II AVANT-PROPOS
lii préface qui devait lui servir de préparation , dont quelques jalons déjà posés permettent imparfaitement de juger la portée et Tintérèt, ne s'est pas retrouvée dans le manuscrit. 11 ne fallait pas songer à combler cette lacune. C^i qui arâit été investi, par un vœu plus sacré qu'un ordre, de la douce et délicate mission d'achever l'impression si tristement interrompue, a dû se borner à corriger presqtre exclusivement les erreurs typographiques : tout au plus, dans les parties nouvelles dont quelques-unes datent des derniers jours, a-t-il retouché, en respectant scrupuleusement le fond, certains détails de style qui avaient pu échapper a des efforts de pensée soutenus au milieu d'une lutte de toiu^ ies instanto contre la souffrance.
NéaaoïoÛK l'ensemble de Touvr^ge a suM de^ cban^e^ mentseonMërabies ei mérite,ee semble, de fixer eficoré une fois ratteoAioti des esprits sérieuK. banl ce cadre ancien, sous uoe forme abrégée, «ont venus se placer bien des faits, des idées, des aperçus nouveaux. Tandis que la part <le ia fietîo» était diminuée au profit des évépe- »ents et des personnages historiques , cette fiction elle-^ même, en se dégageant d'une foule de péripéties aceessoires qui la oomplîquaienl, a fait nn pas important dans la Toie de la vraésemblance et du naturel. Des personliages Meondaires ont été retranchés, comme se sot)t effacées, dans les lointains du temps, les nuances 6eÉ liriadpea ou des partis qulls étaient destinés à person-^ aifier. Les leçons apportées par Texpérienee, parle ma-^ liteHMit des hommes et des choses, par le spectacle de
AVANt-PROPOS. \)\
ttos rêvoItltlonS et de celles de la Péftînsule, ti'ont p«i été négligées, felles ont servi t tnddîfielr des appréciation*, à rectifier des jug'enients (Jtie la suite Hivait montt^s ou trop sévères bu trop indalgeriti. Pourtant, en cotn-^ parant les différentes pliases d^uin tràtaîî qtii a occtipé tefi deux périodes extrêmes d^tttiè vie si diversement tWh* plie, dont la jeunesse Is'est pasi^ fiuTtbut dans ropf^dffjbtîon , Vâge mûr au pouvoir, lès dernière!; années dans la retraite, on sera frappé, croyons-nous, <6omni6 niittS Tavons été nous-mêmes, de la conformité dtàs |>oihts dé vue, des sentttoents, des opinions. Il y a telle pagie att bas de laquelle il a semblé nécessaire de rappeler qii'^elte était écrite en 41825, de peur qu'on ne la crût inspirée par le souvenir d'une discussion fameuse survenue vingt ans plus tard. A peitie, sur les questions qui touthent aux principi^s fondamentaux de Tordre d«s sociétés^ IrouvèHa-l-on certaines expressions plus on moins âCcentuéeis, siétôn que les tendances du tnoment atirMIt paru meïiâcer d'un danger plus prisant ta liberté tm le pouvoir.
L'innovation fe plus impbrtante est dàttfe te demi* chapitre, qui, sous le titre d'épilogue, renferme des èottsidératîottS sur 1^ ^Ituiatio)! de TEspagne â deut époques ôritiquiesdeises ilioderhes révotetîons. ht première partie avait été ptibliée déjà, îly a quelques années, sous formé de sotiT^nirs iiitimës ; elle se rapporte A la missîôti qifi conduisît dé nouveau l'aUteur au delà des Pyrénées, él lui attribua, cbmiiie rej^t^ééetitant de fa France, une part d'infi^enbe sur les atterres de là Pénlnstite, au moment