‹ Dolores drame en trois actesChapitre 23 sur 39 · DOLORES, LUIZA, DONA MENT1A · texte numérisé non relu

DOLORES, LUIZA, DONA MENT1A

dona menti A. Allons , mon enfant

essaie de réfléchir... de te calmer...

dolores. Me calmer ! il le faut bien , puisque les interprètes de la loi m’ont déclarée soumise à l’amour d’un homme que mon cœur repousse.

LUIZA. Mais cette haine. . . ne peut durer toujours. . .

DOLORES. Toujours...

dona menti A. Pauvre enfant... mais que de douleurs pour l'avenir si cela était vrai !..

DOLORES, lui prenant la main. Et cela est vrai, ma mère!..

LUtZA. Mais, ma cousine, tout le monde connaît lecaractère, les vertus de Fernand, et en vérité on se sent plus porté à te blâmer qu’à te plaindre...

dolores. Eh bien! j’aime mieux qu'on me blâme... je serai seule à souffrir, au moins...

dona mentia. Dolores .. mon enfant...

seule à souffrir, dis-tu., etmoi, ettamère ?

dolores. O h pardon! pardon, ma bonne mère... oui, vous souflnriex de mes douleurs... et pour vous, pour vous je dois me résigner..

LUIZA, à part. Allons... elle pleure maintenant... j’aiuic mieux cela que sa douleur muette et froide...

dona mentia. Et puis dans l’entretien que vous avez en le jour de sou arrivée, tu n’as pas repoussé son amour. . . ce retard que tu lui demandais, il pouvait l’attribuer à une crainte pudique... mais écoute-moi donc...

dolores , absorbée. Oui.... je vous écoute...

LUIZA. D’ailleurs, est-il possible de se conduire avec plus de délicatesse ?

dona mentia. Avec quel respect il se soumet., voyons, juge toi- même, mon enfant... mais réponds-moi ...

DOLORES. Oui... oui.

don a mentia. De lui même, il a déclaré que tu resterais ici, dans la maison de ta mère, libre cotnmesi lu n’étais pas mariée, comme s’il n’avait pas le droit d’exiger que tu vinsses occuper dans sa maison la place que devrait y occuper sa femme. ...

dolores. Sa femme... sa femme, .c’est vrai, mon Dieu ! je suis sa femme.

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