HARANGUE DE DOLLARD A SES COMPAGNONS
(Dollard porte l'habit de capitaine, ses compagnons, celui des soldats de l'époque.)
Des hauteurs de ce mont ceinturé par le fleuve : En face de la croix que planta Meisonneuve
Et que sur son épaule il porta comme un Dieu Par le sentier suivi du pèlerin pieux ;
Soldats de nos destins, du foyer et du temple, Des hauteurs de ce mont l’avenir vous contemple (1). La France vous regarde et la voix des croisés Vous dit: Imitez-nous dans les déserts boisés. Dans ce vaste pays que le fleuve dessine 3 Dieu veut que nous fondions une autre Palestine Où grandira son peuple à l’ombre des clochers. Mais l’Iroquois haineux attise ses bûchers
Et promène chez nous la torche incendiaire Voyant avec fureur s’agrandir la clairière,
Le Progrès et la Foi que nous représentons Soulèvent contre nous l’ire des cinq cantons.
(1) Tar Napoléon ler: ‘Soldats, songez que du haut de ce pyramides quarante siècles vous contemplent.” Note de l'auteur:
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Ils jurent d'effacer nos œuvres de ces plages
Et lancent leurs guerriers à l'assaut des villages. | Ils ont déjà détruit les villages Hurons, | Anéanti ce peuple ami que nous pleurons,
Ils ont dit: Précédons le temps de la semence, Avant que les secours ne leur viennent de France Déchirons leurs drapeaux, brûlons leurs missions, < Démolissons leurs forts, leurs murs, leurs bastions, | Détruisons à jamais la blanche colonie | Qui de la race rouge offense le génie... | Les laisserons-nous faire, soldats ? ? ?