SCÈNE X
FERNAND, CÉLIO, MANRIQUE, Cavaliers.
Calme-toi !
(I,a nnit arrive par degrés ) CÉLIO, à Fernand.
DOLORÈS
FERNAND, i Célio et à Mnnrique.
Mes amis, vous avez eu grand tort;
Je le tenais si bien!... c’était un homme mort!
CÉLIO
Sur la place ! — allons donc ! — devant le populaire !
MANRIQCE.
Braver l’édit du prince, et toute sa colère !
FERNAND, furieux.
Un jeune fat!...
CÉLIO
Demain tu peux compter sur nous.
FERNAND, remettant violemment «on épée au fourreau.
Merci !
CÉLIO, cherchant i l'entraîner.
Rentre chez toi.
FERNAND
Non — cet air est si doux!
(Otant son chapeau.)
J’ai besoin du vent frais qui passe sur ma tête!...
MANRJQUE, insistant.
Il faut se reposer.
FERNAND, fonriant.
La veille d’une fête?
À quoi bon? — Si je meurs, j’aurai le temps après !
MA&RIQUE, haussant les épaules.
Quelle idée!... "
CÉLIO
Un bon somme assouplit les jarrets :
Viens donc.
FERNAND
Non, Célio ; je ne dormirai guère!
Je veux, sous le ciel nu, camper comme à la guerre ;
(Prenant Célio à part.)
Car je ne suis pas sûr, si je ferme les yeux,
Qu’un songe me l’apporte. — Et, du moins, en ces lieux, Debout, toute la nuit, j’aurai ie cœur plein d’elle !...