QUATRIEME TA BLEAU
Le serment de Dollard et de ses compagnons au pied de Ja croix plantée par Maisonneuve au Mont Royal, Dans le lointain, vue de l’île Ste-Hélène, du fleuve, et de l’ancienne Place Royale, près du fleuve, où l’on distingue le Fort, entouré de ses murs flanqués d'un bastion à chaque angle.
Le moulin avec ses grandes ailes, l'hôpital de Jeanne
Mance, l’école de Marguerite Bourgeoys, et les maisons des colons.
Voici une description tirée d'u Gagnon, paraissant dans la Revue
comprendre quel devait être le pan en 1660:
ne étude de M. Ernest Canadienne, qui nous fait orama vu de la montagne,
“Le Fort ou le Château comme on disait alors, indistinetement, :vait la forme d’un quadrilatère régulier, Dans son esquisse historique de la ville de Montréal, M. A. Leblond de Brumath dit qu’il était «“ flanqué de quatre bastions en maconnerie, les courtines, de deux toises de haut, étaient en bois, et le tout mesurait trois cent vingt pieds de long. Trois portes y donnaient accès, L'entrée Principale ouvrait sur le St-Laurent ; les deux autres donnaient, celle du nord, sur la petite rivière (St-Pierre), celle du Sud, sur le moulin qui fut construit en 1649. Le moulin du Fort, ainsi qu'on
le désignait, était garni de meurtrières comme le célèbre moulin appelé Le Cavalier (terme de fortification), à Québec...
Dans l'enceinte s’élevaient un bâtiment à deux ailes, la chapelle, des magasins servant d'entrepôt, l'hôpital.
Enfin, près du Fort on établit le premier cimetière, ‘ Subséquemment, on construisit, en dehors de l’enceint: fortifiée, des maisons qui augmentèrent en nombre chaque année, 11 y en avait quarante en 1659.” Rev. Can., Nouv. Sér., Vol. 3, No 6, juin 1909, p. 494, A peu de distance se trouvaient plus de six cents arpents de terre en prairies. ...
idem, p. 482.
... La Place Royale, “ la Pointe à Callières de nos jours.”
Sur un point de la montagne, au centre de la scène, une grande croix de bois, au milieu des arbres. (C’est la croix que Maisonneuve planta après l'avoir transportée sur ses épaules en exécution d’une promesse solennelle ou d’un vœu, au mois de décembre 1642, quand lè gonflement des eaux imenaça de détruire l’établissement tout récent de Ville-Marie.
On lit, à ce sujet, dans les “ Heroes of Canada,” par Miss Machar and T. G. Marquis: “ With the frost of iecember cac the first great troubles to the settlement of Ville Marie. The swollen river, dammed up by the accumulating ice, rose rapidly and threatened to sweep away their whole summer’s work. Powerless to stop the advancing flood, the colonists had recourse to prayer. Maisonneuve raised a wooden eross in front of the flood and vowed to plant an other cross on the mountain summit as a thank-offering for deliverance. The advancing river stayed its course just as the waves were threatening to sap the powder magasine, and as it soon began to recede, the colonists felt that they were safe. Maisonneuve at once prepared to fulfill his vow. A path was cleared through the forest to the top of the mountain, and a large wooden cross was made and blessed for the purpose. On the 16th of January (1643), a solemn procession ascended the newly made pathway, headed by the Jesuit du P:rron, followed by Maisonneuve, bearing on his shoulders the heavy cross which had taxed even his strength to carry che steep and rugged ascent. When the cross had been set up the leaders received the Sacrament on the summit of Mont Royal.”
Depuis lors ce fut un lieu de pèlerinage. ...
ge
sp À]
et 2
Au lever du rideau, on voit Dollard et ses compagnons, sur le sommet de la montagne, près de la croix. Dollard propose le projet d’aller rencontrer les Iroquois au Long Sauit.