ACTE DEUXIÈME
MAMRIQUE.
Pardon... mais, dites-moi...
ROXAS
Recevez mes adieux ; Je serai, dans une heure, assez loin de ces lieux.
manriüue.
Vous partez?
ROXAS
Pour deux jours; trois au plus, somme toute.
(Apercevant Cilio qui survient.)
Ah! bonsoir, Célio; je vais me mettre en route.
(A plusieurs autres promeneurs.)
A bientôt, cavaliers; je vous quitte à regret!...
CÉLIO, bis à Manrique .
Vive Dieu ! ce n’est point un voyage secret l
(U rit avec Manrique et Fernand. — Le comte salue à droite et à gauche.)
LAURA, à part.
Oh 1 je me vengerai de cette sérénade!...
ROXAS, conduisant Fernand à Laura.
Votre bras, je vous prie. — Après la promenade,
Vous conduirez madame...
(Fernand semble hésiter, tout en dissimulant mal sa joie.)
Elle y consent, parbleu !
(A part, regardant de coin, tandis que Fernand offre son bras.)
Cette combinaison doit la gêner un peu !
Ce n’est point ce bras-là qu’on rêvait pour s’y pendre!...
iSe détournant et se frottant les mains.)
Ah! marquis de mon cœur, vous avez cru m’y prendre Et vous pensiez, je gage, en dressant ce panneau.
Qu’on attrape un vieux loup dans un piège à moineau
DOLORÉS.
te
Le système est usé : moins on dit, plus j’écoute !...
(Saluant tout le monde.)
Au revoir, mes amis!
(Il tort précipitamment.)
11 ANRIQUE, le regardant partir.
Diantre! il n’a point la goutte !
CKLIO, riant.
Vive Dieu! comme il court!...
(Il fait A Manrique nn signe d’intelligence, en lai montrant Fernand avec Laura, et il l'entraîne avec lui. — Les promeneurs se dispersent.)