SE" PE
MAISONNEUVE
di 1: 4 , # “ à À 1 Ex 3 pt Re shrgsen ROMANE urnes DU Of NN :
D PE AO la pr tar L qe *. PAR A:
Ag “ } # LE, È } Fa t
Lucile a dit souvent: “ J'avais rêvé ce nid.
Si Dollard revenait dans ce séjour béni ! ”
JEAN LE GARDEUR
TR nm
Je le remplacerai
» je serai bon pour elle.
MAISONNEUVE
Tout cela ne fait pas' une épouse fidèle, Si l’on veut êt
re heureux il faut prendre le cœur.
JEAN LE GARDEUR
Cœur affligé souvent aime un consolateur.
Songez à l'avenir, aux lendemains moroses Quand vous ne serez plus.
MAISONNEUVE
Oui, je songe à ces choses.
ns, et c’est inquiétant.
ucile y songeât Par instant,
Aux tristes lendemai Je voudrais que L
JEAN LE GARDEUR
Quel est notre intérêt le plus patriotique,
Au milieu des déserts des forêts d'Amérique
Où la croix, au drapeau d’un souverain chrétien S'unit, pour attirer au Christ l'esprit païen ? N'est-ce pas de former à notre ressemblance
Des familles parlant la languc de la France, Fournissant an pays le colon, le soldat
Et tous les nantonniers du vaisseau de l'Etat ?
Le moindre des foyers met un peuple en lumière. Qui sait tout ce que doit la France à la chaumière. La famille, voilà le plus sûr des remparts
Quand à l’assant les maux montent de toutes parts. Vous avez élevé votre aimable Lucile
Sur le modèle pur que trace l'Evangile :
Qu'elle songe au pays d’un esprit généreux.
Qu'’elle fonde un foyer de Français valeureux.
MAISONNEUVE
J’aime ces sentiments que notre France inspire Et qui par la famille étendront son empire.
Etant, comme Dollard, brave, juste et loyal, Lucile peut revoir en toi son idéal.
C’est par de tels hymens qu’en ce pays sauvage La France verra naître un peuple à son image. Je plaiderai ta cause avec plaisir, ce soir.
JEAN LE GARDEUR (saluant et se retirant).
Monsieur le-gouverneur, merci de cet espoir. .
on ER lu” : Ah F M";
£ " # sé À F; Ke |
* Le nn ON D Gr à * “|