‹ Dolores drame en trois actesChapitre 38 sur 39 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, FORTUNÉ.

FORTUNÉ. Pour M. Arthur de Lucenay, une lettre de Londres...

Arthur. Pour moi... de Londres....

Fernand. La preuve que vous demandez peut-être. . • ( Bas à Arthur.) Ne tremblez donc pas, monsieur, cette lettre était pour moi...

DOLORES. De Londres, dites-vous?.'..

(Elle va pour la prendre.)

fernand. Un instant., un instant, de grâce. ..souffrez d'abord que je m’éloigne; après vous lirez cette lettre, qui sans doute justifie monsieur et me couvre de honte...

mais éparguez-moi ce dernier supplice...

je vous ai tant aimée, Dolores je

vous aime tant encore... que l’aveu cjue j'ai fait mérite bien un peu de pitié...

Adieu et si quelque jour , si plus tard ,

mon souvenir se présente â votre esprit , ne le repoussez pas avec colère, avec mépris ; songez que ma faute est l’œuvre de mon amour, d’un amour qui, pour vous, m'eût fait sacrifier mon repos, ma vie, et mon honneur adieu... {bas) pour tou-

jours. {Mouvement d'Arthur, qui veut lui tendre ta main.) Je vous hais*, monsieur , mais qu'elle soit heureuse.... son bonheur vous acquittera...

fortuné. Mon pauvre maître. .. comme il a l'air accablé! . . Monsieur...

FEnXAND, se retournant et lui donnant

un papier.) Ah! je t'oubliais tiens...

reste. .. adieu...

(U sort.)

LE MAGAÉUI

ITRAL.

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