PRINCIPE
Eso es para mi muy dificulloso de enlcnder, y liolgaria que
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me lo pusiessedes en terminos claros; porque mi sangre real, conlando dende mi, y luego û mi padre, y Iras él a mi abuelo; y assi los demâs por su orden, se vienc â acabar en Pelayo, â (juien, por muerle del rcy don Rodrigo, locligieron por rey, no Jo siendo. Si assi contassemos vuestro linaje, ^110 verniamos a parar en uno que no fuese hidalgo?
do cto n.
Ese discurso no se puede negar, porque todas las cosas tuvieron principio.
I’RÎliCH'E.
Pues pregunto yo aora : ^De dénde huvo la hidalguia aquel primero que dio principio â vuestra nobleza? Él no pudo libertarse â si, ni eximirse de los pechos que liusta alli avian pagado al rey sus antepasados, poi’que esto era liurto y alzarse por fuerza cou el patrimonio real. Y no es razon que los hidalgos de sangre lengan tan ruin principio como este. Luego claro esta que el rey liberté y le hizo mereed de uquellu hidalguia, o dadme vos de donde la huvo.
DOCTOU.
Muy bien concluye Vuestra Alteza... pero llamamos hidalgos de sangre aquellos que no ay memoria de su principio... ( Examen de los ingenios para las ciencias, ano de 1575. — Baeça.)
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Pour donner une idée de la manière dont les historiens des derniers siècles ont traité le sujet qui nous occupe, je copie le récit d’un écrivain anglais, Watson (traduction de Mirabeau), tome II, p. 42 et suiv.:
Don Carlos avait été dès son bas âge renommé par l’impétuosité et la violence de son caractère, et, quoiqu’il n’eût jamais donné lieu de juger favorablement de son intelligence et de scs talents, il avait montré l’ambition la plus excessive et le désir le plus ardent d’être admis par son père dans l’administration d’une partie de ses Étals. Philippe, soit par jalousie, soit par la conviction de l'incapacité de son fds, avait refusé de satisfaite cette ambition, et s était conduit envers don Carlos avec toute la réserve et la froideur possibles, tandis qu’il accordait toute sa confiance au duc d’Albe, à Ruy Gomez de Sylva et au président Spinosa. C’étaient précisément les trois hommes pour lesquels don Carlos avait la plus invincible aversion, soit qu’elle fût excitée par la jalousie, soit qu’il les regardât comme les espions de son père. Dans ces dispositions, le prince ne se fit pas scrupule, en diverses occasions, de censurer amèrement l’administration de Philippe, surtout les mesures qu’il avait
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prises dans les Pays-Bas. Don Carlos avait marqué une vive compassion pour les peuples de ces provinces. Souvent il menaçait le duc d’Albe et avait même attenlé à sa vie, pour le punir d’en avoir accepté le gouvernement. On le soupçonnait aussi de se ménager des entrevues secrètes avec le marquis de Mous et le baron de Monligny, et d’avoir formé le projet de se retirer dans les Pays-Bas pour se mettre à la tête des mécontents.
Le roy en fut informé par ses courtisans. Aussitôt il consulta les inquisiteurs (car il ne manquait jamais de prendre leur avis dans les affaires d’importance), et résolut de priver le jeune prince de sa liberté, pour arrêter ses projets. Philippe entra la • nuit dans la chambre de don Carlos, accompagné de quelquesuns de ses conseillers et de ses gardes. Après lui avoir reproché sa conduite, il lui dit qu'il étoit venu pour le châtier en père; alors il renvoya toute sa suite et lui donna des gardes, qui revêtirent son malheureux fds d’habits de deuil. Celui-ci, naturellement fier, fut cruellement irrité d’un tel traitement, conjura son père et ceux qui étaient présents de lui ôter la vie. Il se jeta tête baissée dans un grand feu, et ses gardes ne le . retirèrent qu’avec peine des flammes où il voulait périr. Son désespoir dégénéra en fréné?ie; il passait quelquefois des journées entières sans manger, et, après de longues dièles, il essayait de se faire mourir par l’excès de sa voracité. Plusieurs princes et toute la noblesse espagnole sollicitèrent son élargissement; mais son impitoyable père fut inflexible, et, après avoir tenu son fils renfermé pendant six mois, il voulut que l’inquisition prononçât son arrêt. Le malheureux don Carlos fut condamné à mort , et, sous le voile de cette odieuse sentence, Philippe ordonne
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qu'on lui fît avaler du poi.-ou, dont il mourut quelques heures après, âgé de vingt-deux ans. »
Voici le récit du président de Thou :
«... Philippe s’imagina que son fils pensait à s’échapper d’Espagne pour passer dans les Pays-Bas...
« Philippe s’était encore mis en tête que son fils avait conspiré sa perte, et il croyait en avoir plusieurs indices ; entre autres de ce qu’il portait continuellement dans ses culottes, qui, sui. vaut l’usage de la nation, étaient très-amples, deux pistolets laits avec beaucoup d’art : c’est ce ‘que Philippe apprit de Louis de Foix.
«... Don Carlos chargea Louis de Foix de lui faire un livre assez pesant pour tuer un homme d’un seul coup. De Foix en fit un composé de douze tablettes, d’une pierre bleue, long de six pouces et . large de quatre, couvert de lames d’acier, mais par-dessus de lames d’or, qui pesait plus de quatorze livres; mais aussitôt de Foix vint le dire à Philippe.
a .. Cet ingénieur m’a rapporté que don Carlos avait souhaité un livre de cette façon parce qu’il avait lu dans les annales d’Espagne qu’un évêque, prisonnier, avait fait couvrir de cuir une brique de la grandeur d’un bréviaire, qu’il en tua celui qui le gardait, et qu’il s’était sauvé par ce moyen.
« Comme le prince voulait être seul dans sa chambre la nuit, sans aucun domestique, il se fit faire au-si par de Foix une machine avec laquelle, par le moyen de quelques poulies, il pouvait, étant couché, ouvrir et fermer sa porte. Ce prince
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inquiet ne dormait point qu’il n’eût sous son chevet deux épées nues et deux pistolets chargés; il avait encore dans sa garde-robe deux arquebuses avec de la poudre et des balles, toutes prêtes à tirer.
« ... Le roi ne faisait rien de conséquence sans consulter le tribunal de l’inquisition. U lui communiqua cette affaire et prit ‘ la résolution de prévenir son fils et de s’assurer de sa personne. L’arrêter pendant le jour, c’était faire à ce prince un affront trop signalé, et il y avait trop de danger, parce qu’il était naturellement féroce, qu’il était toujours environné de gens qui lui ressemblaient, et qu’on le soupçonnait de porter toujours des pistolets chargés. On résolut donc de prendre le temps de la nuit...
« De Foix, suivant les ordres qu’il en avait reçus, arrêta avec tant d’art les poulies qui servaient à fermer en dedans la porte de la chambre du prince, qu’il ne s’en aperçut point. Ainsi, croyant avoir fermé à son ordinaire les verrous, il s’imagina qu’on ne pouvait ouvrir sa porte qu’avec violence et qu’avec un grand bruit. Il y avait encore à craindre que le prince, réveillé par le bruit que son père ferait en entrant, ne le tuât avec les épées et les armes à feu qu’il avait sous son chevet, et dont il avait appris à se servir avec une perfection qui le mettait au-dessus de tous les jeunes seigneurs de la cour. C’est pourquoi le comte de Lerme eut ordre d'entrer le premier dans la chambre, ce- qu’il exécuta sans faire aucun bruit: il enleva secrètement toutes les armes que le prince avait sous son chevet, après quoi il se rendit maître de la garde-robe, où Von savait qu’il avait toujours plusieurs arquebuses toutes prèles à tirer.
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« ... Le prince s’abandonna au désespoir et à la fureur. Comme il avait peu de gardes, il alluma un très-grand feu, sous prélexte du froid rigoureux de l’Iiiver, et il se jela dedans : son habit et sa chemise furent brûlés.
« ... Ayant passé deux jours sans boire ni manger, il but le troisième jour une si grande quantité d’eau froide, qu’il s’en fallut peu qu’il ne mourût. Une autre fois, ayant fait diète pendant quelques jours, il mangea tant de pâté farci de viandes difficiles à digérer, qu’il pensa étoulfer. Voilà ce que de Foix m’en a appris... »
Do Thou ajoute que Philippe, ayant conféré avec le saintoffice, fit donner à son fils un bouillon empoisonné dont il mourut quelques heures après.
(Histoire générale , l. V, p. 433 etsuiv.)
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EXTRAITS DE LA R El ATION DES DOCTELRS CIIACON ET OU VA DES SUR I.A MALADIE DE DON CARLOS.
En lu villa de Alcalâ de llenares, domingo â los 1 9 de abril de 1562 anos, babiendo cincuenta dias juslos que le faltaba la cuarlana, de la cual se habia estado curando en la dicha villa, este dia el principe nuestro scnor, despues de baber comido â hora de las doce y media, bajando Su Alleza por una escalera muy oscura y de muy ruines pasos y einco escaloncs antes que acabase de bajar, echô cl pié derecbo en vacio, y diô una vuelta sobre todo el cuerpo, y cayô, y diô cou la cabeza un gran golpe en una puerta cerrada, quedando la cabeza abajo, y los pies nrriba. Descalabrôse en la parte postrera de la cabeza a la parle izquierda junto a la comisura que se llama lamdoides... Llamaroi.me y descubri la lierida, présentes don Garcia de Toledo, su ayo y su inayordomo mayor, y Luis Quijada, caballerizo major de Su Alleza, y los doctores Vega y Olivarés, médicos de Ciimara, y vi una lierida del tamaùo de una ufta del dedo pulgar y la circunferencia bien eontusa; y descubierfo el pericrâueo, se vio que eslaba algo conluso. Ilccbo, y ajiarejado lo que convcnia, comencé a formar la lierida, y Su Alteza se quejaba y sen- k lia demasiado; y vislo e>to Luis Quijada me dijo (pensando que
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yo por no dar dolor â Su Alteza, no hiciera lo que convenia) : No cureis â Su Alteza como principe, sino como â un hornbre parlicular. Los doctores respondieron que asi se hacia... Comenzé â sudar y sudé pasado de liora y media, y esto fué causa que se difiriese la sangria... se sangrô del brazo derecho... y se sacaron ocho onzas de sangre y luego comenzé â tener un poco de calentura. Acabada la cura, don Garcia de Toledo despaché â don Diego de Acuna, gentilhombre de câmara de Su Allez», para que diese cucnla â Su Majestad de lo que pasaba, el cual mandé al doclor J. Gutierrez, su médico de câmara, y su prolomédico general, se portiese luego para Alcalâ y llevase consigo â los doctores portugués y Pedro de Torres, cirujano de Su Majestad, loscuales Uegaron â Alcalâ lunes siguiente al amanecer, y queriendo yo curar, me dijo Su Alteza : Licenciado, â mi me darâ guste de que me cure el doctor portugués, no recibais pesadumbre de ello. Yo viendo un complimienlo de un tan gran priucipe, respondi que en ello recibiria grandisima merced, pues Su Alteza gustaba de ello... y asi se curé Su Alteza en preseneia de los dichos, y de los que en Alcalâ estâbamos â las ocho de la mafurna.
Acordamos que, etc... y que habia veinte meses que Su Alteza ténia la cuarlana... parecié neeessario de reiterar la sangria, y asi se hizo... sacândole unas oebo onzas de sangre. Eslc dia comié Su Alteza unas ciruelas pasas, un poco de caldo, y unas piernas de polio, y acabé de corner con un poco de mer- . îelada... cené unas ciruelas pasas y cl caldo y un poco de conserva. Esta érden se luvo hasla pasado el seteno... Eu el quarto crecié la calentura alguna cosa, aunque poco, y vimos en la
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parte izqtrierdadel pcscuezo unas sequillas cou un poco de dolor. Tambien tuvo un entomecimiento en la pierna derecha, el cual solia sentir Su Alteza en la cuartana algunus veces... El scleuo, la herida iba de bien en mejor... Al deceno dia de la eaida, ;t la hora de la cura, la herida no estaba tan buena como de antes, porque la hallamos algo sucia y no de tan buen color . . . Pasada la mitad del onceno... sintié Su Alteza un poco de frio, y pensando que séria del liernpo porque aqucllos dias hacia muy l’resco, no llaméâ ningun mcdico, antes procuré de dormir, mas no pudé : por lo cual don Garcia de Toledo mandé llamar al doctor Olivarés â las dos de la noche, el cual viô luego â Su Alteza, y le hallé cou buena calentura, aunque porno ponerle temor, le dijo que era nada, que solo era un poco de alteracion... La calentura al onceno en herida de cabcza mala seiial es. La calenpira era tan crecida que convino no le deyar dormir liasla el amanecer. Enténces llamaron todos los médicos y cirujanos los cuales viuieron jueves ultimo de abril... Parecié â todos que aquello podria venir por una de dos cosas, é por lésion intcrior, é por haberse podrecido el pericrâneo y haber quedado alguna materia encerrada, que no pudo salir afuera... Vistos estos accidentes, yo propusé en la consulta que pues era negocio tan de duda que trajesen al bachiller Torres, cirujano y maestro mio, que residia en la villa de Valladolid, liombre de muchas letras, y grau experiencia y A todo les parecié muy bien, y don Garcia de Toledo mandé luego despachar un correo, el cual dié tan diligencia que â los seis de mayo ya estaba el bachiller Torres con nosotros.
Sehizo la manifestation liasta descubrir el casco y liizose la
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abertura en forma de Tao, y aparlose con gran faeilidadel pericrâneo, porqne estaba ya podreeido, !o uuo por la coutusiou que tuvo, lo otro por la cantidad de materia que se embebio eu él, sin tener lugar por dondc salir, euando al nono, sin formar la herida, se tapô el orificio (par le docteur portugais). Hecha la abertura, no se pudo ver si habia dano en el easco por el gran Ilujo de sangre que hubo, y as» no se liizo mas desistir el llujo y curarle.
Luego se despachô un correo d Su Majestad, dando cuenta de lo pasado, que por el peligro que d todos pareciô que podria ha* ber en la dilacion, se hizo la abertura sin avisar d Su Majestad. El cual, sabida esta nueva, el viei lles primero de mayo partio de Madrid antes de amauecer, y llego d Alcald antes que curdsemos a Su Alteza, el cual luego se euro présente Su Majestad, y el doctor Audrés Vesalio, hombre doctisimo.
Desde el viernes se le comenzôd apostemar la cabeza cou una gran erisipcla, mezclada con sangre gmesa; la cual fué enlendiéndose primero por la parte izquierda, oreja y ojo, y despues por la dérocha : por manera que se apostemô toda la cara, y fué bajando hasla la garganta, pecho, y brazos.
Fué tan grande el calor de esta erisipela y la fiebre estaba (an lntensa que... sobrevino un delirio con el cual estuvo Su Al* teza quinto dias y noches, Ësto nos puso en gran cuidado.
El doctor Vesalio y el doclor portugués fueron de parecer
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que el dafio era interior, y que no ténia olro remedio, sino pénétrai’ el casco hasta las telas.... ([.es autres sont d'un avis contraire.)
No dejé de tcner Yesalio mucbos fundamentos para su opinion...
Miércoles a 6 de niayo viuo el bachiller Torres, el cual fué de parecer que se debia de legrar cl casco... Sâbado â las cua. Iro de la manana que era â la fin del vijésimo, estando todavia en la duda de la lésion del casco, se nos tomé â proponer el legrarle, y viendoel poco inconveniente que scseguia por cslar Su Alteza tan desacordado que no podia entender lo que se hacia y ([ue no se le habia de dar ningun géncro de dolor; visto tambien que los mas cran de aqucl parecer y la incliiiaeion que Su Majestad y los grandes que estaban présentes, teniau â que de biciese; y visto tambien el pcligro en que Su Alteza estaba, y la poca esperanza que las senales que veiamos que daban de su salud, acordamos que se legrase. Este fué sâbado â las nuevc de la mafiana, très horas antes que entrase en el veintiuno; comenzô el doctor portugués â echar la legra y â pocos lances me mandé el duque de Alva que la tomase yo, y fui legrando, y â poco rato hallé el casco blanco y sélido, y comenzaron â salir delà porosidad del hueso unas gotillas de sangre muy colorada, y con esto paré la legra. Yiése por vista de ojos no haber dano en casco, ni en la parte interna que correspondiez a aquel lugar.
Tambien los ojos se fucron apostemando de manera que se entendié que se vendrian â supuïar. Visto cuan mal iba la lierida, habiascnos propueslo mucbas veces que curâsemos a Su Al-
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loza cou los ungiienlos «ici Pinterete, moro del reino de Valencia, los cuales son dos : uno blanco que se lieue por repercusivo; olro negro, elcual es caliente, que es necesario templarlo con el blanco. Habîamoslo contradicbo lo mas que no se usase de eslos ungüentos, louno por no saber la composition de ellos, y no ser razon que en un tan grau principe y en tan grave caso se usase de remcdios, sin saber y entender lo que llevaban. Lo olro, porque no nos pareciô conforme ;i razon usar siempre de nnos mismos medicamentos en lodos tiempos, edades y complexiones. Mas viendo la fé que mucbos tenian con estos ungiienlos y la opinion general del vulgo que â lodos nos ponian cnlpa porque no usâbamos de ellos... el moro vino sâbado â la noclieâ 9 de ma\o. El domingo siguienle vio curar â Su Alteza con sus ungiienlos... la herida iba de mal en peor... Acordemos dar cou los ungiienlos y con el morillo al través, y él se fué â Madrid â curar a Hernando de Vegaz, al cual con sus un» gflentos envié al cielo
El sâbado 21 delà caida y 9 de mayo, estuvo S. À. que ninguna sefial tuvo que no l'uese mortal. Solo nueslra confianza era en la misericordia de Dios, y estar Su Alteza en la edad, que no |»asaba de diez y siele afios. Tambien teniamos entendido '"'e su pulso nalural no era muy Inerte. Este sâbado en la tarde vino â palacio en procesion la villa, y trajeron el cuerpo del bienaventurado san Diego, cuya vida y milagros es (au notoria; metéionle en el aposenlo del principe, y llegâronsele lo mas que
fué posible, aunque aquel dia estaba tan fuera de si Su Alteza, y los ojos estaban tan aposlemados y eerrados que daria muy pooa razon de lo que acaeciô. Su Majestad, visto esto, y porque el
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doclor Mena, méilico de su câmara, le dijo que Su Alteza sin duda nioriria, se partit» de A Ica la entre diez y once de la noclic cou una oscuridad y lempeslad grandisima, y fuese a San Geronimo de Madrid con la pena que todos podemos entender y â nosotros nos dejô en el mayor cuidado y trabajo del mundo....
Este mismo sâhado se tornaron â poner seis ventosas secas en las espaldas, y despues â la noche se sangrô con lanceta de las narices, y â las diez de la noclic sc le tornaron â poner cinco ventosas. Fué Dios servidoque con eslos beneficios Su Alteza durmiô esta noche en veces cinco horas. A la mafianaelpulsoeslaba con mas vigor y el delirio no tan grande. Con esta mejoria domingo al amanecerel duque de Alba despachô â Su Majestad el alguacil Malaguilla, el cual llegé â Madrid â tiempo que habian sacado â Nuestra Senora de Atoclia en procesion, en la cual iban la majestad de la reyua nuestra seùora, y la serenlsima doua Juana y allî les diô la buena nueva. . .
Domingo â la noche durmiô olro tanto y asi el lunes y martes. La llaga, como ya esta dicho, con todas estas mejorîas iba de mal en peor con los ungüentos del moro...
Este dia (miércoles â los lo de mayo) tornô Su Majestad â Alcali!, eslando Su Alteza ya en todo su juicio, teniendo mediano sueno... securô con unas liilas secas junlo al casco y en los la-
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bios de la herida se puso un poco de manteca de vacas, lavada con agua rosada, y encima el empîastrode betônica.
Jueves d 14 de mayo â la tarde se curô la herida de la misma manera que el dia antes y hallôse con alguna materia y mejor. . . Viernes siguiente d las dos y media la herida estaba con baria materia, los labios mediannmenle colorados, grnesos, y mas jnnlos. Desde este dia adelanle, se curô Su Alteza con los polvos de yreos d raiz del casco, y en los labios con su digestivo, y encima el emplastro de betônica...
Depuis il va mieux : les yeux se dégagent, la fièvre diminue, et bientôt elle disparaît. — Miércoles d 20 de mayo, la calenlura era poca, por manera quecadadia se veia lamejoria d la clara...
Sabado d los 50 de mayo tornô Sü Majestad â Alcald y partiôse el domingo siguiente para Aranjuez despues de corner.
Martes d 16 de junio, eerca de media noche, tornô Su Majestad d Alcald. Miércoles siguiente d las ocho de la mafiana se levants el principe, y pasô el aposento de su padre, el cual le recibiô y abrazô con grande alegria, y luego se vinieron juntos al aposento del principe...
Lunés, dia de San l'edro, saliô el principe d la misa d San Juan Francisco d la capilla del bienavetiturado sa n Diego, y entônces le mostraron su cucrpo, el cual liabia estado fuera de
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fru scpulcro desdc el dia que le llevaron â palacio liasta el ultimo del mes de juuio. De alû adelante lodas las mas tardes salia Su Alteza â espaciarse al campo, caido el sol.
Domingo â 5 de julio saliô â oir misa â San Bernardo; dijo misa nueva su maestro Onorato Juan, siendo padrino don Pedro Ponce de Leon, obispo de Placencia.
Jueves â 9 de julio se partieron los médieos y cirujanos y quedamos los dos médieos de camara Vega y Olivarés, y yo.
Viernesâ 17 de julio, eslandola herida toda encerrada, par lié Su Alleza de Alcalâ, y fué â dormir â Ba rajas, dondeestino todo el sâbado hada poco antes de anocbecer que parlié y entré
en Madrid cerca de las diez de la noclie
Desde la hora de la caida basta el fin de la cura que fué cuando se quitô el parche, pasaron noventa y très dias menos li es lioras.
En esta dolencia, mostré el principe gran devocion y cristiaudad, porque allende que romo cristianisimo principe eonfesé y recibié el santisimo sacramento m lodas las ocasioncs que tocaron a su anima; â la bonra y servicio de Dios luvo tanta cuenta, que ni la enfermedad, por réria que fué, ni otra cosa le estorbé para que de esto se descuidasc : todo lo mas del dia, entendia en rezar y hacer oracion â Dios y â nueslra Senora, y en adorai 1 las reliquias que Su Majestad mandé alll traer, prometiendo de ir â visitar personalmente, dândola nuestro Sefior salud,
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muchos lugares â doiule su divina Majeslad y la sacratisima Rcyna del cielo suelen moslrar sus maravillas como â Nuestra Seîiora de Monserrate, de Guadalupe, y al crucifijo de Burgus y otras casas de devocion. Ofreciô cualro pesos de oro y siele de plata. La primera cosa que Su Alteza vio en abriendo los ojos fué una imngen de nucslra Senoraque estaba en un allar fronlero de su cama, â la cual devotisimamente liizé oracion. Esfuvô tanlo en las cosas de Dios, que hablando un dia (de los de mayor Irabajo) con su confesor, le pidiô el santo sacramenlo, y respondiéudole que Su Alteza le habia recibido, dijo : Eso lia oclio dias, y era asi puntualmente. Fué tanta su devocion que scgun Su Alleza cuenla, el sabado de la nochc â 9 de mayo se leapareciô el bienaveuturado santo Fr. Diego, cou sus hnbitos de san francisco y una cruz de caîia en las ma nos, alada con una cinta verde, y pensando el principe que era san Francisco, le dijo : ^Comono Iraeis las llagas? No se acuenla du lo que respondiô, mas si de que lo consolé, y dijo que no moriria de este mal.
El duque deAlba, que alli estuvo por mandado de Su Majestad, ninguna hora ni momento en liempo de la necesidad
faltô, vicndo siempre lo que se bacia porque cierltrîbdas
las nocbes estaba velando veslido sentado en una silla.
Tuviéronse en esta enfermedad del principe nuestro senor pasadas de cincuenta juntas, y las calorce de cl las en presencia de Su Majeslad. Y estas fucron de. manera que ninguna duré menus de dos lions y algunas duraron mas de cuatro. Y Su Ma-
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jestad esluvo à ellas cou una humanidad y atencioil notable, y pregunlando â cada uno que decia que le declarase los térmiuos de la facultad que no entcudia. Haclanse las juntas de esta manera. Su Majeslad se sent a ha en una silla, y â las veccs rasa, y lodos los grandes y caballeros delras; el duque de Alva y don Garcia de Toledo â los lados ; los médicos cirnjanos estabamos en forma de media luna, don Garcia nombraba al que liabia de decir y el mandado decia su parecer, fundândose con las autoridades y razones que sabia.
Esta caida de Su Altcza estaba prouoslicada muclios anos liabia en esta manera. El principe de Espana Carlos correrâ peligro de una caida de grados, ô de alto 6 de caballo, pero de caballo menos.
Acabôse esta relacion eu esta cortc y villa de Madrid dia de* sauta Santiago â veinte y cinco de julio de mil quinienlos scsenta y dos anos.
(La relation de Cliacon se trouve dans le livre de Morejon^ Hist. de la Medicina expanola; celle d’Olivarcs, qui n’en diflère que peu, dans les Documentas inêdilos, XV, 555.)
FIN II K S l'IÈUÜS J f STIFIi: AT H t S.
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