivité, et qu’on iappelle alphabet assyrien ; mais il existe des frag-

Iirnents d’autres Tarots antérieurs à celui-hà où la idisposition n’est plus la même. Comme il ne faut irien hasarder en matière d’érudition, nous attenidrons, pour fixer notre jugement, de nouvelles et [plus concluantes découvertes.

Pour ce qui est de l’alphabet des étoiles, nous croyons qu’il est facultatif, comme la configuration Il des nuages, qui semblent prendre toutes les formes

T. II

lUTUlîL DK IA nAUTK MAGIK.

([lie noire imaginalion leur prôle. H en (3sl des groupes d’étoiles comiiie des points de la géomancie et de l’assemblage des cartes’dans la moderne cartomancie. C’est un prétexte pour se magnétiser soimômeet un instrument qui peuttix(3r et déterminer l’intuition naturelle. Ainsi un cabaliste habitué aux hiéroglyphes mystiques verra dans les étoiles des signes que n’y découvrira pas un simple berger; mais le berger, de son côté , y trouvera des combinaisons qui échappeiaient au cabaliste. Les gens de la campagne voient un rateau dans la ceinture et l’épée d’Orion ; un cabaliste hébreu verrait dans le môme Orion, considéré en son entier, tous les mystères d’Ézéchiel, les dix sephiroh disposés en ternaire, un triangle central formé de quatre étoiles puis une ligne de trois formant le jod, et les deux ligures ensemble exprimant tous les mystères du Bereschit, puis quatre étoiles formant les roues de Mercavah et complétant le chariot divin. Eu regardant d’une autre manière et en disposant d’autres lignes idéales, il y verra un j , ghimel, parfaitement formé et placé au-dessus d’un » , jod, dans un grand i , daleth, renversé; figure qui représente la lutte du bien et du mal, avec le triomphe définitif du bien. En effet, le j , fondé sur le jod, c’est

i/ëciuture des étoiles.

le ternaire produit par Tunité, c’est la manifestation divine du Verbe, tandis que le daletli renversé c’est le ternaire composé du mauvais binaire multiplié parlui-môme. La figure d’Orion, considérée

ainsi, serait donc identique avec celle de l’ange Micbacl luttant contre le dragon, et l’apparition de ce signe, sc ])résentant sous cette forme, serait,

2()0 RITUfiL DR LA HAUTE MAGIE.

pour le cabaliste,'uii présage de 'victoire et de bonheur.

Une longue contemplation du ciel exalte l’imagination ; les étoiles alors répondent à nos pensées. Les lignes tracées mentalement de rune à l’autre parles premiers contemplateurs ont dû donner aux hommes les premières idées de la géométrie. Suivant que notre âme est agitée ou paisible, les étoiles semblent rutillantes de menaces ou scintillantes d’espérances. Le ciel est ainsi le miroir de Pâme humaine, et lorsque nous croyons lire dans les astres, c’est en nous-mêmes que nous lisons.

Gaffarel, appliquant aux destinées des empires les présages de l’Écriture céleste, dit que les anciens n’ont pas vainement figuré dans la partie septentrionale du ciel tous les signes de mauvais augure, et qu’ainsi de tout temps, les calamités ont été regardées comme devant venir du nord pour se répandre sur la terre en envahissant le midi.

C’est pour cela, dit-il, que « les anciens ont » figuré à ces parties septentrionales du ciel un » serpent ou dragon tout auprès de deux ourses, » puisque ces animaux sont les vrais hiéroglyphes » de tyrannie, de saccagement et de toute sorte

» d’opprossioii. Et de fait, parcourez les annales, » et vous verrez que toutes les grandes désolations » qui sont jamais arrivées sont venues des parties » du septentrion. Les Assyriens ou Chaldéens, ani- » inésparNabuchodonosoretSalmanasar, ont assez » fait voir cette vérité à l’embrasement d’un tem- » pie et d’une ville, les plus somptueux et les plus » saints de F univers, et à l’entière ruine d’un peu- » pie dont Dieu même avait pris la singulière pro- » tection, et dont il se disait particulièrement le » père. Et l’autre Jérusalem, l’heureuse Rome, n’a- » t-elle pas encore souvent éprouvé les furies de » cette mauvaise race du septentrion, lorsque, par » la cruauté d’Alaric, Genseric, Attila, et le reste » des princes goths, huns, vandales et alains, elle » a vu ses autels renversés et les sommets de ses » superbes édifices égalés au niveau des char-

» dons Très bien donc, dans les secrets de

» cette écriture céleste, on lit du côté du septen- » trionles malheurs et les infortunes, puisque a sep- » tentrione pandetur omîie malum. Or le verbe nnan » que nous traduisons par pandetur , signifie aussi » bien depingelur ou scribetur^ et la prophétie si- » gnifie également: Tous les malheurs du monde - » sont écrits dans le ciel du côté du nord. »

lUTlIia, DJi LA MAUTIi MA(;iL.

Nous avons transcrit en entier ce passage de Gailarel, parce qn’il n’est pas sans actualité dans notre temps, où le nord semljle menacer encore toute l’Europe (1 ) ; mais il est aussi dans les destinées des frimas d’être vaincus par le soleil, et les ténèbres doivent se dissiper d’elles-mêmes en arrivant à la lumière. Voilà pour nous le dernier mot de la pro phétie et le secret de ravenir.

Gaffarel ajoute encore quelques pronostics tirés des étoiles, celui par exemple de l’affaiblissement progressif de l’empire ottoman ; mais, comme nous rayons déjà dit, ses figures de lettres constellées sont assez arbitraires. Il déclare, du reste, avoir emprunté ces prédictions à un cabaliste hébreu nommé Rabbi Chômer, qu’il ne se flatte pas luimême de bien comprendre.

Voici le tableau des caractères magiques qui ont été tracés par les anciens astrologues d’après les constellations zodiacales; chacun de ces caractères représente le nom d’un génie, bon ou mauvais. On sait que les signes du Zodiaque se rapportent à diverses influences célestes, et par conséquent expriment une alternative annuelle de bien et ilc mal.

(I) Ce passage a élé écrit avant la guerre de Crimée. (.Vole de la seconde éjiliiiou)

Les noms des génies désignés par ces caractères sont :

Pour le Bélier, Sataaran et Sarahiel ;

Pour le Taureau, Bagdal et Araziel ;

Pour les Gémeaux, Sagras et Saraîel;

Pour l’Ecrevisse, Baiidar et Phaîdel;

Pour le Lion, Sagiiam et Seraliel;

l^our la Vierge, ïadara et Schaltiel;

l^oiir la Balance, Giiasgarben et Iladakiel;

Pour le Scorpion, Riehol et Saissaiel ;

Pour le Sagittaire, Vhnori et Saritaiel;

Pour le Capricorne, Sagdalon et Semakiel;

Pour le Verseau, Archer et Ssakmakiel ;

Pour les Poissons, Rasamasa et Facabiel.

Le sage qui veut lire clans le ciel doit observer aussi les jours de la lune, dont rinfluence est très grande en astrologie. La lune attire et repousse successivement le fluide magnétique de la terre, et c’est ainsi qu’elle produit le flux et le reflux de la mer : il faut donc en bien connaître les phases et savoir en discerner les jours et les heures. La nouvelle lune est favorable au commencement de toutes les œuvres magiques: depuis le premier cjuartier jusqu’à la pleine lune , son influence est chaude ; de la pleine lune au dernier quartier, elle est sèche ; du dernier quartier jusqu’à la fin, elle est froide.

Voici maintenant les caractères spéciaux de tous les jours de la lune, marqués par les vingtdeux clefs du Tarot et par les signes des sept planètes :

L’iiClUTUlll!: DIÎS ÉTOILliS.

\ . Le bateleur ou le mage.

Le premier jour de la lune est celui de la création de la lune elle-môme. Ce jour est consacré aux initiatives de l’esprit, et doit être propice aux innovations heureuses.

Page 1