SCENE X
Les Mêmes, FERNAND.
FERNAND, en h uni. Veuillez me pardonner, si au lieu d’attendre votre volonté, j’ai sollicité la grâce de vous voir...
dolores. Ce n’est pas une grâce, monsieur, c’est un droit...
FERNAND. Quelles que soient les apparences, croyez que je n’abusorni jamais d’un hasard —
dolores. Dont vous avez cruellement profité cependant... toutefois , je dois vous remercier d’un procédé que je ne pouvais plus espérer. . . et la liberté que vous voulez bipn me laisser....
fernand. Que je vous laisserai toujours...
dolores. Je voudrais pouvoir m’en montrer plus reconnaissante, monsieur...
FERNAND. Peut-être qu’un jour vous me croirez digne d’èlre traité, sinon en épouz, du moins en ami..
DON A MENTIA. Elle vous rendra justice, Fernand... mon ami... mon gendre...
( Elle lui tend la main. )
fernand. Merci de cet espoir... mais c’est pour- justifier une conduite étrange.
que je vous prie de m’accorder un entretien, une explication...
dolores. Que je désire aussi, monsieur, car il faut bien que nous sachions tous deux la vérité sur notre position... mais cet entretien sera long, pénible surtout. . permettez que je m’y prépare, j’ai besoin de recueillir mes forces... j ai besoin de prier... venez, ma mère, nous prierons ensemble...
fernand. J.; me retire... et lorsqu’il vous plaira...
dolores. Non, monsieur.... restez....
vous êtes ici... chez vous.. . venez, ma mère.
(Elles sortent.)
I.U1Z\ , fendant la main à Fernand. Et moi aussi , Fernand , je vais prier pour vous et pour elle...
FKrnand. Merci , ma bonne Luiza , merci...
luiza. Elle vous en veut cruellement, votre lionne Luiza... de lui donner envie de pleurer, elle qui aime tant à rire...
(Elle sort.)