ACTE PREMIER
FERNAND j balbutiant.
Et vous même... en ce lieu t...
• DOI.ORÈS.
Je suis chez moi.
FERNAND
Comment?
DOLORÈS, souriant.
Attendez donc un peu,
Je vous dirai cela d’une façon plus claire...
(Le présentant à Lanra.l
Laura — c’est don Fernand !...
LAURA, d’un ton équivoque, et s'inclinant légèrement.
Digne, en tout, de te plaire !
FERNAND, à part.
Comme elle me regarde avec ses yeux railleurs!
DOLORÈS, bas, à Laura.
Comment le trouves-tu?
LAURA, très-haut.
C’est un choix des meilleurs!
Ton âme, assurément, n’en pouvait rêver d’autre...
(Mouvement de dépit de Fernand.)
Je ne sais pas d’accord plus parfait que le vôtre...
Vous donnez là, tous deux, une preuve de goût!...
FERNAND, à part, regardant de coin Dolorès.
J’entends!... je suis Irop peu pour elle — voilà tout!
DOI.ORÈS.
(A Laura.)
Venez, Fernand. — Je veux le présenter moi-même A la marquise.
LAURA, vivement.
Arrête!... une imprudence extrême!...
Si cette passion la blessait, par hasard?...
DOLORÈS, souriant.
Il faudra bien, pourtant, avouer tôt ou tard...
DOLORÉS.
LAURA
Nous avouerons... — Cesoir, — elle ignore... Prends garde! (Moi je n’v suis pour rien, la chose te regarde) ;
Mais il ne convient pas que, dès le premier jour,
Le monde soit instruit de vos projets d’amour;
Ce n’est pas le moment.
DOLORKS.
Quel danger?...
LAURA
Lèvres closes!
L’occasion fait tout; le temps mûrit les choses.
DOI.ORÈS .
Mais...
(Rosaara parait au fond, à droite.)
LAURA
Regarde! on te cherche, on t’appelle, on t’attend. Pars, te dis-ie !
DOI.ORÈS.
Un seul mot!
LAURA
Pourquoi se presser tant?
Vous, don Fernand, restez! vous devez bien comprendre...
ROSAURA, à Dolorôs.
Tout le monde est là-bas, ma belle, il faut s’y rendre.
— Comment donc, seule ici? Qu’a-t-on fait du cousin?
(Rosanra et Dolorès sortent par la gauche.)