‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 117 sur 199 · CONSIDÉRATIONS SUR L'ETAT PHYSIQUE DE L'INFANT · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS SUR L'ETAT PHYSIQUE DE L'INFANT

celui-cy continue à faire assez mal à propos ; » c'est dans ce môme mois que le médecin de la reine déclarait que l'infant ne serait jamais apte au mariage. Eu juillet, on crut un instant que le traitement imposé à don Carlos réussirait à corriger ce vice de nature, et en même temps le prince parut se rapprocher du roi : « Il est à présent le bon fils, écrit l'ambassadeur, de sorte qu'il a de son père tout ce qu'il veult. Il commande absolument en beaucoup de choses et veult estre obéi sans resplique. d Ces paroles sont confirmées par les rapports des gens de la maison de l'infant, rapports que j'ai cités ailleurs,et ils emploient exactement les mêmes termes pour caractériser l'esprit impérieux et irascible de don Carlos. Forquevaulx était donc bien informé, et nous devons croire, connaissant du reste sa prudence, qu'il n'envoyait pas à Paris des renseignements pris à la légère.

Or, n'y a-t-il pas lieu d'apercevoir une singulière corrélation entre les dispositions physiques de l'infant et les faits moraux qui nous ont frappés? Je prends deux mois de sa vie : dans l'un (juin 1567), énervement complet du malade, découragement des médecins, et en même temps surexcitation des idées, actes violents dont plusieurs ont été rappelés plus haut *, mais qui sont suffisamment indiqués par le mot de Forquevaulx : « Désordres que le prince continue à faire mal à propos. » Dans l'autre mois, au contraire (juillet 1567), amélioration dans les fonctions organiques, espérances manifestées par les médecins, et en

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