LETTRE
ment j’ai la foi, mes Espagnols sont avec moi, mon droit est immortel, et Dieu permettra qu’un jour tous les hommes de bonne volonté viennent se grouper autour de moi pour sauver ma bien-aimée patrie.
Qu’il me soit donné alors de compter sur le noble ' entbousiasme de votre cœur, sur l’élégance de votre plume, sur la vivacité de votre esprit et sur le dévouement historique de votre famille et de votre personne à toutes les légitimités. Alors vous pourrez, à côté de nos écrivains, raconter les entreprises que je mènerai à bonne fin avec l’aide d’un grand peuple.
Vous dire que la manière dont vous avez écrit votre livre me plaît infiniment, ce serait vous renouveler l’assurance de la haute estime que j’ai pour votre intelligence et les services que vous me rendez. A cette occasion, vous avez voulu faire voir mon besoin de mouvement. Vous n’avez pas voulu me présenter comme un touriste parcourant le monde pour admirer la nature en Suisse, l’esprit en France, l’art en Italie, l’industrie en Angleterre, la flore en Amérique, l’histoire en Europe, l’antiquité en Asie ; mais comme un voyageur avide d’étudier toutes les lois, tous les efforts humains dans tous les pays, pour en tirer profit à l’avantage de sa patrie, et pouvoir la doter de tous les progrès légitimes et féconds.
Vivant dans les tristesses de l’exil, comme vous le dites, avec tant d’à-propos, j’ai parcouru le monde,