‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 112 sur 199 · Lettre manuscr. de Catherine de Médicis, 31 juillet · texte numérisé non relu

Lettre manuscr. de Catherine de Médicis, 31 juillet

Isabelle avouaient même « qu'ils n'estoient pas assurés qu'il aille en Flandres » . On traîna si bien en longueur qu'arriva le mois de septembre, redouté, disait-on, pour les tempêtes. Ruy Gomez commença à laisser entendre que sans doute «le voyage seroit différé, que les meilleurs mariniers font difficulté de le conseiller au roy son maistre, ains lui desconseillent de prendre la mer », et il ajouta que ce serait vraisemblablement pour octobre ou du moins pour le printemps*. Ce dernier mot, lancé comme par hasard, disposait les esprits à voir sans trop de surprise un retard nouveau ; néanmoins les préparatifs n'étaient pas interrompus ; onachetait « des bannières de damas cramoisy avec la croix de Saint-André pour les navires du roy Catholique, du prince son fils et des princes de Bohême » ; le roi avertissait ses chapelains, « par un billot de sa main, » de se tenir prêts au départ, et enfin, ajoute l'ambassadeur de France qui nous a transmis tous ces détails, «fesoit tout ce qu'il pouvoit pour faire croire qu'il vouloit aller en Flandres 2. » En dépit de ces démonstrations, peu de jours après, Ruy Gomez déclarait définitivement à Forquevaulx que la saison « estoit incommode et trop tardive pour naviguer ». Bientôt après, le projet devoyageétaitabandonné, bien que les ministres du roi continuassent à l'annoncer pour le printemps ^, etPhi-

1. Dépêches manuscr. de Forquevaulx, 21 août 1367; 23 septembre 1567.

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