Voir chap. iv, passim
même temps conduite plus régulière, apaisement du cerveau, symptômes suffisamment démontrés par la satisfaction du roi.
Ce rapprochement, que les dates des dépêches de l'ambassadeur et un peu d'attention donnée aux faits me mettent à même d'établir, est à mes yeux d'une grande importance. Nous avons reconnu précédemment que des fièvres quartes intermittentes avaient tourmenté l'enfance et la première jeunesse du prince, qu'au moment de la chute d'Alcala, depuis cinquante* jours, il est vrai, la fièvre avait cessé, mais qu'elle reparut après cet événement, par accès plus ou moins longs, comme autrefois. Nous* avons observé en même temps que, dès avant le séjour à Alcala, les maîtres de don Carlos se plaignaient en termes vagues de son insubordination, et même exprimaient des inquiétudes extrêmement vives; qu'à la suite de cet accident terrible qui laissa évidemment des traces dans l'organisation physique de l'infant, apparaît cette série d'emportements attestés par nombre de documents sérieux. Nous avons remarqué encore que, par suite de cet état fiévreux, le prince, à vingt-trois ans, n'était pas encore apte au mariage. Nous avons été frappés de ce fait incontestable que les indices de maladie mentale, révélés par diverses circonstances de sa vie, se produisent par intervalles aussi bien que les indices de maladie physique; que parfois l'infant paraît raisonnable et doux, parfois aussi d'une santé, sinon vigoureuse, du moins assez satisfaisante pour qu'on puisse en donner de bonnes nouvelles sans mentir, soit à son père, soit aux sou-