‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 121 sur 199 · Voy. chap. iv, p. 128 et suiv · texte numérisé non relu

Voy. chap. iv, p. 128 et suiv

2. Juan Martinez de la Cuadra était ayuda de cémara depuis longtemps. 11 avait été sans doute partisan d'Osorio et ennemi de Lobon, car je le trouve, dans les Contadurias de Simancas, désigné par le prince pour l'enquête sur les comptes de ce dernier: « Did ««l principe orden à J. M. de la Cuadra y al contador Colonnaletomusen cuenta de lo que era a su cargo. » Arch. Sim. Contad. gêner., i*época, Icg. 1050. (Voyez chap. iv, p. 131.)

VOYAGE DOSOKIO A SÉVILLE 23;t

diverses démarches, car je trouve contre-signée de lui la lettre suivante, adressée par don Carlos à Osorio, et qu'évidemment Gaztelu avait rédigée. Elle est datée du 1®^ décembre 13(57. Garcie Alvarez Osorio était déjà, aussi bien que Martinez de la Cuadra. en quête d'argent depuis un mois; le prince était fort anxieux, car leurs efforts n'avaient abouti, jusqu'à ce jour, qu'à des résultats sans importance. Don Carlos, imaginant d'autres expédients, fait donc écrire par Gaztelu : « Garcie Alvarez Osorio , aide de ma chambre, le 19 du mois passé, j'ai répondu à votre lettre du 17 par Juan de Nodar, mon laquais, que vous devez avoir vu. Hier soir j'ai reçu une lettre de Cuadra du 27, et il m'apprend, entre autres choses, qu'ayant mis la lettre d'avis et le billet de 7,000 ducats du maréchal Bernuy entre les mains de la personne à qui ces pièces étaient adressées *, il lui fut répondu ce que vous verrez par la copie que je vous envoie. Vous en parlerez au maréchal ^sans lui montrer cette copie, qui pourrait le blesser 2, et vous ferez en sorte qu'il donne des ordres pour que nos engagements soient librement acceptés et menés à bien cette semaine. En même temps, vous insisterez pour la garantie des 13,000 ducats qu'en mai dernier il a offert de payer à Cuadra ou à son fondé de pouvoirs. Cela fait, vous livrerez mes billets.

4. Probablement le banquier du niaréchal, lequel refusa de donner l'argent.

2. Cuadra, indigné de ne pas recevoir les fonds, avait sans doute» dans sa lettre, employé d«»s expn'ssions peu flatteuses pour le maréchal.

i3i DON CARLOS ET PHILIPPE II

« Je vois qu'en dépit du zèle déployé par Cuadra à Valladolid et à Burgos, il n'a pu, avec mes lettres de créance, obtenir plus de (5,000 ducats d'Hippolyte Affeitati; or j'ai fait le compte de ce qui m'est absolument nécessaire pour accomplir mon projet, et il me faut 600,000 ducats. Au reçu de cette lettre vous partirez donc pour Séville, et vous vous efforcerez par tous les moyens d'obtenir une bonne somme. Vous vous aiderez du comte de Gelves*, auquel j'écris par le même courier, et de Juan Nufiez de Illescas, et je vous envoie dans ce but douze lettres, le nom en blanc; vous les distribuerez comme il vous paraîtra convenable. Comprenez bien que vous n'avez pas seulement à vous procurer les 100,000 ducats dont nous avons parlé, mais bien la plus forte somme possible. Agissez avec le plus grand secret, recommandant les mêmes précautions à tous ceux avec lesquels vous traiterez; stipulez les plus longues échéances que vous permettra la volonté des parties. Donnez-moi de vos nouvelles aussitôt que vous serez arrivé à Séville; j'ai pleine confiance en votre zèle, et soyez certain que vos services me sont extrêmement agréables *. j>

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