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Mais le baril s’accroche et retombe...
LUCILE (avec effroi).
Mon Dieu!...
LE HURON
Il éclate parmi les Français qu’il aveugle. ‘ Le chef iroquois crie à sa troupe qui meugle : “Frères, nous les tenons. Hache en main! A l’as-
[saut!...
Ils font brèche, et bientôt, en un mouvant faisceau
Formé des combattants aux prises dans l'enceinte,
Le corps à corps s’engage avec rage et sans plainte. s Le nombre enfin l'emporte et bûche en abattis
Les preux dont l'arme chante un dernier eliquetis.
Déjà le fort en feu, sur la scène sanglante,
Jeite au sein de le nuit sa lueur aveuglante.
mr à
“Arrêtez! dit le chef à ses guerriers maudits Qui s’en allaient scalper les fils du paradis ; Laissez brûler en paix cette jeunesse pure.
Laissez-la retourner en cendre à Ja nature, Nous, nous étions huit cents. Eux, ils n
’étaient
[que vingt.
es en vain.
toire.
être semblait
divin dans ce décor, Le chef, qui triom
phait, doucement le so Et lui dit à l'oreille, à m
“ Meurs en paix. Ta y Mais nous torturerons Se relevant et s’adress
ulève, i-voix, comme en rêve :
aillance a sauvé ton pays.
Ceux qui vous ont trahis,”” —
Leur panache en ce Saluons ceux qui me Le Dieu Puissant ”,
jour fait honte à nos plumets, urent pour le Dieu de France, -... Dollard reprend : “ Dieu [d’Espérance.”—
Le chef, ayant donné le signal du départ, Les Iroquois s’en vont. Le feu, rouge et blafard, S’attaque à vos héros dont il va cueillir l’âme,
Et l’on entend la voix de Dollard dans la flamme :
“ Jeanne d’Are, tu mourus jadis sur un bûcher, Je te ressemble Un peu, mourant sur ce rocher Où l'abeille de feu butine en ma poitrine L’amour du sol chrétien dont tu fus l’héroine,
Et, de ce sue divin, compose un divin miel.
O Lucile. . ,»
LUCILE (avec douleur.)
Mon Dieu!.
LE HURON
Vous précédant au ciel Dollard a murmuré: « Je vois poindre l’aurore De ce ciel où je vais t'aimer et vivre encore.” Puis, à ses COMpagnons : “ Emules des aïeux,
Nous pleurons maj ns nos Âmes s’apaiser.
Le récit de leur gloire Sait adoucir les pleurs qu’il fait couler. L’histoire Au front de ces héros dépose son baiser.
Leur immortel exemple, Au cœur qui les contemple Inspirera toujours le plus pur dévoûment.
En marchant sur leur trace Les fils de notre race Seront de ce pays l’orgueil et l’ornement.
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LUCILE
Pour consoler votre poussière
Que la mort jeta dans le vent
Je vois le spectacle émouvant D'un beau réveil dans la lumière,
4 3 ps
Ce n’est plus le sombre Iroquois Montant, aux clameurs des cascades, Au rude assaut des palissades,
Pour teindre de sang ses carquois.
drain tise à cmithoseate Cu SA de n
C’est l’assaut d’u:: peuple en délire ; C’est le suprême embrassement, C’est l’étreinte d’un monument Qui s’élève aux sons de la lyre.
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La voix des cloches dans tours, Pour remplacer les c de guerre Qui hurlaient votre aguère, S’unit aux voix de notre amour.
Au front des poteaux de torture Vos yeux de preux ont contemplé Des semeurs de verbe et de blé
Les frémissantes chevelures.
Oh! qu’ils contemplent maintenant | Au front des enfants et des femmes | Et frémissant avec nos âmes
Les boucles d'amour frissonnart.
Héros morts sans laisser de trace, Malgré le nombre vrais vainqueurs, De la blessure de vos cœurs
Germa la fleur de notre ace.
Tombés sur la brèche jadis
Mais toujours debout dans la gloire,
Les yeux et la voix de l’histoire Vous ont pleurés, vous ont redits.
Dressés sur la pierre angulaire, À jamais à tous les passants,
À tous les cœurs reconnaissants Donnez l’exemple séculaire.
Mon rêve chante l’avenir.
Je suis la voix du souvenir.
(à Jeanne Mance)
LM
Je consacre ma vie aux blessés, aux malades,
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(comme parlant à Dollard )
Car nul n’aura mon cœur, héros des palissades.
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