‹ Dolores drame en trois actesChapitre 7 sur 39 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les Mêmes, DONA MENTIA, FER- NAND.

ARTItUR, bas ii Do/orcs. Que vois-je?...

don Fernand... déjà de retour...

DOLORES, de mime. \ous comprend donc qu’il faut que je vous parle.

DONA MENTIA , présentant Fernand.

Voici enfin notre voyageur.

LUIZA. Nous vous attendions avec impatiente, don Fernand.

FltnNAND , l'embrassant. Merci, merci, ma bonne Luira, {Il s'approche aussi île üolures t/ni lui fait uae révérence-, s’arrêtant d’un airliis’eet la saluant.) Pu iss 1 mon arrivée n’étic un sujet de peine pour personne!

DOLORES , avec effort. Vous ne le pense* pas, monsieur.

FERNAND, « part, avec étonnement. Arthur de Lucenay... lui, dans cette maison?

LUIZA, Bon Dieu! quel ton cérémonieux-. soyez donc moins froid, moins réservé... un jonr qui annonce le bonheur.

FERNAND. Le houlieur !. ... comment y croire avant qu'il ne soit venu ?

LUIZA , le rapprochant de Dotores, et l'obligeant à l’embrasser. Telle*, monsieur, le voilà... allons donc, allons donc...

ARTHUR. Maiuleunnt, don Fernand, permettez à une ancienne connaissance de se féliciter d'une rencontre si peu espérée.

FERNAND , froidement. Je ne l’espérais pas en effet, monsieur... Est-ce que ces dames ont depuis long-temps l’avantage de vous posséder?

ARTHUR. J'habite le pays depuis trois mois environ... et l'accueil flatteur que j’y ai reçu m'a fait presque oublier ma belle France.

FERNAND, avec intention. El l'Angleterre, monsieur, l’acrucil flatteur que vous y ave* reçu, l'avez-vous oublié aussi?

dolores , à part. Que veut-il dire?

ARTHUR , bas à Fernando. Monsieur, un mot de plus sur ce sujet, ne serait pas généreux.

FERNAND , de même. Tranquillise*vous, monsieur, je sais quels égards on doit à un bâte, et à un étranger... tant qu’il s’en montre digne...

luiza , à part. Que se disent-ils donc ainsi ?

DONA MF.NTIA. Ma fille, don Fernand a sollicité un entretien particulier , que je viens de lui accorder ep votre nom.

Fernand. J’attendrai toutefois qu’il vous plaise de ratifier cette promesse.

dolores. Je suis prête à vous entendre.

dona mkntia. Ainsi , mes enfans , nous allons vous laisser... monsieur Arthur, votre bras.

Arthur , bas à Dolores. Je vous attends au jardin.

dolores, de même. Dès que je serai libre....

DONA MENTIA , revenant. A propos , don Fernand, ayez-vous pu faire, les démar-

ches que je demandais en faveur de notre petit cousin.

fkrnand. De Père* , je m’en suis sérieusement occupé.

i.uiza. Merci pour lui et pour ses administrés... allons , du courage... et bon espoir....

(Arthar, Lnita, dona Ment la sortent-)

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