‹ Don Carlos et Philippe 2. Charles de MouyChapitre 115 sur 131 · SERVICE DE L’INFANT EN PRISON · texte numérisé non relu

SERVICE DE L’INFANT EN PRISON

premier jour, Philippe avait confié l'infant, fut remplacé dès le 25 janvier par Ruy Gomez de Silva, qui demeura seul désormais chargé de cette mission délicate, en sa qualité de majordome 1 . Six gentilshommes lui furent , adjoints pour le service, et il suffit de jeter les yeux sur la liste de ces jeunes gens pour reconnaître que le roi, dans une intention évidemment bienveillante, avait choisi pour compagnons assidus de son fils des seigneurs que don Carlos avait toujours paru aimer. Tous avait fait partie de sa maison, et appartenaient aux plus illustres familles de l’Espagne. C’était don Juan Borgia, frère du duc de Gandia, don Rodrigue de Benavides, frère du comte de San Estevan, don Gonzalés Chaeon, frère du comte de Montalvan, don François Manrique, frère du comte de Paredes, et ces deux fidèles amis du prince, Gomez de Sandoval, comte de Ferme, et Rodrigue de Mendoza, frère du duc de l’Infantado *. Huit monteros

furent en outre attachés à sa chambre, e.t devaient à la fois le surveiller et le servir 3 . Tous ces personnages prêtèrent serment entre les mains de Ruy Gomez et du docteur Martin de Velasco, membre du conseil, et en présence

« a I detli quatlro hanno tenuto la delta' custodia fino alli 25, la qualc è poi slata lutta commessa al signor Ruy Cornez. » IUtgyuaglio, etc. Ms. déjà cité. — a L’altrc slunze si sono date al signer Ruy Cornez, a Dépêches manuscr. du nonce, 4 février. — « En las dénias cosas, dejuba al arbitrio de Ruy Gomez... como si cl rey lo mandara. » Cabrera, loco cit.

* Ragguaglio, etc. Ms. déjà cité. — Ferreras, loco cil. — Cabreia, loco cit.

* a Nombre tambicn oc ho monteros decdmara. a Salazar de Mendoza, Ùignidades seglaret, etc., p. 1G5 et suiv.

du secrétaire d’État Francisco do Eraso *. Ils reçurent les instructions les plus minutieuses, et durent s’y conformer avec une scrupuleuse exactitude. A l’excëption de ces gentilshommes qui étaient de service alternativement, nul ne pouvait cire admis auprès du prince, sauf quatre personnes : son confesseur, son barbier, un valet de chambre et un médecin du roi. Le barbier était Quintanilla, le confesseur le P. Diego de Chaves, le médecin, le docteur Olivarés *.

Don Carlos fut transféré dans une autre chambre comprise dans scs appartements*, et là il fut incontestablement soumis à une assez rigoureuse captivité; On avait prétendu dans les premiers moments, car le bruit public se plaît à exagérer les choses, que le prince avait les fers aux pieds : c’était une erreur que l'ambassadeur de France

< a A lodos los sobredichos les lomaron juramento el principe Ruy Gômez y el doctor Martin de Velasco del eonsejo y câmara, y les recibicron pleito omenage ante Francisco de el Hoyo, secrctario decamira. * Ibid. — a Debaxo del juramento y pleito omenage, hecho y fidelidad que devian â S. M., como devian por juramento general de sus olicios, y del particular que les tomaria Ruy Gômez en la forma dispuesta paru lo que les cstaba cometido. a Cabrera, loco cil.

8 « Y olros no aviun de entrar sin expresa licencia de S. M., sino cl médico y el barbero. » Cabrera, loco cil. — « Al cual no entra alcuno se non cerli deputati per servirlo. » Dépêches manuscr. du nonce, 4 février 1508. — Quant au confe.-seur, il est clair qu’il avait ses entrées dans la chambre du prince Nous verrous plus loin que don Carlos se confessa fréquemment pendant sa captivité.

s « È posto in una slanza delle suc più sicura e di nianco impedimcnlo al palazzo. » Dépêches manuscr. du nonce, 4 février. — « Aposenlo scùalado, a dit Philippe dans sa lettre aux villes d’Espagne. — k llna sola slanza si è lasciata al principe, chiamata la Torrc. s llagguaglio, etc. Ms. déjà cité. — « En une bonne chambre d’une grosse tour de ce palais, a Dépêches manuscr. de I'orquevaulx, 5 lévrier 1508.

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