ACTE DEUXIÈME
MANRIQUE, l'exclamant.
Tu vas monter la garde en Amadis fidèle?
FERNAND, (ans l’entendre.
Si je pouvais la voirl
CÉLIO, souriant.
Dans son lit parfumé,
Elle dort. — Fais comme elle !
FERNAND, avec amertume.
Oh I tu n’as pas aimé !
CÉLIO, rivement*
Et je m’en sauverai jusqu’au bout, je l’espère!
FERNAND, le quittant avec un geste de la main.
A bientôt 1
(Revenant à lui vivement.!
Si je tombe, avertis mon vieux père!...
(Il s’éloigne et revient encore.)
Doucement, Célio, car il n’a plus que moi!
Sa maison n’est pas loin ; tu la connais, je croi... Occupé follement par l’amour qui m’entraîne,
- Il faut bien l’avouer, je ne l’ai vu qu’à peine,
Lui qui, depuis cinq ans, attendait mon retour!,..
(Haut, h Manrique et aux autres.)
Adieu! — Nous parlerons à ce galant de cour!...
MANRIQUE, à Célio.
Comprend-on le plaisir de bayer aux corneilles?
(Ils sortent tous par la rue de gauche.)