FERNAND , DON A MENTOR A , LUIZA
luiza Vous aussi, Fernand, vous avez veillé!... ah ! quelle nuit von» nous avez fait passer à toutes !...
FEnvANno. Croyez que j’en souffre plus que vous. . plus qu'rlfe-méme...
Ll 17. A. Elle a bien souffert, pourtant.
DONA MF.NTIA, l.a pauvre enfant , estelle plus calme enfîu ?
luiza. Elle a long-temps pleuré, sangloté , prie... oh! alors , sa douleur me faisait Lite n mal, et je pleurais aussi, inoi.
FERN ANb. Et vous me hiaudiuiex arec
elle.... moi, l’auteur de ses maux.... moi dont la conduite semble digue de tant de mépris !..
dona MF.NTI A. Moi, je ne vous maudis pas, Fernand i n’ètes-vous pas l'époux que mon cœur avait choisi pour ma fille?..
Luiza. Et moi je vous ahno toujours comme Uu hon parent... mais ne pouviezvous vous dispenser...
Duna mentia Eh ! qu'importe, un peu plus tôt, un peu plus tard, puisque cela devait être...
luiz a. Oh ! ma tante , c'est que ma sérieuse cousine est femme, après tout ; et qu’une femme ne pardonne jamais une déloyauté, même â relui qu’elle aime.
dona mentia. Mais enfin, comment estelle maintenant?...
LUIZA. Mais, après bien des larmes, elle a tout-à-coup cessé de pleurer... Non , at-elle dit, non, jé ne suis pas la femme de Fernand ; je lie suis pas mariée , il le sait bien, il ne soutiendra pas une action aussi étrange,., et le conseil ne peut consacrer une telle union.
fervanp. Non, sans doute , et ce mariage sera déclaré nul....
DUNA mentia. Et moi, mon ami , je pense le contraire. Hasard ou méprisé, ce mariage ne fait que remplir la decidère volonté de mon époux. 1) ailleurs, j'ai fait dés déit arches, et j’ai Invoqué dans iù Bllt une puissante recommandation.
fernand. Je ne veux pas même espérer la confirmation d'un lien formé sous d’aussi tristes au, pires.
DONA Rentes. Allez, mon ami, mon fils, ne vous effrayez pas d’un caprice de jeune fille... plus tard, cette douleur, cette colère passeront; elle vous pardonnera , vous aimera...
fernand. Elle me pardonnera ! oui , je l'espère... mais m'aimer !..
LL 17 .A. J'culends ma cousine.