‹ Don Alonso ou, L'EspagneChapitre 4 sur 22 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

même où les deux nations étaient plus que jamais unies, et où les deux dynasties allaient être plus intimement alliées : le reste a trait aux derniers événements qu'il lui ait été donné de voir ici-bas, ceux qui ont si heureusement trompé les prévisions les plus générales, en confirmant son ancienne confiance dans les destinées d'un grand peuple. Ces pages forment le complément naturel du livre, et lui servent de conclusion. Par ce coup d'œil rapide jeté sur les fastes récents de TEspagne, et même sur les chances probables de son avenir, présages dont la date seule justifie, pour les contemporains, la hardiesse, et sur le mérite desquels le temps prononcera, l'histoire de don Alonso se trouve continuée, jusqu'à cet instant même, sinon dans ce qu'elle a d'extérieur et d'imaginaire, du moins quant à sa portée sérieuse et politique. Elle tire de là un intérêt de circonstance analogue à celui qui fit accueillir son apparition, tandis que les travaux de l'homme d'État, sa longue étude des périls et des forces de l'Espagne, l'intérêt spécial et constant avec lequel il a suivi les périodes diverses de sa reconstitution, prêtent à l'œuvre l'autorité qui manquait à ses débuts.

Nous espérons que cette publication paraîtra digne -des circonstances solennelles où elle s'achève, comme de celui qui l'avait préparée. Confidents des volontés, fidèles, s'il se peut, aux traditions paternelles, nous n'avons pas à défendre, plus qu'il ne l'avait fait lui-même, contre des critiques malignes ou frivoles, un livre plus vieux que nous. Au double point de vue politique et

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